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« ATTENTION, TU VAS TOMBER! » Combien de fois on l’entend en une semaine ?Suite à la vidéo de Radio-Canada sur le jeu ri...
10/23/2026

« ATTENTION, TU VAS TOMBER! »

Combien de fois on l’entend en une semaine ?

Suite à la vidéo de Radio-Canada sur le jeu risqué, publiée la semaine dernière sur les réseaux sociaux (vous la trouverez en commentaire), j’avais envie de revenir sur ces mots : « Fais attention! »

Ce petit « attention! » part d’un très bon sentiment.

Mais si on se posait la question : et si, des fois, on laissait l’enfant évaluer lui-même ?

Le jeu risqué, c’est quoi ? Pas du jeu dangereux, promis. C’est du jeu où l’enfant teste ses limites : grimper un peu plus haut, courir plus vite, jouer avec des bâtons, de l’eau ou de la terre, se chamailler pour de rire, s’éloigner un peu de l’adulte pour explorer.

L’issue est incertaine, et c’est exactement ce qui le rend si formateur.

La clé, c’est de distinguer risque et danger :
⚠️ Un danger, c’est la clôture brisée. On l’enlève.
🌱 Un risque, c’est grimper une branche solide un peu plus haut que la semaine passée. On le favorise, parce que c’est là que l’enfant apprend à évaluer, à doser et à se faire confiance.

Et la recherche est de notre bord : la Société canadienne de pédiatrie reconnaît que le jeu risqué peut réduire l’anxiété et améliorer la forme physique. L’Énoncé de position canadien sur le jeu actif en plein air va dans le même sens : l’accès au jeu dehors, avec ses risques, est essentiel au développement sain des enfants.

Le défi du « attention! »
Cette semaine, avant de dire « attention! », on s’arrête 5 secondes et on se pose trois questions :

Est-ce un danger ou un risque ?
Est-ce que l’enfant est en train de réfléchir à ce qu’il fait ?
Est-ce que je peux me rapprocher plutôt qu’intervenir ?

Souvent, on réalise que l’enfant avait tout sous contrôle. Bref, on a le droit de respirer, de valider et de s’exposer un peu plus à ces situations pour augmenter notre propre seuil de tolérance. 😉

Le jeu risqué ne veut pas dire zéro règle. Il s’agit d’évaluer et d’anticiper pour offrir un environnement adéquat à l’enfant, qui tente lui-même de comprendre et d’évaluer ce qui l’entoure.

Si vous souhaitez aller plus loin, je vous invite à visionner le webinaire que j’ai eu la chance de co-animer avec Mathieu Point il y a quelque temps.

Bon visionnement !

Envie de voir vos enfants s'épanouir et développer leur plein poten...

Pour terminer mon périple, je voulais vous faire part d'une petite anecdote en lien avec ma visite à l'espace de jeu nat...
09/29/2026

Pour terminer mon périple, je voulais vous faire part d'une petite anecdote en lien avec ma visite à l'espace de jeu nature Het Woeste Westen Natuurspeeltuin.

Vous comprendrez d'abord qu'une aire de jeu nature n'intègre généralement pas, ou très peu, de structures de jeu conventionnelles.

C'est pourquoi, en marchant tout autour de cette aire, j'ai demandé à Martin pourquoi plusieurs structures comme celle-ci se retrouvaient sur le site.

Après en avoir discuté, il m'a mentionné que c'était la ville qui avait subventionné ces aires de grimpe et de glisse, mais aussi pour une autre raison qui se cachait derrière.

Voici ce qu’il m’a raconté sous forme d'une petite histoire que j'ai envie de vous partager :

Il y a deux ans, lorsque ces modules ont été installés, une maman et ses deux enfants sont venus visiter l'espace.

