Parti communiste du Québec

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Consacré à la victoire des intérêts de la classe ouvrière. Le Parti communiste du Québec est un parti dédié à la défense des intérêts de la classe ouvrière.

Ses membres sont actifs au sein des syndicats, des organisations communautaires et populaires, auprès des jeunes, du mouvement des femmes et des organismes de solidarité internationale. Les rangs du PCQ sont ouverts à tous ceux et celles qui veulent lutter contre l’exploitation et contre toutes les formes d’injustice, en particulier l’oppression du peuple québécois, et pour l’abolition du système

LE PCQ SALUE LE 68E CONGRÈS DE LA CSN : POUR L'ACTION SYNDICALE ET OUVRIÈRE DE MASSE - Parti communiste du Québec - Site officiel Parti communiste du Québec 05/28/2026

LE PCQ SALUE LE 68E CONGRÈS DE LA CSN : POUR L’ACTION SYNDICALE ET OUVRIÈRE DE MASSE

L’unité syndicale et la résistance collective demeurent aujourd’hui des conditions essentielles pour défendre les intérêts de la classe ouvrière. Les luttes récentes, qu’il s’agisse de celles menées par le SCFP ou du Front commun, ont rappelé à la fois la nécessité de la mobilisation et les limites des rapports de force actuels. Certes, les victoires obtenues peuvent parfois sembler en demi-teinte, mais il ne sert à rien de jouer les Cassandre ou de s’en tenir à une posture purement critique : l’heure est à la construction patiente et déterminée d’un véritable rapport de forces. Il est facile de pérorer sur la nécessité d’une grève sociale; il est autrement plus exigeant de bâtir les conditions concrètes d’une mobilisation capable d’entraîner non seulement la CSN et la FTQ, mais l’ensemble de la classe ouvrière.

Car, fondamentalement, nous sommes d’abord des travailleurs, avant d’être des membres de tel ou tel appareil syndical. Les sigles — CSN, FTQ ou autres — importent moins que l’objectif commun : gagner face à nos patrons, qui, eux, n’ont pas besoin de bannière particulière pour défendre leurs intérêts de classe. Cette conscience doit aussi nous amener à porter un regard critique sur nos propres directions syndicales. Quels que soient leur style ou leur discours, certains dirigeants cherchent à contenir la combativité ouvrière, à canaliser la colère pour éviter qu’elle ne devienne une véritable force autonome contre le patronat. Le mouvement syndical devrait au contraire tâcher à organiser la classe ouvrière comme sujet politique indépendant, au lieu de se réduire à un rouage du système existant, à un simple instrument de stabilité pour la classe dirigeante. Les travailleurs ne doivent pas être les fantassins du capital, mais les acteurs conscients de leur propre émancipation.

LE PCQ SALUE LE 68E CONGRÈS DE LA CSN : POUR L'ACTION SYNDICALE ET OUVRIÈRE DE MASSE - Parti communiste du Québec - Site officiel Parti communiste du Québec L’unité syndicale et la résistance collective demeurent aujourd’hui des conditions essentielles pour défendre les intérêts de la classe ouvrière.

05/28/2026

Arrêtez l’attaque de Carney et des grandes entreprises contre le droit de grève
Le Parti communiste du Canada réclame une Charte des droits du travail

Les monopoles des transports portuaires, ferroviaires et aériens font pression sur le gouvernement fédéral pour affaiblir le droit de grève. Les mémoires publics de l’Association des chemins de fer du Canada, remis dans le cadre des consultations menées par Emploi et Développement social Canada, ont ouvertement appelé à des modifications du Code du travail du Canada afin de « réduire la probabilité d’arrêts de travail ». Il a été largement rapporté que le gouvernement fédéral envisage sérieusement de modifier le Code du travail pour affaiblir le droit de grève, ce qui démontre que ces attaques doivent être prises au sérieux. C'est un appel à l'action.

