L'étagère Genève

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22/02/2019

Le président vénézuélien appelle les peuples à soutenir le paix et le dialogue dans son pays

08/02/2019

Soutenu par les Etats-Unis, l'opposant vénézuélien Juan Guaido s'est autoproclamé président. Le Venezuela dénonce une tentative de putsch et propose une issue négociée pour faire face à la crise de manière pacifique et démocratique.

«Rajoy a intérêt à mettre le feu à la question catalane» 31/10/2017

«Rajoy a intérêt à mettre le feu à la question catalane»

Iñigo Errejon, figure de proue de Podemos, prône l’idée que l’Espagne doit dessiner une «proposition enthousiasmante» pour convaincre les Catalans de rester en Espagne.

Iñigo Errejon, est l’un des fondateurs du parti Podemos, dont il est l’un des députés au Parlement espagnol. De passage à Genève, il évoque ici la crise catalane et la nécessité pour l’Espagne, à ses yeux, de remettre sur la table la question du «modèle territorial» du pays.

Le Temps: Avec la reprise en mains de la Catalogne et l’organisation prochaine d’élections régionales, le Premier ministre Mariano Rajoy est-il en voie de remporter la partie?

Iñigo Errejon: Il y a en fait deux parties différentes en jeu. Si l’on parle de la lutte entre le gouvernement espagnol et la Generalitat (gouvernement catalan), alors c’est clair, le premier a plus de recours et il «gagnera», même s’il faut encore attendre ce qui ressortira des élections du 21 décembre. Mais sur le fond, il y a une autre question qui ne se résume pas à des victoires ou des défaites. Cette question, c’est celle du modèle territorial espagnol et de la place de la Catalogne dans ce modèle.

Au sein de Podemos, notre proposition consiste en un référendum, dont le principe doit être approuvé par tous et qui doit offrir un certain nombre de garanties, afin que les Catalans puissent décider de quelle manière ils veulent cohabiter ou non avec le reste de l’Espagne. A mon avis, ce référendum finira par se produire, mais je souhaite que, le moment venu, il y ait aussi sur la table une proposition enthousiasmante pour permettre une permanence de la Catalogne au sein de l’Espagne. Il ne suffit pas de débattre de la méthode, des modalités de ce référendum, il faut aussi évoquer le contenu. Soit: quelles transformations allons-nous entreprendre en Espagne pour que le projet de ce pays soit séduisant?

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«Rajoy a intérêt à mettre le feu à la question catalane» Iñigo Errejon, figure de proue de Podemos, prône l’idée que l’Espagne doit dessiner une «proposition enthousiasmante» pour convaincre les Catalans de rester en Espagne

Casterman : La révolte des terres 16/10/2017

Bande desinnée / Casterman : La révolte des terres

Un épisode méconnu de la guerre.

C'est un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale et qui est à l'origine de ce livre par Maximilien Le Roy (alias Koza) et Marion Mousse. Le premier nous avait ébloui avec les Chemins de traverse (sur la mise en place de connexion judéo-arabe à travers le conflit israélo-paumestinien) ou encore Espana la vida (sur la guerre d'Espagne) et revient donc avec un nouveau conflit pour décor. Marion Mousse est, lui, dessinateur de Brune platine, l'écume des jours. Des styles et des sujets hétéroclites que ce nouvel album vient compléter.
Nous sommes en 1941 et les mineurs du Pas de Calais veulent se révolter pour améliorer leur condition de travail contre le patronat mais aussi contre l'occupant allemand. Un soulèvement à la fois social et politique. Dans ce contexte, Ferdinand est un jeune mineur qui s'intéresse peu à la politique. À l'inverse de son futur beau-frère, qui est syndiqué. Les deux hommes ne s'apprécient guère.

Au delà de l'aspect historique qui sert de décor ici, l'histoire raconte le destin tragique d'un homme qui va connaître l'enfer des camps de concentration. Si l'histoire met en lumière un pan méconnu de cette période, l'intérêt s'arrêtera là.
La guerre, les mineurs, l'option graphique de Marion Mousse apparaît évidente : du gris, des dessins sombres. Si on adhère à ce choix, la difficulté vient du peu de lisibilité des actions, des personnages et des événements. On lutte pour comprendre ce qui se passe et souvent on comprend a posteriori. On a l'impression que l'accent a été mis sur le contexte historique plutôt que sur les rapports humains, ce qui est dommage car la fin offre son lot d'émotions.

