ⴷⵣⴰⵢⴻⵔ ⴰⵙⴽⴰⵙⵉ ⵖⴰⴼ ⴰⵡⴰⵏⴻⴽ Algérie débat sur l'État الجزائر نقاش حول الدولة

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ⴷⵣⴰⵢⴻⵔ ⴰⵙⴽⴰⵙⵉ ⵖⴰⴼ ⴰⵡⴰⵏⴻⴽ Algérie débat sur l'État Algeria debate State الجزائر نقاش حول الدولة

13/05/2026
12/05/2026

PUBLICATION DE Karim Tabbou كريم طابو
Je me suis rendu ce matin à la caserne afin d’apposer ma signature sur le registre du juge d’instruction.

Comme je l’avais annoncé précédemment, je consacre mon billet de la semaine à l’une des propositions que j’ai adressées aux amis et camarades du Hirak, aux cadres politiques, universitaires et académiques, ainsi qu’à plusieurs animateurs connus sur les réseaux sociaux.

L’objectif était de susciter un débat, de l’enrichir collectivement et de rechercher ensemble les voies les plus pertinentes pour mener nos combats et agir en faveur de la concrétisation de nos idéaux démocratiques.

Le contenu de ce projet demeure accessible à toute personne souhaitant y adhérer ou en prendre connaissance dans le détail

