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*Alpha Condé : une voix qui continue de résonner pour une partie de la jeunesse camerounaise et africaine*L’histoire ret...
17/05/2026

*Alpha Condé : une voix qui continue de résonner pour une partie de la jeunesse camerounaise et africaine*

L’histoire retiendra qu’Alpha Condé a marqué son époque par un parcours de combattant pour la démocratie et la souveraineté africaine. Professeur, opposant historique, puis premier président démocratiquement élu de la Guinée en 2010, il incarne pour beaucoup le symbole d’une génération qui a refusé de baisser les bras face à l’autoritarisme.

Aujourd’hui, bien qu’écarté du pouvoir, et reclus dans le cachot que ses bourreaux ont aménagé pour le démolir complètement, une partie de la jeunesse camerounaise et africaine continue de lui réitérer son soutien. Pourquoi ? Parce qu’au-delà des clivages politiques, ces millions de jeunes voient en lui la figure d’un dirigeant qui a porté haut l’idée d’une Afrique qui prend en main son destin. Son insistance sur l’indépendance économique, la valorisation des ressources minières du continent et la nécessité d’une intégration africaine forte résonnent particulièrement auprès des jeunes qui refusent l’héritage de la dépendance.

Cette posture souverainiste et panafricaniste a peut être précipité sa chute du pouvoir. Pourtant le Professeur Alpha Condé n'a pas renoncé à son combat le plus noble. Il demeure préoccupé par l'avenir d'une jeunesse africaine que certains ont choisi d'hypotéquer. Le professeur président travaille et travaille encore et encore et se tient prêt à se jetter à nouveau dans la marre si l'opportunité venait à se présenter. L'Afrique la nation la Jeunesse voilà son triptyque.

Pour cette jeunesse, soutenir Alpha Condé, c’est soutenir l’idée que l’engagement politique ne s’arrête pas à une alternance ou à un départ du pouvoir. C’est reconnaître un parcours de lutte, une constance dans le discours sur la dignité africaine, et une volonté de voir émerger des États africains debout et maîtres de leurs choix.

Dans les débats en ligne, sur les campus et dans les mouvements citoyens, son nom revient encore comme une référence. Preuve que pour une partie de la jeunesse du continent, l’homme peut être mis à l’écart, mais pas les idées qu’il a défendues.

*L’Afrique avance avec sa mémoire et ses voix. Et pour beaucoup de jeunes camerounais et africains, celle d’Alpha Condé en fait encore partie.*

Michel MBARGA journaliste Politique grand Reporter Consultant en Communication.

La crise dite de la Xénophobie en Afrique du Sud n'a pas encore terminé de livrer ses enseignements. Alors même que la p...
17/05/2026

La crise dite de la Xénophobie en Afrique du Sud n'a pas encore terminé de livrer ses enseignements. Alors même que la plupart des analyses sur le sujet se sont jusqu'ici accommodées d'une certaine superficialité, j'ai pris sur moi de proposer à votre lecture cet éditorial d'une figure de la conscience panafricaine moderne. Son parcours et ses références viennent vous vous en douter sûrement, légitimer d'avantage sa posture, son propos.

Lisons

Éditorial – Xénophobie en Afrique du Sud ? Et si c'est le symptôme des limites de l’intégration économique africaine ?

Par Gabriel MVOGO SAINT

Les violences récurrentes visant les migrants africains en Afrique du Sud ne sont ni des accidents, ni de simples dérives sociales. Elles sont le symptôme visible d’une limité plus profonde : celle de l’intégration économique africaine. Derrière les discours de solidarité et d’unité, la réalité du continent reste celle d’économies, certes croissantes, mais fragmentées, concurrentes et insuffisamment connectées.

L’Afrique du Sud concentre, à elle seule, les contradictions de ce système. Économie relativement plus industrialisée, elle attire logiquement des flux migratoires régionaux. Mais cette attractivité repose sur des déséquilibres structurels : écarts de développement, faiblesse des opportunités économiques dans plusieurs pays voisins, et limite du continent à créer des pôles de croissance diversifiés. En d’autres termes, l’Afrique du Sud paie aussi le prix des insuffisances économiques de son environnement régional.

Dans ses centres urbains, la tension est désormais mécanique. Une main-d’œuvre locale confrontée à un chômage massif se retrouve en concurrence directe avec des migrants souvent plus flexibles, insérés dans des circuits informels et prêts à opérer à des coûts plus faibles. Ce type de confrontation, dans n’importe quelle économie, produit des frictions. Mais en Afrique, elle dégénère plus facilement, faute de régulation efficace et de politiques économiques structurantes.

Attribuer ces violences à une simple xénophobie relève d’un contresens analytique. La réalité est plus brutale pour nous africains : il s’agit d’un conflit de survie économique dans un espace où les opportunités sont rares et pas assez réparties. Et ce conflit est amplifié par l’absence d’un véritable marché africain intégré.

