Union Pour le Changement 2026

Union Pour le Changement 2026

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🇹đŸ‡Č UPC 2026 fĂ©dĂšre le Peuple du Changement pour refonder le Cameroun.

Coalition citoyenne, elle porte des candidatures consensuelles en 2026 pour obtenir une majorité et traduire les réformes en lois.

✊ Unir ‱ Refonder ‱ Rebñtir Le Programme de Transition et de Refondation du Cameroun https://publuu.com/account/flipbook-maker/2132458

02/06/2026

REPONSE A JOHN LAWSON
Post No. 1

En rĂ©ponse Ă  un de mes posts, John Lawson a Ă©crit un papier dans lequel il rĂ©fute la nature fondamentalement capitaliste du social libĂ©ralisme. Il minimise la portĂ©e tout en justifiant une participation au gouvernement de Paul Biya ; John Lawson met au mĂȘme niveau scientifique des sciences exactes comme les mathĂ©matiques et l’ingĂ©nierie d’une part et des disciplines essentiellement spĂ©culatoires comme le droit ou la thĂ©ologie d’autre part. Il s’appuie sur les textes de son parti pour affirmer ses options souverainistes et rejeter les accusations de tribalisme portĂ©es contre certains de ses membres ou sympathisants influents. En conclusion, il m’accuse de vouloir « dĂ©former le programme » de son parti.

Je voudrais commencer par remercier John Lawson pour le ton poli de sa rĂ©action. Ses camarades de parti nous ont habituĂ© Ă  des insultes en lieu et place d’arguments. Je voudrais Ă©galement prĂ©ciser que l’intention de mon post n’était pas de dĂ©former ou dĂ©nigrer qui que ce soit. Ce post fait partie d’une sĂ©rie ayant pour objectif la clarification de la scĂšne politique camerounaise. Le pays a prĂšs de 400 partis politiques lĂ©galisĂ©s. Il est important de pouvoir par une approche comparative placer chacune de ces organisations sur un Ă©chiquier idĂ©ologique pour mieux les comprendre. J’invite donc John Lawson et les idĂ©ologues des autres formations politiques Ă  participer Ă  ce dĂ©bat important.

Pour Ă©viter d’ĂȘtre trop long, je vais rĂ©pondre Ă  Lawson en plusieurs posts.

Le premier va concerner la diffĂ©rence entre socialisme et social libĂ©ralisme et dĂ©montrer en quoi le social libĂ©ralisme n’est en fait qu’une idĂ©ologie de droite, une version Ă©dulcorĂ©e du capitalisme
Le socialisme, nĂ© au XIXᔉ siĂšcle en rĂ©action aux inĂ©galitĂ©s du capitalisme industriel, vise une transformation radicale de la sociĂ©tĂ©. Ses objectifs incluent la redistribution des richesses, la nationalisation des moyens de production et l’instauration d’un État fort garantissant une justice sociale profonde. Le socialisme remet en cause la domination de la propriĂ©tĂ© privĂ©e et promeut une solidaritĂ© collective, avec l’idĂ©al d’une sociĂ©tĂ© oĂč les ressources sont Ă©quitablement partagĂ©es et oĂč les classes sociales infĂ©rieures deviennent le moteur du changement systĂ©mique.
Le social‑libĂ©ralisme, apparu au XIXᔉ et au dĂ©but du XXᔉ siĂšcle, se dĂ©veloppe dans une logique diffĂ©rente. Il naĂźt comme rĂ©ponse aux excĂšs du libĂ©ralisme Ă©conomique, mais refuse la rupture radicale avec le capitalisme.

Issu de mouvements réformistes bourgeois, il cherche à concilier croissance économique et justice sociale sans remettre en cause les fondements du capitalisme qui sont le rÚgne de la propriété privée et du libre marché. Ses instruments principaux sont la régulation étatique, la protection sociale et la réglementation du travail, mais toujours dans le cadre du capitalisme. Ainsi, il atténue les effets sociaux du systÚme sans en modifier la logique fondamentale.