🔴𝐏𝐑𝐎𝐏𝐎𝐒𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐄𝐆𝐈𝐐𝐔𝐄

À chaque fois que l’impasse politique atteint son paroxysme, la question « Que faudrait-il faire ? » revient au centre des débats.
Si cette interrogation est légitime, certains s’en servent surtout pour se décharger de toute responsabilité. Plus grave encore, d’autres, en tentant de ruser avec l’histoire et de contourner toute logique, l’utilisent pour justifier leur renoncement, voire leur repentance politique.
Posée sereinement, cette question traduit pourtant une véritable attente de clarification stratégique ainsi qu’un besoin de repenser l’action dans un contexte marqué par la restriction des libertés et le rétrécissement des espaces autonomes.
Toute réflexion sérieuse doit partir d’un constat lucide : dans leur fonctionnement actuel, les cadres institutionnels n’offrent que des marges d’action extrêmement réduites et tendent, pour l’essentiel, à reproduire les logiques du pouvoir. Dans ces conditions, l’idée d’une transformation de l’intérieur relève davantage de l’illusion que d’une perspective réelle.
Face à cette contrainte structurelle, un principe doit prévaloir : celui de la responsabilité située.
Il s’agit de revenir à l’essentiel : chacun doit agir dans son propre champ, en mobilisant ses compétences et les moyens dont il dispose.
Une telle démarche repose sur une complémentarité des rôles : le journaliste renforce l’autonomie et la crédibilité de l’information ; le syndicaliste défend les droits sociaux et les libertés collectives ; le juriste œuvre pour l’État de droit et l’égalité ; les acteurs culturels et associatifs nourrissent les dynamiques citoyennes ; les intellectuels structurent la pensée critique ; les responsables politiques donnent de la cohérence à l’action et organisent le débat public.
L’efficacité collective dépend à la fois de la solidité de ces engagements sectoriels et de leur articulation politique.
Le contexte actuel se caractérise par un durcissement juridique croissant, un maillage sécuritaire dense et une pression constante sur les acteurs politiques, associatifs et médiatiques. À terme, ces contraintes produisent des effets profonds : intériorisation de la peur, autocensure, fragmentation des initiatives, affaiblissement de la confiance collective et banalisation des atteintes aux droits.
Le silence face aux abus — interdictions arbitraires, harcèlement judiciaire ou scandales étouffés — ne contribue pas seulement à cette normalisation ; il affaiblit également les capacités de résistance.
Dans ce contexte, les stratégies fondées sur une transformation interne des institutions se heurtent à des limites structurelles évidentes. Entretenir l’idée d’un changement endogène sans modification préalable des rapports de force comporte plusieurs dangers : détournement des enjeux, légitimation implicite de structures verrouillées et désorientation des acteurs.
Il devient donc nécessaire de passer d’une logique de réaction à une logique de construction, fondée sur la coordination, la formation et la production stratégique.
C’est dans cette perspective que j’ai proposé, il y a plusieurs années, la création d’une Académie des droits et des libertés.
Ce projet a été soumis à de nombreux universitaires, militants, responsables politiques et acteurs du Hirak. À mes yeux, une telle structure devait constituer un levier de structuration de l’action collective : mise en réseau des compétences, articulation des initiatives dispersées, renforcement de la cohérence stratégique et transmission des savoirs.
Elle offrirait également un cadre de formation au développement de compétences politiques, juridiques et organisationnelles.
Des universitaires, avocats, acteurs politiques et culturels ont exprimé leur volonté d’y contribuer. D’autres demeuraient plus hésitants, s’interrogeant sur l’étroitesse des marges d’action disponibles.
Le projet a néanmoins été enrichi par de nombreuses contributions de qualité, notamment issues de la diaspora, même si sa concrétisation a été reportée à plusieurs reprises.
𝐋’𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐞́𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐥𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜.
Elle constituerait également un espace de soutien aux acteurs exposés à la répression, en facilitant la mutualisation des ressources et la capitalisation des expériences.
Dans cette logique de pédagogie politique, il serait essentiel de produire des analyses rigoureuses des dispositions législatives portant atteinte aux libertés publiques, notamment celles contraires aux engagements internationaux de l’Algérie.
𝐋’𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 : 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫.
Il s’agirait aussi de porter un plaidoyer constant en faveur de l’État de droit, tout en mettant en lumière les dérives du pouvoir et l’instrumentalisation de la justice.
Cette démarche est d’autant plus nécessaire que la justice, censée protéger les libertés des citoyens, est devenue l’un des instruments de l’arbitraire.
La question de la liberté de la presse occupe, à cet égard, une place centrale. À travers ses dispositions restrictives, la loi sur l’information place le champ médiatique sous tutelle et réduit la presse à un instrument de propagande.
L’enjeu n’est donc pas seulement de dénoncer ces restrictions, mais de réaffirmer les principes déontologiques et la mission fondamentale de la presse : informer, éclairer et servir le citoyen.
Les lois liberticides — qu’il s’agisse de l’information, des associations, des partis politiques, des élections, du code de la famille ou du code de procédure pénale — doivent faire l’objet d’un travail de décryptage, d’explication et, si nécessaire, de dénonciation.
Mais la dénonciation seule ne suffit plus. Il existe un besoin urgent de pédagogie et de clarification afin de permettre une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre et de reconstruire une capacité d’action collective.
Dans cette perspective de remobilisation citoyenne, une attention particulière doit également être accordée à certains textes récents, notamment la loi sur les mines et le code des investissements. Il importe d’en analyser les logiques profondes et d’en éclairer les implications sur la souveraineté nationale ainsi que sur les équilibres économiques de long terme.
Certaines orientations contenues dans ces dispositifs font peser des risques sérieux sur l’avenir de générations entières, au profit de choix dictés par des considérations politiques immédiates.
Ces risques sont aggravés par le déficit de légitimité et la faiblesse des capacités de gouvernance, susceptibles de conduire à des décisions lourdes de conséquences sur les plans économique, politique et stratégique.
À moyen terme, la mise en place d’une Académie des droits et des libertés permettrait une montée en compétence des acteurs engagés, une meilleure coordination des dynamiques existantes et l’émergence d’alternatives crédibles.
Elle contribuerait ainsi à renforcer la résilience collective et à inscrire l’action dans une perspective de transformation durable.
Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus seulement de résister, mais de créer les conditions d’une action efficace et pérenne. Cela suppose d’assumer pleinement nos responsabilités dans chaque champ d’action, de refuser les illusions de réforme sans transformation des rapports de force et de construire des cadres collectifs capables d’organiser, de former et de projeter l’engagement.
𝐋𝐚 𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐬’𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞.
Gloire à nos martyrs
Mon soutien aux détenus d'opinions

Alger, le 11 mai 2026

Je me suis rendu ce matin à la caserne afin d’apposer ma signature sur le registre du juge d’instruction.

