Julie-Maude Beauchesne, Intervenante psychosociale

Julie-Maude Beauchesne, Intervenante psychosociale

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Relation d'aide, soutien psychologique et sexologique.

Étudiante en santé mentale. Diplômée de victimologie, science politique et histoire.

Je retourne au doctorat bientôt pour concilier tout ça! 🤓

Pour une consultation: https://linktr.ee/juliemaudeb

02/23/2026

😤 La meilleure façon de gérer sa colère? Se défouler? Non, ce serait de tout simplement... repirer!

Pendant des décennies, la métaphore de la « cocotte-minute » nous a fait croire que défouler sa colère, soit en criant, en frappant des oreillers ou en fréquentant des « salles de défoulement » – était une manière saine de relâcher la tension.

Cependant, une méta-analyse novatrice portant sur 154 études et impliquant plus de 10 000 participants révèle que cette idée reçue est fondamentalement erronée. 🤷‍♀️

Les chercheurs ont constaté qu'exprimer sa colère par des activités à forte excitation n'apporte aucune catharsis ; au contraire, cela renforce souvent les sentiments agressifs et maintient la réponse au stress de l'organisme en état d'alerte maximale.

Même des habitudes comme le jogging peuvent être contre-productives sous le coup de la colère, car elles augmentent encore davantage le niveau d'excitation physiologique au lieu de le diminuer.

Quoi faire alors pour apaiser sa fureur?

👉 La clé réside dans la réduction de l'excitation corporelle grâce à des techniques de relaxation. Des activités comme la respiration profonde, la pleine conscience et la relaxation musculaire progressive se sont avérées efficaces de manière constante, quel que soit l'âge ou la culture. 🧎‍♀️‍➡️

Même une pratique douce du yoga s'est avérée plus bénéfique que les sports de haute intensité, car elle se concentre sur le contrôle de la respiration et la réduction du rythme cardiaque.

En choisissant de se détendre plutôt que de s'emporter, on peut efficacement priver la colère de son carburant physiologique, ce qui constitue une alternative simple et efficace pour gérer le stress quotidien et les excès de colère.

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Tu connais quelqu'un qui a des excès de colère, ou à qui ce message ferait du bien? Je t'invite à partager ce message.

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Source : Kjærvik, S. L., & Bushman, B. J. (2024). A meta-analytic review of anger management activities that increase or decrease arousal: What works and what doesn't. Clinical Psychology Review.

02/18/2026

🤔 Savais-tu que la colère est aussi une réaction… profondément « physique »? 😡

Quand tu te mets en colère, ton corps se prépare souvent à l’action.

Le sang peut affluer vers tes mains, ce qui t’aide à saisir et agir plus vite (comme attraper quelque chose ou te défendre).

En même temps, une sécrétion importante d’hormones comme l’adrénaline libère un surplus d’énergie, et ton organisme devient prêt à une action plus vigoureuse.

👉 Bref : la colère n’est pas seulement une émotion dans ta tête. C’est un mode « urgence » dans ton corps.

Petite question : quand la colère monte, tu la sens où, dans ton corps?

Sans Filtre #120 - Sonia Lupien sur les effets du stress 11/22/2025

😬 En fin de semaine, on parle gestion de stress! Je vous propose deux entr***es très intéressantes avec deux chercheurs spécialistes du stress.

Aujourd'hui, je vous invite à écouter Sonia Lupien chercheure en neurosciences et vulgarisatrice sur la question.

Elle a développé la méthode CINÉ, qu'elle explique dans l'entr***e, qui permet de déterminer envers quelles sources de stress nous sommes les plus sensibles:

- Le manque de Contrôle? 💪
- L'Imprévisibilité? 😮
- La Nouveauté? 😎
- L'Égo menacé? 🫣

Une fois qu'on connait nos vulnérabilités, il est plus facile d'agir dessus et d'organiser notre hygiène de vie en conséquence.

Vous êtes invités à partager quelle source de stresse vous affecte le plus en commentaire! 🤓

Demain, je vous partage une entr***e avec un autre spécialiste du stress Robert-Paul Juster, qui expliquera pourquoi certaines populations minoritaires, comme les personnes LGBTQ+ ou les personnes en situation minoritaires subissent davantage les effets de stress.

C'est à suivre!

Merci à l'équipe du podcast Sans Filtre Podcast pour ces très pertinents entretiens.