Historiquement, le social‑libĂ©ralisme se prĂ©sente comme progressiste et modĂ©rĂ©, mais son adaptation aux intĂ©rĂȘts des classes moyennes et bourgeoises lui permet de prĂ©server l’ordre Ă©conomique dominant. Cette ambiguĂŻtĂ© explique pourquoi il est souvent perçu comme une idĂ©ologie de droite dissimulĂ©e. Son insistance sur la stabilitĂ©, la croissance et la propriĂ©tĂ© privĂ©e le rapproche des courants conservateurs et libĂ©raux classiques. En rĂ©alitĂ©, ses rĂ©formes sociales servent surtout Ă  lĂ©gitimer le capitalisme et Ă  masquer la sauvegarde des intĂ©rĂȘts du capital.

En somme, le socialisme ambitionne une refonte profonde de la sociĂ©tĂ© pour instaurer l’égalitĂ©, tandis que le social‑libĂ©ralisme, malgrĂ© son discours social, demeure une stratĂ©gie de maintien du systĂšme capitaliste.

Comprendre cette distinction est essentiel pour analyser les enjeux politiques actuels, oĂč le langage de la justice sociale peut ĂȘtre instrumentalisĂ© pour dĂ©fendre des intĂ©rĂȘts conservateurs sous une apparence progressiste.

Dans mon prochain post, je vais faire la distinction entre souverainisme prÎnée par les organisations de gauche et la servitude volontaire soutenue par les partis de droite.

Dr Ampere Avogadro

31/05/2026

Les différences entre Djeukam Tchameni et Kamto Maurice ne sont pas personnelles. Elles sont idéologiques, stratégiques, tactiques et dans leur formation intellectuelle initiale.

Djeukam Tchameni est un scientifique qui a fondé la société l'intelligence artificielle inc (INTELAR) et créé le ordinateur, Kamto est un littéraire qui évolue dans le domaine du droit

Djeukam Tchameni est un homme politique de gauche. Il est souverainiste, socialiste et panafricaniste. Kamto est un homme de droite qui souhaite garder ses rapports avec la France, mettre en oeuvre une politique économique de type libérale et capitaliste.

Djeukam Tchameni a commencé à lutter depuis 1979 dans les réseaux clandestins contre Ahidjo et puis Biya. Il est resté constant. Il n'a jamais collaboré avec aucun des deux régimes. Kamto est entré en politique en 2013, aprÚs avoir fait 7 ans dans le gouvernement de Biya.

Djeukam Tchameni est un nationaliste qui déteste le tribalisme. Kamto s'associe avec des tribalistes notoires comme Albert Dzongang, Benjamin Zebaze et Patrice Nganang

Djeukam Tchameni est humble et altruiste. Kamto est égoïste et partisan du culte de la personnalité

Djeukam Tchameni s'est fait représenter aux obsÚques de Anicet Ekane. Kamto a boycotté l'hommage au Martyr

Dr AmpĂšre Avogadro

29/05/2026

«On ne peut pas changer une société quand 70% de la société se trouve opprimée, soit parce qu'on est une femme , soit parce qu'on n'est pas membre du parti au pouvoir... » Djeukam Tchameni

​DĂ©couvrez son parcours et son combat Ă  travers le rĂ©cit de l'Ă©crivain Arol Ketch.

​MalgrĂ© son engagement constant pour un Cameroun meilleur, Djeukam Tchameni subit une rĂ©pression politique depuis de nombreuses annĂ©es. Il se trouve aujourd'hui injustement incarcĂ©rĂ© dans le contexte des tensions post-Ă©lectorales. Cette crise, qui a fait de nombreuses victimes, a Ă©clatĂ© Ă  la suite du nouveau hold-up Ă©lectoral orchestrĂ© par Paul Biya et le RDPC, refusant d'admettre leur cuisante dĂ©faite face Ă  Issa Tchiroma lors de la prĂ©sidentielle de 2025.

25/05/2026

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

L’Union Pour le Changement dĂ©nonce une campagne de diffamation lĂąche et immorale visant Ă  dĂ©lĂ©gitimer les leaders de la rupture en 2025, Ă  falsifier l’histoire des luttes du Peuple du Changement et Ă  compromettre l’avenir des gĂ©nĂ©rations futures.