Casterman : La révolte des terres C'est un épisode méconnu de la seconde guerre mondiale et qui est à l'origine de ce livre par Maximilien Le Roy (alias Koza) et Marion Mousse. Le premier nous avait ébloui avec les Chemins de traverse (sur la mise en place de connexion...

LE JEUNE KARL MARX de Raoul Peck - Bande annonce 16/10/2017

CINEMA / « Le jeune Karl Marx », de Raoul Peck
Un biopic matérialiste

Après Patrice Lumumba et James Baldwin, Raoul Peck met sa caméra au service d’une autre grande figure de l’histoire des luttes d’émancipation : Karl Marx, dont il retrace le parcours de Cologne à Bruxelles en passant par Paris, Londres et Manchester entre 1843 et 1847. C’est donc sur les années de formation de l’auteur du « Capital » que se concentre le réalisateur haïtien. Un choix qui témoigne non seulement de la volonté de rendre à la pensée de Marx la vivacité de la jeunesse, mais aussi du poids que l’histoire du XXe siècle continue de faire peser sur cette pensée.
Comme l’explique Peck dans un entretien (1), un film d’un peu moins de deux heures n’aurait sans doute pas suffi à déconstruire les stéréotypes attachés au portrait du vieux barbu, à plus forte raison lorsque ce film s’inscrit dans un genre qui oscille perpétuellement entre la rigidité des codes hollywoodiens et la platitude de l’esthétique télévisuelle : le biopic. On pouvait dès lors craindre qu’une forme aussi convenue ne trahisse le contenu révolutionnaire qu’elle est censée exprimer. Comment un genre cinématographique qui réduit a priori l’histoire au biographique et la politique aux décisions individuelles pourrait-il faire justice à une théorie qui nous apprend au contraire que la trajectoire historique de l’humanité est déterminée par de grandes tendances économiques et que la politique est affaire de luttes de classes ? Par sa forme même, le film de Peck semblait donc condamné à rater son objet. Et pourtant, c’est l’inverse qui se produit.

Un "nouveau matérialiste"
Commençons par le plus évident. Le jeune Karl Marx se présente tout d’abord comme une reconstitution historique de l’atmosphère intellectuelle et politique des années 1840. Exilés à Paris pour fuir la censure prussienne, les époux Marx se rendent ainsi à un « banquet républicain », véritable espace de formation politique des artisans et, ajoute un travailleur noir dans l’assemblée, des ouvriers français. Fanfare populaire et cigares bon marché, rien ne manque au tableau de ce banquet où l’on trinque à la « lutte pour la dignité dans le travail ». Sur l’estrade, Proudhon gratifie même le spectateur du slogan qui l’a rendu célèbre : « la propriété, c’est le vol ! ». Face à lui, un Bakounine exalté renchérit : « vive l’anarchie ! » L’enthousiasme serait général si Marx n’intervenait alors : « La propriété, quelle propriété ? La propriété privée, bourgeoise ? » Les explications embrouillées de Proudhon n’appellent qu’un commentaire hautain de la part de son jeune homologue allemand : « ce sont des abstractions… »

Lire l'article complet sur le blog du monde diplomatique:
https://blog.mondediplo.net/2017-09-26-Un-biopic-materialiste

LE JEUNE KARL MARX de Raoul Peck - Bande annonce DÈS LE 27 SEPTEMBRE 2017 AU CINÉMA EN SUISSE ROMANDE LE JEUNE KARL MARX Un film de Raoul Peck Avec August Diehl, Vicky Krieps, Stefan Konarske France / Allem...

Un timbre à l'effigie de «Che» Guevara s'arrache 16/10/2017

Un timbre à l'effigie de «Che» Guevara s'arrache

Un timbre à l'effigie d'Ernesto «Che» Guevara, édité à l'occasion du 50e anniversaire de sa mort, s'arrache en Irlande. Le révolutionnaire argentin avait des racines familiales dans ce pays.

