14/10/2026
𝐋𝐄 𝐂𝐎𝐌𝐏𝐈𝐋 𝐑𝐄𝐍𝐅𝐎𝐑𝐂𝐄 𝐋𝐀 𝐂𝐎𝐎𝐑𝐃𝐈𝐍𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐀𝐌𝐄́𝐋𝐈𝐎𝐑𝐄𝐑 𝐋𝐄𝐒 𝐑𝐄𝐒𝐒𝐎𝐔𝐑𝐂𝐄𝐒 𝐇𝐔𝐌𝐀𝐈𝐍𝐄𝐒 𝐄𝐓 𝐋’𝐀𝐏𝐏𝐑𝐎𝐕𝐈𝐒𝐈𝐎𝐍𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐄𝐍 𝐌𝐄́𝐃𝐈𝐂𝐀𝐌𝐄𝐍𝐓𝐒 𝐃𝐄𝐒 𝐒𝐓𝐑𝐔𝐂𝐓𝐔𝐑𝐄𝐒 𝐒𝐀𝐍𝐈𝐓𝐀𝐈𝐑𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐍𝐅𝐄𝐒𝐒𝐈𝐎𝐍𝐍𝐄𝐋𝐋𝐄𝐒
Le Comité Mixte de Pilotage (COMPIL) a tenu sa deuxième réunion au Novotel Hôtel, au Plateau, à Abidjan, afin d’identifier des solutions concrètes aux difficultés rencontrées par les établissements sanitaires membres de l’Union des Religieux(ses) dans la Santé et le Social en Côte d’Ivoire (URSSCI)
Le Novotel Hôtel d’Abidjan-Plateau a abrité, le jeudi 08 octobre, la deuxième réunion du Comité Mixte de Pilotage (COMPIL), sous la présidence du Dr Marie-Josèphe BITTY, Directrice des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS) et présidente dudit comité.
Cette rencontre a réuni plusieurs structures du ministère en charge de la Santé, notamment la Direction des Ressources Humaines (DRH), la Direction de l’Activité Pharmaceutique (DAP), la Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (NPSP) et la DEPPS. Y ont également pris part l’Union des Religieux(ses) dans la Santé et le Social en Côte d’Ivoire (URSSCI), organisation Médecins avec l’Afrique CUAMM ainsi qu’un représentant de la Conférence des Évêques Catholiques de Côte d’Ivoire (CECCI) et F.E.S.S.P.C.I Plateforme du secteur privé de santé de Côte d’ivoire.
L’objectif principal de cette réunion était de définir et de valider les mécanismes institutionnels, réglementaires et opérationnels permettant de faciliter l’affectation de personnels de santé fonctionnaires et l’approvisionnement en médicaments essentiels auprès de la NPSP, au profit des structures sanitaires membres de l’URSSCI.
𝑫𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒇𝒊𝒔 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒊𝒔𝒕𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒔𝒔𝒐𝒖𝒓𝒄𝒆𝒔 𝒉𝒖𝒎𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒆𝒏 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒗𝒊𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕
À l’ouverture des travaux, Dr YEBOUE Jean-Jacques, Sous-directeur de la Réglementation et du Contrôle à la DEPPS, intervenant au nom de la Directrice, a souligné le rôle stratégique du COMPIL en tant que cadre de décision, de coordination et de résolution des difficultés rencontrées par les établissements sanitaires confessionnels.
Il a particulièrement insisté sur deux priorités : le renforcement des ressources humaines et l’amélioration de l’approvisionnement en médicaments essentiels. Il a, à cet effet, appelé à une collaboration étroite entre le ministère en charge de la Santé, l’URSSCI et les partenaires, afin de parvenir à des solutions concrètes, réalistes et adaptées aux besoins des structures concernées.
Il a également invité les participants à définir des actions précises, assorties de responsables clairement identifiés, de délais d’exécution et de résultats mesurables. Il a enfin réaffirmé l’engagement de la DEPPS à assurer le suivi des décisions prises, dans la perspective d’une amélioration durable de la qualité des soins au bénéfice des populations.
Les échanges ont ensuite porté sur les difficultés exposées par l’URSSCI dans la gestion de ses établissements sanitaires. Au titre des ressources humaines, les préoccupations soulevées concernent notamment l’insuffisance de personnels affecté de l’État, les difficultés liées à la discipline de certains agents fonctionnaires affectés dans ces structures ainsi que le manque de motivation du personnel.
En matière d’approvisionnement en produits pharmaceutique, les participants ont relevé les difficultés d’accès aux médicaments et aux produits de santé, les ruptures fréquentes de médicaments essentiels auprès de la NPSP, ainsi que l’irrégularité ou l’insuffisance des livraisons par rapport aux commandes effectuées. Le coût élevé de certains médicaments a également été évoqué, en raison des difficultés qu’il engendre pour les patients dans l’accès aux traitements.
𝑫𝒆𝒔 𝒑𝒊𝒔𝒕𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒍𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒇𝒆𝒖𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝒓𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒆́𝒆
Face à ces préoccupations, les représentants des différentes structures participantes, notamment ceux de la DRH, de la DAP et de la NPSP, ont proposé plusieurs pistes de solutions visant à accompagner l’URSSCI dans une meilleure gestion de ses ressources humaines et à faciliter l’accès aux médicaments essentiels pour ses établissements membres.
Les discussions ont ainsi permis de mettre en évidence la nécessité de renforcer la coordination entre les acteurs institutionnels, d’améliorer le suivi des personnels affectés et de rechercher des mécanismes plus efficaces pour garantir la disponibilité des produits de santé.
Au terme des échanges, les participants ont proposé et adopté une feuille de route définissant les actions à mettre en œuvre, le chronogramme d’exécution et les responsables chargés de leur suivi. Cet outil constitue une étape importante pour assurer la mise en œuvre effective des décisions arrêtées et évaluer les progrès réalisés.
À travers cette deuxième réunion, le COMPIL réaffirme ainsi sa vocation à favoriser une collaboration structurée entre les autorités sanitaires, les établissements sanitaires confessionnels et leurs partenaires. L’enjeu est de contribuer au renforcement du fonctionnement de ces structures et à l’amélioration de l’offre de soins, dans l’intérêt des populations bénéficiaires.