L’Union Pour le Changement (UPC 2025) exprime sa profonde indignation face aux prises de position, dĂ©clarations et publications relayĂ©es ces derniĂšres semaines dans certains espaces mĂ©diatiques et politiques, visant Ă  discrĂ©diter Anicet Ekane et sa progĂ©niture, Issa Tchiroma Bakary et Djeukam Tchameni, ainsi qu’à réécrire l’histoire de l’Union pour le Changement et plus largement, Ă  dĂ©lĂ©gitimer les acteurs ayant incarnĂ© la rupture politique au Cameroun en 2025.

L’histoire n’est pas seulement falsifiĂ©e par ceux qui ont vaincu par la force brute. Elle est aussi parfois dĂ©figurĂ©e par des nĂ©gationnistes Ă©gocentriques, des opportunistes qui, Ă  l’ombre des Ă©vĂ©nements tragiques, entreprennent de gratter les Ă©pitaphes des rĂ©sistants pour y inscrire des gloires rĂ©volues et de grossiĂšres calomnies.

L’épisode politique ayant suivi l’élection prĂ©sidentielle du 12 octobre 2025 constitue une dĂ©monstration inquiĂ©tante de cette dĂ©rive. Alors que la rĂ©pression Ă©tatique s’abattait avec une violence inouĂŻe sur les trois figures majeures de l’opposition camerounaise, une autre violence, plus silencieuse mais tout aussi destructrice, s’est progressivement installĂ©e : une campagne mĂ©thodique de dĂ©lĂ©gitimation, de dĂ©sinformation et de diffamation destinĂ©e Ă  effacer des hĂ©ritages politiques, brouiller la mĂ©moire collective et disqualifier ceux qui ont portĂ© la dynamique du changement en 2025.

Depuis novembre 2025, cette infame campagne cible particuliĂšrement :
‱ George Anicet EKANE, cofondateur de l’Union pour le Changement, kidnappĂ© le 24 octobre 2025 et dĂ©cĂ©dĂ© en dĂ©tention le 1er dĂ©cembre du fait de privation de soins mĂ©dicaux par le rĂ©gime RDPC;
‱ DJEUKAM TCHAMENI, cofondateur de l’Union pour le Changement, kidnappĂ© le 24 octobre 2025, et toujours injustement dĂ©tenu Ă  la prison politique de Kodengui ;
‱ Issa TCHIROMA BAKARY, candidat victorieux de l’Union pour le Changement Ă  l’élection prĂ©sidentielle d’octobre 2025, PrĂ©sident lĂ©gitime issu des urnes mais contraint Ă  l’exil ;

Ces attaques ignominieuses contre un mort (et sa progĂ©niture), un exilĂ© et un prisonnier d’opinion, Ă  un moment oĂč les cibles ne peuvent ni rĂ©pondre, ni se dĂ©fendre ou ni rĂ©tablir les faits sont non seulement immorales, mais elles constituent la forme la plus vile de lĂąchetĂ© politique. Le comble est qu’elles Ă©manent autant des officines du pouvoir RDPC mourant, que des zĂ©lateurs fanatisĂ©s d’un « ex- leader de l’opposition » Ă©goĂŻste et nostalgique de sa gloire passĂ©e, qui refuse de reconnaĂźtre la victoire de Issa Tchiroma Bakary. AprĂšs avoir preuve de ponce-pilatisme pendant la campagne prĂ©sidentielle et ratĂ© ainsi le train populaire du changement, il tente par des moyens hypocrites et indĂ©cents de se remettre au centre ou au-devant de la scĂšne politique.
L’UPC 2025 comprend que la campagne de diffamation et de diabolisation orchestrĂ©e par le rĂ©gime et son alliĂ© objectif ne vise pas uniquement trois individus dont on veut dĂ©truire l’image. Loin de lĂ  ! Il s’agit d’une entreprise structurĂ©e de manipulation de la mĂ©moire politique nationale qui suit une logique connue : effacer les rĂŽles historiques, inverser les responsabilitĂ©s, dĂ©lĂ©gitimer les survivants politiques et substituer aux faits des rĂ©cits tronquĂ©s et rĂ©visionnistes.