Sans Filtre #120 - Sonia Lupien sur les effets du stress Cette semaine sur le podcast, on reçoit la neuroscientifique et professeure de l'université de Montréal, Sonia Lupien. On jase des effets du stress sur l'hum...

Qu’est-ce qui nous rend dépressifs ? | 42 - La réponse à presque tout | ARTE 11/16/2025

🫩 C'est majeur! 1 personne sur 5 vivra au moins un épisode dépressif au cours de sa vie. C'est un des enjeux de santé mentale parmi les plus courants. On connaitra tous quelqu'un, sinon soi-même, qui en souffrira.

Bien que les traitements psychologique et médicamentés se sont multipliés au cours des 50 dernières années, les origines de ce trouble, restent encore nébuleuses. Très bon reportage de ARTE qui explore la question.

😮 Les pistes sont nombreuses: neurologiques, environnementales, voire même, gastro-intestinales! Au point qu'on a l'impression qu'il y a un type propre de dépression propre à chacun.

C'est ce qui explique pourquoi ça prend parfois plusieurs essais de traitement avant de trouver le bon.

👉 Le plus dure pour la personne dépressive, c'est souvent cette impression que leur état restera ainsi pour toujours, alors que ce n'est pas le cas. Une routine bienveillante, de petits objectifs réalistes, et un soutien adéquat sont les meilleurs alliés de la rémission.

👉 Si tu es une personne proche, tu peux aussi jouer un rôle important! Offrir présence stable et fiable, une écoute sans jugement et c'est très aidant au quotidien.

Le mot clé: garder espoir!

Qu’est-ce qui nous rend dépressifs ? | 42 - La réponse à presque tout | ARTE Disponible jusqu'au 01/03/2028Si vous souffrez ou pensez souffrir d’une dépression ou d’une phase dépressive, n’hésitez pas à en parler à un professionnel de...

Les larmes de Jakub Dobeš : quand on a encore de la difficulté à voir un homme pleurer – Julie-Maude Beauchesne 11/10/2025

🥺😠 Au hockey, l’expression de la colère est omniprésente : bousculades, coups, bâtons fracassés, bagarres, chahut. Elle est valorisée comme spectacle. Mais qu’un joueur pleure après une défaite, sous les caméras, c’est l’alerte générale : on le traite d’émotif, on juge qu’il est incapable de se contrôler. Les médias pathologisent presque ses larmes, évoquant qu’il a « craqué » ou se demandant s’il souffrirait d’un trouble anxieux.

Dans ce billet de blogue, on discute :

- Du double standard en ce qui concerne l’expression des émotions chez les hommes : la banalisation de la colère vs l’inquiétude face à la tristesse.
- Des réactions observées dans le monde médiatique face aux larmes versées par le gardien du Canadiens de Montréal : Jakub Dobeš
- De l’illettrisme émotionnel au sein de la population qui manque de repères et de la socialisation genrée face aux émotions.
- Un peu de pédagogie : les émotions comme un « tableau de bord » qui nous permettent de nous orienter. Et le rôle particulier de la tristesse.
- Mon positionnement en tant que professionnelle en santé mentale : les larmes de comme une réaction saine à la pression et à la défaite et mon plaidoyer pour une plus grande place à l’expression de la tristesse en public.

Et bien plus encore! 👇

Les larmes de Jakub Dobeš : quand on a encore de la difficulté à voir un homme pleurer – Julie-Maude Beauchesne En tant que fan de hockey qui écoute la plupart des matchs du Canadiens de Montréal, il n’y a pratiquement pas de partie où je n'observe pas de la colère s’exprimer. Le gardien Jakub Dobeš Que ce soit sur la glace ou en périphérie, l’expression de la colère (au-delà de simples mimique...

Les stéréotypes des narcissiques | Psycho | ARTE 10/12/2025

🧐 Très bon épisode sur le narcissisme! C'est tellement rare de voir des personnes aux prises avec un Trouble de la personnalité narcissique témoigner. 🙏 On estime qu'environ 2% de la population souffrirait du Trouble de la personnalité narcissique. Alors que le président de la première puissance mondiale souffre clairement de ce trouble, nous sommes en mesure d'en constater les impacts à grand échelle au quotidien, jusqu'où, la protection d'un égo, un "moi" très fragile, peut mener. 😞 Il s'avère donc important de comprendre comment fonctionne ce trouble et ce reportage de ARTE l'expose très bien.