Au cours des deux dernières années, on a assisté à une vague de grèves menées par des travailleurs des secteurs sous réglementation fédérale qui ont utilisé leur droit de grève pour ramener les monopoles d'entreprise à la table des négociations. Notamment les manutentionnaires et les dockers de Montréal et de la côte ouest, les agents de bord d’Air Canada, les cheminots de CPKC et du CN, ainsi que les trieurs et les porteurs de Postes Canada. Dans chaque cas, le Conseil canadien des relations industrielles a ordonné aux travailleurs de reprendre le travail en invoquant l’article 107 du Code du travail. De toute évidence, les monopoles ne se contentent pas de voir leurs amis à Ottawa mettre fin aux grèves par des mesures draconiennes ; ils veulent désormais que leur gouvernement empêche les grèves de se produire dès le départ. C'est la preuve que l'unité dans l'action est la voie à suivre. Mais le droit de grève n'est pas garanti par le lobbying tripartite, seulement par la lutte organisée des travailleurs.

Tous les travailleurs, qu'ils soient membres ou non du Congrès du travail du Canada, au-delà des lieux de travail sous réglementation fédérale, doivent défendre le droit de grève. Le fait que les monopoles se sentent suffisamment puissants pour suggérer de supprimer le droit de grève confère à cette question un caractère d'urgence et exige une réponse sans concession de la part du mouvement syndical.

La volonté du gouvernement fédéral de céder aux exigences des entreprises visant à affaiblir le droit de grève n’est pas une stratégie pour défendre la souveraineté canadienne ou les travailleurs face à l’agression américaine. Au contraire, ces politiques sont directement tirées du manuel antisyndical de Donald Trump et sont du même type que celles qu’ils cherchent maintenant à imposer par le biais de la prochaine mise à jour de l’AEUMC. Attaquer les droits des travailleurs ne renforce pas l’indépendance du Canada ; cela ne fait qu’affaiblir la capacité de la classe ouvrière à résister au programme des entreprises venant des deux côtés de la frontière.

Le Parti communiste du Canada réitère sa revendication de longue date en faveur d’une Charte des droits du travail qui consacrerait le droit de tous les travailleurs à faire grève, y compris les grèves politiques et sociales. Les travailleurs n’ont pas besoin de négociations tripartites qui ne feront que profiter aux profits trimestriels tout en sapant leur capacité à négocier collectivement. Les travailleurs n’ont pas besoin de procès interminables ou de procédures judiciaires qui prennent des années à se conclure, alors que leurs conditions de travail quotidiennes se détériorent et qu’ils sont contraints de travailler sans contrat ou, pire encore, remplacés par des briseurs de grève. Ce dont les travailleurs ont besoin, c’est d’une approche unifiée de l’action, ce qui signifie descendre dans la rue dans le cadre d’un plan d’action croissant pour renforcer le pouvoir des travailleurs. Une atteinte à l’un est une atteinte à tous. Aujourd’hui, ce sont peut-être les monopoles ferroviaires qui font pression pour mettre fin au droit de grève. Demain, si les syndicats et les travailleurs ne prennent pas les mesures nécessaires, ces mêmes monopoles feront pression pour mettre fin au droit à la négociation collective. C’est maintenant qu’il faut mettre un terme à l’érosion des droits des travailleurs. C’est maintenant qu’il faut se battre pour étendre et garantir ces droits grâce à une Charte des droits du travail.

Le droit de grève dans ce pays n’a jamais été un cadeau de monopoles bienveillants. Le droit de grève a été conquis et défendu par la lutte des classes, au prix d’emprisonnements, de passages à tabac, d’expulsions, de listes noires et pire encore. Aujourd’hui, une fois de plus, les travailleurs sont appelés à défendre le droit de grève, mais ils doivent aller plus loin et exiger une avancée de leurs droits, et non pas seulement la défense du statu quo. Le droit de grève n’est pas seulement important pour les travailleurs fédéraux ; il est fondamentalement dans l’intérêt public, car il empêche les monopoles d’imposer une exploitation sans contrôle. Une Charte des droits des travailleurs constituerait une avancée majeure pour tous les travailleurs de ce pays et ne pourrait être obtenue que par une véritable campagne d’action unifiée.

Solidarité pour toujours !
Travailleurs du monde, unissez-vous !

