Maya Didi, Le Globe Trotter

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Bienvenue dans la "bibliothèque" des émotions et de l'évasion... bibliothèque virtuelle abritant des chroniques littéraires qui vous feront voyager

26/06/2025

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&Noor

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wa.me

22/06/2025

Noor, la lumière...
Moon&Noor

Extrait Chapitre 2

"... Cette routine que j’avais désormais apaisait mes démons, mais me faisait peur aussi car je ne voulais point de rédemption. C’est la première fois que je restais dans un même endroit aussi longtemps depuis que j’avais quitté Khelcom. Et depuis que j’avais rencontré Midaadi, je n’avais plus revu cette lumière qui guidait mes pas. Ne plus la voir pourrait signifier que mon périple était terminé, ou que ma mission à Dakar allait s’éterniser.

- Tu es bien pensif…
Je me retournais vers la voix de Victor Sène qui était devenu naturellement mon interlocuteur privilégié grâce à son sens exceptionnel de l’écoute et cette empathie évidente qui semblait surgir de son âme dès qu’il fixait ses yeux ambrés sur moi.

- C’est devenu mon état naturel, je crois, répondis-je sincèrement.
- Tant que cela te permet d’avancer, c’est un bon moyen pour s’adapter à une situation.
- Hum. Je dois aller rencontrer le grand-père des triplés tout à l’heure et j’appréhende un peu ce moment.
- Tu ne devrais pas. S’il avait été là, au moment de ta rencontre avec Midaadi, tel que je le connais, il serait déjà venu de lui même te rencontrer. Et puis la mère des enfants a déjà fait son enquête sur toi, ne t’inquiète même pas. Elle m’a bombardé de questions et je suis sûr que si d’après mon compte rendu, elle avait eu un avis défavorable te concernant, elle aurait déjà averti son père pour qu’on interdise les enfants de te fréquenter.
- Quand ?
- Le lendemain de ta rencontre avec Midaadi, juste après qu’il t’ait présenté ses frères.
- Mais quand elle est venue vendredi, elle a soutenu qu’elle venait d’être au courant…
- Djendé est venue ici ?
- Djendé ? Euh, Midaadi a dit “Ma Fatim”.
- Ahh, elle, c’est la tante des enfants, Soxna Fatim.
- D’accord, je comprends un peu mieux. Et où se trouve leur mère ?
- Elle vit avec son mari, pas loin, à Derklé. Mais je peux t’assurer qu’elle me fait confiance et qu’elle sait que je ne t’aurai pas laisser t’approcher de ses enfants, ni de fréquenter la paroisse si tu avais été « dangereux ».
- Donc tu te portes garant pour moi, alors que tu ne me connais même pas, Victor ?!
- Je te connais mieux que tu ne le crois, Moon.
- Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi en m’appelant ainsi.
- Mame Balla a dit que ce n’était pas un hasard si tes deux prénoms commençait par la même son : « Moon », comme la lune. Il a rajouté que tu étais à la recherche de la lumière qui te ferait à nouveau briller…

Mame Balla était véritablement un phénomène et sa description me frappa d’une façon inquiétante. Mais je choisis de ne pas trop y réfléchir pour l’instant, même si Victor laissa les mots du garçon flotter dans l’air quelques secondes avant de continuer.

.."
LA CHRONIQUE COMPLETE PAR ICI : https://www.merveillesdefemme.com/category/moon-et-noor/
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16/06/2025

PROLOGUE

2015, peut-être. Le jour ? Le mois ? J’ai cessé de les compter. Le temps m’effleure sans plus m’atteindre.

Je suis un homme vidé de lui-même, et je marche. Nuit et jour. Dans le silence ou dans le bruit, je vais là où mes pieds me portent. Je poursuis une lumière étrange, vacillante, parfois douce comme une caresse, parfois brutale comme un jugement. Je suis le seul à la voir et elle guide chacun de mes pas. Elle est mon étoile muette, mon seul serment.

Depuis mon départ de Khelcom, j’ai traversé des paysages dont j’ai oublié les noms, côtoyé des visages que le vent a effacés, exercé cent métiers sans jamais m’ancrer. J’avance comme un robot, brisé, mais avec un cœur qui saigne encore. Un cœur cabossé, battant dans une armure d’épuisement.

Les regards se figent sur moi : je sais ce qu’ils voient. Un homme effacé, avec des vêtements poussiéreux, des dreadlocks hirsutes, les yeux pleins d’absence. Je n’ai pas besoin d’un miroir pour savoir que je ressemble à une errance incarnée. J’essaie parfois de me fondre dans l’ombre, de n’être personne… mais rien n’y fait, je suis qui je suis. Je suis toujours là. Immuable. Inadapté.