La mère a dit aux enfants : « Vous êtes suffisamment vieux pour aller visiter l'espace de manière autonome, donc nous serons ici pendant 4 heures. »

Après 30 minutes, les enfants, qui n'avaient pas l'habitude d'interagir avec la nature, étaient déjà revenus voir leur mère après avoir exploré l'ensemble des modules, en lui disant :

« Maman, nous avons fait tout ce qu'il y avait à faire ici, nous pouvons nous en aller. » Et la mère leur a répondu : « Les garçons, il y a encore beaucoup de choses à faire ici. Ça fait seulement 30 minutes que nous sommes arrivés, et nous ne partirons pas avant encore 3 heures et 30 minutes. »

Pour certains, le temps peut sembler long. Et pourtant, après ces 3 heures et 30 minutes, la femme s'est levée pour aller chercher ses enfants à travers l'ensemble de l'aire de jeu nature, pour finalement découvrir qu'ils avaient construit un abri à partir d'éléments de la nature, sans jamais revenir interagir avec elle.

ls étaient tellement absorbés par le jeu qu'ils n'avaient même pas pensé à manger Krosti (grilled-cheese communément mangé par les Néerlandais), ni à venir lui demander de l'aide.

Le principe qui se cache derrière cette histoire, c'est que certains enfants ont parfois besoin d'un point de référence pour entrer en contact avec ce genre d'environnement.

Certains aiment effectivement interagir avec des structures plus conventionnelles. Cela dit, ces structures ne doivent jamais occuper la totalité de l'espace, ni même la prédominer.

Elles doivent rester complémentaires à l'environnement naturel et respecter certaines valeurs d'écoresponsabilité.

Elles peuvent agir comme un levier pour apprivoiser les lieux : une certaine acclimatation avant de basculer vers un jeu beaucoup plus cognitif, qui demande aux enfants de donner vie à leur monde imaginaire.

Et c'est précisément là que toute la magie opère.

Pour conclure ce voyage, on m'a remis un livre sur l'importance du jeu libre pour les enfants, rempli d'exemples qui illustrent l'autonomie des enfants à travers l'utilisation d'éléments naturels et des heures de jeu en nature, ainsi que les raisons pour lesquelles il est si important de le prioriser pour leur développement.

Souhaitez-moi bonne chance! Ma lentille Google Traduction me permettra certainement d'en faire la lecture sur plusieurs mois et de vous en partager certains passage !

Le dernier arrêt, et non le moindre, c'est ma visite à l'espace de jeu nature Het Woeste Westen Natuurspeeltuin et ma re...
09/22/2026

Le dernier arrêt, et non le moindre, c'est ma visite à l'espace de jeu nature Het Woeste Westen Natuurspeeltuin et ma rencontre avec Martin Hup.

Cette visite fut mémorable et le temps passé à l'extérieur fut majestueux.

Ma visite sur ces lieux incroyables s'est étendue sur 5 heures de discussion avec ce monsieur, qui travaille environ 360 jours par année dans le but de donner vie à cet espace qui était, au préalable, un terrain agricole.

Si vous regardez Google Maps, vous verrez toutes ces digues d'eau existantes, présentes depuis une centaine d'années.

Pour vous mettre en contexte, cet espace de jeu est né de l'initiative d'un citoyen, ce fameux Martin Hup, qui était enseignant en biologie et qui a décidé de quitter les murs de l'école pour démarrer un projet avant-gardiste, en demandant une subvention à la ville ainsi qu'un terrain.

Ce qui est beau dans ce projet, c'est que la ville a accepté de collaborer avec Martin, mais aussi de fournir des fonds pour aider à la mise en place de ce nouvel espace extérieur, qui joue le rôle de lieu d'expérience pour les écoles, mais aussi pour le parascolaire permettant ainsi aux enfants d'y aller à la fin de l'école en attendant leurs parents.

Cela dit, ce n'est pas toujours simple avec la ville, et tout n'est pas parfait. Mais leur présence fait partie intégrante de cette adéquation importante dans la mise en place de lieux dédiés aux enfants et aux familles, pour leur permettre d'interagir avec la nature dans un espace... sécuritaire.