Comme je l’avais annoncé précédemment, je consacre mon billet de la semaine à l’une des propositions que j’ai adressées aux amis et camarades du Hirak, aux cadres politiques, universitaires et académiques, ainsi qu’à plusieurs animateurs connus sur les réseaux sociaux.

L’objectif était de susciter un débat, de l’enrichir collectivement et de rechercher ensemble les voies les plus pertinentes pour mener nos combats et agir en faveur de la concrétisation de nos idéaux démocratiques.

Le contenu de ce projet demeure accessible à toute personne souhaitant y adhérer ou en prendre connaissance dans le détail

🔴𝐏𝐑𝐎𝐏𝐎𝐒𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐒𝐓𝐑𝐀𝐓𝐄𝐆𝐈𝐐𝐔𝐄

À chaque fois que l’impasse politique atteint son paroxysme, la question « Que faudrait-il faire ? » revient au centre des débats.

Si cette interrogation est légitime, certains s’en servent surtout pour se décharger de toute responsabilité. Plus grave encore, d’autres, en tentant de ruser avec l’histoire et de contourner toute logique, l’utilisent pour justifier leur renoncement, voire leur repentance politique.

Posée sereinement, cette question traduit pourtant une véritable attente de clarification stratégique ainsi qu’un besoin de repenser l’action dans un contexte marqué par la restriction des libertés et le rétrécissement des espaces autonomes.

Toute réflexion sérieuse doit partir d’un constat lucide : dans leur fonctionnement actuel, les cadres institutionnels n’offrent que des marges d’action extrêmement réduites et tendent, pour l’essentiel, à reproduire les logiques du pouvoir. Dans ces conditions, l’idée d’une transformation de l’intérieur relève davantage de l’illusion que d’une perspective réelle.

Face à cette contrainte structurelle, un principe doit prévaloir : celui de la responsabilité située.
Il s’agit de revenir à l’essentiel : chacun doit agir dans son propre champ, en mobilisant ses compétences et les moyens dont il dispose.

Une telle démarche repose sur une complémentarité des rôles : le journaliste renforce l’autonomie et la crédibilité de l’information ; le syndicaliste défend les droits sociaux et les libertés collectives ; le juriste œuvre pour l’État de droit et l’égalité ; les acteurs culturels et associatifs nourrissent les dynamiques citoyennes ; les intellectuels structurent la pensée critique ; les responsables politiques donnent de la cohérence à l’action et organisent le débat public.
L’efficacité collective dépend à la fois de la solidité de ces engagements sectoriels et de leur articulation politique.

Le contexte actuel se caractérise par un durcissement juridique croissant, un maillage sécuritaire dense et une pression constante sur les acteurs politiques, associatifs et médiatiques. À terme, ces contraintes produisent des effets profonds : intériorisation de la peur, autocensure, fragmentation des initiatives, affaiblissement de la confiance collective et banalisation des atteintes aux droits.

Le silence face aux abus — interdictions arbitraires, harcèlement judiciaire ou scandales étouffés — ne contribue pas seulement à cette normalisation ; il affaiblit également les capacités de résistance.

Dans ce contexte, les stratégies fondées sur une transformation interne des institutions se heurtent à des limites structurelles évidentes. Entretenir l’idée d’un changement endogène sans modification préalable des rapports de force comporte plusieurs dangers : détournement des enjeux, légitimation implicite de structures verrouillées et désorientation des acteurs.

Il devient donc nécessaire de passer d’une logique de réaction à une logique de construction, fondée sur la coordination, la formation et la production stratégique.