Car les personnes narcissiques souffrent. Si les stéréotypes les dépeignent au contraire comme des manipulateurs qui tournent tout à leur avantage, les narcissiques rencontrent un vrai problème : leur "moi" est fragile et doit être protégé, à tout prix, en dépit des autres.

Mais il est important de comprendre qu'ils ne sont pas psychopathes! Contrairement à ces derniers, ils cherchent le contact et souffrent de l'échec de leurs relations. Chez eux, les moments de grande assurance alternent avec des phases de doute très angoissantes.

Est-ce que le Trouble de la personnalité narcissique se traite?

En psychologie, on estime que ce qui est le plus constant chez une personne, ce sont justement les traits de personnalité qui nous définissent.

Ce qui est caractéristique de tous les troubles de la personnalité, c'est qu'ils sont liés à des traits de personnalité qui sont trop rigides et nuisent à la socialisation de ces personnes. Donc vouloir modifier des traits qui sont en principes permanent, n'est pas une mince affaire. 🤓

Si une personne narcissique consulte en thérapie, ce qui pourrait être fait, ce n'est pas de faire disparaitre ces traits, mais plutôt de les rendre plus malléables et flexibles afin que la personne puisse comprendre l'impact de ces traits rigide sur elle et sur les autres, et l'aider mieux interagir en société. 🥰

Les stéréotypes des narcissiques | Psycho | ARTE Le fait que les narcissiques souffrent demeure peu connu. Les stéréotypes les dépeignent au contraire comme des manipulateurs qui tournent tout à leur avanta...

Tristan Harris – The Dangers of Unregulated AI on Humanity & the Workforce | The Daily Show 10/11/2025

À écouter! 🥴 Le compétiteur no1 de l'intelligence artificielle, c'est l'intimité. Qu'elle soit avec tes amies, ta famille, ou un thérapeute, l'IA veut tous les remplacer pour que tu sois intime avec elle et qu'elle te soit indispensable. L'IA est en train de coloniser toutes les interactions humaines pour que l'on en soit dépendants.

C'est en gros ce qu'explique Tristan Harris (à partir de 09:44), ancien éthicien chez Google (responsable de l'éthique), et qui est aujourd'hui cofondateur et directeur exécutif du Center for Humane Technology (CHT), une organisation à but non lucratif dont la mission est d'aligner la technologie sur les meilleurs intérêts de l'humanité.

L'usage numéro 1 que font les gens de chat GPT en ce moment est d'en faire un thérapeute individualisé. Où les gens leur exposent leurs pensées les plus personnelles. C'est donner un énorme pouvoir à une entreprise tournée vers le profit et le pouvoir.

Quand le jeune Adam Raine, 16 ans, n'allait vraiment pas bien et qu'il a dit à ChatGPT qu'il avait des idées noires et qu'il aimerait en glisser un mot à sa mère, celui-ci lui a répondu de ne pas le faire et qu'il serait celui qui pouvait l'acceuillir et le comprendre.

L'éthicien trouve ça dégueulasse, et avec raison, car ces entreprises sont d'abord et avant tout dans une course pour obtenir l'intimité des gens.

Si les médias sociaux concurrencent votre attention, ils demeurent aussi un espace de contact avec vos proches, créant parfois une cohabitation gagnante pour la plateforme et pour vos relations. L’IA, en revanche, s’érige en rivale directe de ces liens : en accaparant votre attention, elle tend à se substituer à eux et à vous en distancer.

De mon côté je poserais la question suivante: que feront-ils de cette intimité partagée, voire remplacée? Car je crois que l'IA peut être une technologie qui aide grandement l'humanité, comme toute technologie. Mais elle peut également nous nuire, voire nous détruire et c'est encore plus vrai avec l'IA.

En ce moment, il n'y a aucune balise légale pour gérer ce que ces entreprises font avec toute cette intimité accaparée. Pire, les entreprises de l'IA marchent de plus en plus, main dans la main, avec certains gouvernements, comme c'est le cas aux États-Unis sous Trump, pour établir ce pouvoir.

Donc, chaque fois que vous confiez votre intimité à une IA, vous donnez de plus en plus de pouvoir à ces entreprises, à des multimillionnaires, voire au gouvernement, de vous contrôler, de la façon la plus insidieuse possible, celui de hacker votre esprit, en se faisant passer pour quelqu'un de confiance, un proche, ou un professionnel de la santé mentale, et vous guidera dans une direction qui est loin de toujours vous être bénéfique. Votre esprit leur devient ouvert, ils pourront y insérer ce qu'ils veulent.