Comité exécutif central, Parti communiste du Canada
https://communist-party.ca/fr/arretez-lattaque-de-carney-et-des-grandes-entreprises-contre-le-droit-de-greve/

05/26/2026

Le gouvernement libéral met les bouchées doubles pour transférer les fonds publics vers les profiteurs du secteur privé

La mise à jour économique du printemps du Parti libéral du Canada révèle la nature réelle de ce gouvernement. Après s’être assuré une majorité parlementaire avec uniquement 27 % des voix des électeurs admissibles, Carney s’est senti enhardi au point de publier une version mise à jour du budget qui frappera durement les masses laborieuses tout en satisfaisant les investisseurs.

Avec 100 000 travailleurs ayant perdu leur emploi en janvier et février seulement, et avec un taux de chômage officiel de 6,7 % – et de près de 14 % chez les jeunes –, les masses laborieuses s’attendaient à l’inclusion de mesures pour créer des emplois dans cette mise à jour économique. Le gouvernement aurait pu annoncer un plan d’urgence en matière de logement visant à construire et à fournir des logements publics accessibles et abordables, ce qui créerait des dizaines de milliers d’emplois bien rémunérés en plus d’attaquer de front la crise du logement qui ne cesse de s’aggraver.

Ottawa aurait également pu lier la création d’emplois à la lutte pour la justice climatique. La nationalisation de l’industrie sidérurgique, qui supprime actuellement des emplois, et la construction d’un vaste réseau ferroviaire à grande vitesse détenu et exploité publiquement permettraient de générer de l’emploi à long terme dans les secteurs manufacturier, de la maintenance et des services, en plus de mener des actions concrètes pour la protection de l’environnement.

Pour le 1,5 million de travailleurs officiellement sans emploi au Canada, le gouvernement aurait pu annoncer des améliorations radicales à l’assurance-emploi, afin qu’elle couvre tous les travailleurs, soit non contributive et offre des prestations correspondant à 90 % des revenus antérieurs pendant toute la durée du chômage.

Néanmoins, au lieu de ces mesures qui aideraient les masses laborieuses, la mise à jour économique n’est qu’une énième série de coupes massives destinée à financer un budget de guerre ainsi que le soutien du Canada à la nouvelle course aux armements de l’OTAN.

Le secteur de la santé est particulièrement ciblé par cette mise à jour économique, qui ouvre la voie à la privatisation. Il appert que le programme fédéral de régime d’assurance-médicaments introduit en 2024 par les libéraux de Trudeau et soutenu par le NPD sera aboli d’ici 2029. Les professionnels de la santé ont tiré la sonnette d’alarme quant à la réduction de la hausse annuelle du Transfert canadien en santé de 5 % à 3 %, ce qui, selon les experts, sera insuffisant pour ne serait-ce que maintenir les conditions déjà détériorées du système de soins de santé canadien. À cela s’ajoutent des coupes de 1,2 milliard de dollars de transferts annuels aux provinces destinés aux soins en santé mentale, aux services de traitement de la toxicomanie et aux soins de longue durée. Alors que la crise du système de soins de santé au pays continue de s’aggraver, les effets de ce désinvestissement mettront des vies en jeu à travers l’ensemble du pays, mais particulièrement dans les régions rurales où les fermetures d’urgences deviennent pratique courante.

Les promesses antérieures du gouvernement libéral visant à élargir l’accès à des services de garde subventionnés se voient elles aussi trahies puisque, en tenant compte de l’inflation des coûts du secteur, les budgets effectifs seront réduits. La pression que vivent les parents travailleurs ne sera pas allégée par ce gouvernement. Un système de garde d’enfants universel créerait des occasions pour les enfants de débuter plus tôt une éducation adaptée à leur âge tout en permettant aux mères de retourner au travail.

Un autre sujet de discussion est l’annonce du Fonds pour un Canada fort (FCF). Carney a présenté le FCF comme un fonds souverain, en invoquant le fonds de pension public norvégien, qui délaisse les services publics pour favoriser les investissements étrangers dans le complexe militaro-industriel. Cependant, contrairement au fonds norvégien qui est nourri par les profits des exportations énergétiques, Carney met de l’avant un fonds financé par 25 milliards de dollars de fonds publics. Cet argent servira à « réduire les risques » des investissements privés, en les transférant aux contribuables canadiens. Le peuple paie, les entreprises profitent.