Je n’ai plus de but, plus de carte, si ce n’est cette lumière. Tant qu’elle brille, je marche. Quand elle s’éteint, je m’arrête — le lieu importe peu. Le monde continue de tourner sans moi. Mon seul repère est la mission invisible qu’il me faut accomplir : résoudre un nœud, apaiser un chaos, offrir ma force ou mon esprit… puis disparaître à nouveau.

Je ne sais quel jour nous sommes. Cela n’a plus d’importance. Je respire, je prie, je survis au gré des épreuves de la vie.

CHAPITRE 1

*********MOUNIROU MOUNTAKHA*********

Je suis arrivé à Grand Yoff juste avant l’aube, dans ce flou d’étoiles pâlies où la ville murmure encore dans son sommeil.

La lumière s’est éteinte net, là, devant la paroisse Saint Paul. Un hasard ? Non. Le hasard a déserté ma vie depuis longtemps. Je me suis assis sous la pergola, comme on accepte une injonction silencieuse, et j’ai attendu l’appel à la prière de Fajr. La mosquée n’était pas loin. J’y suis allé puis je suis revenu vers l’église. Un homme en soutane m’a vu traverser la cour. Il s’est avancé sans hésiter, le sourire doux.

Bonjour mon frère.
Bonjour.
Venez prendre le petit déjeuner avec nous.
Je ne voudrais pas déranger, je veux juste me reposer quelques minutes …
Tsss, ne dites pas des choses comme ça, hein, vous ne dérangerez personne. Antoine va vous emmener à l’arrière si vous voulez vous rafraichir. Je vous attends pour manger. Au fait je suis frère Victor Sène, le curé de cette paroisse.
Je suis Mou… Mounirou, me contentais-je de répondre pour ne pas paraitre malpoli.
Ravi de vous avoir ici, avec nous. Vous êtes le bienvenu.

Il n’a pas parlé plus que ça. Je m’attendais à des questions, à un jugement, à des regards de travers, mais personne n’a, ne serait-ce qu’un seul instant, eu un regard insistant sur moi. Les gens vaquaient à leur occupation avec une discipline et une rigueur que je connaissais car c’était notre routine chez moi… je veux dire là ou je m’étais établi quand j’avais une famille. Je fermai les yeux, et des rires me parvinrent encore allègrement, le bruit des enfants du daara, les zikr lors des travaux dans les champs, les Xasssaïdes les nuits de vendredi, les récitals de coran après la prière de al Juma’a…

Mes souvenirs restent mes compagnons de route, précieux mais parfois cruels. Ils me rappellent parfois un peu trop tout ce que j’ai perdu…

La communauté m’a adopté sans bruit. J’ai pris part aux travaux, aux activités, au quotidien, comme si j’y avais toujours été. Frère Victor veillait sur moi, sans emprise. Mais dehors, on murmurait. On chuchotait sur mon mutisme, sur ma démarche effacée. Des histoires circulaient. Certains disaient que j’étais possédé, que j’avais perdu la mémoire ou que j’étais dangereux. L’imam de la mosquée s’en est ému. Il est venu trouver Victor, s’inquiétant de mes allées et venues, de ma santé mentale. J’ai su qu’on avait peur de moi. Qu’on se méfiait de mon silence. Mais le curé avait su les rassurer je pense, car ils se sont calmés.

Voilà maintenant quatre semaines que je suis ici, et à ma grande surprise, je dors paisiblement, ce qui ne m'était pas arrivé depuis… je ne pourrais dire combien de temps. Mes journées sont bien remplies avec les travaux de rénovation de l'école primaire. Était-ce la raison de ma venue à Dakar ? Je l'ignore. Frère Victor m'avait désigné chef de chantier, et je doute que ce soit pour mes compétences, mais plutôt parce que j'étais capable d'exercer l'autorité nécessaire pour commander tout ce monde. Cela ne me posait pas de problème, j'étais habitué à diriger dans ma vie antérieure, mais là-bas, c'était des daara, des dahira, ainsi que des champs d'arachide, de mil et de niébé qui s'étendaient à perte de vue, dans un lieu totalement différent de Dakar.

Quand je pense que depuis que j’étais revenu au Sénégal après mes études au Canada, à l'Institut de Technologie Agroalimentaire du Québec, j’avais tout fait pour être loin de la capitale sénégalaise, et pourtant c’est ici que la lumière avait guidé mes pas. Je ne me suis rendu compte de l’endroit où j’étais que lorsque la lumière s’est éteinte…

Ayant vécu à Dakar pendant trois ans durant mes années de lycée, la capitale sénégalaise évoquait pour moi la surpopulation, le vacarme incessant, la quête effrénée de l'argent, l'hypocrisie, la débauche et la trahison…

La discussion que j’avais eu avec mon meilleur ami Maodo me revint subitement à ce propos.