Donc, je conclurais en disait, oui à l'utilisation de l'IA pour certaines tâches, mais de grâce, ne leur donnez pas votre intimité clé en main, du moins, tant qu'elles ne seront pas réglementées pour un usage favorisant le bien commun (d'autant plus que l'États-Unis sont en voie de devenir un État fasciste avec Trump, c'est comme être l'un des trois petits cochons qui dit finalement au loup que la porte n'est pas verrouillée et qu'il peut entrer librement dans la maison et les manger). Réservez ça pour vos proches, des gens de confiance, des collègues, voir des professionnels qui ont votre bien être à coeur et qui sont régit, dans ce dernier cas, par le secret professionnel. 🙏

Tristan Harris – The Dangers of Unregulated AI on Humanity & the Workforce | The Daily Show “This does not have to be our destiny.” Co-founder of the Center for Humane Technology Tristan Harris sits down with Jon Stewart to discuss how AI has alread...

Tdpm ou le trouble dysphorique prémenstruel 10/11/2025

🥴 Tu es en couple et tu as de fortes pulsions qui t'amènent à remettre ta relation amoureuse, voire à vouloir rompre chaque mois, quelques jours avant tes menstruations? Tu vis des crises émotionnelles très intenses chaque mois durant cette période? Au point de ne plus être capable de fonctionner? Et tout revient normal une fois tes règles déclenchées? Cette vidéo est pour toi. 👇

Si tu te sens particulièrement déprimée, irritable, fais des crises d'angoisse avant les règles, tu souffres peut-être du trouble dysphorique prémenstruel ou du TDPM. Il s'agit d'un SPM beaucoup plus fort qu'en temps normal. On l'appelle parfois aussi le syndrome prémenstruel sévère. Au point ou on a l'impression de se transformer en une autre personne, chaque mois, les jours qui précèdent les règles.

Ces personnes se sentent tellement différentes qu'il est préférable de ne prendre aucune décision importante à ce moment là, sous peine de le regretter. Comme Stéphanie qui a rompu à cause de son TDPM. Alors existe-t-il un traitement ? Une solution naturelle ? Comment s'en sortir lorsqu'on est atteinte de tdpm ? Comment ça marche le trouble dysphorique ?

Tdpm ou le trouble dysphorique prémenstruel Si vous vous sentez particulièrement déprimée, irritable, faites des crises d'angoisse avant les règles, vous souffrez peut-être du trouble dysphorique préme...

09/03/2025

🤓 Plusieurs mythe persistent sur la santé mentale des jeunes à Haut potentiel intellectuel. Très intéressante r***e de littérature récente sur le sujet qui démontre qu'au contraire, la douance agit comme facteur de protection! 😁
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Les enfants à haut potentiel intellectuel sont entourés de nombreux mythes. L’un des plus persistants est l’idée que ces enfants, à cause de leur intelligence exceptionnelle, seraient plus vulnérables à l’anxiété et à la dépression. Cette vision n’est pourtant pas aussi tranchée, comme le montre notre étude récente qui analyse systématiquement les données disponibles sur la santé mentale des personnes à haut potentiel intellectuel.

Par Alexandre Aubry, maître de conférences en psychologie du développement à l’Université de Lorraine, Béatrice Bourdin, professeure de psychologie du développement à l’Université de Picardie Jules Verne et Léo Duplenne, étudiant au doctorat à l’Université de Picardie Jules Verne.

Des stéréotypes à déconstruire

La figure du « génie torturé » est présente depuis longtemps dans la culture populaire. On imagine souvent les enfants à haut potentiel intellectuel comme des individus isolés, détachés de leurs pairs et tourmentés par des problèmes émotionnels. Les médias contribuent parfois à cette image, en présentant le haut potentiel intellectuel comme étant associé à une prédisposition aux troubles mentaux.

Cependant, les résultats de notre méta-analyse montrent une réalité plus nuancée. En d’autres termes, bien que certains enfants à haut potentiel puissent rencontrer des difficultés émotionnelles, il est erroné de généraliser ces expériences à l’ensemble de cette population.

(Une méta-analyse consiste à combiner des données de différentes études, puis de mener une analyse statistique sur l’ensemble de ces données, afin de faire émerger de nouvelles informations, NDLR.)

Notre recherche s’intéresse à l’anxiété et à la dépression chez les enfants et adolescents à haut potentiel intellectuel. Elle a été publiée dans Gifted Child Quarterly, une r***e académique de premier plan qui publie des recherches sur le haut potentiel, en abordant des sujets comme le développement, l’éducation, et les besoins spécifiques des enfants concernés.

