06/10/2026
𝐋𝐞 𝐕𝐢𝐜𝐞-𝐏𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐌𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐓𝐞́𝐧𝐞́ 𝐁𝐢𝐫𝐚𝐡𝐢𝐦𝐚 𝐎𝐔𝐀𝐓𝐓𝐀𝐑𝐀 𝐚̀ 𝐥’𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐉𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐅𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐀𝐛𝐢𝐝𝐣𝐚𝐧 𝟐𝟎𝟐𝟔 : « 𝐒𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐫𝐞́𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬 »
La première édition des Journées Foncières d’Abidjan (JFA) s’est ouverte, ce lundi 5 octobre 2026, au Parc des Expositions d’Abidjan.
Haut Patron de la cérémonie, Vice-Premier Ministre, Ministre de la Défense, M. Téné Birahima OUATTARA a réaffirmé la volonté du Gouvernement ivoirien d’accélérer la sécurisation des terres et la modernisation de la gouvernance foncière, considérées comme des leviers essentiels de paix, de cohésion sociale et d’investissement.
« L’enjeu du foncier est avant tout humain. Sécuriser la terre, c’est prévenir les conflits, apaiser les communautés et offrir davantage de sérénité aux agriculteurs, aux familles, aux communautés comme aux investisseurs », a-t-il déclaré.
Monsieur le Vice-Premier Ministre, a, en outre, rappelé que la terre ne saurait être considérée uniquement comme un bien économique. Elle constitue avant tout un puissant levier de développement, de paix et de cohésion sociale.
Entre pratiques coutumières et droit moderne, les États doivent cependant répondre à plusieurs défis : sécurisation des droits, accès à la terre, urbanisation, prévention des conflits et gestion durable des territoires.
Face à ces enjeux, M. Téné Birahima OUATTARA a appelé à accélérer la modernisation de la gouvernance foncière autour de trois exigences : la sécurité juridique, la transparence et la digitalisation.
Il a rappelé les réformes entreprises par la Côte d’Ivoire sous le leadership du Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, pour renforcer la sécurisation des droits fonciers ruraux et urbains, améliorer l’aménagement du territoire et favoriser le règlement des conflits.
Si les progrès accomplis sont encourageants, M. le Vice-Premier Ministre estime que les efforts doivent désormais être intensifiés. La modernisation du secteur devra notamment permettre de renforcer la confiance entre les populations, les communautés, les producteurs, les investisseurs et l’administration.
Parce que les défis liés au foncier dépassent les frontières nationales, M. Téné Birahima OUATTARA a plaidé pour une coopération renforcée entre les États, à travers le partage d’expérience, la capitalisation des bonnes pratiques et l’exploration des innovations, particulièrement celles offertes par le numérique.
Les JFA doivent ainsi servir de cadre de dialogue pour faire émerger des solutions concrètes et adaptées aux réalités des différents pays.
Le volet scientifique de la première journée des JFA a été consacré aux échanges d’expérience et à la réflexion autour des grands défis de la gouvernance foncière.
Après une conférence inaugurale consacrée à l’appui de la Banque mondiale aux politiques foncières en Afrique de l’Ouest et une intervention de l’Union africaine sur les stratégies indispensables à une gouvernance foncière moderne, inclusive et efficace, les participants ont pris part à trois ateliers organisés simultanément.
Le premier a porté sur le foncier et l’inclusion sociale, avec un accent sur la participation de la société civile ainsi que les droits fonciers des femmes et des groupes vulnérables.
Le deuxième s’est intéressé à l’aménagement du territoire, à l’utilisation des terres et à la gestion urbaine, notamment au passage des terres rurales dans le domaine urbain et à la contribution des professionnels du foncier aux politiques publiques.
Enfin, le troisième panel, consacré aux marchés fonciers, au secteur privé et à l’investissement, a permis d’aborder la sécurisation foncière comme levier de l’investissement productif et de l’emploi, la fiscalité foncière ainsi que la contribution des banques, assurances et fonds de pension à la mise en œuvre des politiques foncières.
Placées sous le thème « La sécurisation foncière : un facteur de cohésion sociale et un levier pour l’investissement productif, la création d’emplois ainsi que le développement durable », les JFA réunissent, du 5 au 7 octobre, décideurs publics, experts, partenaires au développement, professionnels du foncier, secteur privé et délégations étrangères.