***flash-back***

Toi qui a fréquenté quasiment les plus grandes villes du monde, je ne comprends pas pourquoi le fait d’aller vivre à Dakar t’horripile à ce point, commenta Maodo.
Sama rabb mo bagne Dakar lol ! Je ne supporte simplement pas la vie en ville .
Non Man soit sérieux une minute ! Tu sais que Mame Mor ne lâche pas l'affaire, il te veut toujours avec nous. Il t'en veut un peu de ne pas accepter sa proposition.
Il m’en veut même beaucoup tu veux dire. Ce vieux là n'aime pas qu'on lui dise non, (rire), mais j'ai parlé avec Dieuwrigne Ndiassé. Il a compris ma position et il la respecte; il saura faire entendre raison Mame Mor. Ce serait un honneur de rejoindre Hizbut, yaw tu sais que toute ma vie tourne autour des Xassidas, mais pas à Dakar surtout pas maintenant avec mes nouvelles responsabilités. Et puis j’ai une vie bien remplie ici, Khelcom c’est désormais chez moi. J'aspire à ne pas décevoir Cheikh Sidy, té mane baye kat la, souf si momaye doundeul. (Je suis un cultivateur, je ne vis que pour la terre) J’ai besoin de respirer la terre, de la travailler…
Je suis sûr que tu as peur que ta femme prenne les habitudes des dakaroises, tu es trop jaloux mon gars.
Sama Mbène changer djiko (ma femme changer de personnalité) ?? Rire, khana ce sera dans une autre vie alors !
Ou tu as peur d’être tenté par les dakaroises !!! Elles sont belles et dangereuses !
Kxkxkxkxkx, Maodo, mane samay gueutt sama diabar rek lay guiss, samay nopeu Mbène Mountakha laye dégueu, té mo fess déleu si sama khôl, fateu fépeu. Sagne na wakh ni si aduna bamou dathie mafi gueune diabar. Lépeu lou goor yAllah bou mélni mane di oute si djiguéne rek amna ko sama keur, donc… (mes yeux ne voient que ma femme, mes oreilles n'entendent que Mbène Mountakha, elle remplie entièrement mon cœur, il n'y a aucune place pour autre chose. j'ai l'audace de dire que dans ce monde j'ai la meilleure épouse possible. Tout ce dont un homme a besoin chez une femme, je l'ai chez moi…)
Mash'Allah, khana sa Sokhna amoul rakeu bok nguéne maye mako ( ta femme n'a-t-elle pas une sœur qui lui ressemble pour que je la prenne comme épouse ?)
Pas de chance, la dernière célibataire se marie samedi in chaa Allah. Par contre, elle a beaucoup de cousines lol, accompagne-moi au mariage et tu te feras un avis.
Yaw kaye ton pied? mon pied in chaa Allah…

****Fin flash-back*****

Je revis cette discussion comme si c’était hier, et inconsciemment c’est comme si tout le drame qui avait suivi juste après ne s’était jamais produit. Et les mots que j’avais prononcé concernant ma prunelle, sonnaient encore si vrai dans mes propres oreilles que je souriais bêtement, seul dans mon coin soudainement coupé de tout.

Sokhna Mbène, ou Mbène-Mountakha comme elle aimait se nommer quand on lui demandait son prénom. Ma moitié, mon essentiel.

Elle a surgi dans ma vie comme la pluie après une longue saison sèche — inattendue, impétueuse, nécessaire. Elle a renversé mon monde sans bruit, bousculant mes certitudes, polissant mes angles bruts, faisant fondre le roc que j’étais. Moi, le baye Fall que rien ne faisait plier, j’ai appris à sourire sans retenue, à rire aux éclats comme un enfant.

Avec elle, même les journées les plus harassantes à Khelcom devenaient presque des jeux d’amoureux déguisés. Elle était la tendresse dans le tumulte. L’abri. La paix au cœur de l’effort. Et que dire de nos deux princesses ? Deux éclats de lumière nées d’un amour que je croyais invincible. Elle les a portées, élevées, chéries, avec cette grâce naturelle qui me faisait vaciller.

Tout semblait parfait. Alors pourquoi… pourquoi ce bonheur s’est-il effondré d’un seul coup, après sept années d’harmonie sans nuages ? Par quelle faille, quelle ombre, ce rêve a-t-il glissé entre mes doigts ?

Le son de la cloche de l'église annonçant la prière de 18h30 me ramena brusquement à la réalité, plus démoralisé et perdu que jamais. Soudain, des picotements surgirent dans mes doigts et à l'intérieur de ma bouche, tandis que mon cœur s'emballait. Une douleur s'élevait vers ma tête, semblable à une migraine, et des points blancs dansaient devant mes yeux. Je craignais de m'évanouir. La simultanéité de ces symptômes me faisait craindre une crise cardiaque. Tentant de rester calme, je cherchais du regard quelqu'un pour m'aider. Paralysé, sans comprendre ce qui m'arrivait, j'avais l'impression que j'allais m'effondrer à tout moment.

