23/10/2026
Aujourd'hui, la grève a repris chez Bosch.
Dynamique Vendômoise est au côté des salarié.es, qui se sont à nouveau mis en grève à la suite d’une visite surprise hier d’un potentiel repreneur, qui n'avait jusqu'ici jamais été évoqué par la direction (ou avait été écarté).
Nous sommes allé.es aux informations à 15h30 aujourd'hui, devant l'usine, après le point de communication des représentants du personnel aux salariés en grève.
Le vote pour la poursuite ou non de la grève interviendra lundi midi.
Discuter avec les salarié.es nous permet de mesurer le désarroi et la fatigue, devant un processus de reprise long et pénible, où les choix de la direction ne sont d'aucune transparence, et l’on sent à présent la défiance totale des salarié.es.
C’est une part du secteur industriel de Vendôme qui se joue ici. Combien de personnes sont passées par cette usine (que beaucoup de vendômois appellent encore La Nacam) pour des emplois pérennes ou des petits boulots ?
Actuellement, les 260 emplois directs de l'usine ne doivent pas faire oublier tous les emplois indirects locaux (sous-traitance, métallurgie de précision, production pour le service recherche et développement de Bosch Vendôme), estimés au double par les représentants du personnel. Cette incertitude intervient sur notre territoire dans un contexte où Sisley repousse le démarrage de sa production de 18 mois, et les nouvelles alarmantes aujourd'hui de l’entreprise HMY qui jouxte les locaux de Bosch.
Le préfet du Loir-et-Cher a rencontré les représentants du personnel de Bosch la semaine dernière : les services de l’Etat suivent donc le dossier de près. On ne peut que regretter l’absence de représentants de la CATV.
A quand un projet de territoire ambitieux, qui plutôt que d'attendre le bon vouloir des entreprises, s'affiche comme territoire d'innovation ? Pour cela, il faut rassembler les acteurs économiques pour structurer de nouvelles filières de production, répondant aux défis de demain (par exemple dans le domaine de la transition écologique) tout en s’appuyant sur l’économie circulaire, qui est un des plus puissant levier contre la délocalisation.