Bon, Martin ne serait pas content que je dise « sécuritaire », mais j'avais envie de le dire quand même !

Voici donc l’anecdote :

Suite à une discussion que j'ai eue avec Martin, il me racontait entre autres que le terme « sécurité » est quelque chose de très relatif, puisque nous l'utilisons à outrance, mais aussi parce qu'il existe des risques dans tout, et que ces risques sont essentiels au développement des enfants et des futurs citoyens.

Le mot « sécurité » en soi est un terme tout à fait correct ; le problème, c'est dans son utilisation, qui laisse croire aux utilisateurs que tout lieu conçu, réfléchi ou vendu ne comporte aucun risque.

Pourtant, cela n'est pas vrai.

L'ensemble des circonstances et des créations comporte des risques, et c'est la raison pour laquelle nous devons permettre aux enfants d'entrer en contact, le plus possible, avec ces risques bénéfiques adaptés à leurs besoins, et ce, dans le but de les rendre autonomes et capables de les évaluer, et ainsi développer leur propre autonomie.

Cette prise de position résonne encore beaucoup en moi, et je sais qu'elle n'est pas partagée par tout le monde.

Mais je crois que, dans un esprit de bienveillance, nous pouvons réfléchir à des lieux qui permettront aux enfants d'entrer en contact avec ce type de contexte, dans le but de les rendre habiles et prêts à affronter le monde extérieur.

Par ailleurs, saviez-vous que, sur 500 000 personnes ayant utilisé les lieux depuis leur ouverture en 2010, un seul cas a été recensé comme étant grave, et ce, malgré toutes ces digues d'eau et toutes les options pour grimper très haut dans les arbres ?

Ce qui est largement en dessous des statistiques recensés par l’utilisation de structure de jeu.

Additionné à ce contexte, saviez-vous également qu'aux Pays-Bas, l'ensemble des enfants doivent apprendre à nager très tôt, en raison de la présence de nombreuses rives à proximité ?

J'ai été impressionnée de voir que cet élément faisait partie d’une prise en charge par la société pour outiller les enfants et les futurs citoyens.

Et si on laissait un peu plus de place à tout ça dans l'éducation donnée aux enfants ? Et si on se laissait la chance de se familiariser avec ces différents contextes, et de laisser une chance à tous ceux qui ne souhaitent que découvrir le monde ?

Pour ceux qui se demandent quelle est la traduction du texte que vous voyez sur la photo, à l'entrée de l'aire de repos et d'accueil des parents : il signifie « jouer = laisser les enfants lousse ».

Bref … Merci pour tout ce temps dédié aux enfants Martin, et pour toute cette expertise qui m'a été partagée.

Une fois à Rotterdam, j'ai eu la chance de visiter une cour d'école primaire en compagnie de Ian Monstrat, le fondateur ...
09/15/2026

Une fois à Rotterdam, j'ai eu la chance de visiter une cour d'école primaire en compagnie de Ian Monstrat, le fondateur De Speeldernis qui s'occupe aujourd’hui principalement d'un organisme à but non lucratif désigné par la ville pour sélectionner les projets qui obtiendront du financement, ainsi que de l'accompagnement.

De nombreux critères sont demandés aux écoles candidates, puisqu'une certaine mobilisation doit être présente de la part de l'équipe et de l'ensemble de l'installation, dans le but d'arriver à un aménagement de type nature viable pour tous.

Il n'est pas acquis pour tous les Néerlandais que la boue à l'intérieur de l'école soit normale. Cela dit, dans cette cour, une belle initiative est née d'un concierge qui a installé un grillage juste avant l'entrée.

Après en avoir discuté avec Ian, nous sommes devenus tout sourire en réalisant que cette personne était devenue un peu le héros de l'école pour avoir trouvé une solution adaptée aux installations.

Il n'est pas vrai de penser qu'une cour nature convient à tout le monde, et que chacun s'adapte facilement à la gestion de la poussière et de tout ce qui se passe à l'extérieur avant de rentrer à l'intérieur que ce soit au Québec ou aux Pays-Bas.

