11/28/2020
Il a été statué que le défi de notre survie est notre réponse aux changements climatiques.
Plusieurs chantres de la droite défendent que c'est un problème uniquement politique, et ce lorsqu'ils reconnaissent qu'il y a problème. Et encore, il est proposé des solutions qui ne doivent surtout pas mettre en danger des profits immédiats. Bref, des sparages qui n'ont pratiquement pas d'effets concrets.
Plus au centre, viennent les solutions économiques (ex.: marché du carbone, nouvelles technologies et produits "verts") et sociales (ex.: recyclage, promotion du transport en commun). C'est déjà mieux mais le taux d'efficacité est relativement faible face à l'urgence que nous vivons. La plupart des scénario,. selon l'OCDE, suggèrent l'atteinte d'objectifs après que des points de "non-retour" aient été franchis.
Ce qui a été mentionné plus haut a un élément commun : ce sont des interventions sur les effets de nos gestes. Mais si la solution du problème était en nous ?
Dans les "buzzwords" du jour il y a entre autres "surconsommation" et "capitalisme sauvage". Mais cela est loin d'être nouveau.
Dans la littérature on peut voir dès 1905 Charles Wagner écrire "The Simple Life" pour faire l'éloge d'une vie où l'accumulation de biens n'est pas le focus de chaque action. Le Président Roosevelt avait d'ailleurs invité Charles Wagner a venir de Paris pour présenter une adresse à la Maison Blanche.
En 1973, un économiste anglais, EF Schumacher, écrit "Small is Beautiful - Economics as if People Mattered" . Pour résumer sa pensée, rien de mieux que le citer :
« L'illusion de pouvoirs illimités, nourri par des réussites scientifiques et techniques étonnantes, a produit l'illusion concomitante d'avoir résolu le problème de la production. Cette dernière illusion est basée sur l'incapacité à distinguer revenu et capital là où cette distinction est la plus pertinente. Chaque économiste et homme d'affaires est familier avec cette distinction, et l'applique consciencieusement et avec une considérable subtilité à toutes les affaires économiques - sauf là où c'est réellement important : à savoir, le capital irremplaçable que l'homme n'a pas créé, mais simplement trouvé, et sans lequel il ne peut rien faire. »
En 2015, le Pape François publie à la veille de la conférence de Paris "Laudato Si", une encyclique qui remet l'humain dans la création au lieu d'une position au dessus ce celle-ci. C'est certes un grand écart par rapport à certains passages de la Genèse mais tout à fait en lien avec les enseignements de St-François-d'Assise.
Avec ces suggestions de lecture, pourquoi pas retrouver l'humilité de vivre selon ses besoins et de chercher à combler ceux-ci, lorsque c'est possible, avec des biens durables ?
https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Wagner
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ernst_Friedrich_Schumacher
https://eglisesvertes.ca/outils/spiritualite/laudato-si/
https://www.cairn.info/revue-transversalites-2016-4-page-25.htm #
Nous sommes tous de la terre. Une lecture de l’encyclique Laudato si’
Avec Laudato si’, le pape François propose un nouveau point de départ pour la réflexion et l’engagement social de l’Église. Il cherche à unifier les différents aspects de la vie humaine en montrant l’étroite interdépendance du rapport à Dieu, à soi, aux autres mais aussi à la terr...
03/26/2020
Voici mon projet de "congé forcé" : Faire le ménage de la bibliothèque et indexer les bouquins et le reste !
Cela n'a pas l'air beaucoup... mais il y a tout un entrepôt qui est encore en boîte !
02/02/2017
Votre défi du jour :
Aujourd'hui, les mots de ce contrepoint ont gardé leur actualité mais font référence à des individus différents. D'après vous, quels sont les personnages qui mériteraient les qualificatifs utilisés ici ?
02/02/2017
Aujourd'hui j'ouvre les boîtes provenant d'un fonds constitué, entre autres, de la bibliothèque d'un presbytère de la région de Québec. Parmi les ouvrages de théologie, il y a des livres de Monseigneur Élie Méric.
Mgr Méric (4 octobre 1838 - 1905) est un ecclésiastique français, docteur en théologie, philosophie et lettres, et professeur à la Sorbonne. Il fut un écrivain moral prolifique de la fin du 19ème siècle dont le message en est un de bonté et de modestie mais d'une clarté qui inspire l'âme à de meilleures dispositions envers son prochain.
Dans "Les Célébrités Catholiques", la biographie de Mgr Méric commence par le contrepoint cité plus bas pour mieux mettre en exergue les qualités de ce dernier. (Référence : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1347819/f5.item.zoom )
12/30/2016
Lors d'un diner, il a été question des défis auxquels nous faire face tant sur le plan économique, social et environnemental avec la montée de la droite tant aux États-Unis avec Donald J Trump comme Président-élu qu'en Europe avec le Brexit et ce qui ce dessine dans les diverses courses électorales.
Les grands thèmes abordés pouvaient tous se résumer à des problématiques économiques qui créaient ces défis mentionnés plus haut. Par la suite, en faisant l'inventaire des différents forums qui abordent ces enjeux quelle fut notre surprise de s'apercevoir que nous reprenions ce qui avaient été déjà écrit il y a presque trois quart de siècle par Karl Polanyi dans "The Great Transformation".
Voici un article de Nikil Saval publié dans THE NATION le 22 décembre 2016 qui fait une analyse intéressante de la démarche de Polanyi dans le présent contexte politique. Sommes-nous en train de commencer à comprendre quelque chose?
https://www.thenation.com/article/karl-polanyi-in-our-times/
Polanyi In Our Times
During the pitched battle in 2015 between Greece’s ruling Syriza party and the “troika”—the European Commission, the European Central Bank, and the International Monetary Fund—what appeared to be a struggle over grand policy quickly turned into a narrow one over currency.
