11/09/2026
Chancella Tshala New GK BETO Tonton D TV Actualite.cd
Alors que les tensions au Moyen-Orient continuent de perturber le marché mondial de l’énergie, plusieurs pays africains font face à des difficultés d’approvisionnement ou à une forte pression sur les prix des carburants. Dans certaines villes, de longues files d’attente sont observées devant les stations-service, tandis que les perturbations internationales pèsent davantage sur les économies dépendantes des importations de produits pétroliers.
En République démocratique du Congo, la situation apparaît jusqu’ici relativement plus stable. Le Gouvernement affirme avoir anticipé les effets de la crise internationale en prenant plusieurs mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement et à limiter l’impact de la hausse des cours mondiaux sur les prix intérieurs.
Dès le mois de mars 2026, le VPM de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, avait engagé des concertations avec les principaux acteurs du secteur pétrolier afin d’évaluer les risques liés à la crise au Moyen-Orient et d’identifier des mécanismes permettant d’en atténuer les conséquences.
Parmi les mesures annoncées figuraient notamment l’allègement de certains coûts liés à l’importation et au transport des produits pétroliers, le renforcement des mécanismes de soutien aux sociétés pétrolières ainsi que l’accélération de certaines procédures de dédouanement.
Ces interventions n’ont pas totalement isolé la RDC des fluctuations du marché international, mais elles semblent jusqu’ici avoir contribué à éviter une rupture généralisée de l’approvisionnement et à contenir les hausses de prix.
La RDC a-t-elle donc mieux anticipé cette crise que certains pays africains ? La stabilité relative observée jusqu’ici peut constituer un indicateur positif, mais l’efficacité de ces mesures devra également être évaluée dans la durée, en fonction de l’évolution de la situation internationale et de la capacité du pays à maintenir ses stocks et ses circuits d’approvisionnement.