09/10/2026
Notre parlementaire Tamara Funiciello a demandé au Conseil fédéral sur quelle analyse sérieuse il motivait sa réorganisation actuelle de la coopération au développement de la Confédération (séparation stricte entre le seco et la DDC selon le principe “un pays, un office”) et surtout comment le parlement était consulté.
On peut se demander en effet comment le Conseil fédéral espère des économies, alors que le seco va devoir développer des compétences en matière de santé et de démocratisation, bien que ces compétences soient déjà à la DDC. Cette réorganisation se fait sans consultation du Parlement. Nous ne copions que le dernier paragraphe de la réponse puisque seul celui-ci adresse plus ou moins les questions (uniquement disponible en allemand).
C’est l’occasion de rappeler quelques fondamentaux:
1. Le PS soutient la lutte contre la pauvreté en Suisse. La Suisse consacre d’ailleurs beaucoup plus d’argent pour la lutte contre la pauvreté et la protection sociale en Suisse qu’à la coopération au développement
2. La coopération au développement n’est pas seulement une contribution de solidarité envers les plus pauvres: La Suisse et sa population en bénéficient aussi :
- en favorisant la paix et réduisant les conflits et les déplacements forcés
- en protégeant les réfugiés dans les régions proches des crises
- en luttant contre le changement climatique, notamment dans les pays où les émissions de CO2 augmentent le plus
- en améliorant la maîtrise des pandémies à l’étranger réduisant le risque qu’elle atteigne la Suisse et perturbe notre vie et notre économie
- en luttant contre l’autoritarisme et soutenant l’Etat de droit, réduisant ainsi la pression sur notre propre démocratie
- en ouvrant l’accès à de nouveaux marchés (accords de libre-échange).