«Nous avions initialement imprimé 122'000 timbres... Nous sommes contraints d'en réimprimer» face à la demande, a déclaré vendredi un porte-parole de la Poste irlandaise. Le timbre de un euro reprend le célèbre portrait en noir et blanc créé par l'artiste dublinois Jim Fitzpatrick en 1968, sur un fond rouge sang.

Le père de «Che» Guevara, Ernesto Guevara Lynch, était un ingénieur civil d'origine irlandaise. La phrase «Dans les veines de mon fils coule le sang des rebelles irlandais» qui lui est attribuée figure sur l'enveloppe créée pour accompagner le timbre honorant son fils.

Ernesto «Che» Guevara est né le 14 juin 1928 à Rosario, en Argentine, au sein d'une famille de la bourgeoisie. Il a été exécuté par un soldat bolivien à 39 ans, le 9 octobre 1967. (ats/nxp)

Un timbre à l'effigie de «Che» Guevara s'arrache Un tampon avec le portrait du révolutionnaire argentin fait un véritable tabac et s'est déjà écoulé à plus de 100'000 exemplaires.

12/10/2017

le monde magique des livres

La face sensible du Che 09/10/2017

La face sensible du Che de Sergio Ferrari

Cinquante ans après sa mort, Ernesto Guevara continue de symboliser la révolte face à l’injustice. Mais son combat puisait aussi dans une vraie sensibilité, témoigne sa fille Aleida.

Un demi-siècle après son assassinat dans le village de La Higuera, en Bolivie, Ernesto «Che» Guevara reste l’une des figures politiques les plus universelles. Il n’y a pratiquement pas de mobilisation sociale sans qu’apparaisse comme bannière le visage du guérillero argentino-cubain. Lorsqu’il tomba dans la forêt bolivienne, le 9 octobre 1967, il avait à peine 39 ans. Rares sont les personnalités politiques qui, malgré une vie brève, ont autant marqué l’histoire contemporaine. L’une des explications pourrait être son humanisme complet, explique sa fille Aleida Guevara lors d’une récente visite en Suisse organisée par l’Association Suisse-Cuba. Aînée de quatre enfants, la doctoresse Guevara vit à Cuba – pays où elle naquit en 1960, moins de deux ans après la révolution cubaine et à peine quatre avant que son père se lance dans un nouveau combat internationaliste, au Congo puis en Bolivie.

Quel est le principal héritage reçu de votre père?

Aleida Guevara: Sans aucun doute, sa capacité d’aimer. Bien que très petite lorsqu’il a disparu physiquement de ma vie, j’ai toujours vu mon père comme un homme complet. Non pas comme une icône ou une image vide, mais comme l’être humain qui sait aimer. Et nous devons cette présence active à ma mère: une femme extraordinaire qui a transmis cet amour à ses enfants. Mon papa était toujours présent. C’était toujours le «bon» du film. Nous devions être de bons enfants, de bons étudiants, parce que nous aimions notre père et qu’il aurait été fier de nous. C’est ce qu’elle a réussi sans rien nous imposer, de manière naturelle.

Et les souvenirs les plus conscients, les plus matériels, de votre père?

A mes 16 ans, ma mère m’a donné à lire quelques feuillets manuscrits sans me dire qui en était l’auteur. Je me suis plongée dans ce texte jusqu’à ce que je me rende compte qu’il avait été écrit par lui. C’étaient des notes sur son premier voyage en Amérique latine. J’ai été très heureuse de découvrir ce jeune homme, qui était mon papa et qui était très proche de moi: un garçon qui avait quasiment le même âge que moi. Ce n’était pas l’homme que je connaissais pour avoir lu – comme tous les enfants cubains – des textes sur le guérillero héroïque, le communiste, l’homme d’Etat, le dirigeant. Là, j’ai découvert le jeune homme qu’il avait été. Ça a été une très belle expérience!

Cette capacité d’aimer que vous souligniez comme une vertu du Che constitue-t-elle un legs pour toute la société ou se limite-t-elle au cercle familial?