Autre différence avec le fonds norvégien : le FCF est conçu pour soutenir les projets domestiques considérés comme d’intérêt national. Parallèlement, le gouvernement met l’accent sur le rendement pour les investisseurs. Le nœud du problème réside dans le fait que l’intérêt public coïncide rarement – voire jamais – avec les intérêts des monopoles d’entreprise. Cela vient remettre en question la finalité réelle du FCF.

Pour assurer la croissance de ce fonds, Carney prévoit de recourir à l’« optimisation des actifs » ou au « recyclage d’actifs », des termes utilisés par les libéraux pour désigner un plan de vente d’infrastructures publiques au secteur privé. Ces infrastructures publiques seront ainsi transformées en entreprises lucratives, aux dépens de la collectivité. Si l’histoire peut servir de guide, on peut parier que ces biens publics seront vendus en dessous du prix du marché, subventionnant ainsi le secteur privé au moment même où le coût de la vie continue son inexorable ascension pour la majorité de la population du Canada. Ce n’est rien de plus qu’un transfert à grande échelle de la richesse publique dans les poches des monopoles d’entreprise.

Ce dont nous avons besoin au Canada, c’est de mettre fin à la privatisation des services publics et de l’inverser, de réorienter notre budget de guerre galopant vers les soins de santé, l’éducation et les infrastructures publiques qui répondent aux besoins de toute la population tout en créant des emplois syndiqués et bien rémunérés. Nous devons nationaliser le secteur de l’énergie et amorcer la transition vers les énergies renouvelables, tant pour le bien de la planète que pour celui de l’économie.

Les travailleurs et travailleuses du Canada n’ont pas besoin d’un gouvernement qui invoque cyniquement le discours de l’indépendance et de la « protection de la souveraineté » pour masquer des politiques qui transfèrent d’énormes richesses de la classe ouvrière vers de gigantesques sociétés privées. Ils ont plutôt besoin d’un gouvernement qui défende la souveraineté populaire en mettant fin aux relations commerciales, politiques et militaires actuelles du Canada, dans lesquelles Washington domine et Ottawa obéit.

Cela signifie prendre la parole contre les attaques américaines envers la souveraineté d’autres pays et nations, notamment la Palestine, l’Iran, le Mexique, le Panama, le Groenland, le Venezuela et Cuba. Cela signifie prendre la parole en faveur de la souveraineté et de l’égalité des nations au sein du Canada – les nations autochtones, le Québec et l’Acadie – et forger l’unité sur la base de l’égalité au sein d’un partenariat volontaire. La souveraineté populaire signifie se retirer de l’ACEUM, de l’OTAN et du NORAD, et mettre en place des politiques commerciales, industrielles et étrangères indépendantes fondées sur le plein emploi, la justice climatique, la paix et le désarmement. Cela inclut la mise à jour des réglementations commerciales provinciales pour renforcer la santé et la sécurité des travailleurs, ainsi que la sécurité des aliments et des autres marchandises transportées vers et à travers le Canada, plutôt que de promouvoir un régime de « libre-échange » à l’intérieur du pays qui ne profitera qu’aux grandes entreprises.

L’indépendance et la « protection de la souveraineté » impliquent de rejeter la domination des entreprises, qu’elle provienne d’une puissance étrangère ou de l’intérieur même du Canada, et de bâtir des institutions démocratiques indépendantes capables de contrer la poussée vers la guerre et la réaction, et de faire passer les besoins des gens et de la planète avant le pouvoir et le profit des entreprises.

Comité exécutif central, PCC
https://communist-party.ca/fr/le-gouvernement-liberal-met-les-bouchees-doubles-pour-transferer-les-fonds-publics-vers-les-profiteurs-du-secteur-prive/

05/23/2026

Carney doit s’opposer à une invasion militaire états-unienne de Cuba !

L'impérialisme états-unien intensifie son agression contre Cuba sous la forme d'un blocus pétrolier génocidaire, de nouvelles sanctions et de menaces d'invasion militaire. Aujourd'hui, Trump et Rubio se sont forgé un prétexte en inculpant le général d'armée Raúl Castro pour avoir abattu, en 1996, deux avions appartenant au groupe terroriste « Frères du secours », soutenu par la CIA. Ce groupe a violé à plusieurs reprises l’espace aérien cubain malgré plus de 25 avertissements officiels adressés par Cuba aux autorités états-uniennes et à l’Organisation de l’aviation civile internationale. Cuba a agi en légitime défense conformément à la Charte des Nations Unies. Cette mise en accusation est une provocation politique dépourvue de toute légitimité morale ou juridique. Le Parti communiste du Canada condamne avec la plus grande fermeté cette attaque cynique contre la souveraineté cubaine.

