28/10/2026
🏛️🍺 Presbytère/Pastorij de Sint-Stevens-Woluwe : 1,8 million d’euros investis… mais toujours aucun exploitant en vue !
À Sint-Stevens-Woluwe, les travaux de rénovation de l'ancien presbytère touchent bientôt à leur fin pour métamorphoser le site en une toute nouvelle brasserie communale. Le coût pour la collectivité est colossal : près de 1,8 million d’euros d’argent public.
Pourtant, le constat est sans appel : à ce jour, aucune candidature n'a été déposée pour reprendre l'exploitation des lieux.
Devant ce vide complet, la commune a dû repousser en urgence la date limite de remise des offres, la faisant glisser du 30 septembre au 31 décembre 2026.
Pour expliquer cette absence d'intérêt, la majorité avance l'argument d'une « conjoncture économique difficile ». C’est bien vite occulter un obstacle de taille : le cahier des charges impose le néerlandais comme seule langue d'exploitation au sein de la concession.
Or, il convient de rappeler une règle fondamentale : les lois linguistiques s'appliquent aux administrations publiques, et non au secteur privé ni aux commerçants, qui bénéficient de la liberté de commerce et d'expression. En voulant imposer un carcan linguistique strict à une activité horeca privée, la commune dépasse son rôle et bride inutilement le potentiel économique de ce projet.
À la frontière directe de Bruxelles, dans un quartier diversifié et cosmopolite, imposer de telles contraintes idéologiques à un restaurateur fait fuir les candidats potentiels. L'horeca a besoin d'ouverture, de souplesse et de viabilité économique, pas d'injonctions hors sol.
L'argent des contribuables mérite du pragmatisme et du bon sens. Espérons que d'ici le 31 décembre, le réalisme économique prenne enfin le pas sur le dogmatisme.
Affaire à suivre…