La campagne diabolique vise Ă  nullifier la premiĂšre dĂ©faite Ă©lectorale sĂ©rieusement encaissĂ©e par le pouvoir en place depuis plusieurs dĂ©cennies et Ă  tuer l’espoir qu’un tel Ă©vĂ©nement pourrait faire naĂźtre dans la conscience collective. Il s’agit d’effacer ce qui pourrait constituer, pour les gĂ©nĂ©rations prĂ©sentes et futures, la preuve qu’un ordre politique rĂ©putĂ© immuable peut ĂȘtre victorieusement dĂ©fiĂ©. L’objectif est de corrompre la mĂ©moire de cet Ă©vĂ©nement historique, de stĂ©riliser sa portĂ©e transformatrice et d’empĂȘcher qu’il ne devienne un prĂ©cĂ©dent politique pour les gĂ©nĂ©rations futures.

En salissant la mĂ©moire des hommes qui ont incarnĂ© cette brave sĂ©quence historique, les ennemis du Peuple cherchent Ă  rendre inopĂ©rante l’inspiration que leur parcours pourrait susciter demain ; Ă  couper le lien entre leur sacrifice et les futures mobilisations populaires ; Ă  effacer la rĂ©alitĂ© fondamentale d’un peuple et de ses trois leaders qui ont vaincu un systĂšme totalitaire et subi une rĂ©pression fĂ©roce, mais dont la lutte, mĂȘme inachevĂ©e, demeure un phare pour l’avenir.

L’UPC 2025 rĂ©affirme devant Dieu et le Peuple ses positions stratĂ©giques et organisationnelles :
‱ L’Union pour le Changement créée le 13 septembre 2025 par Anicet Ekane et Djeukam Tchameni est une Coalition du Peuple ; Ils en Ă©taient les co-prĂ©sidents.
‱ Le PrĂ©sident LĂ©gitime issu des urnes le 12 octobre 2025 est Issa Tchiroma Bakary, candidat consensuel investi par l’AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale de l’Union pour le Changement ;
‱ La boussole idĂ©ologique de l’Union pour le Changement est le Manifeste de la Transition et de la Refondation adoubĂ© par le Peuple camerounais ;
‱ Le Leader unique de l’Union pour le Changement est le PrĂ©sident Djeukam Tchameni, en attendant que le Manidem se dote d’un nouveau prĂ©sident consensuel pour occuper le fauteuil de feu Anicet Ekane en tant que co-prĂ©sident de l’UPC 2025.

Fait à Yaoundé, le 25 Mai 2026

Pour le Secrétariat administratif national de
l’Union Pour le Changement (UPC 2025)

Dr KAPTUE TABUE ANAS OUSSAMA

23/05/2026

📖 Nouveau Livre de Djeukam Tchameni Ă©crit en prison

Introduction

Lumpen radicalisme :
Une impasse historique.


L’Afrique n’est pas en panne de colĂšres. Elle n’est pas non plus en manque de discours radicaux, de dĂ©nonciations vĂ©hĂ©mentes, ni mĂȘme de sacrifices individuels. Ce dont elle souffre, en revanche, c’est d’un dĂ©ficit criard de pensĂ©e politique structurĂ©e. Dans cet espace laissĂ© vacant par l’absence de formation politique, de stratĂ©gie intelligente et de discipline collective, s’est dĂ©veloppĂ©e une pathologie idĂ©ologique qui parasite les luttes de libĂ©ration et Ă  laquelle je donne un nom : le lumpen radicalisme.

Le lumpen radicalisme se prĂ©sente comme une radicalitĂ©. Il en emprunte le vocabulaire, les postures et parfois mĂȘme les symboles historiques. Mais il n’en possĂšde ni la rigueur, ni la profondeur, ni l’efficacitĂ©. Il est l’expression politique de l’impatience, de l’ignorance et de la pensĂ©e simplificatrice. Il confond la colĂšre avec la conscience, l’invective avec l’analyse, la violence verbale avec le courage rĂ©volutionnaire. LĂ  oĂč la radicalitĂ© authentique cherche Ă  transformer les rapports de domination par une action collective Ă©clairĂ©e, le lumpen radicalisme se contente de gesticulations bruyantes, souvent spectaculaires, toujours stĂ©riles.