Cela dit, ce qui est certain, c'est que lorsqu'une équipe est mobilisée et marche dans une même direction, il est beaucoup plus facile de faire naître et vivre un projet sur le long terme, et de continuer à le bonifier.

J'adore cet aménagement, puisqu'il a été conçu par les enfants et par l'ensemble des gens gravitant dans ce milieu.

On y retrouve une grande fresque, un cobra coloré, mais aussi une pompe à eau, des structures en bois conçues et dessinées par les enfants eux-mêmes, ainsi qu'une butte de végétaux protégée afin d'allonger leur longévité.

J'adore également, si vous ne le saviez pas, qu'Amsterdam est construite sur pilotis, en raison de son sol marécageux composé de tourbe et d'argile.

Les Pays-Bas sont d'ailleurs un pays mondialement reconnu pour sa gestion de l'eau, puisqu'un tiers de son territoire se situe sous le niveau de la mer.

Cette réalité fait en sorte que le niveau de l'eau souterraine y est naturellement très élevé.

Dans ce contexte, il est plus simple d'installer des pompes à eau comme celle-ci pour que les enfants puissent en profiter pour jouer.

Il est également intéressant de noter que ce type de pompe était, et est encore aujourd'hui, utilisé sur certaines fermes néerlandaises pour les besoins de l'agriculture, d'où son intégration toute naturelle dans le jeu, puisqu'elle fait partie intégrante de leur quotidien depuis longtemps.

Et si nos environnements extérieurs de proximité devenaient de véritables reflets de notre identité ?

L'eau, élément central de la culture québécoise, gagnerait à être intégrée davantage dans nos espaces de jeu naturalisés.

De même, des œuvres et des symboles qui racontent l'histoire des territoires pourraient enrichir ces environnements et permettre aux enfants de tisser, à travers leurs jeux, des liens authentiques et profonds avec leur propre culture.

La transition entre l'intérieur et l'extérieur est un moment clé dans le quotidien des tout-petits. Un espace d'accueil ...
09/08/2026

La transition entre l'intérieur et l'extérieur est un moment clé dans le quotidien des tout-petits.

Un espace d'accueil bien pensé, avec des rangements adaptés pour les bottes, les habits de neige et un endroit pour faire sécher les vêtements mouillés, facilite cette routine pour les enfants comme pour les éducatrices, tout en maximisant le temps de qualité passé dehors.

Pour vous aider, voici quelques dispositifs concrets pour vous inspirer dans l'aménagement de cet espace.

Après avoir admiré les nombreuses tulipes sur la route entre Amsterdam et Rotterdam, j'ai eu la chance d'aller visiter u...
09/01/2026

Après avoir admiré les nombreuses tulipes sur la route entre Amsterdam et Rotterdam, j'ai eu la chance d'aller visiter une aire nature dédiée aux jeux pour les enfants et les familles, qui se nomme De Speeldernis.

Au moment de mon arrivée, j'ai eu la chance de voir un groupe scolaire interagir avec l'environnement. Vous auriez dû voir le sourire et l'engouement des enfants : se cacher, grimper, sauter, mais aussi simplement utiliser ce qui était disponible pour créer, construire, fabriquer et apprendre.

Créé il y a plusieurs années sous la direction de Ian Mostert, cet espace nature, partiellement réaménagé par l'humain, a pour vocation de permettre aux enfants de se reconnecter avec la nature sous ses différentes formes. Que ce soit par des cours d'eau, des ponceaux, des plateformes, des arbres penchés, de petites maisons bâties à partir de branches de bois, ou encore de plus grandes constructions permettant aux enfants de se rassembler. Cette structure incroyable, conceptualisée par les enfants et les adultes, ce vaste espace de jeu accueille à la fois les écoles et le service de garde qui y est directement rattaché.

