Barbara Trachte

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Barbara Trachte Députée écologiste
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Dafroza est née Tutsi au Rwanda au milieu du XXe siècle.Par conséquent, elle a subi des violences et des discriminations...
04/10/2026

Dafroza est née Tutsi au Rwanda au milieu du XXe siècle.

Par conséquent, elle a subi des violences et des discriminations inimaginables au cours de son enfance et de sa jeunesse.
A tel point que sa propre mère, l’a poussée à partir.
Elle a donc quitté sa famille et son pays dans la clandestinité. Elle est passée par la Belgique, puis elle s’est installée en France.
Elle a rencontré un français, elle a fondé une famille.

En 1994, elle a assisté depuis la France, impuissante, à l’extermination des siens. De ceux-là mêmes qui lui avaient enjoint de partir pour la protéger.
Alors ensuite, au nom des siens, mais aussi au nom de tous ceux, femmes, hommes, enfants, bébés, vieillards qui n’avaient plus personne pour les pleurer et leur rendre justice, elle a traqué les génocidaires.
Parce qu’elle ne pouvait pas accepter que le pays qui l’avait accueillie elle, accueille aussi en toute impunité ceux qui ont exterminé des innocents.

Elle a fait face à tous les obstacles. Avec l’aide de son mari et de ses amis, elle les a surmontés tous : les politiques, la raison d’État, les médias, la justice, les avocats, les négationnistes, ceux qui pensent que ça s’est passé loin et que ça ne nous concerne pas nous ici, ceux qui prennent les noirs et les femmes moins ou pas du tout au sérieux. Et puis toujours la tristesse, la tristesse infinie. Elle a connu tous ces obstacles et elle a continué. Elle a puisé sa force dans ceux pour qui elle se battait. Et elle a obtenu des condamnations. Une justice qui sans elle n’aurait pas été rendue.

Si je connais si bien l’histoire de Dafroza, c’est parce que c’est la même que celle de ma propre maman. Et parce que la dernière fois que j’ai vu Dafroza, c’est justement quand elle nous a accompagnés pour lui dire aurevoir, il y a 2 ans.

Je ne sais pas au fond si l’humanité est bonne ou mauvaise.
Mais du bon côté, certaines pèsent vraiment très lourd. Et c’est un sacré privilège de les connaître.
J’espère tellement avoir été à la hauteur pour elles. Je fais le maximum pour l’être et le rester, comme mère, comme personne, comme militante politique.

A la famille de Dafroza: on ne va pas se mentir, c’est un deuil terrible.
Je suis avec vous. Et nous resterons debout, comme elles, pour elles. Ensemble.

Grâce au Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR) que cette ingénieure avait fondé avec son époux Alain Gauthier, sept hommes impliqués dans le génocide des Tutsi en 1994 ont été définitivement condamnés par un tribunal français.

03/10/2026

Ceci explique cela.

Une sortie scolaire, ce n'est pas du "luxe", c'est aussi apprendre autrement. 2h de travail en plus dans le degré supéri...
21/09/2026

Une sortie scolaire, ce n'est pas du "luxe", c'est aussi apprendre autrement.

2h de travail en plus dans le degré supérieur, ce sont des préparations en plus, souvent des horaires éclatés sur plusieurs établissements... et autant de temps en moins pour organiser ce qui n'est pas obligatoire mais qui pourtant compte tellement.

Les sorties et voyages scolaires, ces occasions de découvrir, de rencontrer, d’expérimenter... ce sont aussi des moments d’apprentissage, dont tous les élèves se souviennent longtemps.

Et comme toujours, quand ces activités se réduisent, ce sont les enfants qui ont le moins accès aux découvertes en dehors de l’école qui perdront le plus.

À lire sur la RTBF 👇

Plusieurs écoles constatent une diminution des voyages et sorties scolaires depuis la réforme de l’enseignement. Les deux heures de cours supplémentaires et le travail de certains enseignants dans plusieurs établissements leur laissent moins de temps pour organiser et encadrer ces activités.

En savoir plus : https://www.rtbf.be/article/reforme-de-l-enseignement-moins-de-voyages-scolaires-pour-les-eleves-11787546

20/09/2026

Hop ! Hop!

Un monde + vert et + juste, ça démarre aussi au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles!

Des patronnes et des patrons s'unissent pour prendre position sur l'enseignement et saluer les efforts accomplis depuis ...
15/09/2026

Des patronnes et des patrons s'unissent pour prendre position sur l'enseignement et saluer les efforts accomplis depuis des années par le monde de l'enseignement.

Ca peut surprendre à première vue, et encore plus au regard du bras de fer engagé par le Gouvernement MR / LE de la Fédération Wallonie-Bruxelles avec les enseignants et du message véhiculé par celui-ci à la suite des résultats PISA.

Et pourtant, c'est ce que ces patronnes et patrons expriment fort clairement ce matin dans l'Echo.

Ils partent bien sûr de leur point de vue et leurs priorités, ce qui est parfaitement légitime. Et je suis pour ma part ravie d'en discuter avec eux.