Ce phĂ©nomĂšne n’est pas marginal. Il s’est imposĂ© comme l’un des principaux obstacles internes Ă  la libĂ©ration politique du continent. Plus dangereux que la rĂ©pression des rĂ©gimes autoritaires, plus pernicieux que l’ingĂ©rence Ă©trangĂšre, le lumpen radicalisme agit de l’intĂ©rieur des forces du changement. Il dĂ©sorganise, divise, dĂ©crĂ©dibilise. Il transforme des revendications lĂ©gitimes en aventures hasardeuses, des luttes populaires en jacqueries sans horizon, et des espoirs collectifs en dĂ©sillusions rĂ©pĂ©tĂ©es.

L’une de ses caractĂ©ristiques majeures est son hostilitĂ© Ă  la formation politique. Le lumpen radical mĂ©prise la formation, se moque de l’histoire, rejette la thĂ©orie et soupçonne toute rĂ©flexion stratĂ©gique de trahison. Il Ă©rige l’ignorance en vertu rĂ©volutionnaire et fait de la simplification extrĂȘme un signe de puretĂ© idĂ©ologique. Incapable de penser la complexitĂ© des sociĂ©tĂ©s africaines contemporaines, il rĂ©duit le monde Ă  des oppositions binaires : amis contre ennemis, traĂźtres contre patriotes, faux opposants contre vrais combattants. Cette domination du tiers exclu Ă©touffe toute possibilitĂ© de pensĂ©e nuancĂ©e et d’action sophistiquĂ©e.

Le lumpen radicalisme prospĂšre Ă©galement sur le mythe du raccourci historique. Il promet la libĂ©ration par enchantement, la victoire sans organisation, le changement sans effort prolongĂ©. Il vend aux peuples Ă©puisĂ©s l’illusion qu’il suffit de provoquer, de vocifĂ©rer ou de casser pour renverser des systĂšmes de domination solidement construits. Or, l’histoire universelle est sans Ă©quivoque : aucune transformation sociale profonde et durable n’a jamais Ă©tĂ© le fruit de l’improvisation, de l’émotion brute ou du refus de penser.

Le lumpen radicalisme est un terreau fertile pour le Messianisme politique. Il favorise l’émergence de charlatans Ă  l’égo surdimensionnĂ© qui vendent aux masses dĂ©sespĂ©rĂ©es de la poudre de Perlimpinpin. Les partis politiques deviennent des sectes dans lesquelles des ouailles fanatisĂ©es vouent un culte aveugle Ă  des gourous autoproclamĂ©s. Le chauvinisme partisan, exacerbĂ© Ă  l’extrĂȘme, plombe toute possibilitĂ© d’alliance stratĂ©gique. La mĂ©fiance gĂ©nĂ©ralisĂ©e annihile toute unitĂ© d’action. Les rĂ©gimes autoritaires en place s’en frottent les mains.

En Afrique, cette pathologie infantile a dĂ©jĂ  coĂ»tĂ© cher. Elle a conduit Ă  des impasses sanglantes, Ă  des États dĂ©truits, Ă  des sociĂ©tĂ©s fragmentĂ©es, et Ă  des gĂ©nĂ©rations sacrifiĂ©es sur l’autel de la naĂŻvetĂ© politique. Trop souvent, sous couvert de radicalitĂ©, elle a ouvert la voie Ă  de nouvelles formes de domination, parfois plus brutales encore que celles qu’elle prĂ©tendait combattre. Car dĂ©truire un rĂ©gime n’est pas libĂ©rer un peuple. Et renverser un dictateur ne signifie pas transformer un systĂšme.

Ce livre part d’un postulat simple mais exigeant : la rĂ©volution est une science, pas une incantation. Elle requiert une comprĂ©hension fine des rapports de forces, une lecture rigoureuse des classes sociales, une stratĂ©gie patiente et une Ă©thique politique claire. Le lumpen radicalisme est l’antithĂšse de cette dĂ©marche. Tant qu’il continuera Ă  dominer l’imaginaire contestataire, la libĂ©ration politique de l’Afrique restera une promesse sans cesse diffĂ©rĂ©e.

Cet ouvrage se propose de nommer un mal, d’en analyser les mĂ©canismes, d’en montrer les dĂ©gĂąts, et surtout de rappeler que la libertĂ© ne se conquiert ni dans la prĂ©cipitation, ni dans l’ignorance, ni dans le chaos. Elle se gagne par un peuple politiquement conscient, organisĂ©, disciplinĂ© et capable de penser au-delĂ  de l’instant.

