06/02/2026
MONTRÉAL / Le malaise '' Airbnb ''
Pour une meilleure gestion de la crise du logement
Dans le Vieux-Montréal et le centre-ville, certains immeubles résidentiels neufs deviennent des mini-hôtels clandestins.
Des locataires paient très cher pour la tranquillité et la sécurité. Ils subissent plutôt du bruit la nuit, des fêtes, beaucoup de va-et-vient et des interventions policières fréquentes. Ces situations sont réellement problématiques.
Le tourisme reste essentiel pour Montréal. Il fait vivre les commerces, les restaurants et crée de nombreux emplois.
Le vrai problème n’est pas les visiteurs, mais le détournement d’appartements qui devraient servir aux résidents permanents.
Par contre, à Montréal, la cause principale de la pénurie de logements est ailleurs. La bureaucratie lourde ralentit énormément la construction. Les délais pour un permis atteignent souvent plus d'un an. Zonages restrictifs, consultations interminables et normes excessives font exploser les coûts. On ne construit pas assez vite.
L’administration Soraya Martinez Ferrada parle beaucoup. Pourtant, plusieurs mois après son arrivée, les résultats concrets sont absents.
Voici quelques solutions claires et équilibrées :
- Interdire complètement les locations courtes durées dans les immeubles locatifs destinés aux résidents permanents;
- Obliger les plateformes à retirer rapidement les annonces illégales sous peine de pénalités financières.
- Permettre des immeubles entièrement dédiés aux touristes, mais seulement dans les zones commerciales ou touristiques et à condition que ce soit clairement annoncé dès le départ;
- Autoriser les locations à court terme dans la résidence principale du propriétaire;
- Ramener les délais de permis de construction de logements à 90 ou 120 jours maximum;
Assez des beaux discours. Il faut des actions concrètes et une saine gestion.
Protégeons les résidents permanents tout en gardant un tourisme sain et bien encadré.
05/31/2026
MONTRÉAL en mode survie
L'eau potable en crise
La conduite principale sous l'avenue Atwater, datant de 1984, est en détérioration avancée. Le réservoir McTavish, cœur du réseau montréalais, voit sa capacité sévèrement réduite. Près de 1,2 million de personnes devront réduire drastiquement leur consommation d'eau cet été, à la demande de l'administration municipale, alors que les travaux d'urgence s'annoncent longs et coûteux.
Ce n'est pas un accident isolé. C'est le symptôme d'années de sous-investissement chronique. Près d'un tiers de l'eau produite est perdue en fuites, des infrastructures des années 1950 à 1980 s'effritent et le déficit d'entretien du réseau atteint plusieurs milliards de dollars.
Pendant ce temps, on triple les budgets pour les organismes d'itinérance (30 M$), on finance généreusement les causes sectorielles et on maintient près d'un demi-milliard sur dix ans pour les pistes cyclables, pendant que les routes se décomposent et que la bureaucratie continue de gonfler.
Les Montréalais sont légitimement exaspérés. Ils paient des taxes en hausse constante pour des services de base qui craquent. L'eau potable, les rues et la propreté ne suivent plus.
Les élus excellent dans le paraître et les annonces, mais peinent à livrer l'essentiel.
Prioriser le visible au détriment du vital n'est plus une option viable.
Il est grand temps de remettre les infrastructures et une gestion rigoureuse au centre des priorités. Les citoyens méritent mieux que des excuses, des communiqués, des danses sur TikTok et des conférences sans solutions concrètes.
La frustration actuelle n'est pas une tempête passagère. C'est le signal clair que Montréal a besoin d'un virage concret.
05/25/2026
MONTRÉAL / LE CODE DE CONSTRUCTION PROVINCIAL
L'art de ralentir la construction au mauvais moment
Pendant que Montréal étouffe sous une crise du logement historique, le nouveau Code de construction provincial va renchérir les coûts de 5 à 8% et ralentir encore plus les chantiers.
Les nouvelles normes haussent les exigences en cas de tremblements de terre, élargissent les corridors et rendent les bornes électriques (VE) obligatoires. Ce sont des règles louables en théorie, mais catastrophiques en pleine pénurie.
Les promoteurs ont déjà le pied sur le frein.
Résultat ? Moins de logements neufs, des prix encore plus inaccessibles pour les jeunes et les familles.
Soraya Martinez Ferrada, mairesse de la métropole, semble pourtant déconnectée de cette urgence.