Les chiffres sont sans appel. Le commerce intra-africain plafonne autour de 15 % des échanges totaux du continent. Ce niveau n’est pas seulement faible : il est révélateur d’un système économique disloqué, où les pays africains commercent davantage avec le reste du monde qu’entre eux. Cette situation empêche la formation de chaînes de valeur régionales, limite l’industrialisation et entretient une dépendance structurelle aux marchés extérieurs.

Dans un tel environnement, la mobilité africaine ne s’inscrit pas dans une logique d’intégration économique, mais dans une dynamique opportuniste et désorganisée. Les migrants ne circulent pas dans un espace économique structuré ; ils naviguent entre des économies nationales cloisonnées, souvent incapables d’absorber leur propre population active. Le résultat est prévisible : la mobilité devient un facteur de tension plutôt qu’un moteur de croissance.

Ce constat renvoie à un choix historique contestable. Depuis la création d’Organisation de l’unité africaine jusqu’à l’actuelle Union africaine, l’intégration du continent a été pensée prioritairement sur un plan politique, sans que les mécanismes économiques nécessaires ne soient réellement opérationnalisés. Cette inversion des priorités a produit une architecture institutionnelle ambitieuse, mais économiquement peu attractive et donc peu efficace.

À l’inverse, l’expérience de Union européenne rappelle une réalité simple : ce sont les interdépendances économiques qui rendent l’intégration irréversible. La Communauté européenne du charbon et de l'acier n’était pas un projet symbolique, mais un mécanisme concret liant les économies nationales autour d’intérêts matériels partagés. L’Afrique, elle, a trop souvent produit des engagements politiques sans créer les dépendances économiques qui les soutiennent. (Je ne nierai pas ici les multiples defi sécuritaires auxquels les pays africains font faces).

Certes, la Zone de libre-échange continentale africaine représente une avancée stratégique. Il est de bon ton de reconnaitre que beaucoup d'efforts sont fourni pas les décideurs, cependant, sans infrastructures, sans harmonisation réglementaire, sans mécanismes financiers efficaces et sans volonté réelle de transformation industrielle, elle risque de rester un cadre théorique de plus. Un marché continental ne se décrète pas : il se construit par des flux réels, des investissements croisés et des intérêts économiques convergents.

Dans ce contexte, les violences en Afrique du Sud apparaissent pour ce qu’elles sont réellement : non pas une anomalie nationale, mais le révélateur d’un déséquilibre continental. Elles exposent les limites d’un système où les économies africaines restent trop faibles, trop isolées et trop concurrentes pour absorber leurs propres dynamiques démographiques.

Continuer à traiter ces crises sous l’angle moral ou sécuritaire local sans s’attaquer à leurs racines économiques revient à gérer les symptômes en ignorant la maladie. Tant que l’Afrique ne produira pas un véritable espace économique intégré capable de créer massivement des opportunités, de structurer la mobilité et de réduire les écarts de développement ces tensions ne disparaîtront pas.

Les défis restent considérables et appellent une accélération de la mise en œuvre des politiques économiques communes, ainsi qu’un renforcement des mécanismes d’inclusion et de coopération entre États. L’enjeu n’est pas de remettre en cause les choix institutionnels effectués, mais de les accompagner d’une efficacité accrue sur le terrain économique et social.

Dans cette perspective, les difficultés actuelles doivent être comprises non comme des échecs définitifs, mais comme des signaux d’alerte invitant à approfondir et à ajuster le projet d’intégration africaine. C’est à cette condition que le continent pourra transformer ses défis en leviers de croissance partagée et de stabilité durable. Nous avons commencé par l'intégration politique, alors, les politiques doivent être pragmatiques afin que le re**rd économique soit rattrapé.

Gabriel MVOGO,

Président du Système Européen de Coopération, Fondateur du YOUTH INSTITUTE USA.

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29/08/2025

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*Il fallait un* *miracle* , *on* *a eu Tchiroma* *!*

Issa Tchiroma Bakary(Itb) est donc candidat à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. L’info est authentique, et non issue d’un sketch de Kankan ou Dieudonné. Alors, posons-nous la bonne question. Et si c’était lui ? Et si c’était lui, le troisième président de la république du Cameroun ? Il en a le profil, le bonhomme !

Un. Itb a le verbe haut comme les Sarkozy, Mélenchon ou Kennedy. Deux. Il est un ex-ministre de la république. Donc, il connait les affaires publiques. Trois. Il est bagnard, m’enfin, ancien. Même si une lettre exhumée, attribuée à J.M Atangana Mebara, lui voue encore cet avenir sombre. Mais au moins, le Bakary a de quoi se rêver en Nelson Mandela, L**h Waleça ou Lula. Ces héros modernes sortis droit de la Bastille pour s’installer sur le trône. Ainsi, la célébrité est parfois attachée à la cuisse du pénitencier. Quelle destinée ! Un certain Christ en pâlirait de jalousie !