En comparant 27 études sur l’anxiété et 15 sur la dépression, nous montrons que, dans la majorité des cas, les jeunes à haut potentiel intellectuel ne présentent pas plus de signes de ces troubles que leurs pairs n’ayant pas de haut potentiel intellectuel.

En fait, le haut potentiel intellectuel pourrait même être un facteur protecteur contre certains éléments de détresse émotionnelle. Des travaux de recherche récents suggèrent, par exemple, que l’intelligence élevée peut permettre à ces enfants de mieux comprendre et gérer certaines situations stressantes, ce qui leur permet de mieux contrôler leur environnement. Cette sensation de maîtrise peut atténuer les sentiments de vulnérabilité face aux défis quotidiens.

Haut potentiel intellectuel et santé mentale, une relation complexe

Pour comprendre pourquoi les enfants à haut potentiel intellectuel pourraient être perçus comme plus vulnérables, il est important de se pencher sur la diversité des expériences de ces enfants. Les jeunes à haut potentiel intellectuel peuvent présenter des performances intellectuelles élevées et une facilité à comprendre des concepts complexes. Mais cela ne signifie pas nécessairement qu’ils sont à l’abri des difficultés émotionnelles.

Les études que nous avons analysées montrent une grande variabilité des niveaux d’anxiété et de dépression, notamment en fonction du contexte dans lequel ces enfants évoluent.

Les enfants à haut potentiel intellectuel peuvent se retrouver dans des environnements scolaires qui ne leur sont pas adaptés, où ils se sentent souvent incompris ou sous-stimulés. Dans ce cas, l’ennui et le manque de défis peuvent mener à une démotivation scolaire voire une détresse émotionnelle.

Les enfants à haut potentiel intellectuel peuvent aussi être victimes de stigmatisation ou d’isolement social, ce qui contribue à leur mal-être. En revanche, lorsqu’ils sont entourés de pairs qui les comprennent et les soutiennent, leur santé mentale est souvent positive.

Les différents types d’anxiété

Il est essentiel de distinguer les différents types d’anxiété que peuvent ressentir les enfants à haut potentiel intellectuel. Nous avons relevé que l’anxiété de performance – c’est-à-dire la peur de ne pas réussir une tâche ou de décevoir les attentes – était significativement plus faible chez les jeunes à haut potentiel intellectuel comparés à leurs pairs.

Ces enfants semblent souvent plus à l’aise dans les situations académiques, peut-être en raison de leur facilité à réussir. Ils ont généralement une bonne estime d’eux-mêmes dans le domaine scolaire, ce qui les protège en partie de cette forme d’anxiété.

Cette distinction est importante, car elle montre que tous les types d’anxiété ne sont pas égaux pour les enfants à haut potentiel intellectuel. Tandis que leur confiance en milieu scolaire peut être un atout, les compétences sociales, elles, peuvent parfois être sources de stress, notamment si l’environnement n’est pas inclusif ou compréhensif.

La question de la dépression

En ce qui concerne la dépression, notre méta-analyse montre également des résultats nuancés. Contrairement à l’anxiété, la majorité des études ne trouve pas de différence significative entre les enfants à haut potentiel intellectuel et les autres enfants.

Toutefois, il y a des exceptions. Certaines études ont, par exemple, observé que les enfants à haut potentiel intellectuel qui étaient sous-performants à l’école présentaient plus de symptômes de dépression que ceux qui réussissaient académiquement. L’échec ou le manque de stimulation peut donc avoir un impact direct sur leur santé mentale.

En revanche, les enfants à haut potentiel intellectuel bien accompagnés, qui reçoivent un soutien familial et scolaire approprié, tendent à montrer des niveaux de bien-être émotionnel comparables, voire supérieurs à leurs pairs. Cela souligne l’importance d’un soutien adapté pour prévenir la dépression et favoriser le bien-être de ces jeunes.

Vers un accompagnement adapté

Les résultats de notre étude appellent à un meilleur accompagnement des enfants à haut potentiel intellectuel, notamment par la mise en place de stratégies d’enseignement adaptées à leurs besoins intellectuels et émotionnels. Un environnement éducatif stimulant et un soutien émotionnel approprié peuvent être cruciaux pour permettre à ces enfants de s’épanouir pleinement, à la fois académiquement et émotionnellement.