Depuis mon arrivée aux Pays-Bas, j'ai remarqué que de nombreuses installations de la petite enfance sont rattachées à un parc de proximité ou à des aires de jeu nature, venant ainsi bonifier les installations existantes.

Il est également indéniable que des bottes, des petits habits ou simplement des vêtements de rechange sont gardés à proximité, permettant à chaque enfant, selon son désir et son rythme d'acclimatation, de creuser et d'explorer. Ces environnements représentent un levier incroyable pour permettre aux enfants d'avoir accès à la nature, et ce, dans un contexte pédagogique puissant.

Saviez-vous également, en consultant leur site web, qu'il était possible d'organiser des fêtes d'enfants dans ce lieu ?

Ça fait changement du modèle américain, où les grandes glissades, les modules de jeux colorés et les piscines de balles en plastique prédominent, avec toute la culture de consommation qui les accompagne.

Un petit rappel à la réalité, qui nous invite parfois à modérer nos actions et à faire de meilleurs choix pour les générations futures.

À mon arrivée à Amsterdam, j'ai eu la chance de découvrir les multiples installations et parcs disponibles à l'ensemble ...
08/11/2026

À mon arrivée à Amsterdam, j'ai eu la chance de découvrir les multiples installations et parcs disponibles à l'ensemble des citoyens, et je vous le dis : j'en suis sans mots.

La végétalisation des parcs et l'importance d'avoir la nature à proximité que ce soit pour ces deux garderies présentes dans les photos, qui donnent accès à des aires de jeux plus structurées à proximité, mais aussi directement dans les parcs font une grande différence dans la pédagogie et l'accès à la nature dont les enfants peuvent bénéficier.

Que ce soit la superficie de l'espace disponible au jeu, dont on sait qu'elle a un grand impact sur l'activité physique des tout-petits comme des plus grands, ou la présence de tous ces arbres et végétaux, tout cela fait une grande différence sur le bien-être et le ressenti des températures.

J'ai également eu la chance de tomber sur cet arbre dont les branches frôlent le sol, puis reprennent de la hauteur, directement dans le parc et sur le sentier créé à la fois par les piétons et par la ville.

Dans une certaine vision, peut-être que certaines villes auraient choisi de retirer cet arbre, puisque les enfants l'utilisent principalement pour grimper on le voit d'ailleurs au piétinement à sa base. Je salue cette initiative de l'avoir laissé sur place, et de permettre aux enfants de continuer à l'utiliser. Dans le seul moment où je l'ai observé, j'ai vu quelques enfants y grimper, sous le regard de parents marchant à proximité, visiblement à l'aise de les voir profiter de cet arbre.

Bien évidemment, vous aurez remarqué qu'il existe plusieurs structures de jeu dans les installations proposées. Cela dit, la majorité des aires sont principalement dédiées aux végétaux ainsi qu'aux surfaces naturelles.

Ceci n'est que le début de mon séjour aux Pays-Bas.

Une fois de retour de Montpellier, j'ai eu la chance d'aller visiter le CAUE de Paris, soit le Conseil d'architecture, d...
07/16/2026

Une fois de retour de Montpellier, j'ai eu la chance d'aller visiter le CAUE de Paris, soit le Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement.

Cette rencontre avec une chargée de projet de cette organisation m'a permis d'en apprendre davantage sur le projet des cours extérieures Oasis, piloté par cet organisme externe de la Ville de Paris et créé il y a quelques années à la demande des citoyens.

Puisque les températures sont accablantes lors de la saison estivale et que les changements climatiques se font de plus en plus sentir, la ville s'est donné comme mission de revitaliser les aires de jeux destinées aux enfants dans les écoles, grâce au soutien du CAUE de Paris.

Depuis la création de cette initiative, plus de 200 écoles ont été revitalisées sur le territoire de Paris et ses environs. Cela dit, peu de garderies ou de crèches ont bénéficié du même accompagnement ce qui demeure un enjeu important, tant pour la santé physique et psychologique des enfants et des employé.es que pour leur bien-être.