Au lieu de danser sur TikTok au rythme de Bad Bunny ou du Super Bowl, elle devrait crier haut et fort contre ce règlement provincial qui bloque l’accès à la propriété et aggrave la crise.
Elle pourrait aussi agir immédiatement sur ce qu’elle contrôle. Il faut rénover d’urgence les centaines de logements mal entretenus de l’OMHM. Trop de HLM sont dans un état pitoyable, laissant les plus vulnérables dans des conditions indignes.
D’autres solutions concrètes existent également :
- Exemptions temporaires pour les projets abordables et sociaux ;
- Accélération des permis municipaux et réduction massive de la bureaucratie ;
- Construction modulaire et industrialisée pour baisser les coûts ;
- Cession accélérée de certains terrains publics aux OBNL ;
- Allègement ciblé des normes les plus coûteuses sans sacrifier la sécurité.
Il est temps de passer à l’action concrète.
Les Montréalais n’ont plus le luxe d’attendre.
La métropole doit construire plus, plus vite et à des prix réalistes, avant que toute une génération ne soit définitivement exclue.
Montréal doit passer à l'action.
Photo : Charles William Pelletier
05/18/2026
MONTRÉAL / 4 millions pour une idéologie
Soraya choisit le clientélisme
La mairesse Soraya Martinez Ferrada divague avec son programme de 1 million par année (4 millions en quatre ans) pour les communautés LGBTQ2IA+.
Ce qui était à l’origine une défense légitime des droits des gais et des lesbiennes est devenu une subvention massive pour une idéologie de plus en plus déconnectée de la réalité.
C’est du clientélisme pur. Elle arrose une niche militante bruyante sur les réseaux et dans les organismes, en espérant des votes reconnaissants. Pendant ce temps, la très grande majorité des Montréalais, y compris de nombreux gais et lesbiennes, sont tannés.
Ceux qui ont vraiment combattu pour leurs droits ne se reconnaissent plus dans cette machine à revendications.
Le ridicule atteint des sommets quand on finance la médicalisation irréversible des enfants (bloqueurs de puberté et hormones), pratique que la Suède et le Royaume-Uni ont déjà fortement restreinte après révision médicale sérieuse. Critiquer cette priorité n’est pas de la phobie, c’est du gros bon sens.
Montréal fait face à des problèmes concrets et urgents, tels l'insécurité dans les rues, saleté chronique, nids-de-poule, bureaucratie étouffante et dépenses inutiles.
Les priorités devraient être la sécurité, la propreté, l’efficacité fiscale et la réduction drastique de la lourdeur administrative.
Les Montréalais méritent une administration municipale qui gère une ville, pas une militante qui gère un électorat.
05/15/2026
MONTRÉAL / La saine gestion commence par soi-même
La ville demande plus d'argent aux citoyens
Du 13 au 15 mai 2026, lors des Assises annuelles de l’UMQ à Québec, les maires ont présenté un rapport.
Ce rapport recommande d’augmenter les taxes foncières et de demander plus d’argent à Québec. Montréal parle encore de hausses de taxes pendant que ses infrastructures se dégradent.
Beaucoup de citoyens en ont assez. Avant de réclamer plus d’argent, Montréal doit faire son ménage intérieur.
Les experts du rapport, Monique Jérôme-Forget et Nicolas Marceau, ont une solide expérience en finances publiques. Pourtant, ni l’un ni l’autre n’a jamais géré une ville ni risqué son propre argent dans une entreprise. Recommander des hausses de taxes est toujours plus facile quand c’est l’argent des autres.
À Montréal, le budget de fonctionnement atteint 7,67 milliards de dollars. En dix ans, il a gonflé d’environ 50 %, soit presque le double de l’inflation. L’argent rentre. Où va-t-il ?
Il y a clairement environ 10 % de dépenses inutiles ou superflues. La ville compte 103 élus, 19 arrondissements, de nombreux hauts fonctionnaires et plusieurs contrats donnés à des firmes externes. Toronto, plus grande que Montréal, fonctionne avec seulement 26 élus. La différence parle d'elle-même.
Les citoyens veulent une ville bien gérée. Cela passe par moins d’élus, moins de doublons, moins de cabinets politiques et une priorité claire. Il faut réparer les routes et les infrastructures.
Tant que Montréal ne prouvera pas qu’elle gère son argent de façon responsable, ses demandes sonneront creux.
Les grands rapports et les belles discussions sont bien. La discipline et les résultats concrets sont mieux.
Les citoyens sont écœurés de payer toujours plus pour une mauvaise gestion.