Par exemple, la différenciation pédagogique, qui consiste à adapter les activités et les défis à chaque élève, peut aider les enfants à haut potentiel intellectuel à se sentir davantage impliqués et motivés par leurs apprentissages.

Les professionnels de la santé mentale devraient également être sensibilisés aux particularités de la population à haut potentiel intellectuel. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les enfants à haut potentiel intellectuel ne sont pas tous plus vulnérables à l’anxiété et à la dépression. Mais ceux qui rencontrent des difficultés, en particulier dans des contextes de faible soutien social ou d’isolement, nécessitent une attention spécifique pour éviter le développement de troubles thymiques plus graves.

Nuancer les perceptions sur le haut potentiel intellectuel
En conclusion, il apparaît que la santé mentale des enfants à haut potentiel intellectuel est un sujet complexe qui mérite une analyse nuancée, loin des stéréotypes simplificateurs. Oui, certains enfants à haut potentiel intellectuel peuvent être plus susceptibles de souffrir d’anxiété ou de dépression, mais cela n’est pas la règle générale. La qualité de leur environnement éducatif et social joue un rôle décisif dans leur bien-être émotionnel.

Il est temps de dépasser la vision du « génie torturé » et de se concentrer sur l’accompagnement de ces enfants afin de les aider à développer pleinement leur potentiel, sans oublier que leur épanouissement dépend aussi de leur bien-être émotionnel.

En définitive, le haut potentiel intellectuel n’est ni un bouclier infaillible contre les troubles mentaux, ni une fatalité de souffrance émotionnelle. C’est un état qui, comme tout autre, nécessite écoute et adaptation. Pour permettre à ces enfants de s’épanouir, il est essentiel de leur offrir un environnement qui valorise leur potentiel tout en tenant compte de leur bien-être global.

Développer ses compétences émotionnelles – Julie-Maude Beauchesne 07/23/2025

Les émotions sont partout. Elles colorent nos journées, influencent nos décisions, façonnent nos relations. Et pourtant… elles restent souvent mal comprises.

Les émotions ont-elles nos alliées ou nos ennemies?

Quand elles nous submergent, difficile de croire que les émotions puissent nous vouloir du bien. Depuis l’Antiquité, on les oppose souvent à la raison, comme si ressentir et réfléchir ne pouvaient pas aller de pair. Et pourtant, la science des dernières décennies nous apprend tout autre chose : émotions et pensée rationnelle sont intimement liées, et notre cerveau ne peut bien décider sans leur concours.

Les émotions sont comme un tableau de bord ou un radar sophistiqué. Bien gérées, elles nous protègent, nous guident, nous aident à avancer. Ignorées ou refoulées, elles prennent les commandes… souvent malgré nous.

Apprendre à reconnaître une émotion dès son apparition, à l’écouter sans y réagir impulsivement, c’est se donner un espace de liberté. C’est s’offrir un moment de recul pour faire des choix en accord avec nos valeurs, nos objectifs, et le contexte dans lequel nous évoluons. C’est également s’offrir une meilleur relation avec soi-même.

- Est-ce qu’il vous arrive de dire des choses qui dépassent votre pensée sous l’effet de la colère?
- Est-ce que vous évitez de prendre des décisions en ayant peur de faire le mauvais choix ou de déplaire aux autres?
- Est-ce que vous entrez en relation avec quelqu’un et ignorez les red flags qui vous diraient de vous tenir au loin?
- Ou encore, vous pleurez alors que vous êtes fâchés, ou bien vous exprimez de la colère, alors qu’au fond de vous, c’est de la tristesse que vous ressentez?

C’est tout l’enjeu des compétences émotionnelles : savoir identifier, comprendre, exprimer, utiliser et réguler ses émotions. Elles permettent de reprendre les rênes de nos réactions, plutôt que d’être emportée dans une direction qui ne nous convient pas.
Éviter les émotions désagréables, ça limite notre engagement envers les autres, use nos ressources, et nous éloigne de ce qui donne du sens à notre existence. C’est aussi éviter, voire se priver, d’expériences de vie.

Ces habiletés ne sont pas innées, elles s’apprennent! Apprivoiser nos émotions, c’est retrouver la liberté d’agir avec souplesse et confiance. C’est finalement, agir et naviguer avec plus de cohérence à travers les aléas de la vie, en étant profondément connecté avec ses besoins, ses valeurs et qui nous sommes profondément.

