06/27/2023
MRD Montreal-QC
Instaure la démocratie et la justice pour tous à Djibouti, ainsi la liberté de tout les partis politiques.
06/27/2023
07/01/2022
🚨 Un acte héroïque. Lundi dernier, alors qu’il effectue son jogging à Paris en dehors de ses heures de service, le lieutenant Lionel aperçoit une femme dans l’eau, dont la tête dépasse à peine. Il n'hésite pas une seconde et retire son sac à dos, enlève ses chaussures, et plonge dans la Seine pour venir au secours de celle qui avait décidé de mettre fin à ses jours, mais qui tentait finalement de s’accrocher à la vie.
Grâce à lui, aujourd'hui la victime se porte bien et est hors de danger ! 👏👮♂️ (via Le Parisien)
Président MRD, chef du parti DAHER AHMED FARAH
Précision
Dans un contexte politique normal, se rendre à l’ambassade de son pays auprès de l’État où l’on réside pour telle ou telle démarche consulaire, est un simple fait de routine administrative. Ce n’est donc pas une information susceptible d’intéresser le grand public, même si l’acte est accompli par une personnalité politique. Mais dans un contexte tel que celui de Djibouti où l’État est instrumentalisé à des fins inacceptables, certains peuvent être tentés d’élever cela au statut d’information publiable. Quelle que soit l’intention qui a présidé à la publication d’un tel fait de routine mien, je n’en fais le reproche à personne. Il y a mieux à faire pour un résistant. Je précise seulement que je me suis rendu jeudi 3 février 2022 à l’ambassade de Djibouti à Bruxelles pour accomplir les formalités de renouvellement de mon passeport djiboutien arrivé à expiration en février 2020, formalités précédées d’une semaine par une demande électronique de renouvellement. Ledit passeport m’avait été délivré en février 2015, à la suite de l’accord-cadre largement inappliqué du 30 décembre 2014 entre l’opposition et le gouvernement en place. C’était mon premier passeport depuis 2000, si mes souvenirs sont exacts. Ma demande actuelle de renouvellement du passeport s’inscrit dans le cadre de mon retour à Djibouti.
A l’ambassade, j’ai été accueilli par un agent consulaire qui s’est acquitté de son travail. De même, l’ambassadeur Dileita Mohamed Dileita, nouvellement nommé au poste, m’a salué. Comme je le connais depuis longtemps, nous avons profité de l’occasion pour converser un peu dans son bureau. Hors politique. Le seul message politique recevable pour les résistants que nous sommes restant le changement démocratique effectif.
J’attends le renouvellement de mon passeport qui a été transmis à Djibouti. Le délai de quelques semaines dont j’ai été informé court encore. Me sera-t-il accordé, comme j’y ai droit, ou me sera-t-il refusé, comme par le passé ? Cela se saura bientôt.
Je saisis l’occasion pour rappeler la teneur de la décision rendue le 4 novembre 2020 en faveur du MRD et de moi-même par le Comité des Nations-Unies pour les droits de l’Homme à Genève, Suisse. ‘’L’État partie est tenu d’annuler le décret présidentiel du 9 juillet 2008 ; de permettre à l’auteur de poursuivre librement son activité politique et considérer la possibilité de réenregistrer le Mouvement pour le Renouveau Démocratique et le Développement (MRD) ; de permettre à l’auteur de participer aux élections ; de fournir à l’auteur une indemnité adéquate et des mesures de satisfaction appropriées. Il est en outre tenu de prendre des mesures pour empêcher que des violations analogues se reproduisent à l’avenir. Étant donné qu’en adhérant au Protocole facultatif, l’État partie a reconnu que le Comité avait compétence pour déterminer s’il y avait eu ou non violation du Pacte et que, conformément à l’article 2 du Pacte, il s’est engagé à garantir à tous les individus se trouvant sur son territoire et relevant de sa juridiction les droits reconnus dans le Pacte, et à assurer un recours utile et exécutoire lorsqu’une violation a été établie, le Comité souhaite recevoir de l’État partie, dans un délai de cent quatre-vingts jours, des renseignements sur les mesures prises pour donner effet aux présentes constatations. L’État partie est invité en outre à rendre publiques les constatations du Comité et à les diffuser largement dans les langues officielles’’.
A très bientôt pour la conclusion de notre échange autour du thème du vivre.
La lutte continue.
Déclaration du MRD
‘’Affaire’’ du jeune pilote militaire Fouad Youssouf Ali : Une lourde condamnation et un message fort.
Nous apprenons que le jeune pilote militaire Fouad Youssouf Ali, détenu à la prison centrale Gabode depuis avril 2020, est condamné à dix ans de prison ferme, ainsi qu’à 2 millions de francs Djibouti de dommages et intérêts au profit de l’État de Djibouti. La condamnation a été prononcée lors d’une audience de la Cour criminelle de Djibouti, tenue ce lundi 8 novembre 2021.
Cette décision était prévisible compte tenu de la gestion de cette ‘’affaire’’ par le pouvoir en place, gestion que nous observons depuis ses débuts.
Face à ce verdict, le sentiment qui domine chez les Djiboutiens, est l’indignation. C’est un sentiment perceptible depuis que le sort de Fouad est venu à la connaissance du public, et pas seulement à l’intérieur des frontières nationales. Nous nous souvenons bien du tollé populaire et médiatique que la vidéo sur les conditions de détention du pilote a suscité chez celles et ceux qui, à Djibouti comme ailleurs, ont pu en regarder les images et saisir les mots.
Du point de vue strictement judiciaire, l’avocat du pilote et d’autres juristes ont, plus d'une fois, pointé les multiples violations des droits de la défense dans ce dossier. Plus d’une fois, il a été avancé que la procédure était entachée de graves nullités et le dossier vide au fond.
La Cour criminelle n’a pas tenu compte de ces arguments et a décidé de frapper fort l’officier. Elle l’a jugé au nom du peuple djiboutien. Or, celui-ci ne partage guère sa décision. Elle n’a donc pas convaincu le peuple souverain, de sorte que son verdict sonne comme un déni de justice aux yeux du plus grand nombre. Ce n’est pas, au demeurant, la première décision de justice qui choque à Djibouti.
A travers le cas Fouad comme à travers bien d’autres cas et faits, l’État de Djibouti nous invite à le sauver de ce système autocratique. Tel est le message fort et pacfique renouvelé en creux. La b***e est alors dans le camp du peuple souffrant et des forces crédibles du changement.
Garde la tête haute Fouad, tu n’es pas seul dans ton épreuve.
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