26/08/2026
La prévention ne peut être un slogan ajouté à la fin d’un plan de sécurité. La question n'est plus de savoir s'il faut choisir entre répression et prévention. Il faut faire les deux, mieux les coordonner et mesurer leurs résultats.
Les quatorze projets du Plan global de sécurité et de prévention qui n’ont pas été reconduits en 2026 doivent faire l’objet, dans les trente jours, d’un réexamen transparent fondé sur leur utilité réelle.
Les dispositifs de maraude, de réduction des risques, de détection de nouvelles drogues, de lutte contre le décrochage et d’accompagnement des jeunes vulnérables ne doivent pas être interrompus lorsqu’ils démontrent leur efficacité. Un financement transitoire doit être prévu lorsqu’une coupure risque de créer un vide immédiat sur le terrain.
« À Forest, nous ne voulons pas attendre qu’une b***e soit tirée pour commencer à agir. La prévention consiste précisément à intervenir avant que les réseaux recrutent et s’installent. Les subsides doivent être évalués, mais supprimer un outil de terrain efficace sans prévoir ce qui le remplace serait une économie de court terme et une erreur de long terme. Police, justice, prévention et santé ne sont pas quatre politiques concurrentes : ce sont les différents fronts d'un même combat », estime Stéphane Peycker, conseiller communal à Forest.