27/05/2026
Le 12 mai 2026, le Charlemagne Club réunissait des députés européens issus de tous les groupes politiques de droite lors d’un événement historique afin de discuter de la manière de forger une majorité durable au Parlement européen.
Yves Gernigon, président du Parti Fédéraliste Européen était présent et a suivi cette réunion avec le plus grand intérêt.
Pendant longtemps, le PPE (droite) et S&D (socialiste), les deux plus grands groupes, orchestraient les majorités au Parlement européen. Ce n’est plus toujours le cas.
Aujourd’hui au Parlement européen, la coopération entre les quatre groupes conservateurs — le Parti populaire européen (PPE), les Conservateurs et Réformistes européens (ECR), les Patriotes pour l’Europe (PfE) et l’Europe des nations souveraines (ESN) — est devenue de plus en plus visible.
Bien que ces groupes divergent en matière d’idéologie, de stratégie et sur certaines visions géopolitiques, ils ont trouvé un terrain d’entente sur des questions telles que la réduction de l’immigration, la promotion de la compétitivité économique, la défense des valeurs conservatrices et la protection des compétences des États membres contre l’ingérence de la Commission européenne.
Certes, le groupe le plus important, le PPE, continue de rejeter officiellement toute alliance formelle avec l'ensemble des partis conservateurs.
Cependant, lors de plusieurs votes décisifs, il a coopéré avec ECR, le PfE et l'ESN pour obtenir des majorités.
Récemment, cela a permis de renforcer le Pacte sur les migrations et l’asile, notamment en mettant en place des « hotspots » aux frontières extérieures de l’UE afin de traiter plus rapidement les demandes d’asile.
Une autre coopération concerne le règlement « Retour » et devrait permettre la création de centres dans des pays tiers pour expulser les clandestins.
Pour la droite, il est grand temps de mettre en pratique le slogan : « Les personnes qui n’ont pas le droit de rester dans l’Union européenne doivent être renvoyées de manière effective ».
Cette coopération entre tous les segments de la droite s’est également manifestée de manière particulièrement évidente dans les débats sur l’assouplissement des réglementations en matière de durabilité des entreprises et de règles environnementales afin de stimuler l’économie européenne.
Cette coopération émergente au sein des partis de droite constitue une réponse pragmatique aux préoccupations croissantes du public concernant la compétitivité économique, le contrôle des frontières et la surréglementation de l’UE.
Les députés européens Branko Grims, Charlie Weimers, René Aust et António Tânger Corrêa ont également plaidé en faveur de la défense de la liberté d’expression dans toute l’UE.
Enfin, ils ont salué la fin du « cordon sanitaire » que les médias mainstream ont longtemps instauré pour diaboliser et isoler les partis conservateurs, ce qui les empêchait de conclure des accords politiques à Bruxelles.

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