Ce livre s’adresse Ă  celles et ceux qui refusent les illusions faciles, qui acceptent la complexitĂ© de la lutte et qui comprennent que la rĂ©volution vĂ©ritable commence toujours par une exigence intellectuelle envers soi-mĂȘme.

Le livre est disponible sur Amazon đŸ‘‰đŸœhttps://www.amazon.fr/dp/B0GZ2ZKNTY

22/05/2026

📖 Nouveau Livre de Djeukam Tchameni Ă©crit en prison

PREFACE

À une Ă©poque marquĂ©e par la multiplication des discours radicaux, des postures de rupture et des indignations permanentes, il devient nĂ©cessaire de distinguer la radicalitĂ© qui transforme, la radicalitĂ© refondatrice, progressiste ou rĂ©volutionnaire, de celle qui dĂ©sorganise, ralentit la marche de l’Histoire. On ne saurait faire l'Ă©conomie de cet effort de clarification intellectuelle et politique.

Cet ouvrage se propose d’interroger une dĂ©rive spĂ©cifique, devenue centrale dans de nombreux contextes de lutte contemporains : un radicalisme sans mĂ©thode, sans formation et sans stratĂ©gie, qui confond la colĂšre avec la conscience politique et la posture avec l’engagement historique. Ce phĂ©nomĂšne, que l’auteur appelle « lumpen radicalisme », est analysĂ© ici comme une pathologie interne aux forces du changement, et non comme une simple exagĂ©ration discursive ou un excĂšs de zĂšle militant.

La singularitĂ© de ce livre tient Ă  sa double ambition. D’une part, il propose une analyse doctrinale rigoureuse des mĂ©canismes idĂ©ologiques, cognitifs et organisationnels qui alimentent le faux radicalisme : pensĂ©e binaire, messianisme politique refus de la formation, impatience stratĂ©gique, intĂ©grisme idĂ©ologique, fĂ©tichisation de la violence verbale et fascination pour les raccourcis historiques. D’autre part, il s’inscrit dans une perspective rĂ©solument stratĂ©gique, en posant des questions pertinentes : Pourquoi tant de luttes lĂ©gitimes produisent-elles si peu de transformations durables? Que faire pour sortir du cycle des Ă©checs Ă  rĂ©pĂ©tition pour en augmenter les chances de succĂšs ?

L’ouvrage se distingue Ă©galement par son rapport assumĂ© au temps long. Loin des essais conjoncturels dictĂ©s par l’actualitĂ© immĂ©diate, il s’appuie sur un corpus de publications faites par l’auteur sur les rĂ©seaux sociaux de 2016 Ă  2021, prĂ©sentĂ©es en annexes et mobilisĂ©es comme rĂ©fĂ©rences internes. Ce choix Ă©ditorial confĂšre au propos une cohĂ©rence rare et permet au lecteur de mesurer la continuitĂ© de la rĂ©flexion, ainsi que sa maturation progressive. Le livre ne parle pas aprĂšs coup ; il a Ă©tĂ© pensĂ© dans la durĂ©e.

En refusant le confort des rĂ©ponses simplistes, ce travail assume une exigence intellectuelle qui pourra dĂ©ranger. Il rappelle que la rĂ©volution n’est ni une Ă©motion, ni un slogan, ni un Ă©vĂ©nement improvisĂ©, mais une science appliquĂ©e, nĂ©cessitant formation, discipline, organisation et sens de l’histoire.

À ce titre, l’ouvrage s’adresse autant aux militants qu’aux cadres politiques, aux formateurs, aux intellectuels engagĂ©s et Ă  tous ceux qui considĂšrent que la libĂ©ration des peuples ne peut ĂȘtre laissĂ©e aux mains de l’improvisation ou du charlatanisme.

« Lumpen radicalisme : maladie infantile des nĂ©o-opposants » n’est pas un appel Ă  la modĂ©ration. C’est un appel Ă  la radicalitĂ© mature. Une radicalitĂ© qui accepte la complexitĂ© du rĂ©el, qui s’inscrit dans le temps long, qui forme des cadres alternatifs plutĂŽt que de pro-duire des hĂ©ros Ă©phĂ©mĂšres, et qui juge les idĂ©es Ă  l’aune de leur efficacitĂ© histo-rique plutĂŽt que de leur charge Ă©mo-tionnelle.