Il n'y avait âme qui vive, tous s'étaient rassemblés à la chapelle pour la prière. Je me trainais vers une petite porte menant au côté opposé de la rue principale de la paroisse. Des bourdonnements assourdissants me transperçaient les oreilles. Ma vision était trouble, mais je poursuivais ma quête d'assistance. Soudain, un son perça le vacarme dans mes oreilles, se transformant en mélodie au fur et à mesure de ma progression. Le martyr que subissait mes tympans fut remplacé petit à petit par la douceur de quelque chose que je connaissais au plus profond de mon être, une mélodie et des paroles qui ont fait partie de ma vie à chaque moment même dans les heures les plus sombres de mon existence désormais nomade.

La brume qui voilait ma vue se dissipait sous l'effet de cette lumière bien-aimée qui surgissait de nouveau après une absence de quatre semaines. Adossé contre le mur de l'église, n'ayant parcouru que quelques pas, je remarquais un garage automobile en face de moi, où tout le monde semblait s'être arrêté pour m'observer. Cependant, mon attention était captivée par un jeune garçon, pas plus haut que trois pommes, assis sur un pneu et chantant d'une voix qui me guidait hors des ombres..

Je me suis agenouillé à ses pieds sans même m'être rendu compte que je venais de traverser la rue, absorbant ses mots qui m'envahissaient, m'emplissaient. Le message du Cheikh ne m'avait jamais autant touché, et pourtant, Dieu sait combien de fois j'avais entendu ce xassida interprété par les plus grands Kurels du Sénégal et dans le monde, et combien de fois je l'avais moi-même chanté ayant reçu le don de composer des mélodies pour chacun des poèmes écrits par le cheikh.

« … Wa bil que-Ani wa bi tawrati summa bima dawudu ja-a bihi war ruhu yAllahu
Baliikh salati wa taslimi alayhi lahu Wal Ali was sahbi Wal azwaji yAllahu
Wa asbilana alayna Rabbi atiyata wa hab’Lana qasda fid’arayni yAllahu
Wa iftah Lana kulia babin kunta fatihahu lis salihina minal khayrati yAllahu
Par le Coran, la Thawra, par les Psaumes de David et l’Evangile de Jésus l’Esprit, ô mon Dieu !
Fais parvenir la bénédiction et le salut [de ma part] à lui [le Prophète], aux siens et à ses épouses, ô mon Dieu !
Seigneur ! Fais descendre sur nous le voile de la bonne santé, exauce nos vœux ici-bas et dans l’au-delà ! ô mon Dieu.
Ouvre-nous toute porte de bienfaits, ouverte par toi pour les vertueux ! ô mon Dieu !...
Sindidi. Cheikh Ahmadu Bamba. »

La lumière disparut aussi vite qu'elle était apparue, lorsqu'une voix féminine, venant de l'intérieur de la maison, rompit le charme : « Midaadi, rentre immédiatement, légui timis diote (c'est bientôt l'heure de Maghreb). »

Le petit garçon posa sa main sur ma tête et dit :

Je suis heureux de te voir », avant de se lever précipitamment et de rentrer dans la maison.
Attend criai-je spontanément.

Comment tu t’appelles ? demandais-je.
Midaadi Mountakha et toi ? répondit-il avec le sourire.

Tu ne veux pas me dire ?
Mounirou Mountakha, chuchotais-je et quand nos yeux se croisèrent je répétais plus fort : Mounirou Mountakha.
Je savais rigola-t-il.
Tu savais quoi ?
Qu’on était de la même famille.

Avant que je ne dise quoi que ce soit d’autre, il filait comme un petit lièvre à l’intérieur de la maison.

