20/11/2025
C’est du Cameroun que je parle.
De notre pays, de notre terre, de notre histoire. Un pays qui n’a jamais été pauvre en diversité, mais riche en couleurs, en langues, en traditions, en villages, en tribus. Un pays où la différence n’aurait jamais dû devenir une arme, mais rester ce qu’elle a toujours été : une beauté.
Notre diversité, c’est notre force. Nous n’avons pas été créés pour nous détester. Nous avons été créés pour nous compléter, comme les couleurs de notre drapeau : le vert de l’espoir, le rouge des sacrifices, le jaune de la lumière, et l’étoile qui nous rassemble tous, peu importe d’où nous venons.
Oui, nous venons de villages différents. Oui, nous parlons des langues différentes. Oui, nous appartenons à des tribus différentes. Mais nous appartenons tous à un seul pays : le Cameroun.
Pourtant, certains veulent nous apprendre la division, nous pousser à regarder la langue d’un frère comme un danger, le village d’un voisin comme une menace, la tribu d’un Camerounais comme une faute. Ils veulent que la peur remplace la fraternité.
Mais ils oublient une vérité simple que personne ne devrait oublier : Il n’existe pas la tribu des saints et la tribu des méchants. Il n’existe pas un village parfait et un village maudit. Il n’existe pas une langue pure et une langue impure. Chaque tribu, chaque village, chaque communauté porte des hommes bons et aussi des personnes qui se trompent, comme partout. On trouve de bonnes et de mauvaises personnes dans chaque tribu du Cameroun.
Alors il faut le dire clairement : Il faut juger les gens par leurs actes, jamais par leurs noms. Un nom ne fait pas un cœur. Une langue ne fait pas une âme. Un village ne définit pas une destinée. C’est le comportement d’une personne qui révèle ce qu’elle vaut réellement.
Et surtout, n’oublions jamais ceci : On ne peut pas condamner le racisme ailleurs et accepter la haine tribale chez nous au Cameroun. La haine ne change pas de nature parce qu’elle parle une autre langue. La discrimination ne devient pas acceptable parce qu’elle vient de notre propre village. L’injustice ne change pas de visage parce qu’elle se pratique chez nous. La haine reste la haine, qu’elle traverse des continents ou qu’elle traverse nos provinces.
Et quand un Camerounais lutte pour sa vie, étendu dans une salle d’hôpital, et que le médecin dit : Nous avons besoin de sang maintenant, personne ne demande : Ce sang vient de quel village, de quelle langue, de quelle tribu ?
Parce qu’au cœur de la vie et de la mort, il n’y a plus de Bassa, plus de Béti, plus de Bamiléké, plus de Peulh, plus de Douala. Il n’y a qu’un être humain à sauver. Un frère. Une sœur. Un Camerounais.
Nous marchons sur la même terre. Nous respirons le même air. Nous portons le même drapeau. Et nous rêvons tous de la même chose : la paix, la dignité, la sécurité, l’amour.
Alors aujourd’hui, je parle pour le Cameroun. Pour l’unité entre nos villages. Pour le respect entre nos langues. Pour la paix entre nos tribus. Pour la guérison de nos blessures. Pour la réconciliation nationale.
Arrêtons d’écouter ceux qui veulent nous diviser. Ce ne sont pas nos différences qui sont dangereuses. Ce sont ceux qui les manipulent.
Moi, j’ai choisi mon camp. Je choisis l’unité. Je choisis la paix. Je choisis le Cameroun.
Et si toi aussi tu crois en un Cameroun où l’on juge un homme par ses actes et non par son village, par sa bonté et non par sa tribu, par son humanité et non par sa langue, abonne-toi à ma page et rejoins ce mouvement pour un Cameroun uni et fier de sa diversité.

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