Après avoir échangé avec Charlotte, cette chargée de projet remplie d'idées mais aussi consciente des enjeux du terrain, nous nous sommes rendu compte que revitaliser les cours est une chose, mais que l'expertise en environnement pédagogique et en développement global de l'enfant fait tout autant partie des éléments essentiels à la conception. Nous avons également échangé sur ce qui nous rassemble et nous inspire mutuellement.

J'ai aussi constaté, malgré la distance qui sépare nos deux continents, que les enjeux liés à la mobilisation d'une équipe pour assurer la pérennité d'un projet sont tout aussi importants. Un aménagement n'est pas un projet simple : il demande du temps, de l'expertise, mais surtout la mobilisation de l'ensemble des parties prenantes pour assurer sa viabilité à long terme et une utilisation fidèle à la mission choisie.

Cela met également en lumière l'importance de collaborer avec l'ensemble des équipes et des enfants pour dresser un portrait juste de l'utilisation de la cour et de l'usage qu'on souhaite en faire, et ce, dès le départ.

Et si tous les projets étaient accompagnés d'architectes paysagistes, de professionnels du développement de l'enfant, d'équipes mobilisées et d'enfants souhaitant y participer, de multiples projets viables pour améliorer la santé globale et le bien-être pourraient prendre vie.

Je salue cette initiative financée par la ville dans le but d’améliorer la qualité de vie mais aussi la qualité de l’air pour ses citoyens !

Et s'il existait un parc à hauteur d'enfants et accessible aux familles, est-ce que le temps passé à l'extérieur serait ...
07/08/2026

Et s'il existait un parc à hauteur d'enfants et accessible aux familles, est-ce que le temps passé à l'extérieur serait beaucoup plus important ? Probablement. Et même définitivement.

Dans ce périple, j'ai eu la chance d'aller rejoindre Marina Lemarié, designer d'intérieur pour les crèches en petite enfance en France. J'ai également eu la chance de rencontrer Adriane, cette personne qui a fondé, il y a quelques années, Les Enfants Dehors à Montpellier.

Suite à notre rencontre sur LinkedIn, nous avons échangé à de multiples reprises, jusqu'à ce que Marina me propose d'aller visiter avec elle cette installation extérieure destinée aux tout-petits et aux familles, directement dans la ville de Montpellier.

Ce parc, destiné aux tout-petits, est principalement axé sur une pédagogie par la nature, dans le but de maximiser le contact des enfants et des familles avec la nature en milieu urbain.

Puisque les parcs de Montpellier n'étaient pas adaptés pour les tout-petits, et qu'Adriane souhaitait mettre de l'avant une pédagogie et une vision inspirées des valeurs néerlandaises, ce parc a été conçu grâce à elle et à tout le temps investi par les bénévoles.

Imaginez-vous installer dans un parc en sachant qu'aucune aiguille souillée ou éclat de vitre n'a été laissé derrière, et que vous pouvez prendre un petit café à l'ombre avec vos enfants, ou simplement jouer dans l'eau avec eux.

Un parc qui leur permet de grimper sur des buttes, des collines ou dans les arbres, ou simplement de découvrir ce que la nature a à offrir grâce à des végétaux comestibles accessibles. Imaginez des villes dotées de ce genre d'installation !

C'est en s'inspirant de certaines valeurs véhiculées dans le livre La ville des enfants, une révolution urbaine de Francesco Tonucci, qu'Adriane a conçu ce parc avec une expertise incroyable visant à rendre ce genre d'installation accessible dans l'ensemble des villes.

L'objectif : permettre aux écoles, aux garderies et aux familles d'y avoir accès, selon des heures prescrites et avec des facilitateurs formés et engagés dans le développement des tout-petits.

À mon avis, ça, c'est une véritable évolution et une révolution urbaine.

07/07/2026

Les bienfaits de la nature raconté encore et encore 🌿💚

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