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02/06/2023

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19/07/2020

CHAPITRE 4: MAME KUMBA
Kou ma done ladj, mangui (ou sont ceux qui me demandaient, je suis là)
Kou ma donne sétt mangui (ou sont ceux qui voulaient me voir, je suis là)
Mana Kumba, rap bou civilisé ame base ame classe, dom ndeyou Koko ndir, di weur Ahma Samb soubeu ba ngone, nane fondé dém teudi. (Je n’ai pas vraiment de traduction en français qui veut traduire ?)
N’écoutez pas Koko, je ne suis pas aussi diabolique qu’elle le prétend. Juste un peu rek. Il fut un temps où je faisais d’elle tout ce que je veux. Dès que Ndeup a décidé de quitter Dakar ça m’a mis hors de moi, et je me suis jurée qu’elle allait le regretter. A la veille de leur départ déjà Koko avait piqué une crise par mes soins, mais sa mère avait deviné que c’était moi. Et avec l’aide de son sorcier blanc-là Franck, ils nous ont emmené chez les descendants d’Hitler, pff ! il y faisait froid et gris et les gens était grands, pales et moches.
Pendant de longues années j’ai considéré Koko que comme un corps, une enveloppe et moi l’âme. Mais je me suis rendu compte bien après que l’enfant-là ne manquait pas de caractère, avec tout ce qu’elle avait vécu dans son enfance, elle n’avait juste pas envie de croire à un équilibre de vie et d’être encore déçue. Quand je me suis vraiment manifestée à elle, elle s’est sentie perdue, elle ne savait plus qui elle était, et comme sa mère ne lui avait jamais vraiment parlé de ses origines lébou, elle s’est fiée à moi naturellement. Je lui procurais ce sentiment d’être une déesse et que tout était à sa portée. Pour distinguer le bien et le mal il faut d’abord en avoir conscience, et moi à cette époque lima nékh rek la khamone (je ne faisais que ce qui me plait).
Je voulais Koko pour moi seule, du coup j’ai fait en sorte que tous les gens qui étaient autour d’elle ne comptent pas vraiment pour elle, même sa mère et son beau-père. Mais l’arrivée des frères a tout bouleversé. Dès qu’elle a rencontré Iba, la première fois, j’ai senti l’alchimie qui avait entre ses deux-là. Pendant des mois je l’ai tenue éloigner de lui, et comme ce dernier avait ses propres démons, il avait peur de trop s’approcher des autres ça faisait mon affaire. Mais le jour ou Koko a décidé de s’approcher de lui, je n’ai rien pu faire et ça m’a fait peur.
Je me disais qu’elle était amoureuse de lui ! Mais, j’ai dû comprendre par la suite, que ce qui l’attirait vers Iba était plus fort que tout ce que j’avais imaginé, plus fort que l’amitié, plus fort que le désir et toutes les forces réunies qui pouvaient lier deux ados. C’était la puissance en personne, l’autorité, la protection, l’amour aussi.
Iba était le fil solide et incassable qui la liait à Ahmada Bassirou Samb.
Dieu cet homme ! il me désarmait a tout point de vue.
Koko N’dir est tombée f***ement amoureuse de lui dès qu’il l’a snobée la première fois à la cantine. Elle faisait genre qu’elle s’en foutait mais j’ai senti le frétillement de son petit cœur, dès que Ahma a posé les yeux sur elle. Son regard n’avait croisé le sien qu’un bref instant, mais le choc incisif de son magnétisme s’est fait sentir encore et encore sur la moindre partie du corps de ma protégée. Ces yeux l’avaient attirée à lui comme la flamme attire le papillon de nuit. Elle a tenu un moment, mais plus le temps passait plus elle se sentait de moins en moins capable de lui résister.
Ahma avait ce regard sur elle qui la rendait unique. Précieuse. Puissante. Et ça c’était plus que je ne pouvais lui offrir.
Même si j’étais jalouse de sa relation quasi fusionnelle avec Iba, je devais accepter son nouvel ami car sans lui Ahma serait inaccessible pour nous. Et Ahma était celui que je voulais pour ma Koko.
Pendant 5 ans, il a joué le rôle du grand frère hyper protecteur pour ces deux têtes de nœuds qui accumulaient les bêtises sous ma houlette bien sûr. Je n’avais pas de limite, et je poussais Koko à faire des choses dingues car à chaque fois Ahmada volait à son secours.
Tout ce temps, il s’est persuadé que son rôle était juste de protéger ses « petits ». Koko devenait de plus en plus magnifique, Mais Ahma ne se laissait pas attendrir, au contraire. Il se méfiait depuis qu’il savait que j’existais. Vous savez toutes ces histoires qu’on raconte sur les rabbs, et bien c’est parfois vrai mais des comme moi il y’en a pas, je suis unique dans mon genre. Je le voulais pour Koko alors j’ai choisi de me calmer un peu. Et petit à petit, ce cher Ahma a succombé.
Quand Ndeup s’est mariée avec Franck, ce dernier a voulu lui faire découvrir la Grèce durant leur lune de miel. De ce fait, Koko a été envoyé chez les Aidara, pour le plus grand bonheur de son meilleur ami. Deux semaines de folies en perspective. Les grands parents d’Iba, l’adoraient et ils ont tout fait pour qu’elle se sente à l’aise.
