19/06/2026
De Groupements à Vocation Cooperative (GVC) aux Sociétés coopératives en passant par les Coopératives, quelles réalités à ce jour dans le Milieu rural pour une Agriculture aux mains des Producteurs et leurs Interprofessions ?
Telle est l'une des questions essentielles qui interpelle notre expérience car le Pays nous a tout donné.
En retour, il merite de recevoir notre expertise acquise grâce à la somme de notre expérience professionnelle.
Parlons en:
Les Organisations Professionnelles Agricoles (OPA)
D'abord les GVC qui sont des groupements dont la vocation est de devenir des Coopératives. Cette forme d'organisation des producteurs a existé de 1966 à 1997, soit 31 ans d'existence dans le Monde paysan.
Ensuite la création et promotion des Coopératives du 23 décembre 1997 à 2003, bien que la Loi uniforme OHADA était déjà disponible en Côte d’Ivoire depuis le 18 septembre 1995. À ce jour, les Sociétés coopératives regies par la Loi uniforme OHADA.
En effet, cette Loi uniforme prevoit la création de Société Coopérative Simplifiée (SCOOPS) et de Société Coopérative avec Conseil d'Administration (COOP-CA).
Le but de la création ou finalité de la Société Coopérative:
une coopérative ou Société Coopérative est avant tout une forme d'organisation économique et sociale.
Elle est créée par des personnes qui s'associent volontairement pour satisfaire des besoins communs. Il s'agit ici de permettre à un Corps professionnel de satisfaire ses besoins.
C'est la raison pour laquelle cette forme d'organisation professionnelle agricole est basée sur des principes fondamentaux sans lesquels elle cesse d'être appelée Coopérative ou Société Coopérative.
Ces Principes sont:
1/ l'adhésion volontaire et ouverte à tous.
2/ la gestion démocratique (« un membre = une voix »). Les membres sont copropriétaires.
Ainsi, la société coopérative n'est la propriété de personne, sauf les Membres. Peu importe votre engagement technique ou financier au cours de sa création.
3/ la participation économique des membres. Les membres sont cogestionnaires et coclients. La responsabilité est collective. Il n'y'a donc pas de PCA à vie.
Chaque membre est appelé à s'exercer au sein d'un organe. La rotation aux différents postes est ce qui est recommandé.
La relation entre le Conseil d'administration et la direction qui gère au quotidien doit se materialiser par une convention de collaboration clairement établie et acceptée d'accord partie.
Le Président du Conseil d'Administration (PCA) n'est pas le Président Directeur Général (PDG). Comme c'est souvent le cas.
4/ l'autonomie et l'indépendance.
5/l'éducation, formation et information.
6/ la coopération entre coopératives, et donc solidarité entre membres.
7/l'engagement envers la communauté.
Que faire ou qu'est ce qu'il faut verifier d'emblée pour etre convaincu que la forme d'organisation en présence est bel et bien une Société Coopérative? Et bien, nous vous reviendons après.
M. Alexis KEMANHON, Ingénieur Général d'Agronomie, Agroeconomiste de GradeA7.
Ex sous directeur à la Direction de la Mutualité et de la Coopération (DMC) et à la DOPAC et à la DOPA.
Spécialiste en création gestion et inspection coopérative.