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18/10/2026
Chronique d'un rassemblement familial et revendicatif de 15 000 personnes à Brest que des casseurs ont détourné en émeut...
18/10/2026

Chronique d'un rassemblement familial et revendicatif de 15 000 personnes à Brest que des casseurs ont détourné en émeute urbaine.
Deux questions brûlantes :
- comment peut-on encore exprimer démocratiquement et pacifiquement des revendications sociales en Bretagne et en France sans être pris en otage par des casseurs ?
- l'Etat central va-t-il enfin se décider à ouvrir un dialogue avec les corps intermédiaires qu'il a tant méprisés depuis des années et des années et prendre des mesures contre l'aggravation continue des inégalités sociales et territoriales ?

Témoignage d'une militante de l'UDB mère et grand-mère

17 octobre 2026 à Brest : une manifestation pacifique plombée sur la fin par une inacceptable violence

A 14 heures, une foule imposante envahit la place de la Liberté. Petit à petit elle atteint les 15 000 personnes selon la presse locale. Le démarrage est joyeux, paisible. Une sérénité qui n'empêche pas l'expression de la colère et la force des revendications. Beaucoup de jeunes, bien sûr, mais aussi des retraités, des personnes âgées, des parents avec poussettes, des bébés sur le dos, des petits par la main, des fauteuils roulants, et des pancartes en carton, beaucoup de pancartes bricolées, brandies à bout de bras, la plupart humoristiques, inventives. « La vraie République en marche, c'est nous » dit une jeune fille souriante.

Aux revendications légitimes des lycéennes et lycéens (des conditions de travail dignes : plus d'enseignant.es, moins d'élèves par classe, des infirmières et infirmiers scolaires, des bâtiments salubres, plus d'égalité entre les établissements...) s'ajoute un sentiment d'abandon et l'humiliation de ne pas être écoutés, une hostilité à la politique d'austérité confirmée par le rejet à l'Assemblée de la « taxe Zucman » concernant les ultra-riches. A ces revendications viennent s'agréger la dénonciation de la vie chère, de la paupérisation, de l'inégalité entre la métropole et l'Outre-Mer, des colères paysannes, des personnels de santé et des travailleurs sociaux en souffrance au travail...une diversité de revendications un peu désordonnée (« convergence des luttes » !) qui exprime un énorme malaise, une opposition à la politique gouvernementale et aussi, clairement, à celle du RN.

L'immense majorité de la foule qui est là espère que la manifestation se déroulera dans le calme, d'ailleurs les familles ne seraient pas venues avec enfants dans la volonté de créer des troubles. Beaucoup de manifestants ont compris que l'humour est une a**e politique, pacifique, capable de capter l'attention, de créer de la connivence, de réduire l'anxiété collective et de fragiliser symboliquement le pouvoir. Jamais autant qu'aujourd'hui on n'a vu à Brest cet assaut de créativité pour diffuser des enjeux politiques. Et pour celles et ceux qui souffrent le plus des politiques macronistes, on pouvait y lire une sorte de politesse du désespoir.

Las ! Un petit groupe habillé de noir et cagoulé tranche au milieu de la foule colorée et bon enfant. On pouvait immédiatement comprendre que si troubles il y avait, ils viendraient de cette poignée provocante hurlant que « Tout le monde déteste la police ». Une militante UDB tente de leur expliquer que ce n'est pas la police qu'il s'agit de détester, mais des pratiques violentes et inappropriées et qu'il devrait plutôt être question de réclamer une police gérée démocratiquement et formée à la désescalade. Elle pose la question de la cagoule : « Pourquoi se masquer ? Manifester est un droit ». « Se protéger des gaz », dit l'un d'eux. Mais rétorque la militante « il n'y aura pas de gaz si vous ne les provoquez pas. » D'ailleurs, à ce moment-là, la police est invisible. Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont des individus habillés de noir et cagoulés qui, au carrefour de la gare, mettent le feu à des poubelles. Deux gamins qui ne doivent pas avoir plus de 13 ans, cagoulés de noir eux aussi, sont dans leur sillage. L'un d'eux, pitoyable, fait des moulinets avec un bâton, une sorte de nunchaku improvisé. Combien de ces déguisés en black block se sont-ils infiltrés dans le cortège ? Impossible dans cette foule de le savoir. Il faut le dire : oui, il y a eu des provocations, des feux de poubelles, de la casse, du pillage, et pour finir des échauffourées, des gaz lacrymogènes, une violence inouïe contre le commissariat de la rue Colbert et une dispersion rapide des manifestants pas venus pour ça.

Pour qui roulent-ils ces cagoulés qui se prennent pour des résistants ? Simples casseurs ou groupe politisé, organisé, marqué par la haine des Institutions et appliquant une stratégie de chaos ? On peut penser que ces combattants de carnaval, ces révolutionnaires au petit pied en costume d'Halloween avec deux semaines d'avance, roulent pour le RN, consciemment ou non. A n'en pas douter, face à la convergence des colères, à l'impuissance du gouvernement qui n'a plus aucune prise sur la réalité, à l'absence de réponse concrète aux besoins vitaux, le risque est grand que, dans les urnes, s'exprime un besoin de retour à l'ordre représenté par le RN.

