29/09/2026
IL Y A 15 ANS, J’AI RENCONTRÉ NOURANE…ma première épouse, la reine mère ❤️
Il y a de cela 15 ans, je rentrais de mes études en Chine.
Un soir, j’étais avec un ami. Comme on dit souvent au quartier, nous faisions la patrouille. 😂 Cet ami, qui certainement me lira aujourd’hui, m’avait demandé de l’accompagner quelque part.
Nous arrivons. Au bout d’une table était assise une jeune femme d’une beauté que je voyais rarement.
Je me souviens encore exactement de ce que j’ai dit à mon ami :
« Gars, je suis sur le dossier. »
😂😂😂
Lui-même, je ne connaissais pas très bien ses intentions. Mais dans ma tête, l’affaire était déjà réglée : j’avais trouvé ma femme.
Il fallait maintenant charbonner pour conquérir le bébé.
Sauf qu’il y avait un petit problème…
À l’époque déjà, Nourane était indépendante. Elle avait sa voiture, son trousseau de clés en main, un très bon emploi avec un salaire d’environ un million de FCFA par mois, elle était logée et se débrouillait très bien toute seule.
Moi, j’étais le Benguiste fraîchement rentré au pays avec mon petit jeton. 😂
Et devant ce genre de femme, les gars, l’argent ne travaille même pas beaucoup, puisqu’elle avait déjà ce qu’il pouvait acheter.
Il fallait donc développer autrement. 😂
Quelques semaines plus t**d, je l’invite à visiter mon entreprise à Mondoni.
À 23 ans, j’étais DG de la SOCEMIC. Nous avions une trentaine d’employés et, en partenariat avec SOQUICAM, nous exportions du sable vers la Guinée équatoriale à travers le port de Tiko et on faisait environ 1 millard de chiffre d’affaires.
Nourane découvrait mon univers.
Et je crois que, derrière le beau gosse 😎, elle a surtout découvert un jeune homme qui avait de l’ambition, du courage et une furieuse envie de construire quelque chose dans son pays.
Mais contrairement à ce que vous pourriez imaginer, nous ne sommes pas immédiatement devenus amoureux.
Nous sommes d’abord devenus partenaires de travail.
Elle me fournissait notamment des EPI pour mes chantiers.
Puis un jour, ma vie professionnelle a brutalement basculé.
À l'issue d'un conseil d'administration, j’ai été remplacé par l’associé majoritaire, Quifeurou sans préavis.
À 23 ans, quand vous avez déjà construit autant et que, soudainement, tout s’arrête, vous avez l’impression que le sol disparaît sous vos pieds.
Nourane apprend la nouvelle.
Elle est la première à m’appeler.
Je lui annonce alors ma décision :
« Je quitte le Cameroun car très déçu . Je vais tout recommencer au Canada ou en Chine. »
Elle me demande simplement de l’attendre.
Ce jour-là, elle est venue me voir.
Elle m’a parlé.
Elle m’a demandé de ne pas partir.
Elle m’a dit de continuer à croire au Cameroun. Elle m’a convaincu qu’on pouvait recommencer ici, que l’échec d’aujourd’hui ne devait pas décider de toute ma vie.
Et surtout, elle m’a dit quelque chose qui allait changer notre histoire :
« Restons. Ensemble, on va réaliser des merveilles. »
Je ne suis pas parti.
Et quinze ans plus t**d, lorsque je regarde le chemin parcouru, je mesure encore davantage ce que cette conversation représentait.
Ce jour-là, je n’ai pas seulement vu la femme que j’aimais.
J’ai découvert une force.
J’ai découvert cette capacité qu’elle a encore aujourd’hui à tomber, à se relever, à recommencer, mais surtout à faire croire aux autres qu’ils peuvent eux aussi se relever.
Quelques années plus t**d, notre aventure politique commençait.
La suite, vous la connaissez parfois mieux que moi.
Vous nous avez accompagnés. Vous nous avez donné énormément d’amour. Vous avez été témoins de nos victoires, de nos difficultés, de nos combats et de nos engagements.
Je tiens aussi à remercier particulièrement le président Cabral Libii pour l’opportunité qui nous a été offerte et pour le chemin parcouru ensemble. Pendant près de dix ans, chacun a apporté ce qu’il pouvait à cette aventure commune.
Aujourd’hui, Nos chemins politiques se séparent.
Et je vois malheureusement certaines personnes essayer de transformer cette séparation en guerre, d’instrumentaliser les émotions et de dresser les uns contre les autres.
Je crois que nous devons savoir nous arrêter.
On peut avoir marché ensemble hier et choisir des chemins différents aujourd’hui sans effacer ce que l’on a construit ensemble.
Le Cameroun est plus grand que nos querelles.
Et si je raconte cette histoire aujourd’hui, ce n’est finalement ni pour parler de politique, ni pour raconter notre couple.
C’est pour parler de ce jeune Camerounais qui, il y a quinze ans, voulait quitter son pays parce qu’il pensait qu’il n’y avait plus rien à y construire.
Moi, j’ai eu la chance de rencontrer une Nourane qui m’a regardé dans les yeux et m’a dit :
« Reste. On peut encore construire ici. »
Mon souhait pour notre pays est simple :
Que chaque Camerounais qui pense aujourd’hui à partir puisse trouver une raison de rester.
Qu’il rencontre sur son chemin sa “Nourane” : une personne, une opportunité, une main tendue, une parole capable de lui redonner foi en lui-même et en son pays.
Et que demain, à notre tour, nous devenions cette personne pour quelqu’un d’autre.
Alors mettez des cœurs ❤️ et partagez cette histoire partout afin de redonner espoir à une personne.
Pas simplement pour Nourane.
Partagez-la pour que notre pays produise des milliers de “Nourane” : des femmes et des hommes capables de dire à ceux qui désespèrent encore du Cameroun :
« Ne pars pas. Reste. On va construire. » 🇨🇲
Quant à moi, quinze ans après cette fameuse soirée où j’avais annoncé à mon ami :
« Gars, je suis sur le dossier »…
Je peux enfin lui répondre :
Gars, le dossier était lourd. 😂❤️
M. Fotsing Tenekam