Il mettent néanmoins en avant 2 vérités assez simples :

- On ne mobilise pas des équipes sans saluer leurs efforts et leurs contributions. Il faut reconnaître et saluer les efforts accomplis.

- il est nécessaire de récréer une dynamique collective avec l'ensemble des responsables du système scolaire. On ne transforme pas une organisation contre elle-même.

C'est l'évidence. C'est d'ailleurs ce qui avait inspiré il y a 10 ans l'entame des travaux du Pacte d'excellence.

C'est l'évidence, mais c'est l'inverse de ce que fait le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A bonnes entendeuses.

14/09/2026

Il y a des décisions politiques qui me révoltent. Celle-ci en fait partie.

Un repas chaud, sain et complet à l’école, ce n’est pas un luxe.

C’est parfois le seul repas équilibré de la journée pour un enfant.

Et pourtant, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé de supprimer le financement spécifique de ces repas chauds, gratuits, sains et durables dont bénéficiaient plus de 50 000 enfants, dans les écoles accueillant les publics les plus précarisés et dans l’enseignement spécialisé.

Ces moyens ne disparaissent pas officiellement nous affirmera-t-on : ils ont été intégrés dans l’enveloppe de l’encadrement différencié. Mais cette dilution s’accompagne d’une diminution des moyens disponibles.

Le résultat sur le terrain est sans ambiguïté : ces repas gratuits ne sont plus payables par les écoles. Ils disparaissent donc.

Le plus révoltant, c’est que nous savons que cette politique fonctionne.

Une étude du HIVA-KULeuven, commanditée par la Fondation Roi Baudouin, a évalué ses effets. Dès la mise en place de ces repas, elle constate une réduction de l’insécurité alimentaire, une amélioration de la concentration des élèves (!), ainsi que de meilleurs comportements et connaissances en matière d’alimentation.

Et à plus long terme ? De meilleurs parcours scolaires, de meilleures perspectives sur le marché du travail et une diminution des coûts de santé.

Autrement dit : nourrir correctement les enfants permet aussi de lutter contre la pauvreté, de réduire les inégalités et d'investir dans leur avenir.

Comment peut-on alors décider de supprimer précisément le financement d’une politique dont on connaît les bénéfices ?

C’est pourtant le choix fait par la majorité MR–Les Engagés au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Et voici, très concrètement, le résultat.

« Le courage de changer », nous disaient Les Engagés en campagne.

Je ne pensais pas que cela signifierait revenir sur une politique qui permettait à des milliers d’enfants de manger correctement à l’école.

Pour les écologistes, le choix est clair : lutter contre la pauvreté et les inégalités, c’est aussi garantir à chaque enfant les conditions pour bien manger, bien apprendre et bien grandir.

Il y a des spectacles auxquels on va parce qu’on connaît déjà l’artiste, qu’on aime son univers, qu’on sait ce qu’on va ...
13/09/2026

Il y a des spectacles auxquels on va parce qu’on connaît déjà l’artiste, qu’on aime son univers, qu’on sait ce qu’on va trouver.

Et puis il y a ceux auxquels on va simplement parce que quelque chose nous a donné envie de pousser la porte.

Mercredi, j’ai été écouter Carminho.

Je n’y connais rien en Fado, je ne parle pas portugais. Je reconnais même que je n’avais jamais entendu parler de Carminho avant son duo avec Rosalía.

C’est justement la beauté de ce duo, Memória, et la curiosité qu’il a éveillée chez moi qui m’ont poussée à acheter des tickets quand j’ai appris qu’elle passait par Bruxelles.

J'étais bien au clair avec le fait que beaucoup de choses allaient m’échapper pour apprécier pleinement cette artiste.

J’ai pourtant passé un moment fantastique.

Ce n’est évidemment rien de dire qu’elle chante de manière extraordinaire. Qu’en toute simplicité, une inflexion de sa voix suffit à nous faire voyager d’une émotion à l’autre. Même quand on n’y connaît rien.

C’est tout simple, comme elle. Et c’est un tour de force puissant.

Et, comme si ce n’était pas assez, avec ses chansons et un mélange spontané — et drôle ! — de portugais, de français et d’anglais, elle a brillamment raconté les tensions entre tradition et modernité, entre douleur et liberté, et la place des femmes, des mamans, des artistes dans le monde d’aujourd’hui.

J’en suis sortie avec le sentiment d’avoir vécu un moment totalement inédit, partagé avec des centaines de personnes que pourtant je ne connais pas.

Et je crois que c’est aussi cela que la culture permet : nous emmener quelque part où nous ne serions jamais allés seuls. Nous faire découvrir une langue, une histoire, une sensibilité, un univers dont nous ne maîtrisons pas les codes — et nous bouleverser. Je suis encore sur un petit nuage.

C’est pour cela que l’accès à la culture compte tant. Une culture vraiment accessible, c'est déjà permettre à chacun d’assister à représentations, des spectacles, des expositions... C’est aussi donner à chacun la possibilité d’être surpris, de découvrir, de comprendre un peu mieux les autres, de s'y essayer… et ainsi aussi de se découvrir soi-même.