12/06/2016
Aujourd'hui, une bibliothèque n'est pas seulement un tas de vieux livres. C'est aussi des documents de toutes natures. Ici,un lien vers un article paru dans le journal LE MONDE dans l'édition du 7 octobre 2013. Jean-Luc Perron, alors Vice-Président de la Fondation Grameen Crédit Agricole, nous rappelle que le principe de la "main invisible" est une composante essentielle de la théorie économique énoncée par Adam Smith.
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/10/07/l-entrepreneuriat-solidaire-comme-modele-economique_3491110_3234.html
Ce qui est intéressant est que la théorie de Smith est encore aujourd'hui la structure de notre économie de marché. Toutefois, n'avons nous pas "évacué" son volet social que représente cette "main invisible" ? Pourquoi cette "main invisible" ne figure qu'à l'agenda de forums dit sociaux et son effet est si étranger des forums dit "économiques" et des traités qui en découlent? Pourquoi trouvons nous aussi exotique le modèle d'économie thorique que l'économiste Kate Raworth, nous propose ?
https://www.kateraworth.com/videos/
Parmi les premières boîtes de livres ouvertes, il y avait justement un livre de Jane Jacobs publié chez Random House en 1984, "Cities and the wealth of nations". Supportée par la Fondation Rockefeller, Jane Jacobs a pu présenter l'importance du tissu urbain dans un sain mécanisme économique qui produit une richesse distribuée de façon équitable. Dans un autre de ses livres, "Death and Life of Great American Cities", elle traite de l'impact économique des petits quartiers, (grassroot based development). Dans "Cities and the wealth of nations", elle nous rappelle que la prospérité d'une nation dépend de la prospérité des villes et des gens qui y vivent.
Jane Jacobs est remarquable dans son parcours, Wikipedia en parle de très bonne façon ( https://en.wikipedia.org/wiki/Jane_Jacobs ) mais ne citons que ceci :
Jacobs, Jane. The Death and Life of Great American Cities. p. 138. "If self-government in the place is to work, underlying any float of population must be a continuity of people who have forged neighborhood networks. These networks are a city's irreplaceable social capital. Whenever the capital is lost, from whatever cause, the income from it disappears, never to return until and unless new capital is slowly and chancily accumulated."
L'entrepreneuriat solidaire comme modèle économique
Des modes de production et de gouvernance innovants. La crise a révélé les excès d'un modèle d'entreprise fondé essentiellement sur la dimension égoïste de l'investisseur ou de l'entrepreneur et la maximisation de leurs gains. Il existe un autre modèle, reposant sur l'altruisme : les
11/21/2016
Le cheminement du projet à la réalisation passe par 4 phases distinctes : 1 - la reconnaissance, 2 - l'identification, 3 - la mise en valeur et 4 - l'exploitation.
En ce qui concerne les phases 3 et 4, il y a encore beaucoup d'espace de la coupe aux lèvres. La première phase, soit la reconnaissance, est une étape considérable! Il s'agit de passer à travers les boîtes qui remplissent deux entrepôts d'un total de 600 pieds carrés et en faire un tri. Approximativement, on parle d'environ 30 000 livres! La deuxième phase, soit l'identification qui sera effectuée en décalage avec la première, consistera à bâtir le catalogue et de commencer le regroupement selon les thématiques abordées. Réalisation complète prévue pour l'automne 2018.
Les prochaines entrées dans ce blog seront les trouvailles faites dans ces boîtes et des commentaires. Quoi que pêle-mêle, ces entrées se retrouveront dans le site web de la bibliothèque.
11/20/2016
Le troisième thème sera sur l'art de vivre... simplement! L'art de vivre est une notion utilisée de plusieurs façons... et pas nécessairement à notre avantage... Trop souvent, c'est une expression fourre-tout utilisée pour vendre un produit ou une tendance.
Ici, l'expression est complétée par "simplement" car l'objectif de la Bibliothèque Robitaille-Brown est de trouver dans ses collections les références pour étayer une qualité de vie basée sur le plein emploi des ressources en main, la notion de vivre à l'intérieur d'un budget responsable qui favorise le ré-emploi. Le défi de cette démarche est de démontrer que simplicité peut vouloir aussi dire qualité, beauté et plaisir.
De mon opinion personnelle, la joie de vivre commence par le partage de bons repas autour d'une table joliment dressée ou alors de prendre le thé dans le jardin en profitant d'un moment de soleil. Et tout cela se réalise sans devoir être la victime d'une société de consommation vorace.
11/20/2016
Le deuxième thème sera le droit des animaux et notre interaction avec notre milieu de vie. Pour cela, je porte un regard vers mon arrière-grand-père, Hugh Brown, qui administrait une ferme modèle sur l'Île d'Orléans selon un mélange de méthodes ancestrales écossaises et de (pour l'époque) nouvelles technologies. Je pense aussi à la famille Robitaille chez qui la protection des animaux a toujours été une préoccupation d'importance.
La Bibliothèque Robitaille-Brown rassemble ainsi des documents qui appuyent cette réflexion. Que ce soit par les publications anciennes de Jean-Jacques Rousseau ou des documents plus récents, le but de tout ceci sera de démontrer que les animaux sont beaucoup plus que des unités de production tel que vu par Taylor ou que de simples objets ainsi que décrits par le Code Civil.