*Du pur Kankan*

En tout cas, il fallait oser. Le président-candidat du Front pour le salut national du Cameroun, l’a fait ! Après avoir passé 15 ans à cirer les pompes d’un Renouveau sénile, voilà Tchiroma enfile le costume de « sauveur du Cameroun ». J’adore ! Tant p*s pour ceux qui le croyaient empaillé, rangé au rayon figurants pittoresques du Biyaïsme finissant (ou fini ?), lui qui, jadis, hurla contre la dictature de Paul. Mais non, il a goûté au nectar du pouvoir, et il a aimé. Il s’est alors mué en poète officiel du régime. Avec une audace extraordinaire. Zeus ! C’est à peine si le pilier devenu dissident ne nous avait convaincus que les coupures d’électricité étaient un signe de progrès ! Un peu comme Jean de Dieu Momo qui n’a jamais aperçu une seule poubelle dans les rues défoncées de Yaoundé ! Du pur Jean Miché Kankan ? Aujourd’hui, le champion ès retournements de gandoura, se rêve en résurrecteur du pays. C’est le plus important. Il a vu Paul, 92 ans au compteur, somnoler sur son trône d’ivoire. Et là, dans une bouffée de clairvoyance(sur le t**d), il se dit : « je peux faire pareil, mais éveillé ! »

*Rebâtir* *le Cameroun avec* *des briques*

Son projet politique d’Issa Tchiroma ? « Replacer le peuple au pouvoir ». Il était temps ! Du genre à dire : « je vais bâtir un nouveau Cameroun ». Question : avec des briques ou des tweets ? Tchiroma, c’est ce type au bistrot de « Chez Baba », qui crie à l’injustice en sirotant une bière payée par Mister Moulinex. En 2025, le voilà donc prêt à refonder la nation. Lui ! Comme si le chauffeur du corbillard se proposait de conduire l’ambulance. Et attention, il ne doute de rien. Il promet : un mandat unique de transition, un gouvernement d’union patriotique, un transfert pacifique du pouvoir à la nouvelle génération, une réforme du code électoral (bulletin « inique », deux tours), l’adoption du fédéralisme. Et patatras !

Que c’est beau ! Néanmoins, ouvrons l’œil et les deux oreilles. Issa Tchiroma Bakary, c’est l’art de ne jamais dire « adieu!», seulement « à tout à l’heure !» Il ne démissionne pas, il mue. Je reste persuadé qu’il marque une pause stratégique vis-à-vis du régime de Paul. Maitre ès retournements, il a fait de la gandoura un vêtement de survie, taillé pour traverser tous les naufrages. A ce propos, l’histoire des chantiers navals enseigne qu’on ne confie pas la construction du bateau à celui qui, hier, a défendu le naufrage.

*Le mutant*

Cette chronique a été publié dans les colonnes du quotidien Mutations de ce jeudi 228 AOÛT 2025.

https://youtu.be/_GFsIeuXzJA?feature=sharedVeuillez trouver dans le lien ci joint un extrait d'une intervention du Profe...
15/01/2025

https://youtu.be/_GFsIeuXzJA?feature=shared

Veuillez trouver dans le lien ci joint un extrait d'une intervention du Professeur Christophe Mbida Mindzié consultant permanent de l'émission Regard Sur la Diplomatie. Une émission présentée par Yves Modeste Ngue et diffusée sur les antennes de Jambo Radio une station qui émet depuis Glasgow en Écosse.

Un anthropologue qui avait l'Afrique chevillée au corps et à l'esprit. Pédagogue de la simplicité,  militant de la cause...
15/01/2025

Un anthropologue qui avait l'Afrique chevillée au corps et à l'esprit. Pédagogue de la simplicité, militant de la cause panafricaine, le professeur Christophe Mbida Mindzié vient de quitter les rangs de ce pèlerinage terrestre qu'il a entamé il y'a une soixantaine d'années.

Chef de département à l'université de Yaoundé 1 la simplicité et la constance de cet intellectuel m'ont charmé dès notre première rencontre en 2019 à la faveur d'un plateau de Regard Sur la Diplomatie présenté à l'époque sur les antennes de Royal FM par Yves Modeste Ngue. Que dire de son éternelle disponibilité à toujours répondre présent à chaque invitation où sollicitation d'étudiant ou de journaliste.

Notre dernière discussion téléphonique, date de Novembre 2024, j'avais souhaité que l'homme participe à l'émission INTERNATIONAL sur For You MEDIA Africa. Contraint par des obligations familiales il m'avait alors avec son chaleureux sourire brodé en coin j'imagine répondu ... "Ce n'est que partie remise Monsieur MBARGA"

Professeur Christophe Mbida Mindzié : que la terre de nos ancêtres de la Mefou Afamba te soit légère.

08/01/2025

L' évangile selon l'abbé Etienne Bakaba prêtre catholique dans l'archidiocèse de Douala et diplômé de l'Ecole Supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (ESSTIC) revendique la clarté d'un propos journalistique.

Pour lui l'équation est simple: Paul Biya doit aller se reposer!

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