C’est dans cette perspective que j’ai proposé, il y a plusieurs années, la création d’une Académie des droits et des libertés.

Ce projet a été soumis à de nombreux universitaires, militants, responsables politiques et acteurs du Hirak. À mes yeux, une telle structure devait constituer un levier de structuration de l’action collective : mise en réseau des compétences, articulation des initiatives dispersées, renforcement de la cohérence stratégique et transmission des savoirs.

Elle offrirait également un cadre de formation au développement de compétences politiques, juridiques et organisationnelles.

Des universitaires, avocats, acteurs politiques et culturels ont exprimé leur volonté d’y contribuer. D’autres demeuraient plus hésitants, s’interrogeant sur l’étroitesse des marges d’action disponibles.
Le projet a néanmoins été enrichi par de nombreuses contributions de qualité, notamment issues de la diaspora, même si sa concrétisation a été reportée à plusieurs reprises.

𝐋’𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚̀ 𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐮𝐧 𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 : 𝐞́𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬, 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐮𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐚𝐥𝐭𝐞𝐫𝐧𝐚𝐭𝐢𝐯𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜.

Elle constituerait également un espace de soutien aux acteurs exposés à la répression, en facilitant la mutualisation des ressources et la capitalisation des expériences.

Dans cette logique de pédagogie politique, il serait essentiel de produire des analyses rigoureuses des dispositions législatives portant atteinte aux libertés publiques, notamment celles contraires aux engagements internationaux de l’Algérie.

𝐋’𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐬𝐨𝐧 𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐨𝐮𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞́𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞 : 𝐚𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐝𝐨𝐜𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞𝐫.

Il s’agirait aussi de porter un plaidoyer constant en faveur de l’État de droit, tout en mettant en lumière les dérives du pouvoir et l’instrumentalisation de la justice.

Cette démarche est d’autant plus nécessaire que la justice, censée protéger les libertés des citoyens, est devenue l’un des instruments de l’arbitraire.

La question de la liberté de la presse occupe, à cet égard, une place centrale. À travers ses dispositions restrictives, la loi sur l’information place le champ médiatique sous tutelle et réduit la presse à un instrument de propagande.

L’enjeu n’est donc pas seulement de dénoncer ces restrictions, mais de réaffirmer les principes déontologiques et la mission fondamentale de la presse : informer, éclairer et servir le citoyen.

Les lois liberticides — qu’il s’agisse de l’information, des associations, des partis politiques, des élections, du code de la famille ou du code de procédure pénale — doivent faire l’objet d’un travail de décryptage, d’explication et, si nécessaire, de dénonciation.

Mais la dénonciation seule ne suffit plus. Il existe un besoin urgent de pédagogie et de clarification afin de permettre une meilleure compréhension des mécanismes à l’œuvre et de reconstruire une capacité d’action collective.

Dans cette perspective de remobilisation citoyenne, une attention particulière doit également être accordée à certains textes récents, notamment la loi sur les mines et le code des investissements. Il importe d’en analyser les logiques profondes et d’en éclairer les implications sur la souveraineté nationale ainsi que sur les équilibres économiques de long terme.

Certaines orientations contenues dans ces dispositifs font peser des risques sérieux sur l’avenir de générations entières, au profit de choix dictés par des considérations politiques immédiates.

Ces risques sont aggravés par le déficit de légitimité et la faiblesse des capacités de gouvernance, susceptibles de conduire à des décisions lourdes de conséquences sur les plans économique, politique et stratégique.

À moyen terme, la mise en place d’une Académie des droits et des libertés permettrait une montée en compétence des acteurs engagés, une meilleure coordination des dynamiques existantes et l’émergence d’alternatives crédibles.

Elle contribuerait ainsi à renforcer la résilience collective et à inscrire l’action dans une perspective de transformation durable.