Dans un contexte oĂč la tentation du raccourci est grande et oĂč les colĂšres sont souvent instrumentalisĂ©es, cet ouvrage propose une boussole intellectuelle prĂ©cieuse. Il invite Ă  rompre avec l’amateurisme adolescent dans la lutte politique pour engager, enfin, la longue marche consciente vers la libertĂ©.

J’aimerais terminer cette prĂ©face en remerciant chaleureusement mon FrĂšre Djeukam Tchameni, un panafricaniste dans l’ñme, pour cette importante contribution Ă  la construction d'une nouvelle pensĂ©e rĂ©volutionnaire africaine et universelle.

Maiga Alzouma
Africain tout court
Niamey - Niger

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21/05/2026

FĂȘte de l’UnitĂ© : L'unitĂ© n'a de valeur que dans la libertĂ© et la justice.

​Hier, le Cameroun cĂ©lĂ©brait sa fĂȘte nationale. Mais peut-on rĂ©ellement parler d’unitĂ© nationale lorsque des citoyens, des leaders d'opinion et des acteurs politiques sont privĂ©s de leur libertĂ© pour avoir simplement pensĂ© diffĂ©remment ?

​Le ComitĂ© pour la LibĂ©ration des Prisonniers d’Opinion au Cameroun (CLPO) rĂ©itĂšre son appel pressant pour la libĂ©ration immĂ©diate de Djeukam Tchameni et de l'ensemble des prisonniers politiques. Une nation forte ne s'enferme pas ; elle dialogue.

​

18/05/2026

Mme Makini Tchameni pense que le combat n'est qu'au début et qu'on finira par obtenir la libération de Djeukam Tchameni et de tous les prisonniers politiques.

15/05/2026

𝐈𝐧𝐧𝐹𝐯𝐚𝐭𝐱𝐹𝐧 𝐞𝐭 đ‘đžÌđŹđąđŹđ­đšđ§đœđž : 𝐋'đšđŻđžđ§đ­đźđ«đž đˆđ§đ­đžđ„đšđ«

En 1985, aprĂšs un MBA aux États-Unis, Djeukam Tchameni retourne au Cameroun avec une ambition claire : mettre ses compĂ©tences au service de son pays. RecrutĂ© par la multinationale pĂ©troliĂšre Pecten avec un salaire prestigieux de 690 000 F, il dĂ©missionne pourtant aprĂšs seulement 40 jours, refusant de cautionner les privilĂšges inacceptables des sociĂ©tĂ©s Ă©trangĂšres au dĂ©triment du peuple camerounais.

𝐋𝐚 𝐧𝐚𝐱𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 đ„'đˆđ§đ­đžđ„đ„đąđ đžđ§đœđž đ€đ«đ­đąđŸđąđœđąđžđ„đ„đž, 𝐈𝐧𝐜. (𝐈𝐍𝐓𝐄𝐋𝐀𝐑)

Refusant de devenir un simple salariĂ© du systĂšme, il fonde en 1986 sa propre sociĂ©tĂ© : L'Intelligence Artificielle, Inc., en abrĂ©gĂ© INTELAR. Son premier succĂšs : l'informatisation d'un supermarchĂ© pour un contrat de 250 000 F par mois. Mais son vĂ©ritable rĂȘve est ailleurs : crĂ©er un « brain-trust » capable d'inventer des technologies locales pour rompre la dĂ©pendance vis-Ă -vis de l'Occident.

đ‘đšđŠđŹđžÌ€đŹ 𝐈 : 𝐋𝐞 đ©đ«đžđŠđąđžđ« đšđ«đđąđ§đšđ­đžđźđ« đšđŸđ«đąđœđšđąđ§

Constatant que les ordinateurs importĂ©s ne supportent ni la chaleur ni la poussiĂšre, Djeukam s'entoure d'experts pour concevoir une machine adaptĂ©e. En 1987, la sociĂ©tĂ© crĂ©e RamsĂšs I, le premier ordinateur africain conçu pour ĂȘtre "auto-climatisĂ©". AprĂšs avoir fait fabriquer les coques Ă  Taiwan selon un cahier des charges strict contre la poussiĂšre, l'assemblage final de la machine est rĂ©alisĂ© fiĂšrement au Cameroun.