📚 Et si nous parlions un peu moins des examens… et un peu plus des enfants ?CEB, CE1D, CESS, tests, contrôles, interros…...
10/09/2026

📚 Et si nous parlions un peu moins des examens… et un peu plus des enfants ?

CEB, CE1D, CESS, tests, contrôles, interros… Les évaluations occupent une place de plus en plus importante dans la vie de nos enfants... et de nos familles.

Mais à force de vouloir mesurer les apprentissages, ne sommes-nous pas en train d’oublier l’essentiel ?

Une évaluation est un outil, un moyen. La finalité, c'est l'apprentissage.

L’école doit évaluer pour mieux enseigner, et non enseigner pour mieux évaluer.

D'ailleurs, un enfant n’apprend pas d’abord parce qu’il sera évalué. Il apprend parce qu’il est curieux (pourquoi ci? pourquoi ça?). Parce qu’il veut comprendre. Parce qu’il découvre avec plaisir ce qu’il ignorait hier.

Et cette curiosité est un formidable levier que l’école devrait cultiver.

Quand la performance et les épreuves standardisées prennent le dessus, les effets pervers sont nombreux : pression sur les élèves et les enseignants, rétrécissement des apprentissages à ce qui est mesuré, compétition au détriment de la coopération… et une école qui échoue toujours à réduire les inégalités qu’elle devrait pourtant combattre.

Avec Aleksandra Ali Kokaj et Tanguy Wera, deux enseignants formidables - comme beaucoup ! -, nous avons voulu poser cette question simple : quelle place voulons-nous donner aux évaluations dans notre école ?

Notre carte blanche est à lire ici 👇
https://www.levif.be/opinions/cartes-blanches/lecole-nest-pas-une-salle-dexamen/

Sidération.Tristesse.Et colère.Cet été, des vies ont été fauchées prématurément par la chaleur, des milliers de personne...
30/08/2026

Sidération.
Tristesse.
Et colère.

Cet été, des vies ont été fauchées prématurément par la chaleur, des milliers de personnes ont été contraintes de quitter leur maison, des hectares de cultures ont été dévastés, des paysages et des écosystèmes d’une richesse exceptionnelle sont partis en fumée.
Dans les Hautes Fagnes, 3.000 hectares ont été touchés par les flammes. Un patrimoine naturel unique, façonné pendant des milliers d’années, a été profondément meurtri.

Ce ne sont pas de simples « catastrophes naturelles ».
Ce sont les conséquences des dérèglements climatiques, qui ont aussi des répercussions écologiques, humaines et économiques concrètes. Le dérèglement climatique rend les épisodes de chaleur extrême, les sécheresses et les conditions favorables aux incendies plus fréquents et plus intenses.

Et cela, nous le savons.
Depuis 40 ans, les scientifiques alertent. Les écologistes alertent. Les acteurs et actrices de terrain alertent.
Donc oui, il y a quelque chose de profondément désespérant à voir se réaliser ce que nous redoutions depuis des décennies.
Mais ma tristesse ne suffira pas à éteindre un feu.
Ni repousser un champ ou une forêt.
Et c’est là que naît la colère.
Les « qui pouvait aurait pu prédire ? », « il faut rester pragmatique avec les mesures environnementales », « touchons du bois » ou « allumons les barbecues »… je n’en peux plus.

Nous pouvions prévoir.
Et nous pouvons agir.
Les coûts humains, écologiques et économiques de l’inaction face à des événements prévisibles sont toujours infiniment plus lourds que ceux de la prévention.
Nous devons donc changer de cap.

Anticiper. Protéger. Adapter nos territoires. Préserver nos forêts, nos sols, nos zones humides et nos tourbières. Écouter les scientifiques, mais aussi celles et ceux qui connaissent nos territoires au quotidien : les agents du DNF, les associations de protection de la nature, les agriculteurs, les bénévoles et les acteurs de terrain.
Il faut protéger la nature.
Parce qu’elle est notre meilleure alliée face au dérèglement climatique : les arbres, les sols, les forêts, les tourbières stockent du carbone, rafraîchissent nos territoires, nos rues, nos cours d'école, retiennent l’eau et abritent une biodiversité dont nous dépendons.
Et il faut agir à la source : réduire la pollution, sortir des énergies fossiles. Parce que c’est la seule manière de s’attaquer aux causes du dérèglement climatique, et pas seulement d’en gérer les conséquences.

Depuis que je milite, j’ai choisi mon camp.
Celui des solutions.
Celui de celles et ceux qui, chaque jour, démontrent qu’un autre monde est possible. Qu’une transition écologique juste est possible. Que nous pouvons protéger notre climat sans laisser personne derrière.
Ils ont besoin qu’on les soutienne, plus que jamais. Le défi est immense.
Alors cet automne, je serai là.
Déterminée.
Et résolument du côté de celles et ceux qui agissent.
Parce que le futur n’est pas écrit.
Il dépend de nos choix.

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