La réaction du gouvernement canadien est honteuse. Le premier ministre se pose en défenseur de la souveraineté, mais son gouvernement refuse, malgré les questions répétées des médias, de condamner les menaces militaires états-uniennes contre Cuba. Plutôt que de se tenir aux côtés d’un pays voisin confronté à la même puissance impérialiste expansionniste qui menace notre propre indépendance, Ottawa aggrave l’isolement de Cuba : en émettant des avertissements aux voyageurs, en suspendant les vols, en acheminant une aide symbolique aux ONG plutôt qu’au gouvernement élu et en gardant le silence alors que le blocus étrangle la population. C’est un acte de complicité. Une majorité de Canadiens, comme le confirme un sondage Nanos, souhaite qu’Ottawa exige la fin du blocus énergétique criminel de Washington, quel qu’en soit le coût pour les relations entre les États-Unis et le Canada. Le refus du gouvernement de s’exprimer équivaut à un abandon de la souveraineté du Canada.

Cuba ne représente pas une menace pour les États-Unis, si ce n’est celle d’un contre-exemple : une révolution socialiste qui a sorti des millions de personnes de la pauvreté, a mis en place un système de santé publique et une éducation de classe mondiale et a prouvé qu’un peuple peut prospérer loin de la domination états-unienne. Le Parti communiste du Canada exige que le gouvernement canadien s’exprime immédiatement et sans équivoque contre les menaces d’invasion militaire, mette fin à sa complicité avec le blocus et envoie du pétrole à Cuba.

Vive la Révolution cubaine !

Comité exécutif central, PCC
https://communist-party.ca/fr/carney-doit-sopposer-a-une-invasion-militaire-etats-unienne-de-cuba/

SALAIRES DE MISÈRE, PROFITS POUR LES ACTIONNAIRES; PRÉCARITÉ, PAUVRETÉ POUR LES SALARIÉS - Parti communiste du Québec - Site officiel 05/06/2026

« Cette augmentation [du salaire minimum] toute relative ne suffit pas à contrer des décennies de stagnation, voire de réduction des salaires réels. Prétendre que les employés au salaire minimum connaissent une forme de rattrapage salarial relève de l’ineptie. »

SALAIRES DE MISÈRE, PROFITS POUR LES ACTIONNAIRES; PRÉCARITÉ, PAUVRETÉ POUR LES SALARIÉS - Parti communiste du Québec - Site officiel Quand on constate qu’un peu moins de 5% de la population, bon an mal an, est rémunérée au salaire minimum, on comprend que l’objectif n’est autre que de maintenir dans l’indigence une portion de la classe ouvrière pour faire pression à la baisse sur les salaires.

05/05/2026

Le Parti communiste du Canada condamne vertement la déclaration de la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, à l’égard de l’occupation marocaine du Sahara occidental. En effet, le 28 avril dernier, lors d’une rencontre avec son homologue marocain, Nasser Bourita, elle n’a pas hésité à déclarer publiquement que « le Canada [reconnait] le plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental comme base d’une solution mutuellement acceptable et comme une initiative sérieuse et crédible en vue d’un règlement juste et durable du conflit. »

Cette affirmation est rendue possible par la volte-face du Conseil de sécurité de l’ONU qui vote à l’unanimité la résolution 2729 le 31 octobre 2025. Seule l’Algérie boycotte ce vote injurieux à l’égard du droit à l’autodétermination et à la souveraineté, donc du principe fondateur même à l’origine de la Charte des Nations unies.

En effet, jusqu’alors, le Sahara occidental était reconnu internationalement comme dernière colonie d’Afrique. L'ONU rejetait l’occupation marocaine de son territoire. De même, le Front populaire de libération du Sahara occidental et du Rio de Oro (POLISARIO) reçoit le statut d'unique représentant du peuple sahraoui. Par conséquent, depuis 1991, l’ONU organise une mission particulière, la MINURSO, dont l’objectif est d’organiser un référendum sur la souveraineté du Sahara occidental. Celui-ci est reconnu jusqu’alors comme seule issue possible et acceptable.