Suis-je trop âgé·e pour apprendre tout ça?

Absolument pas! Le cerveau reste capable d’apprendre tout au long de la vie, grâce à sa formidable plasticité. Même à l’âge adulte, nous créons chaque jour de nouvelles connexions neuronales, et ce jusqu’à notre mort. À elle seule, l’hippocampe, zone du cerveau impliquée dans la mémoire, en produit jusqu’à 700 nouvelles par jour!

Ce programme en 8 séances s’appuie sur les plus récentes connaissances scientifiques en psychologie émotionnelle. Il vous aidera à mieux comprendre votre monde intérieur, à renforcer votre santé mentale, physique et relationnelle, et à développer des stratégies concrètes pour réagir autrement face aux défis du quotidien et améliorer votre fonctionnement social.

À travers les jeux, les mises en situation, le partage d’expériences entre participants, nous vous aiderons à mieux naviguer sur les eaux, souvent mouvementées, des émotions.

À la fin du processus, vous en ressortirez mieux outiller avec un répertoire d’action possible nettement élargit afin de pouvoir choisir la stratégie d’action la plus adaptée au contexte dans lequel vous vous retrouvez au quotidien.

À la fin de cette démarche, vous repartirez avec une meilleure connaissance de vous-même et une meilleure connexion avec vous-même, un éventail d’outils concrets et facilement utilisables, ainsi qu’une plus grande liberté de choix.

Si vous ressortez insatisfait à la fin des 8 séances, je vous rembourserai le coût complet. C’est donc un produit 100% garanti.
Pour plus d'information, connaître les coûts, le programme, les modalités de paiement, cliquez ici. 👇

Développer ses compétences émotionnelles – Julie-Maude Beauchesne Je m'inscris ici! Ateliers sur les compétences émotionnelles (sur Zoom) – 8 rencontres pour mieux vivre avec ses émotions Les émotions sont partout. Elles colorent nos journées, influencent nos décisions, façonnent nos relations. Et pourtant… elles restent souvent mal comprises. Les émot...

07/07/2025

😎 Décrocher de son cellulaire et des nouvelles durant ses vacances? Avec l'actualité politique et internationale qui nous garde sur le qui vive, ça peut être difficile. Mais pour préserver notre santé mentale et nous ressourcer entièrement, celle peut être essentiel de le faire. Je vous partage ce très intéressant article où deux spécialistes de la politique américaine nous expliquent comment ils arrivent, eux, à décrocher de Donald Trump pendant leurs vacances. 🏖

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Dur d’échapper à Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. L’omniprésent politicien surgit sans cesse dans l’actualité, toujours à l’affût d’une nouvelle norme à briser ou d’un nouveau feuilleton à ajouter à la téléréalité de sa présidence. Comment s’évader du 47e « POTUS » cet été ? Deux analystes dont le métier est de garder les yeux braqués sur Washington nous donnent leurs conseils pour décrocher.

Par Sébastien Tanguay, Le Devoir

Le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand et président actuel de son Observatoire sur les États-Unis, Charles-Philippe David, a beau avoir cultivé sa passion pour la République américaine jusqu’à en devenir l’un de ses plus éminents spécialistes au Québec, il a lui aussi besoin de s’évader de temps en temps pour fuir une actualité aux allures de « cauchemar manquant d’imagination », pour paraphraser l’écrivain français Gérald Klein.

« Le premier mandat de Donald Trump m’a stimulé : j’ai décidé d’écrire deux livres sur lui », explique l’habitué des ondes radio-canadiennes. La seconde élection du président américain le plus inusité de l’histoire récente lui a toutefois donné le cafard — et l’irrépressible envie d’aller là où Donald Trump ne se trouvait pas. « Ça m’a mis un peu à terre et j’ai décidé, à tort ou à raison, de partir très loin cet hiver pour me forcer à décrocher. »

Après huit ans à couvrir la présidence, puis les tribulations de Donald Trump sous Joe Biden — ses déboires judiciaires, ses scandales, les deux tentatives d’assassinat perpétrées contre lui —, il était hors de question d’amorcer le retour du trublion de la Maison-Blanche sans d’abord prendre un pas de recul et un peu de repos.