Je n’en pouvais plus d’attendre pour que Ahma fasse le premier pas. J’étais frustrée et en colère car les choses t**daient à se réaliser comme je le voulais, alors je m’en suis prise à Koko et elle a piqué encore une crise. Iba s’en souviendra toujours car elle lui a mis une gifle qui l’a marqué à jamais en bas de l’oreille. Papi Aidara a commencé à lui souffler le coran dans l’oreille ma gueuneu rakadiou. Je pense que moi-même au bout d’un moment je ne me contrôlais plus. Ahma qui était sorti avec ses potes fut appelé en urgence, par son frère. Et il arriva en trombe quelques minutes plus t**d, heureusement qu’il n’était pas très loin. Papi l’avait laissée dans la chambre d’Iba et elle y a foutu un vrai bo**el.
Dès qu’Ahma arriva, son grand père le briefa sur la situation et il m***a la retrouver dans la chambre. Il entra doucement en refermant derrière lui à clé, elle lui a aussitôt sauté dessus pour le griffer, mais plus fort et surtout plus habile, il a retourné l’attaque contre elle, et elle se retrouva coincé entre ses bras puissants. Comme à chaque qu’elle piquait une crise, elle avait une force quasi surhumaine mais là elle était en face d’Ahmada Bassirou Samb, on aurait dit que rien ne l’ébranlait. Il la tenait d’une façon, qu’on aurait pu penser qu’ils étaient collés l’un à l’autre, Koko étant la continuité de son homme. C’était son homme ! j’avais vu déjà vu beaucoup plus loin qu’eux.
Elle se calmait dans ses bras, lentement mais surement. Ahma la tenait toujours fermement contre lui tout en la couchant sur le lit défait. Son corps d’homme de 21 ans avec les hormones en plein ébullition ressentait chacune de ses courbes qui se lovait contre lui. Entre les disputes et les désaccords constants qui les opposaient souvent car luttant contre leur attirance irrésistible, ce moment les rapprochait comme jamais avant et, bien qu’il aurait dû s’arracher au plus vite à ce bonheur déplacé, Ahma ne pouvait s’y résoudre.
Comme après chaque crise, Koko avait froid et avoir ce corps puissant à sa portée était juste ce qu’il lui fallait. Elle se blottit davantage au creux de son épaule chaude, accueillante et exhalant un délicieux parfum de virilité, un mélange de savon de Marseille, de sueur, et ce petit quelque chose d’unique qui n’appartenait qu’à lui. Quand, elle sentit le souffle d’Ahma devenir saccadé, son cœur battre la chamade contre son sein, elle n’y tint plus : elle entrouvrit les lèvres et lécha avidement le creux de son cou, comme elle l’avait rêvé, cédant au désir qui la tiraillait depuis leur première rencontre.
Le corps du jeune homme s’embrasa et vibra sous le sien. Malgré avoir été prisonnier d’un atroce cercle vicieux de désir et de déni, pendant si longtemps, sa volonté de lui résister avait soudain disparu, il ne ressentait plus qu’un besoin primal de la posséder, que Koko soit tout à lui. Il la regardait comme s’il ne l’avait jamais vue, se gorgeant de sa beauté avant de se pencher pour la gouter enfin. Il lui transmettait la pureté de son désir, tandis que ma protégée se laissait aller à cette nouvelle caresse avec une sérénité flippante pour moi.
C’était flippant oui car de l’instant ou les lèvres d’Ahmada ont touché les siennes, l’amour, qui remplit son cœur, m’en fit sortir. Il n’y avait pas assez de place pour nous deux dans le corps de Koko, dans un moment pareil. Pour la première fois je me suis sentis seule, demunie, moi qui croyais être l’âme de Koko, en fait c’est moi qui n’étais rien sans elle.
Je devenais comme un simple spectateur de l’éclosion de leur amour charnel.
Leurs lèvres scellées semblaient ne plus vouloir se détacher. Ce fut un ba**er doux, plus doux que tout ce qu’ils avaient déjà expérimentés l’un comme l’autre. Il faut dire qu’ils étaient tous les deux novices à l’art de l’amour. Ahmada était beaucoup plus à l’aise, aussi se permit-il d’approfondir le sujet, prenant plus qu’il ne devrait être autorisé pour un premier ba**er.