Or, le Maroc tergiverse et joue les valses-hésitations pour empêcher la tenue d’un tel référendum. Il colonise le territoire sahraoui, exploite en toute illégalité selon le droit international les ressources naturelles et halieutiques du territoire occupé et reprend même la guerre contre le front Polisario en novembre 2020. Pendant ce temps, le makhzen chérifien multiplie les offensives et chantages à l’international et scelle ainsi des alliances avec les États-Unis de Trump, Israël, la France de Macron et même l’Espagne pourtant reconnue, en tant qu’ancienne puissance coloniale, comme pays responsable de la décolonisation du Sahara occidental par le droit international.

Au lieu de défendre la souveraineté du peuple du Sahara occidental et de faciliter son aspiration légitime à l’indépendance de la République arabe sahraouie démocratique, le Conseil des Nations Unies appelle maintenant à appuyer un « plan d’autonomie » marocain. Ce vocable, tel une pudique feuille de vigne, cache mal son objectif véritable : un plan d’occupation perpétuelle.

Que le Canada emboite le pas n’a rien d’étonnant. Les enjeux économiques sont trop importants, notamment l’accès au phosphate du Sahara occidental. De même, un pays qui refuse de reconnaitre l’existence de plusieurs nations en son sein et, à plus forte raison, leur droit à l’autodétermination jusqu’à et y compris à la sécession n’a que faire de garantir ce droit démocratique inaliénable à quelques 600 000 « enfants des nuages. »

Communistes, nous réitérons notre solidarité envers le front POLISARIO et sa lutte juste pour la libération de la dernière colonie d’Afrique, le Sahara occidental, puis la fondation d’une République arabe sahraouie démocratique souveraine et indépendante. Nous appelons l’ensemble des forces progressistes, démocratiques et véritablement éprises de souveraineté à condamner la position prise par la ministre Anand. Au lieu de promouvoir un plan d’occupation perpétuelle, le Canada devrait faire pression pour que l’ONU réitère sa position historique en faveur d’un référendum d’autodétermination et accompagne ainsi la décolonisation du Sahara occidental. Nous ne pouvons accepter la normalisation d’une telle occupation coloniale, laquelle aurait des implications particulièrement graves notamment en Palestine et entérinerait l’impérialisme comme figure tutélaire des Nations Unies.

Vive le Front Polisario!

Vive la République arabe sahraouie démocratique!

Comité exécutif central, PCC
https://communist-party.ca/fr/le-sahara-occidental-na-jamais-ete-nest-pas-et-ne-sera-jamais-possession-du-roi-du-maroc/

Photos from Parti communiste du Québec's post 05/03/2026
Photos from Parti communiste du Québec's post 05/02/2026

Un contingent de membres et de sympathisant·es du Parti communiste du Québec (PCQ-PCC) a marché dans le centre-ville de Montréal cet après-midi dans la grande Manifestation nationale soulignant la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

Le PCQ-PCC réaffirme son appel à l’unité et à la lutte de la classe ouvrière contre la guerre, l’austérité et la domination du capital monopoliste. Alors que les gouvernements réorientent les ressources publiques vers la militarisation, les dépenses d’armement et les intérêts des grandes entreprises, les travailleuses et travailleurs ont plus que jamais besoin d’un programme de paix, de salaires décents, de logements sociaux, de services publics renforcés et de solidarité internationale.

La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs demeure un moment de mobilisation pour affirmer qu’une société fondée sur les besoins humains plutôt que sur le profit, le socialisme, est nécessaire et possible.

NON À UNE BANQUE DE GUERRE À MONTRÉAL - Parti communiste du Québec - Site officiel 05/02/2026

« Notre vision est que le Québec ne doit pas devenir la plaque tournante financière du militarisme, mais un pôle de paix, d’emplois, de services publics, de logement, de transport collectif et de développement répondant aux besoins populaires, non aux intérêts des banques, des monopoles et de l’impérialisme. »

NON À UNE BANQUE DE GUERRE À MONTRÉAL - Parti communiste du Québec - Site officiel Notre vision est que le Québec ne doit pas devenir la plaque tournante financière du militarisme, mais un pôle de paix, d'emplois, de services publics, de logement, de transport collectif et de développement répondant aux besoins populaires, non aux intérêts des banques, des monopoles et de l...