Le voyage fait aussi partie de l’arsenal de Valérie Beaudoin, analyste invitée à commenter régulièrement l’actualité américaine sur les ondes de Cogeco et de RDI. « Je suis partie pendant une semaine après l’élection parce que j’étais carrément vidée », relate-t-elle. « C’est sans arrêt avec Donald Trump, il n’y a plus d’accalmie pendant l’année et il faut avoir ces petites semaines-là pour décrocher. »

Pas d’Internet, pas de notifications

Le Sud garantit des échappées réussies, et la croisière aussi, puisqu’en plein océan ou au milieu des Caraïbes, la réception cellulaire fait parfois des siennes. Tant mieux ! Une connexion Internet à éclipses peut s’avérer la meilleure alliée de ceux et celles qui aspirent à ne plus entendre parler du seigneur de Mar-a-Lago.

Remiser son téléphone ou (à tout le moins) mettre en sourdine ses notifications peut aussi permettre d’éviter la surdose d’actualités venues du Sud.

Valérie Beaudoin se fait d’ailleurs un point d’honneur de ne plus avoir son cellulaire à portée de main à l’heure des repas en famille. « Avant, je le gardais toujours à côté de moi en cas de dernière heure », raconte-t-elle. « C’est dans mes résolutions de ne plus l’avoir sur la table. » Chaque dimanche, elle s’accorde également « religieusement » une journée loin de l’actualité américaine.

« Ça me permet, honnêtement, de garder un esprit sain dans le contexte actuel ! » confie-t-elle. « Les gens font beaucoup, beaucoup d’anxiété par rapport à ce qui se passe aux États-Unis. Ils disent que ça va être la guerre civile, ils ont peur d’aller dans le pays. Pendant le premier mandat, il y avait un petit côté vo**ur face à Donald Trump. Aujourd’hui, la situation stresse beaucoup plus les gens parce qu’elle bouleverse tout le monde. »

Charles-Philippe David laisse lui aussi, parfois, son cellulaire derrière lui. Il s’agit d’une manière de fuir la frénésie états-unienne, capable de le rattraper jusque dans ses vacances. « J’oublie mon téléphone ou je le laisse dans la chambre d’hôtel », explique-t-il. « J’avoue que c’est parfois un peu un acte manqué : ça m’évite de me sentir coupable de m’en éloigner ! »

Obligé de suivre la cadence d’une présidence qui relève rarement le pied de l’accélérateur, Charles-Philippe David a également besoin de temps pour se reposer. « “Essoufflant”, c’est un euphémisme quand il s’agit de politique américaine ! Je ne compte plus le nombre de fois où je suis sorti de mes vacances pour répondre au Téléjournal, aux urgences, à la tentative d’assassinat de Donald Trump, au retrait de Joe Biden de la vie politique, etc. J’étais aux îles de la Madeleine, l’an dernier, quand il a démissionné : mon cellulaire sonnait quasiment sur le tarmac du petit aéroport. »

Les bienfaits de la nature
Amateur de cyclisme, c’est la tête dans le guidon que M. David réussit le mieux à se vider l’esprit. « Pour moi, c’est le sport idéal pour décrocher de tout ça », affirme le professeur et auteur. « J’aime beaucoup faire la Route verte et pédaler un peu partout au Québec. »

Le fondateur de la Chaire Raoul-Dandurand aime aussi emprunter les sentiers qui s’enfoncent dans la nature québécoise, là où Donald Trump, ses déclarations et ses parties de golf le dérangent rarement.

Ce texte fait partie de notre section Perspectives.

« La nature, dans les moments où ça brasse dans la vie, est d’un grand secours, soutient Charles-Philippe David. Je renverse un peu à ma façon l’expression “un esprit sain dans un corps sain”. Pour moi, si tu veux garder ton esprit sain, il faut absolument que ton corps continue de bouger. Aller dans la nature, ça peut juste aider ! »

Il n’est d’ailleurs pas le seul, au Québec, à chercher les vertus d’un séjour en forêt ou en montagne pour s’évader de l’actualité américaine. La Société des établissements de plein air du Québec a constaté une hausse inhabituelle des réservations à partir du mois de mars, un engouement que l’organisation attribue aux remous provoqués par la guerre tarifaire lancée par Donald Trump.

La nature répond « avant tout [au] besoin de décrocher, d’oublier un temps les bébelles qui vibrent et qui sonnent, pour juste peser sur pause et respirer par le nez un bon coup », selon le porte-parole de la Société, Simon Boivin.

Une balade en nature présente aussi l’occasion, souligne-t-il, de conquérir de nouveaux paysages, une montée à la fois, et de se souvenir qu’« on est quand même chanceux, au Québec, d’avoir accès à tout ça ».

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