Aujourd’hui, l’enjeu n’est plus seulement de résister, mais de créer les conditions d’une action efficace et pérenne. Cela suppose d’assumer pleinement nos responsabilités dans chaque champ d’action, de refuser les illusions de réforme sans transformation des rapports de force et de construire des cadres collectifs capables d’organiser, de former et de projeter l’engagement.

𝐋𝐚 𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐀𝐜𝐚𝐝𝐞́𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐬’𝐢𝐧𝐬𝐜𝐫𝐢𝐭 𝐩𝐥𝐞𝐢𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 : 𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐟𝐫𝐚𝐠𝐦𝐞𝐧𝐭𝐞́𝐞 𝐚̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞́𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞.

Gloire à nos martyrs
Mon soutien aux détenus d'opinions


Alger, le 11 mai 2026

16/04/2026

Algérie Part

Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le dimanche 12 avril 2026, Jaloul Lahcen Ahmed, procureur général adjoint à la Cour de Justice de Tlemcen, âgé de 63 ans et comptant 36 années de service dans la magistrature (carrière débutée en 1990), a été placé en détention provisoire à la prison d’El-Harrach. Cette mesure a été ordonnée par le juge d’instruction du pôle pénal d’Alger, sur fond d’accusations d’abus de pouvoir, exploitation d’influence et outrage à un juge. Comment un magistrat censé incarner la loi s'est-il retrouvé au cœur d'un réseau mêlant trafic d'influence, malversations financières et mœurs légères ? Dans cette vidéo, nous plongeons dans les dossiers confidentiels de cette affaire qui fait trembler les hautes sphères. Découvrez les révélations sur les dessous d’un pouvoir occulte et les détails de l’enquête qui a conduit ce puissant juge derrière les barreaux.
🕒 Au programme de cette enquête :
• 00:00 — Introduction : L'arrestation qui a tout changé.
• 02:30 — Le réseau : Qui sont les complices de l'ombre ?
• 05:45 — Sexe et Argent : Les preuves qui ont fuité.
• 08:20 — Trafic d'influence : Comment le système a été verrouillé.
• 15:10 — Conclusion : Quel avenir pour la justice en Algérie ?
📢 Soutenez la chaîne !
Si vous appréciez ce travail d'investigation, n'oubliez pas de :
✅ Vous abonner pour ne rien rater des prochaines révélations.
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💬 Donner votre avis en commentaire : Pensez-vous que ce n'est que la partie émergée de l'iceberg ?

Regardez notre émission sur ce lien : https://youtu.be/HujXJKahyW0

Live d’Algérie Part avec Abdou Semmar : Le dimanche 12 avril 2026, Jaloul Lahcen Ahmed, procureur général adjoint à la Cour de Justice de Tlemcen, âgé de 63 ans et comptant 36 années de service dans la magistrature (carrière débutée en 1990), a été placé en détention provisoire à la prison d’El-Harrach. Cette mesure a été ordonnée par le juge d’instruction du pôle pénal d’Alger, sur fond d’accusations d’abus de pouvoir, exploitation d’influence et outrage à un juge. Comment un magistrat censé incarner la loi s'est-il retrouvé au cœur d'un réseau mêlant trafic d'influence, malversations financières et mœurs légères ? Dans cette vidéo, nous plongeons dans les dossiers confidentiels de cette affaire qui fait trembler les hautes sphères. Découvrez les révélations sur les dessous d’un pouvoir occulte et les détails de l’enquête qui a conduit ce puissant juge derrière les barreaux.
🕒 Au programme de cette enquête :
• 00:00 — Introduction : L'arrestation qui a tout changé.
• 02:30 — Le réseau : Qui sont les complices de l'ombre ?
• 05:45 — Sexe et Argent : Les preuves qui ont fuité.
• 08:20 — Trafic d'influence : Comment le système a été verrouillé.
• 15:10 — Conclusion : Quel avenir pour la justice en Algérie ?
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Place Djamel Bensmaïl Militant Du Hirak Populaire
Algiers
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