05/12/2026
MONTRÉAL / Le « protocole »
Virage à 180 degrés sur l’itinérance
Pendant sa campagne, Soraya Martinez Ferrada promettait la «guerre à l’itinérance» et l’élimination des campements. Elle a même ajouté 20 millions au budget.
Hier, au conseil municipal, elle a obtenu un vote unanime. Ensemble Montréal et Projet Montréal ont eux aussi accepté de déclarer cela une «crise» et d’approuver son protocole de zones de tolérance.
On est passé de la promesse de résultats à la gestion permanente des campements.
Appeler cela une crise humanitaire ne rend pas le problème plus gros qu’il ne l’est. Il concerne environ 5,000 itinérants sur une population de 1,8 million d’habitants. Ce mot sert surtout à justifier l’absence de vraie solution et à normaliser ce que l’on refusait hier.
Ce n’est pas se prendre pour Dieu que d’exiger du concret. Houston a réduit l’itinérance de plus de 60% en logeant les personnes et en démantelant les campements. Calgary a stabilisé et fait reculer le phénomène grâce à une coordination ferme.
Les solutions existent :
- Démanteler rapidement les campements et offrir une place digne.
- Utiliser immédiatement les centaines de logements vacants de l’OMHM.
- Soutenir et mieux coordonner le travail essentiel des organismes communautaires.
- Demander aux lieux de culte, exemptés de taxes, d’ouvrir leurs espaces inutilisés.
- Imposer une taxe élevée sur les logements vacants détenus par les grands propriétaires et sociétés depuis plus de six mois.
- Exiger l’aide concrète des gouvernements du Québec et du Canada, notamment leurs bâtiments vacants.
Montréal n’a pas besoin d’un protocole qui organise l’échec. Elle a besoin d’une volonté politique claire pour régler le problème, pas pour l’entretenir.
Les Montréalais veulent des résultats, pas un consensus sur la résignation.
05/10/2026
MONTRÉAL / L’eau
Un bien public qui glisse vers le privé
Oui, les nids-de-poule sont exaspérants. Chaque Montréalais les voit et les maudit chaque matin. Leur réparation est légitime et urgente.
Mais pendant qu’on regarde nos roues s’abîmer, quelque chose de bien plus grave se passe sous nos pieds — littéralement.
Depuis 2012 et le projet Maxim’eau, la valeur des contrats accordés à des firmes privées a explosé. La hausse moyenne est de 18% par année et les honoraires ont augmenté de 82%. Des cols bleus expérimentés quittent la Ville pour le secteur privé. Ils emportent avec eux une expertise irremplaçable.
Des firmes comme AtkinsRéalis, Pomerleau et Unigesco construisent, conçoivent et supervisent désormais une grande partie des infrastructures, notamment pour l’eau. La Ville perd progressivement son savoir-faire et tout levier de négociation. Elle n’a plus d’autre choix que de payer de plus en plus cher.
Le piège se referme en trois phases. L’expertise migre vers le privé. La dépendance s’installe. Le citoyen ordinaire recevra la facture.
Ce scénario, on l’a déjà vu ailleurs. En Angleterre, en France et en Bolivie, on promettait d’améliorer le service. Lentement, le privé a pris le contrôle. Les prix ont explosé. La qualité a chuté.
La nouvelle mairesse annonce la suppression de 250 postes vacants. Ce n’est pas une réforme. C’est une opération de communication.
Gouverner, c’est faire des choix courageux : réduire les structures bureaucratiques inutiles et les multiples comités qui coûtent cher sans servir les citoyens, et réinvestir massivement dans l’expertise interne réelle au lieu de la laisser fuir insidieusement.
Mme Soraya Martinez Ferrada, vous avez promis que vous connaissiez Montréal. Démontrez-le. L’eau, c’est la vie et elle n’attend pas.
Un jour, vous direz : «On n’avait pas le choix.» Ce sera une vérité que vous aurez vous-même fabriquée.
Silencieusement. Aux frais des Montréalais.
05/05/2026
Montréal / Une ville bernée
Quand les promesses deviennent des excuses
Au Forum Grands Projets de la Chambre de commerce de Montréal, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a déclaré qu'il lui faudrait un mandat complet (jusqu'en 2029) pour «redéfaire et refaire une ville efficace».
Traduction : les Montréalais devront patienter quatre ans.
C'est inacceptable.
Dans le secteur privé, un PDG qui annonce à ses actionnaires, six mois après sa nomination, qu'il lui faut quatre ans pour livrer des résultats est escorté vers la sortie.