Il était un homme dans la fleur de l’âge, au top de sa forme physique grâce à la boxe qu’il pratiquait régulièrement. Mais la présence de Koko, le nectar de ses lèvres, le contact de son sein dans sa paume, faisaient battre son cœur d’une telle manière qu’il crut un instant ne pas survivre à cette nuit. Comment pourrait-il se lasser de l’explorer, de son goût si agréable ! Il poursuivit ses assauts, parcourant avidement chaque recoin de ses lèvres offertes et pulpeuses, enivré par ses petits hoquets de plaisir quand sa langue la pénétrait et que ses dents la mordillaient. Puis maladroitement, Koko commença à lui rendre la pareille, l’embrassant avec un désir, une passion que l’amour rendait exceptionnel, prolongeant ainsi le sensuel ballet de leurs langues. Ainsi, ils échangèrent leur folie mutuelle, s’offrant l’un à l’autre en un rythme aussi soutenu que parfait. Ils découvraient le plaisir pour la première fois et c’était diablement beau. Sous la fine étoffe de sa robe, les seins de Koko pointèrent contre lui. Elle murmura son nom tandis qu’il lui enlevait son habit et descendait vers la naissance de sa poitrine. Ahma savait qu’il devait s’arrêter avant d’aller plus loin, mais il n’avait plus aucune volonté à résister. À travers le tissu du soutien-gorge, il titilla l’un de ses tétons de sa langue. Et même lorsqu’il libéra la chair durcie de son écrin, englobant son sein prodigieux dans sa poigne avide, il n’en eut toujours pas assez. Il la plaqua sur le lit, se mit sur elle, et saisit sa poitrine à pleines mains et la porta à ses lèvres, goûtant un sein après l’autre. Il devenait comme fou devant tant de beauté et de douceur ! Puis, cédant aux toutes dernières pulsions qui luttaient contre sa volonté, il glissa ses doigts sous les revers de sa petite culotte et en libéra la silhouette de rêve de celle qui hantait ses nuits.
Koko, malgré sa vie tumultueuse, n’avait absolument aucune expérience amoureuse, et le plaisir sexuel était tout nouveau pour elle, mais elle savait que ce qu’elle ressentait à cet instant, ne pouvait se produire que dans les bras d’Ahmada. La façon dont il la touchait lui donnait tellement de bonheur, qu’elle oubliait tout autour d’elle. Ce dernier était encore habillé et le contraste rugueux de ses vêtements avec sa propre peau nue ne faisait qu’alimenter l’incendie qui s’emparait inexorablement de son corps.
Soudain, il se souleva en arrêtant ses caresses, la laissant frustrée jusqu’à ce qu’elle vît son regard avide la détailler. Jamais un homme ne l’avait regardée de la sorte, comme une denrée rare qu’on aurait cherchée toute une vie durant… La puissance de son regard la fit frémir et elle voulut se recouvrir avec sa robe. Mais il la gronda : Je n’ai pas encore fini de te regarder ! Même dans l’intimité, Ahma incarnait l’autorité même. Cela aurait dû l’énerver ou lui donner envie de se rebeller mais à sa grande surprise, son désir s’accrut de plus belle.
A cause de ces incertitudes, de son enfance particulière, de ses frustrations, elle n’aurait jamais pensé vivre une telle plénitude grâce à un homme. Toutes ses peurs et ses angoisses ne pouvaient que ployer le genou face à la passion dévorante d’Ahmada. Oh, oui ! Être détaillée ainsi par lui était un véritable plaisir mais c’était encore loin d’être suffisant. Elle le voulait tout entier, sentir ses mains sur elle, ses lèvres la parcourir et plus encore. Il posa encore ses mains sur ses seins avec une révérence telle qu’elle en eut le souffle coupé.
• Je n’arrive pas à y croire, murmura-t-il. Tu es là, bien réelle… et magnifique !
Le cœur de Koko battait la chamade sous ses mains expertes. Elle avait toujours eu conscience de ses charmes et elle était naturellement coquine. Mais comment faire quand on a un homme pareil devant soi ? Elle le contemplait aussi comme elle contemplerait un fondant au chocolat. Ahma avait employé le mot juste : magnifique. Ils étaient tous les deux magnifiques. Elle grande, pulpeuse, lui très, très grand et bâti comme une armoire et tous deux aussi fougueux que les vagues de Nazaré. Les mains d’Ahma progressèrent de sa poitrine jusqu’à son ventre plat et ses hanches qu’il emprisonna afin de l’attirer encore plus à lui et de réclamer ses lèvres. Koko se laissa aller, succombant aux divines caresses qu’il lui octroyait, de ses fesses jusqu’à ses seins. Chaque caresse et chaque attention était comme un geste naturel, aussi naturel que le lent cheminement de ses doigts sur son ventre. Elle le désirait tant qu’elle en tremblait ! Et lorsque ses doigts s’immiscèrent lentement entre ses cuisses, en perte totale de repères, elle crut s’évanouir.
• Tu es si chaude, murmura-t-il tout contre sa nuque. Si humide ! Oh, je n’arrive pas à y croire !
Puis il immisça un doigt en elle, puis deux, et le monde se mit à tourner si vite qu’elle oublia de respirer. C’était si bon ! Cette chaleur qui émanait de lui, la douce pénétration de ses doigts en elle et les caresses appliquées de son pouce contre son petit bouton… tout était si bon ! Le bruit de la pluie qui s’était soudainement abattue dehors semblait faire écho en elle. Elle s’accrocha désespérément à son cou et chuchota à son oreille :
• On va aller jusqu’au bout ?
• Tu ne veux pas ? demanda Ahma
• J’ai un peu peur
• C’est tout aussi nouveau pour moi
• Tu veux dire que…
• Oui c’est avec toi, que je découvre tout ça
• Mon Dieu, bébé ! mais toutes ces filles qui tournent autour de toi
