09/07/2026
☀️🌱 Message d’écolo sur l’inaction voir le recul face aux engagements climatiques,
En vous adressant ces quelques mots, il est impossible de faire l’impasse sur le bilan humain de la canicule qui a touché l’Europe ces dernières semaines. Pas moins de 1.747 décès supplémentaires ont été enregistrés en Belgique au mois de juin. En Wallonie, les décès ont augmenté de 76 %, à Bruxelles de 60,9 %. Toutes les tranches d’âge sont touchées. Nous pensons évidemment aux familles qui ont vécu ce deuil.
Face à ce bilan, l’inaction ne devrait pas être une option. C’est pourtant celle qu’ont choisie les forces conservatrices qui conduisent les différents gouvernements. L’inaction quand il ne s’agit pas de reculer par rapport aux engagements climatiques. Pour notre part, dès le début de la crise, nous avons mis sur la table un Plan fraîcheur reprenant des actions à court, moyen et long terme, inspirées notamment par les réalisations de nos mandataires locaux et de nos anciennes et anciens ministres mais reprenant aussi des propositions nouvelles.
La riposte que nous voulons conduire, nous voulons systématiquement la traduire dans des propositions concrètes pour rendre notre société plus robuste. Nous nous réjouissons de pouvoir continuer à conduire celle-ci avec vous.
Qu’il soit synonyme de temps partagé avec vos proches, de repos, de voyages ou de découvertes, nous vous souhaitons un bel été.
Nous nous réjouissons de vous retrouver les 29 et 30 septembre à Massembre pour Vert pop / le Festival de l’Écologie politique! 💪🌱
Canicule : Ecolo passe à l'action pour protéger la population
Nous sommes le 9 juillet et le pays traverse déjà sa 3e vague de chaleur. Face à ces épisodes qui se multiplient, Ecolo présente un Plan Fraîcheur : des mesures concrètes, applicables dès aujourd'hui, pour protéger les personnes vulnérables, les travailleurs, les élèves et l'ensemble de la population.
Deux vagues de chaleur en juin et les températures qui oscillent toujours autour de 30 degrés. Oui il fait chaud et non ce n'est pas normal, la Belgique encaisse déjà 3 à 4 canicules par an, contre une tous les deux ans avant 1990. En 2024, la chaleur a causé 269 décès dans le pays ; à l'échelle européenne, l'OMS en recense plus de 200 000 en quatre ans. Face à ce constat, la réponse politique s'est jusqu'ici limitée à des conseils : boire de l'eau, fermer les volets (et mettre un chapeau). Ecolo dit stop à cette gestion par le thermomètre et présente son Plan Fraîcheur, un ensemble de mesures concrètes pour protéger la population dès maintenant et adapter durablement le pays.
Trois axes pour ne plus subir la chaleur
Protéger les personnes vulnérables. Un lieu public frais garanti à moins de 15 minutes de chez soi, un réseau communal de vigilance pour les personnes isolées, l'accès à l'eau potable généralisé, et des piscines et zones de baignade à 1 € pendant les vagues de chaleur.
Protéger au travail et à l'école. Un vrai plafond de chaleur avec trois seuils (alerte, critique, urgence) et un revenu garanti à 100 % en cas d'arrêt forcé, y compris pour les indépendants. Côté écoles : tenues adaptées, activités physiques suspendues aux heures chaudes, et un protocole canicule clair pour la rentrée prochaine.
Adapter nos villes et nos infrastructures. Objectif : 3 millions d'arbres supplémentaires d'ici 2030, ouverture partielle du domaine royal de Laeken, multiplication des zones de baignade sécurisées, et fin programmée des passoires thermiques.
Protéger collectivement, pas individuellement
Pour notre coprésidente Marie-Colline Leroy, la démarche est assumée : aller chercher des mesures qui existent déjà ailleurs dans le monde, pour montrer qu'une autre voie est possible, et qui ne reposent pas sur les épaules des individus mais sur une prise en charge collective. Elle insiste en particulier sur la nécessité de politiser la climatisation : l'installer soi-même reste hors de portée pour une large partie de la population, et aggrave la chaleur en ville en rejetant l'air chaud à l'extérieur. D'où l'idée de climatiser des lieux publics partagés plutôt que de laisser chacun se débrouiller. Parmi les propositions les plus marquantes : l'ouverture d'une partie du parc royal de Laeken lors des pics de chaleur, sur le modèle du parc royal d'Oslo, ouvert lui aussi aux habitants.