𝐋𝐚 𝐟𝐱𝐧 𝐝'𝐼𝐧𝐞 đžÌ€đ«đž 𝐞𝐭 đ„'đžđ±đąđ„ 𝐚𝐼 đđźđ«đ€đąđ§đš

De 1986 Ă  1991, Djeukam Tchameni dirige cette entreprise pionniĂšre en tant que DG. Cependant, l'aventure prend fin brusquement avec la destruction de la sociĂ©tĂ© en aoĂ»t 1991. Contraint au dĂ©part, il s'installe au Burkina Faso en septembre 1991, oĂč il fonde Intellar-Burkina pour poursuivre son action dans le conseil en organisation et le dĂ©veloppement logiciel.

Et aprÚs ? pourquoi sa société a-t-elle été détruite ? Découvrez la suite des coulisses de cette lutte, pour comprendre l'homme fort qu'est Djeukam Tchameni ainsi que sa vision dans le livre de Enoh Meyomesse : "Djeukam Tchameni : Une vie pour la révolution"

11/05/2026

đƒđžÌđŹđ­đšđ›đąđ„đąđŹđšđ­đąđšđ§ : 𝐋𝐞𝐬 đŠđšđ§Ć“đźđŻđ«đžđŹ 𝐝𝐼 đ©đšđźđŻđšđąđ«

En 1991, face à la montée en puissance de la Coordination (UPC-MANIDEM, Cap Liberté et le Parlement Estudiantin), le régime a déployé des trésors d'imagination pour nous briser. Les "officines du pouvoir" avaient une mission claire : infiltrer, diviser et mettre fin aux "villes mortes" par tous les moyens.

𝐋'đšđŸđŸđšđąđ«đž đ‹đšđ©đąđ«đš 𝐝𝐞 𝐌𝐛𝐚𝐧𝐠𝐚

L'une des opĂ©rations les plus marquantes fut l'utilisation du musicien Lapiro de Mbanga. Convaincu par le duo FochivĂ©-Dzongang de mener une sĂ©rie de concerts pour appeler Ă  la fin des villes mortes, Lapiro s'est retrouvĂ© au cƓur d'une tempĂȘte politique.

Pourtant, nous l'avions prévenu : « Tu as signé la résolution de la Coordination. Si tu mÚnes des actions contre elle, tu te mettras en difficulté avec le Peuple. » Ignorant nos conseils, son premier concert à Akwa tourna au drame : projectiles, véhicule incendié et une fuite in extremis vers Yaoundé sous la protection de Fochivé.

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AprÚs l'échec de la force brute, le tandem Paul Biya - Sadou Hayatou a utilisé la ruse : la Conférence Tripartite de septembre 1991. En promettant des postes ministériels, ils ont réussi à diviser l'opposition.

Anicet EkanĂ© et moi-mĂȘme avons opposĂ© une fin de non-recevoir Ă  leurs offres de gouvernement d'union nationale. Si certains ont cĂ©dĂ© Ă  "l'entrisme", la Coordination, bien que disloquĂ©e, a vu naĂźtre une nouvelle force : l'ARC-CNS.

𝐋𝐞𝐬 đ«đžÌđŹđšđ„đźđ­đąđšđ§đŹ 𝐞𝐭 đ„đž 𝐬𝐭𝐚𝐭𝐼 đȘ𝐼𝐹

De cette Tripartite sont nĂ©s l'ONEL (ancĂȘtre d'ELECAM) et le principe de la dĂ©centralisation. Pourtant, il a fallu attendre 1996 pour que cela soit inscrit dans la Constitution, et prĂšs de 20 ans pour en voir un dĂ©but d'application. MalgrĂ© les tempĂȘtes, le noyau dur de la rĂ©sistance, portĂ© par Cap LibertĂ© et l'UPC-MANIDEM, est restĂ© debout.

Et aprÚs ? Découvrez la suite des coulisses de cette lutte dans le livre de Djeukam Tchameni : "ANICET EKANE, Mon compagnon de lutte"

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