19/10/2026
« Tout est prioritaire. »
La demande du citoyen est urgente.
Le Collège attend une réponse.
Le budget doit être finalisé.
Un subside impose une échéance.
Et un nouveau projet vient encore de s’ajouter.
Mais lorsqu’une nouvelle priorité arrive, une question est rarement posée :
« Qu’allons-nous reporter pour lui faire de la place ? »
Depuis plus de dix ans, Jules observe cette réalité dans les villes et communes. Les projets ne ralentissent pas par manque d’engagement. Ils ralentissent parce que les équipes doivent avancer sur trop de fronts simultanément, sans arbitrage suffisamment clair.
Pour sortir du « tout est prioritaire », quatre questions peuvent aider :
1. Existe-t-il une obligation ou une échéance incompressible ?
2. Quel sera l’impact réel si le projet est reporté ?
3. Un responsable et des moyens sont-ils réellement disponibles ?
4. Quelle autre action acceptons-nous de ralentir ou de reporter ?
Ce dernier point est essentiel.
Ajouter une priorité sans en retirer une autre, ce n’est pas prioriser. C’est simplement augmenter la charge de travail.
La solution peut commencer très simplement : réunir régulièrement les responsables concernés, visualiser les projets en cours et les classer collectivement en trois catégories :
À traiter maintenant.
À planifier.
À reporter ou à réexaminer.
Le tableau de bord vient ensuite. Son rôle n’est pas de produire un rapport supplémentaire, mais de rendre les arbitrages visibles et de permettre aux équipes de savoir où concentrer leurs efforts.
Et chez vous, lorsqu’une nouvelle priorité arrive, décide-t-on aussi clairement de ce qui peut attendre ?