Pourquoi les citoyens de Montréal, qui financent une organisation de plus de 25,000 employés municipaux directs (hors SPVM et STM) et un budget de 7,67 milliards de dollars, devraient-ils tolérer moins?
Le bilan des six premiers mois est accablant. Les seules économies annoncées portent sur des postes vacants, c'est du théâtre budgétaire pur.
Aucun haut fonctionnaire remplacé ou mis à la porte, aucune réforme structurelle amorcée. La culture organisationnelle, la chaîne de commandement et les processus bureaucratiques paralysants restent intacts. La piste cyclable d'Hochelaga se construit toujours, le retrait de la piste Henri-Bourassa n'est même pas dans le portrait. Et malgré tout cela, la mairesse s'est accordé 8 sur 10.
Sur l'itinérance, elle avait promis un «effort de guerre» pour éliminer les campements. Moins de trois mois plus t**d : tolérance des campements, services sur place, zones dédiées. Un virage à 180 degrés, sans explication ni excuse.
Les médias portent aussi leur part de responsabilité, ayant trop peu exigé de cibles chiffrées et de plan concret durant la campagne. On a couvert le sourire et la danseuse, pas le programme.
La population a été bernée. Il est temps de le reconnaître.
04/29/2026
MONTRÉAL / La farce des nids-de-poule
Quand l'incompétence administrative crève vos pneus
Soraya Martinez Ferrada blâme l’administration précédente pour les rues défoncées. Pratique.
Le contrat triennal avec Environnement routier NRJ Inc. et ses machines Python 5000 s’est terminé normalement le 31 décembre 2025.
L’entreprise faisait le travail proprement depuis trois ans. Pourtant, l’administration Ferrada a refusé de le renouveler. Deux appels d’offres lancés, puis annulés: personne, même NRJ, ne répondait aux nouvelles exigences.
L’inspecteur général a sonné l’alarme en mars 2026: les devis étaient si restrictifs qu’ils créaient un monopole de fait.
Résultat : depuis janvier 2026, plus aucun contrat automatisé. Une première en plus d'une décennie.
Conséquences directes :
- 4,645 plaintes en un seul mois — record absolu.
- La mairesse elle-même a crevé deux fois sur Notre-Dame Est.
- Contrats de gré à gré pour du colmatage manuel à la pelle… exactement ce que ses normes draconiennes devaient éliminer.
Pire encore : Soraya coupe le budget d’entretien des rues d’un tiers:
de plus de 100 M$ à moins de 80 M$ en 2026.
Pendant ce temps, le citoyen Marquize colmate lui-même les trous à 50 $ pièce.
Réponse de Soraya ? «Ce n’est pas à toi de réparer les nids-de-poule à Montréal.»
La Ville rejette la solution qui marchait, coupe les budgets, bloque les contrats… puis sermonne le citoyen qui fait le boulot à sa place car les rues sont devenues un champ de mines.
Soraya, elle, continue de danser sur TikTok.
04/28/2026
MONTRÉAL / Les produits dangereux
La disparition d'un ramassage
La Ville de Montréal abolit ses collectes itinérantes de résidus domestiques dangereux (RDD) à partir de 2026.
Sur le plan budgétaire, la logique est imparable : ces collectes mobiles coûtaient six fois plus cher par tonne que les écocentres permanents (2,332$ contre 409$).
Dans un contexte financier serré, concentrer les ressources sur les 7 écocentres et les 450 points de dépôt existants peut sembler défendable.
Cependant, cette décision a été prise de façon précipitée et sans véritable plan de transition. Aucun renforcement significatif du réseau de proximité n’a été annoncé, aucune campagne d’information digne de ce nom n’est prévue. Sans ces mesures essentielles, de nombreux résidents, surtout ceux sans voiture, les aînés et les habitants des quartiers mal desservis, risquent tout simplement de jeter peintures, huiles, piles et aérosols dans les poubelles ordinaires ou sur la voie publique.
Dans une ville déjà aux prises avec de graves problèmes de propreté, ce scénario n’est pas hypothétique. Plusieurs maires d’arrondissement l’ont dénoncé publiquement.
Les coûts futurs de dépollution risquent fort d’effacer les économies réalisées aujourd’hui.
Pour que cette réforme ne se transforme pas en erreur écologique, trois conditions minimales s’imposent :
- Une communication claire et massive ;
- Des horaires d’écocentres élargis ;
- Un suivi rigoureux des dépôts sauvages.
Faute de quoi, une décision comptable deviendra une faute écologique dont Montréal paiera longtemps la facture.