05/01/2026

1er mai 2026 : Renforcer le pouvoir de la classe ouvrière pour mettre fin à la guerre et à l’austérité

Salutations du 1er mai à la classe ouvrière du Canada et à tous ceux qui, partout dans le monde, luttent pour la paix, l’avancement de la classe ouvrière et le socialisme.

Cette Journée internationale des travailleurs survient à un moment où l’agression impérialiste s’intensifie et où le capitalisme traverse une crise profonde. Le déclin relatif de l’hégémonie mondiale de l’impérialisme américain a suscité une réaction désespérée et violente. Le retour de Donald Trump et de son mouvement d’extrême droite n’est pas la cause de cette agression effrénée, mais il constitue une manifestation dangereuse du recours de l’impérialisme américain à la coercition unilatérale et à la force militaire directe pour maintenir son emprise.

Cette course à la guerre fait peser sur l’humanité tout entière le spectre d’une troisième guerre mondiale et d’une anéantissement nucléaire. Elle constitue également un accélérateur massif de la crise climatique, les dépenses de guerre et l’extraction des combustibles fossiles étant prioritaires par rapport à la survie d’une planète habitable. La pourriture de l’impérialisme est mise à nu dans son soutien au génocide perpétré par l’Israël expansionniste à Gaza, à la cynique guerre par procuration de l’OTAN contre la Russie qui continue d’utiliser le peuple ukrainien comme chair à canon, à l’invasion américaine du Venezuela souverain, à la guerre d’agression illégale en cours contre l’Iran, et à la tentative d’étranglement du peuple cubain qui vise à éteindre l’exemple héroïque de la révolution socialiste cubaine

La trajectoire mondiale de la course à la guerre se reflète ici, au Canada. Le gouvernement Carney, représentant direct du capital monopolistique de Bay Street, exploite les menaces américaines pour imposer un programme radical de guerre et d’austérité. Tout en se drapant cyniquement dans la rhétorique du patriotisme et de la souveraineté, le Premier ministre Carney réoriente l’ensemble de l’économie vers le financement de la machine de guerre américano-OTAN. Son projet de tripler les dépenses militaires pour les porter à 150 milliards de dollars par an représente l’un des plus importants transferts de richesse publique vers les fabricants d’armes de l’histoire du Canada et se traduira par les dépenses militaires les plus élevées depuis la Seconde Guerre mondiale.

Carney prétend que cette militarisation protégera les emplois et la souveraineté. Ce sont des mensonges.

La « Stratégie industrielle de défense » du gouvernement lui-même est démasquée comme une supercherie par les recherches sur les politiques de création d’emplois, qui montrent que pour chaque million de dollars dépensé dans l’armée, seuls 5 emplois sont créés. Ce même million de dollars investi dans les soins de santé crée 9 emplois ; dans l’éducation, il en crée 13.

Les dépenses de guerre constituent le moyen le moins efficace de nourrir les familles de travailleurs. Elles constituent en revanche le moyen le plus efficace de détourner l’argent public vers Lockheed Martin, alors que des dizaines de milliers de travailleurs du secteur public reçoivent des avis de licenciement.

Il ne s’agit pas non plus de souveraineté. Le Canada augmente ses dépenses militaires pour se conformer à l’objectif arbitraire de 5 % du PIB fixé par Trump pour l’OTAN. Les propres directives « Achetez canadien » de Carney, dans sa Stratégie industrielle de défense, considèrent cyniquement que les achats auprès de fabricants d’armes américains disposant d’installations de production au Canada répondent à la définition de contenu canadien, garantissant ainsi que le torrent de fonds publics continue de s’écouler vers le sud.

La véritable souveraineté ne s’achète pas auprès des marchands d’armes – elle nécessite une politique étrangère indépendante et un contrôle public sur notre économie et nos ressources.