Nous en avons toutes et tous fait le constat : la Belgique a le thermomètre, pas de plan d'action. Le plan fédéral "Forte chaleur et pics d'ozone", vieux de vingt ans, reste purement informatif : il surveille et recommande, mais ne transforme rien. Pendant ce temps, aucun gouvernement n'a jugé utile de convoquer un Comité de Concertation (Codeco) entre les différents gouvernements du pays sur la question. "Laisser nos grands-parents mourir de chaud en silence ne peut jamais devenir acceptable", rappellent les coprésidents Marie-Colline Leroy et Gilles Vanden Burre.
Pour Ecolo, la chaleur est désormais un risque collectif au même titre que la maladie ou le chômage, et mérite donc une réponse collective, financée, à la hauteur. Ce que d'autres pays font déjà : horaires scolaires adaptés en Espagne, baignade dans la Seine à Paris, piscines naturelles dans les grandes villes allemandes. Une question de volonté politique, pas de moyens.
Canicule : nos communes s'organisent
Avec les pics à 30°C de juin, Ecolo a répondu à l'urgence dans plusieurs communes : à Mons, Charlotte de Jaer a étendu les horaires aménagés au personnel administratif, mis en place un suivi téléphonique des aînés fragiles tous les deux jours. À Frameries, Manu Disabato a adapté horaires communaux et scolaires et ouvert un numéro d'urgence via le CPAS. À Schaerbeek, Thomas Eraly et Vincent Vanhalewyn appliquent un plan canicule interne (6h de prestation dès 30°C, étendu à tous dès 32°C) et allègent les journées d'école. Et ceux ne sont que quelques exemples parmi d'autres.
À Uccle, Maëlle De Brouwer va aussi plus loin que l'urgence : au-delà des horaires aménagés pour le personnel exposé, l'échevine porte un vrai plan fraîcheur structurel, construit avec une Assemblée citoyenne : la plantation de plus de 400 arbres depuis 2018, la création de 5 îlots de fraîcheur par an, une prime pour faciliter la végétalisation des toitures. C'est l'action structurelle qui rend nos villes vivables sur la durée.
Lors de la précédente législature, les écologistes ont posé les bases d'une végétalisation durable de leurs communes, dont les effets se voient aujourd'hui pleinement. À Ixelles, Audrey Lhoest a engagé un plan de débétonisation et de plantation à l'issue d'un état des lieux complet de l'environnement et de la biodiversité, avec la végétalisation des places Châtelain, Flagey (photo) et Fernand Coq.
À Eupen, Claudia Niessen a fait naître, après les inondations de 2021, le Scheiblerpark : 8 000 m² plantés de vingt arbres supplémentaires et traversés d'un corridor vert, aujourd'hui symbole de la reconstruction durable de la commune. À Namur, Charlotte Mouget a initié dès 2019 le Plan Air Climat Énergie, aujourd'hui voté, qui a déjà permis de planter près de 10 000 arbres sur le territoire communal. La même année, Woluwe-Saint-Pierre rachetait 5 000 m² d'espace vert pour les préserver durablement. À Forest, Alain Mugabo Mukunzi a fait planter en 2020 un Tiny Forest de mille arbres, aujourd'hui installé, tandis que Watermael-Boisfort engageait cette année-là le projet de verdurisation de la place Keym. Chastre, de son côté, a végétalisé une cour d'école dès l'automne 2021, en concertation avec les équipes éducatives et d'autres sont sur le point de voir le jour comme à Jette.
L'accès à l'eau en ville a suivi la même dynamique. À Tournai, Caroline Mitri a déployé un réseau de fontaines à eau, pensé pour l'accès à l'eau des personnes précarisées autant que pour la convivialité des espaces publics. Charleroi a fait de même dès juin 2023, avec l'adoption, sous l'impulsion de Xavier Desgain, d'un cahier des charges pour l'installation de fontaines publiques.
Communes rurales ou grandes villes, petits villages ou centres urbains denses : à tous les échelons, les écologistes ont choisi d'agir concrètement face au dérèglement climatique plutôt que de se contenter de le constater. Ces réalisations, aujourd'hui visibles sur le terrain, montrent que des solutions existent et qu'elles se construisent, commune après commune, avec méthode et constance.
VertPop Édition 2026 ! Les inscriptions sont ouvertes !
Le Festival de l'écologie politique revient comme chaque année au Domaine de Massembre. Au programme : Ateliers, conférences, débats et bien sûr des moments de détente, de rire, de musique, de rencontre et d'échange 🙂.
N'hésitez pas à venir avec quelques +1 et à partager l'événement au maximum autour de vous.
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