Reconquête FDE10

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10ème Circonscription des Français de l'Etranger - Page officielle

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02/06/2026
27/05/2026

Oui, bien sûr, la France a toujours été : Master Poulet, Tasty Crousty, rixes à la machette, Burkini et imams salafistes. Tout le monde le sait.

24/05/2026
24/05/2026

"La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient dans leur costume ordinaire, sans exciter d'émotion, de rire ou de rêverie."

Madame Bovary, Flaubert

17/05/2026

Churchill tagué à Londres. Colomb arraché à Boston. Lee tombé en Virginie. Cook déboulonné en Australie. Depuis quelques années, les statues des fondateurs des nations occidentales tombent les unes après les autres, dans une frénésie destructrice qui se présente comme une justice.

Cette folie a un nom, et un précédent. La France l'a inventée bien avant les universités américaines, qui appellent cette passion destructrice la « cancel culture ».

Un autre exemple : en 2005, le bicentenaire d'Austerlitz, la plus grande victoire militaire française, fut commémoré dans la honte et le silence. Le président de l'Assemblée nationale prononça un discours d'une vingtaine de minutes sur le Code civil sans jamais prononcer le nom de Napoléon. La cathédrale Notre-Dame refusa d'accueillir la messe anniversaire du sacre : son cardinal « détestait Napoléon ».

Au même moment, à quelques jours près, les Anglais célébraient Trafalgar, leur victoire sur la France, par une parade navale magnifique. Le musée de la Marine de Portsmouth organisait une exposition Nelson-Napoléon où nos institutions, du Louvre à Versailles, prêtèrent docilement leurs tableaux. Notre Premier ministre de l'époque, Dominique de Villepin, accepta de prêter à l'ennemi d'hier le fleuron de notre marine : le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle, escorté de la frégate Jean Bart et du sous-marin Rubis, partit saluer à Portsmouth la victoire britannique sur la flotte française.

Le hasard, à l'humour très british, voulut que le vernissage de l'exposition eût lieu le jour même où Londres battait Paris pour les Jeux olympiques de 2012. L'annonce fut accueillie par des cris de joie britanniques et des tapes amicalement ironiques dans le dos français.

L'Angleterre célébrait sa gloire. La France maudissait la sienne.

Cette maladie a un nom, qu'avait diagnostiqué l'historien François Furet en l'attribuant à la bourgeoisie française postrévolutionnaire : la haine de soi.

Une haine particulière, qui ne ressemble à aucune autre. Nos élites détestent ce que fut la France, mais ne se détestent pas elles-mêmes. Elles vilipendent leurs ancêtres mais s'aiment beaucoup. Elles n'ont rien contre les vivants, sauf qu'ils descendent des morts.

Napoléon est honni car il incarne jusqu'à la caricature ce que fut notre pays, et fit sa grandeur : la gloire de ses armes. Dans les manuels scolaires d'Histoire, pour collégiens ou lycéens, ses batailles innombrables ne sont même pas mentionnées. Les seules parfois retenues sont ses défaites : Leipzig parce qu'elle forgea la nation allemande, Waterloo parce qu'elle fonda l'hégémonie anglaise. On ne veut retenir de Napoléon que le Code civil, les préfets, la Banque de France. Son œuvre pacifique. C'est la guerre qui rebute. Et derrière lui, l'Homme. Guerre, Homme, Patrie : trinité diabolisée de notre temps.

Cioran l'avait dit avant tout le monde : « Tant qu'une nation conserve la conscience de sa supériorité, elle est féroce et respectée. Dès qu'elle la perd, elle s'humanise et ne compte plus. »

Voilà le mécanisme. Une nation cesse de croire à elle-même, ses élites croient se racheter en piétinant leurs ancêtres, et ils disparaissent dans l'indignité.

Les Américains se sont mis à abattre Lee. Les Britanniques à insulter Churchill. Les Australiens à effacer Cook. Le mal français est devenu mondial.

Voilà ce que je racontais en 2014 dans Le Su***de français. Je le republie cette semaine en France. Et pour la première fois, il paraît en anglais aux États-Unis. Non parce qu'il s'agit d'un livre français adressé aux Français, mais parce que ce livre raconte une histoire qui n'est plus seulement la nôtre.

Toutes les grandes nations occidentales sont aujourd'hui prises dans la même mécanique. Toutes ont commencé à se renier. Toutes peuvent encore choisir de cesser.
Le diagnostic est fait. La question est désormais : que faisons-nous ?

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