06/10/2026
𝐈𝐧𝐨𝐧𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐮 𝐁𝐞́𝐧𝐢𝐧 : 𝐥𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐭𝐞𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞́𝐩𝐨𝐧𝐬𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐜𝐨̂𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐚𝐮𝐭𝐞́𝐬 𝐚𝐟𝐟𝐞𝐜𝐭𝐞́𝐞𝐬
𝐶𝑜𝑡𝑜𝑛𝑜𝑢, 6 𝑜𝑐𝑡𝑜𝑏𝑟𝑒 2026. 𝐹𝑎𝑐𝑒 𝑎̀ 𝑙’𝑒́𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑜𝑛𝑑𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑖𝑡𝑒́𝑠 𝑑𝑢 𝐵𝑒́𝑛𝑖𝑛, 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑏𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑠𝑒 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒. 𝑆𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑀𝑜𝑛𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟 𝐷𝑗𝑖𝑏𝑟𝑖𝑙 𝑀𝐴𝑀𝐴 𝐶𝐼𝑆𝑆𝐸, 𝑀𝑖𝑛𝑖𝑠𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑒́𝑙𝑒́𝑔𝑢𝑒́ 𝑎𝑢𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑑𝑢 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑅𝑒́𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒́ 𝑑𝑒 𝑙’𝐼𝑛𝑡𝑒́𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑆𝑒́𝑐𝑢𝑟𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑢𝑏𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒, 𝑃𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑑𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑃𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑖𝑠𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑡𝑎𝑠𝑡𝑟𝑜𝑝ℎ𝑒 𝑒𝑡 𝑑’𝑎𝑑𝑎𝑝𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑢𝑥 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡𝑠 𝑐𝑙𝑖𝑚𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑚𝑏𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑙𝑎𝑡𝑒𝑓𝑜𝑟𝑚𝑒 𝑠𝑒 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑟𝑒́𝑢𝑛𝑖𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑛𝑎𝑙𝑦𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑎𝑝𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑖𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑒𝑠𝑜𝑖𝑛𝑠 𝑒𝑡 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑜𝑟𝑑𝑖𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑝𝑜𝑛𝑠𝑒 𝑒𝑛 𝑓𝑎𝑣𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑎𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡𝑒́𝑒𝑠.
Le Ministre avait à ses côtés Monsieur 𝐉𝐚𝐧𝐯𝐢𝐞𝐫 𝐘𝐀𝐇𝐎𝐔𝐄𝐃𝐄𝐎𝐔, Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale ; Monsieur 𝐄́𝐝𝐨𝐮𝐚𝐫𝐝 𝐃𝐀𝐇𝐎𝐌𝐄, Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines ; et Monsieur 𝐆𝐞𝐨𝐫𝐠𝐞𝐬 𝐀𝐋𝐄, Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement Durable.
La rencontre a réuni les représentants des institutions nationales, du Système des Nations Unies, notamment le PNUD, l’UNICEF, le PAM, l’OIM et d’autres agences onusiennes, ainsi que Plan International Bénin, les organisations internationales et ONG, les partenaires techniques et financiers et les acteurs humanitaires. Cette mobilisation multisectorielle traduit la volonté de mettre en commun expertises, capacités et ressources pour faire face à l’ampleur de la situation.
À l’occasion de la session, le Directeur général de l’Agence béninoise de protection civile (ABPC), le Contrôleur Général de Police Abdel Aziz BIO DJIBRIL, a présenté la situation générale des inondations sur l’ensemble du territoire national, en s’appuyant sur les résultats de l’évaluation rapide conduite dans les communes affectées.
À ce stade, 52 583 ménages, soit 349 580 personnes, sont affectés par les inondations, avec des conséquences importantes sur les populations, les moyens de subsistance et plusieurs infrastructures. Au-delà de l’impact humain, les effets totaux des inondations et des vents violents sont chiffrés à plus de 72,6 milliards de francs CFA, tandis que les besoins de financement pour le relèvement et la reconstruction sont estimés à près de 291,5 milliards de francs CFA.
Cette situation s’inscrit dans un contexte hydrologique particulièrement préoccupant. Le bassin du Niger et celui du Mono sont actuellement en niveau d’alerte jaune, tandis que le bassin de l’Ouémé est placé en niveau d’alerte rouge. Croisés avec les résultats de l’évaluation de terrain et l’ampleur des dommages enregistrés, ces niveaux de vigilance appellent des mesures urgentes, anticipées et coordonnées.
Pour le Directeur général de l’ABPC, « cette situation appelle à des actions urgentes, mais surtout concertées ». Il a salué le travail accompli par l’ensemble des acteurs qui concourent à la chaîne de production, d’analyse et de diffusion des alertes, dont l’efficacité demeure déterminante pour permettre aux autorités et aux communautés d’agir à temps.
À la suite de cette présentation, les représentants des institutions nationales, du Système des Nations Unies, des organisations internationales, des ONG et des autres partenaires ont engagé des échanges nourris. Analyses, observations et propositions ont permis d’examiner les besoins prioritaires et d’identifier des pistes d’actions concrètes pour renforcer la réponse.
Le Représentant résident du Système des Nations Unies au Bénin s’est dit disponible à accompagner le Bénin dans cette épreuve, soulignant que cette situation concerne l’ensemble des membres de la plateforme et appelle une mobilisation collective. Dans le même élan, le Représentant résident de Plan International Bénin a indiqué disposer déjà, à son niveau, de kits d’une valeur de 12 millions de francs CFA, disponibles pour contribuer à la réponse. D’autres organisations internationales et ONG ont également marqué leur disponibilité à apporter leur contribution, en fonction de leurs capacités et domaines d’intervention.
La session a ainsi dépassé le simple partage d’informations pour s’affirmer comme un véritable espace de concertation, de mobilisation et de recherche de solutions, avec la volonté de faire converger les capacités nationales et les appuis des partenaires vers les besoins des communautés affectées.
Les échanges ont également mis en évidence la nécessité de renforcer les capacités de Météo-Bénin, notamment à travers l’acquisition d’un radar météorologique, afin d’améliorer la surveillance des phénomènes météorologiques, la précision des prévisions et la fiabilité des alertes.
𝐅𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐡𝐞́𝐧𝐨𝐦𝐞̀𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐢𝐦𝐩𝐚𝐜𝐭𝐬 𝐩𝐞𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬’𝐚𝐦𝐩𝐥𝐢𝐟𝐢𝐞𝐫, 𝐥𝐞 𝐦𝐞𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 : 𝐚𝐧𝐭𝐢𝐜𝐢𝐩𝐞𝐫 𝐝𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭𝐚𝐠𝐞, 𝐚𝐠𝐢𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐢𝐝𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐞𝐭 𝐜𝐨𝐨𝐫𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦𝐢𝐞𝐮𝐱 𝐩𝐫𝐨𝐭𝐞́𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐩𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬.