24/10/2026
C’est un immense soulagement pour tous les vieux réacs de France. Pascal Praud aurait enfin retrouvé le sourire en apprenant qu’aucune vitrine n’avait été touchée pendant la fusillade du terroriste raciste.
Dépêché auprès du double vitrage, l’animateur lui aurait immédiatement proposé une couverture de survie et vingt minutes d’antenne sur le danger de l’ultragauche.
« Vous imaginez si une b***e avait touché un magasin ? On aurait basculé dans la barbarie ! », aurait-il soufflé, encore tremblant, en caressant la devanture d’un sex-shop.
L’événement aurait néanmoins provoqué une panne majeure chez Bolloré, au service des explications automatiques. D’ordinaire, trois secondes et un prénom suffisent à diagnostiquer l’effondrement de la civilisation. Mais lorsqu’il faut examiner le racisme meurtrier d’un type qui s’appelle Kévin, la machine exige soudain huit expertises psychiatriques et une autorisation signée de Montesquieu.
« Attention aux amalgames », aurait ainsi recommandé un éditorialiste, rappelant que tous les racistes ne sont pas de mauvais racistes…
Une cellule de crise aurait aussitôt été constituée pour répondre à la question essentielle : comment parler d’une attaque terroriste raciste sans laisser croire que les antiracistes avaient raison de nous casser les co****es depuis le début ?
Plusieurs pistes auraient été étudiées : marteler des expressions comme « un geste isolé », « une colère isolée », « une a**e isolée », voire, dans certains cas, « un neurone isolé ». Le plus simple, dires « ouai mais bon les terroristes font pire ». Genre. En mode concours et tout.
« Nous condamnons évidemment le racisme. Mais de là à écouter ceux qui le dénoncent, il ne faudrait pas profiter du drame pour devenir woke et se mettre à nous aimer les uns les autres ! », aurait précisé un expert en nuances, recruté après avoir expliqué pendant six heures qu’un abribus brûlé annonçait la fin du monde.
Heureusement, la chaîne aurait rapidement retrouvé son équilibre grâce à un débat contradictoire entre quatre personnes d’accord : « Racisme : ceux qui le dénoncent ne seraient-ils pas les vrais responsables ? »
Ouf. On est sauvés !