Au Centre d’études Che Guevara à La Havane, nous sommes en train de reproduire ses discours. Il y insiste toujours sur deux maximes: l’étude et la sensibilité humaine. Les jeunes doivent étudier pour être en lien avec la nature sans l’endommager, mais en apprenant d’elle. Nous pouvons la contrôler, mais en la respectant. Ils doivent aussi être sensibles à ce qui se passe sur la planète. Sans cette sensibilité-là, ils ne réussiront jamais tout à fait à être des hommes complets. Nous avons besoin d’êtres de cette qualité pour façonner un monde différent. Sinon, comment demander, par exemple, à un médecin cubain d’aller en Afrique pour combattre l’Ebola? Mon père disait: «On peut me croire romantique ou fou, mais je dis que le vrai révolutionnaire doit avoir de grands sentiments d’amour. Sinon il ne peut pas être un vrai révolutionnaire.»

Une autre valeur essentielle du Che, toujours relevée, était sa conviction internationaliste… D’une certaine manière, a-t-il été un précurseur de l’altermondialisme?

Qu’un Congolais accepte de mourir pour l’indépendance d’un pays asiatique ou qu’un Latino-Américain parte au péril de sa vie lutter en terre européenne représentait des symboles très forts, un idéal. C’était le signe que les êtres humains brisent les frontières et pensent en tant qu’espèce humaine. Nous devons avancer ensemble malgré les différences, notamment culturelles. Nous devons sentir le besoin de nous connaître comme êtres humains d’une même planète.

Cette vision large, universelle, est intimement liée à l’objectif de «l’Homme nouveau», si présent dans la pensée de votre père.

Il l’a toujours dit, en parlant de «l’homme» dans le socialisme à Cuba. L’«Homme nouveau» doit être capable de sentir, d’être sensible, de respecter les autres. Il doit en même temps savoir tirer parti de la technologie mo-derne, sans endommager la nature. Et être aussi capable de créer pour les autres.

Comment s’exprimerait aujourd’hui ce projet de «l’Homme nouveau»?

J’ai connu par exemple de jeunes médecins argentins à l’Ecole de médecine latino-américaine de Cuba. Ce sont des hommes et des femmes merveilleux, pro-fondément respectueux de l’autre. Quelques-uns sont rentrés dans leur pays pour les vacances au bout de quatre ans. A peine avaient-ils atterri qu’ils sont partis travailler auprès de communautés indigènes. Il y a aussi les jeunes Brésiliens du Mouvement des sans-terre (MST), avec qui je collabore directement et qui tentent de réaliser la réforme agraire pour que la paysannerie puisse avoir de quoi se nourrir. Ils mettent tout en œuvre pour que la terre soit au service de l’humain et non des multinationales. Beaucoup de jeunes Boliviens travaillent en faveur du processus social d’Evo [Morales] et cherchent à améliorer les conditions de vie. Les étudiants colombiens, avec les paysans et les indigènes, ont démontré pour leur part qu’ils constituaient une force extraordinaire. Au Mexique, je salue aussi ces hommes et ces femmes qui sortent du silence, qui continuent à recher-cher leurs enfants disparus et qui font tout pour vaincre la peur.

Très récemment, à Cuba, je me suis rendue dans plusieurs provinces pour les préparatifs du 9e congrès des Comités de défense de la révolution (CDR). J’ai travaillé avec des jeunes de 24-25 ans désireux d’œuvrer chaque jour davantage pour leur pays. Je mentionnerai aussi les militants de la solidarité en Europe, toujours présents, courageux et conscients de leur tâche.

Qui serait, à votre avis, le Che aujourd’hui s’il était vivant? Un médecin révolutionnaire, un écologiste convaincu, un militant altermondialiste?

C’est une question très difficile, d’autant que papa n’est plus là. Je peux vous assurer que Mauricio Macri ne serait pas à la tête du gouvernement argentin. Si mon père avait vécu, l’Argentine serait certainement différente. Depuis la Bolivie, il pensait poursuivre vers l’Argentine. S’il était encore vivant, cela signifierait qu’il aurait triomphé, car il disait toujours que dans une véritable révolution on triomphe ou on meurt. Cela aurait impliqué de profonds changements dans tout le cône sud de l’Amérique latine. Qui sait, j’aurais peut-être été derrière lui pour l’aider. Ce dont je suis sûre, c’est qu’il serait proche de nos peuples. Il ferait avancer la révolution là où elle n’a pas triomphé.