• Il n’y a qu’une qui m’intéresse, et elle est actuellement dans mes bras
• …
• Tu me rends fou, Koko !
• Lol coco comme chérie coco ?
• Non « Ko » comme les deux premières lettres de ton prénom (c’est lui qui lui a donné ce surnom)
• Koko Ndir, hum ça sonne bien… ! je t’aime Ahma et je veux bien franchir cette m***agne avec toi
• Je sais, et ne t’inquiète pas tes sentiments et tes désirs sont en sécurité avec moi
• Maintenant laisse-moi te voir aussi.
Elle ouvrit sa chemise découvrant son corps de fou ! ooh Dieu devait être très, très, très content quand il a créé ce spécimen humain-là. Attirée par ses tétons durs et sexy, koko y passait ses doigts comme hypnotisée.
Il s’arracha à ses caresses innocentes qui le mettait dans tous ses états et d’un seul geste, il se défit de son pantalon et de son boxer.
Koko lâcha à cet instant un hoquet de surprise, mais elle n’eut pas le temps de se remettre de cette énormité, qu’il s’empara de ses chevilles et écarta ses jambes, dévorant sa fleur des yeux avec une intensité renouvelée, avec béatitude, comme un enfant devant son cadeau de Noel tant espéré. Il devenait fou, ne pouvant plus réfléchir tout son être aspirait à s’unir à elle. Pourtant il était conscient qu’il devait faire doucement pour ne pas lui faire mal, mais avait-il assez d’expérience pour pouvoir faire la part des choses ? Non ! donc il y alla d’instinct.
Doucement, méthodiquement, et comme c’était dur, comme c’était bon, chaud, doux, onctueux…
Et puis un barrage, fin mais ferme, qui ne parvint pas arrêter sa lente progression, éclata et la sensation qu’elle était pleinement sienne se précisa. Koko était crispée autour de lui souffrant surement, mais lui ne savait plus comment s’arrêter.
Il ne savait plus rien, ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, tout n’était que sensation de plénitude. Du coup eh bien, dès qu’il la remplit jusqu’à la garde, il explosa
• Ko… ko gronda-t-il sourdement en tremblant
Pendant plusieurs secondes on entendit que leur souffle saccadé, Koko était surprise, Ahma comblé mais dépité.
• Je suis désolé, chuchota-t-il
• Donc c’est vraiment déjà fini ?
• …
• Ce n’était pas censé se passer comme ça, ou bien les films, ce sont des menteurs ?
• Ferme la Koko stp ! tu parles parce que tu ne ressens pas ce que je suis en train de ressentir à ce moment précis, tu ne sais pas ce que c’est que d’être en toi
• …
Toujours ancré en elle, de sa main gauche, il lui maintenait les hanches tandis que de l’autre, il lui massait les cheveux. Koko s’attendait à ne pas ressentir du plaisir pour sa première fois mais là, mome c’était voyage avorté.
Quand Ahma reprit son mamelon en bouche, elle sortit de ses pensées. Quand il fut sûr d’avoir à nouveau toute son attention, il lui demanda
• Est-ce que tu me sens toujours ?
• Ahmada Bassirou je te sens partout, je te rappelle que tu es encore sur moi et en moi
• Et là ?
Nékeu khalé nékh (vive la jeunesse) ! ayant retrouvé ses esprits, il s'est cambré en mimant un rapide va et vient, pour tâter le terrain. Koko en resta sans voix : il était toujours dur et à nouveau prêt, prêt pour elle.
C’était l’effet qu’elle avait sur lui.
Il lui fit l’amour toute la nuit, et la petite qui se plaignait du voyage avorté du début, finit par regretter d’avoir réveillé la bête en lui.
Ndeyssanne, ceci n’était que le début de leur f***e histoire !
Une histoire qui aurait pu être fantastique si je n’étais pas qui je suis. J’avais beau vouloir Koko pour Ahma, je la voulais d’abord pour moi-même. Et je faisais du grand n’importe, l’emportant dans mes délires. Si Ahma est retourné à Dakar, c’est ma faute. Le pauvre n’avait plus de vie, il était comme un sapeur-pompier au taquet pour éteindre les flammes que laissaient Koko Ndir sur son passage. Il est parti sans dire aurevoir.
Koko m’en a voulu, mais tellement. Mais au lieu de baisser les bras, elle a pris une décision qui a radicalement changé nos vies.
Avec l’aide de Papi Aidara, elle s’est défaite de mon autorité.
Un rituel qui m’a beaucoup affaibli, mais qui l’a rendu elle indépendante et sure d’elle, révélant un potentiel qu’inconsciemment j’étouffais. Je comprenais pourquoi, sama mame Leuk Daour (mon grand-père) avait choisi son corps pour moi.
Papi Aidara avait mis le Coran dans son cœur, et cette petite f***e savait puiser en sa puissance. Aujourd’hui j’étais comme une sœur pour elle et comme elle avait su me pardonner mes bêtises et d’avoir failli gâcher sa vie, j’ai juré que je ferai tout ce qui était en mon pouvoir pour lui faire retrouver son amour.
A part ça, il fallait aussi qu’on se sert les coudes, toute notre famille lébou nous attendait de pieds ferme. Ils étaient tous au courant qu’on était à Dakar !

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