24/09/2026
Terrible drame.
Le jour de son expulsion, une locataire uccloise âgée de 60 ans s’est donné la mort.
Toutes les situations de mal-logement, de difficulté à y accéder ou s’y maintenir, ne conduisent pas à une telle extrémité, mais, oui, elles peuvent y conduire.
Il faut regarder cette atroce réalité sans détourner le regard, comme il faut regarder la réalité de l’accès de plus en plus difficile à un logement décent et abordable à Uccle, ainsi que tous ses effets destructeurs potentiels.
L’accès à un logement décent et abordable est au croisement de toutes les batailles : lutte contre la précarité, santé, espaces de vie et d’étude adaptés aux enfants, mobilité, effets du dérèglement climatique (le récent épisode des canicules estivales est encore dans nos mémoires), précarité énergétique.
Et tout simplement la bataille de la dignité.
Les chiffres s’empilent depuis des années : hausse des prix de l’immobilier et des loyers, manque de logements abordables, qu’ils soient acquisitifs ou locatifs, à finalité sociale ou non.
Il n’y a pas de fatalité. Des solutions existent. Elles nécessitent des choix, des priorités, du volontarisme.
Au niveau de la commune d’Uccle, nous continuerons, des bancs de l’opposition, à formuler des propositions concrètes, réalistes, comme nous l’avons déjà fait depuis le début de la législature : imposer une part de logement abordable aux promoteurs lors de la vente de terrains appartenant à la commune et au CPAS ; dédicacer les charges d’urbanisme au logement abordable ; augmenter les investissements de la commune dans la création de logements.
Nous continuerons, encore et encore.
Et de manière plus générale, nous continuerons de contribuer à faire de cet enjeu une priorité de l’agenda politique locale, même quand il ne fait pas tristement la une des journaux avec un tel drame.
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