Le programme de Carney est une austérité déguisée en patriotisme. Le budget de guerre de 150 milliards de dollars sera mis sur les épaules de la classe ouvrière par le biais de salaires réduits, de services publics démantelés et de la privatisation accélérée de programmes vitaux comme l’assurance-maladie. D’ores et déjà, le budget de guerre de Carney représente la plus forte vague d’austérité depuis au moins les années 1990. Les ministères fédéraux ont déjà reçu l’ordre de procéder à des coupes massives, et d’autres suivront à mesure que les dépenses militaires monteront en flèche. Le système de santé public universel que les luttes syndicales militantes ont mis en place est désormais clairement dans la ligne de mire.

Le Parti communiste du Canada propose une alternative claire pour créer des emplois, augmenter les salaires et renforcer la souveraineté du Canada.

Pour augmenter les salaires et le niveau de vie, nous avons besoin d’un salaire minimum décent, d’une construction massive de logements sociaux pour mettre fin à la crise du logement et créer des emplois de qualité, d’un système d’assurance-emploi élargi couvrant tous les chômeurs pendant toute la durée de leur chômage, ainsi que d’un contrôle des prix des denrées alimentaires, du carburant et des loyers pour mettre un terme à l’exploitation et au profit abusif des entreprises.

Pour créer des emplois réels et durables, nous devons nationaliser les secteurs de l’automobile, de la sidérurgie, de l’aérospatiale et de la construction navale sous un régime de propriété publique démocratique afin de garantir des emplois dans le secteur manufacturier pour les générations à venir. Nous devons également placer l’énergie et les ressources naturelles sous propriété publique pour assurer une transition verte juste qui serve les communautés plutôt que les actionnaires, et augmenter massivement le financement de l’éducation publique, des services de garde d’enfants et des soins de santé.

Pour lutter en faveur d’une véritable souveraineté et de la paix, nous devons nous retirer immédiatement de l’OTAN et du NORAD afin de mettre fin au commandement américain sur la politique étrangère du Canada. Le Canada doit se retirer de l’AEUMC au profit d’échanges commerciaux multilatéraux et mutuellement avantageux avec toutes les nations, et mener une politique étrangère fondée sur la paix, le désarmement et la solidarité internationale.

Pour mener à bien ce programme, la classe ouvrière doit construire son propre pouvoir politique indépendant et mener immédiatement une action militante, unie et croissante. Nous ne pouvons pas compter sur les partis des grandes entreprises ni sur le NPD. Ce qui unit les principaux partis parlementaires, c’est leur attachement au capitalisme et leur refus de remettre fondamentalement en cause la course à la guerre. Avec le nouveau gouvernement majoritaire de Carney, la lutte se déroule désormais en grande partie dans l’arène extraparlementaire.

Cependant, nous voyons des exemples inspirants de lutte à l’échelle mondiale. Nous saluons les 300 millions de travailleurs en Inde qui ont organisé la plus grande grève générale de l’histoire le 12 février, ainsi que les dockers de la Méditerranée qui ont coordonné une action syndicale pour bloquer l’acheminement d’armes vers Israël au début de cette année. Nous saluons les travailleurs de Cuba et leur parti, le Parti communiste de Cuba, qui défendent héroïquement leur révolution, phare du socialisme et de la souveraineté dans notre hémisphère. Ces exemples d’unité et de militantisme de la classe ouvrière montrent la voie à suivre.

Cette Journée internationale des travailleurs est un jour de commémoration né du sang des martyrs de Haymarket. Nous réitérons notre revendication pour que le 1er mai soit un jour férié au Canada afin d’honorer les luttes des travailleurs, comme c’est le cas dans la plupart des pays du monde. La période à venir sera marquée par le danger de la guerre et de la réaction, mais l’émergence de nouvelles luttes offre une grande opportunité.

La nécessité d’une révolution socialiste, d’un système qui organise la production en fonction des besoins humains plutôt que du profit privé, n’a jamais été aussi grande. L’unité et la lutte peuvent vaincre.

Vive la solidarité internationale de la classe ouvrière !

Vive la Journée internationale des travailleurs !

Comité exécutif central, Parti Communiste du Canada
https://communist-party.ca/fr/1er-mai-2026-renforcer-le-pouvoir-de-la-classe-ouvriere-pour-mettre-fin-a-la-guerre-et-a-lausterite/

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