Le Che et la révolution cubaine sont deux faces d’une même monnaie. Quelle est la situation actuelle à Cuba?

Nous traversons un moment difficile, pas seulement Cuba mais aussi le monde entier. Les Etats-Unis ont à leur tête un président doté d’un pouvoir de destruction, qui est par ailleurs imprévisible et non fiable. Ce qu’il dit un jour, il le dément le lendemain. Raison pour laquelle nous devons être prêts. Cuba l’est et son peuple est décidé. A travers l’histoire, nous nous sommes rendus compte d’une chose essentielle: la seule façon de survivre pour Cuba, c’est sa révolution, en l’améliorant, en la perfectionnant… Sans notre processus social, nous disparaîtrions immédiatement de la surface de la planète. Nous maintenons en place notre société socialiste pour pouvoir vivre et améliorer notre niveau de vie. Ça n’a rien de simple… Surtout parce que nous avons toujours été solidaires d’autres peuples. Cette solidarité implique que l’on ne peut pas croître du jour au lendemain. Les milliers de médecins cubains travaillant dans de nombreux pays, dans la majorité des cas, comme volontaires internationalistes, en sont la preuve. Je peux vous assurer que nous avons appris à vivre ainsi, et qu’on ne nous a jamais enlevé notre joie de vivre. C’est le meilleur atout du peuple cubain. Nous savons même rire de nous-mêmes. Un peuple qui sait rire de lui est presque invincible. On ne peut le mettre à genoux ni lui enlever sa force.

La face sensible du Che Cinquante ans après sa mort, Ernesto Guevara continue de symboliser la révolte face à l’injustice. Mais son combat puisait aussi dans une vraie sensibilité, témoigne sa fille Aleida.

21/09/2017

La crise du Venezuela en 10 min, pour mieux comprendre les enjeux géo-politiques et le système démocratique bolivarien.

Photos from Centre Europe - Tiers Monde (CETIM)'s post 21/09/2017

CONFERENCE GUATEMALA : Délocalisations forcées au Petén
Mardi 26 septembre 2017 à 19 h 30, Maison des Associations, Salle Rachel Carson, 15 rue des Savoises, Genève

04/09/2017

Voici ce moine bouddhiste "ashin whiratu" néonazi comme il se défini qui est en train d'exterminer la population Rohingya au Myanmar.
Extrait d'un reportage suisse.

Barbet Schroeder clôt sa trilogie de la Terreur en s'intéressant au moine bouddhiste Ashin Wirathu dans le documentaire Le Vénérable W. Le réalisateur souligne "Le même point de départ est à l’origine de ces projets : il s’agit de rencontrer en les faisant parler sans les juger des personnages au travers desquels le mal peut s’incarner sous différents visages et en laissant l’horreur ou la vérité s’installer d’elles-mêmes petit à petit."

Après plus de six mois d’intenses recherches approfondies dans le secret le plus absolu, le metteur en scène et son équipe se sont rendus en Birmanie à la rencontre de Wirathu afin de lui proposer cette aventure. Schroeder précise "Il voulait savoir pourquoi je voulais faire ce film, je lui ai répondu que Marine Le Pen partageait beaucoup de ses idées, et que si elle arrivait au pouvoir elle ferait sans doute appliquer des lois semblables à celles qu’il venait d’arriver à faire voter dans son pays. (...) Une fois sur place j’ai donc compris que nous avions beaucoup à apprendre des bouddhistes extrémistes. Les “axes du mal” et les populismes n’ont pas de frontières…".

L'équipe de tournage s'est donc retrouvée au cœur du racisme quotidien, observant comment l'islamophobie et le discours haineux se transforment en violence et en destruction. Pourtant la Birmanie est un pays où 90% de la population est bouddhiste, religion fondée sur un mode de vie pacifique, tolérant et non-violent...

03/09/2017
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