On peut aussi éprouver une sorte de pitié pour ces gosses qui, faute de mots, faute de repères, faute d'identité valorisante, tentent de manière pathétique de s'en créer une par des actes de violence dont on va parler : enfin, l'impression d'exister ! Les sociologues appellent cela de l'anomie. Une anomie, résultat d'un système éducatif à la ramasse, produit par la société macroniste dont on ne veut plus.

Au lieu de faire une loi "casseurs-payeurs", nos décideurs, gouvernement et députés complètement à côté de la plaque, feraient mieux de promouvoir une grande loi-cadre sur l'Education, priorité des priorités pour assurer l'avenir de ce pays. Ils devraient aussi se demander si le budget de la Défense consacré à augmenter les têtes nucléaires ne serait pas plus utile pour renforcer les budgets de la justice et la formation des forces de l'ordre à la désescalade.

La renaissance du   (culture et première transformation) en   est devenue réalité. Le groupe Breizh a-gleiz, qui intervi...
11/10/2026

La renaissance du (culture et première transformation) en est devenue réalité. Le groupe Breizh a-gleiz, qui intervient depuis des années pour que la Région Bretagne soutienne cet élan, s'en réjouit.

Nous savons le devoir de vigilance qui s'impose quant aux conditions de sa culture, qui ne doit pas se faire au détriment du bocage car les talus et les haies sont à préserver. La renaissance de la culture du lin en Bretagne (comme celle du ) doit s'organiser en préservant ce patrimoine paysager qui est aussi une assurance-vie pour ne pas perdre la "bataille de l'eau" en qualité et désormais en quantité.

Le groupe Breizh a-gleiz réunit les conseillères régionales et conseillers régionaux de l' Union Démocratique Bretonne - Unvaniezh Demokratel Breizh et de Ensemble Sur Nos Territoires ainsi que l'élue écologiste Christine Prigent.


06/10/2026

Merci aux 100 grandes électrices et grands électeurs qui ont choisi Décider en Bretagne – Dibab e Breizh

Au lendemain des élections sénatoriales, nous souhaitons adresser un grand merci aux 100 grandes électrices et grands électeurs du Finistère et des Côtes-d’Armor qui ont soutenu nos listes.
Dans une élection à la portée hexagonale, votre vote a permis de faire entendre une conviction : la Bretagne doit pouvoir décider davantage de son avenir et disposer de plus de responsabilités pour agir au plus près de ses réalités.

Cette demande d’autonomie répond à une nécessité : face aux défis financiers, sociaux, climatiques et environnementaux auxquels notre pays est confronté, nous avons besoin de plus de proximité, d’efficacité et de responsabilité dans l’action publique.

Nous adressons également nos félicitations aux sénatrices et sénateurs élus et réélus dans nos deux départements.
Nous les invitons, au-delà des appartenances politiques, à porter au Sénat les demandes que nous avons défendues pendant cette campagne : davantage d’autonomie et de responsabilités pour la Bretagne, une véritable confiance accordée aux collectivités et une action publique plus efficace, solidaire et responsable.

Merci aux 100 grandes électrices et grands électeurs pour leur confiance et leur engagement.
La campagne est terminée. Le combat pour une Bretagne qui décide continue. 🌿

Le groupe Breizh a-gleiz est donc celui qui, au Conseil de la Région Bretagne, défend le maintien de la trajectoire de p...
06/10/2026

Le groupe Breizh a-gleiz est donc celui qui, au Conseil de la Région Bretagne, défend le maintien de la trajectoire de progression du budget pour le et le qui avait été votée lors de l'adoption du plan de réappropriation linguistique en 2023. Le groupe Breizh a-gleiz réunit les conseillères régionales et conseillers régionaux de l' Union Démocratique Bretonne - Unvaniezh Demokratel Breizh et de Ensemble Sur Nos Territoires ainsi que l'élue écologiste Christine Prigent.



Ar strollad Breizh a-gleiz eo eta a zifenn, e Kuzul-rannvro Breizh, ma vo dalc'het gant hentad kreskin ar budjed gouestlet d'ar brezhoneg ha d'ar gallaoueg a oa bet votet pa oa bet degemeret ar steunv adperc'hennañ yezhel e 2023. Strollad Breizh a-gleiz a vod kuzulierezed-rannvro ha kuzulierien-rannvro Unvaniezh Demokratel Breizh hag an Holl war hon tiriadoù hag ivez an dilennadez ekologourez Christine Prigent.

05/10/2026

C'est aujourd'hui que sort le numéro d'octobre du Peuple breton. Nous y traitons de redécoupage, avec en toile de fond la réunification administrative de la Bretagne, bien sûr. A quelques mois de l'élection présidentielle, le débat sur les "écorégions" laisse entendre que le sujet est à nouveau sur la table. Cela tombe bien puisqu'il n'a jamais été dans un placard pour notre magazine pour qui le slogan "de Brest à Clisson, un seul peuple breton" reste la ligne directrice.

Notre invité est José Nadan, représentant du réseau des victimes des pesticides.

Commander le numéro (et accéder au sommaire) : https://www.pressespopulaires.bzh/produit/ecoregions-et-la-bretagne-le-peuple-breton-octobre-2026/

S'abonner : https://www.pressespopulaires.bzh/produit/sabonner-peuple-breton/

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