Itinéraire

PS Bassens Section du Parti socialiste de Bassens (33)

✍ L'expression politique du groupe majoritaire Ă  retrouver dans le dernier numĂ©ro (105) du Bassens Actus. ChĂšres Bassen...
24/10/2026

✍ L'expression politique du groupe majoritaire Ă  retrouver dans le dernier numĂ©ro (105) du Bassens Actus.

ChĂšres Bassenaises, Chers Bassenais,

La trĂȘve estivale est habituellement le moment pour faire une pause, se reposer, se recentrer, se dĂ©tendre. L’étĂ© que nous venons de passer ne nous a malheureusement pas laissĂ© ce loisir. Les tempĂ©ratures inĂ©dites ont eu pour consĂ©quence de crĂ©er un terrain propice aux feux de forĂȘt. C’est alors que la Gironde s’est embrasĂ©e, percutĂ©e par des incendies dĂ©truisant prĂšs de 45ha de nos forĂȘts et provoquant des Ă©vacuations et des dĂ©placements de population. La mobilisation qui a suivi immĂ©diatement a Ă©tĂ© remarquable, supĂ©rieure aux feux de 2022.

À Bassens la population a rĂ©pondu avec gĂ©nĂ©rositĂ© aux appels aux dons et vous ĂȘtes nombreux Ă  vous ĂȘtre engagĂ©s aux cĂŽtĂ©s de la Ville pour aider les habitants touchĂ©s et soutenir l’action des pompiers, en ne mĂ©nageant ni votre temps, ni votre Ă©nergie. Cet Ă©lan de solidaritĂ© ne nous a pas surpris. Nous savons pouvoir compter sur vous dans les moments oĂč il est nĂ©cessaire de s’investir et de se serrer les coudes. Maintenant il nous faut en tirer des enseignements et tracer des perspectives pour qu’à l’avenir nous soyons capables de mieux nous prĂ©munir contre les trĂšs fortes chaleurs et le risque d’incendies majeurs. Pour cela, il nous faut des moyens... c’est lĂ  que le bĂąt peut blesser. En effet, les projections du Projet de Loi de Finances 2027 ne laissent pas prĂ©sager grand-chose de bon, ni pour le pays, ni pour les collectivitĂ©s. Le dĂ©sengagement de l’État vis-Ă -vis des collectivitĂ©s territoriales est de plus en plus prĂ©gnant et l’avenir plus qu’incertain pour nos villes. Il en est de mĂȘme pour la mĂ©tropole dont l’audit financier (et surtout la lecture parfois biaisĂ©e qui en est faite) engendre des consignes d’économies drastiques qui auront une incidence inĂ©vitable sur les 28 communes. Dans les scĂ©narios les plus pessimistes nos marges de manƓuvre se verraient rĂ©duites de façon telle que les budgets seraient complexes Ă  boucler et notre capacitĂ© Ă  faire encore diminuĂ©e. Non l’ambiance gĂ©nĂ©rale n’est pas au beau fixe.

Pourtant Ă  Bassens nous gardons le cap et ne baissons pas les bras. Ici la rĂ©silience n’est pas un vain mot et nous nous employons au quotidien Ă  trouver des solutions et Ă  donner les lignes claires Ă  chaque habitant de bien y vivre. Tous les Ă©lus s’y emploient. Tous ? La rĂ©alitĂ© ne dit pas tout Ă  fait ça. Force est de constater que les Ă©lus du Rassemblement National ont plutĂŽt tendance Ă  briller par leur absence. Chacun a pu le constater cet Ă©tĂ© : pendant les pĂ©riodes de canicules, lors des manifestations ou bien encore durant les commĂ©morations. Seule leur prĂ©sence au conseil municipal prouve qu’ils sont encore un groupe. Comme vous avez pu l’apprendre lors de la derniĂšre sĂ©ance du conseil, le « turn over » dans leurs rangs semble ĂȘtre une pratique rĂ©pandue. En effet, la mairie, au cours des derniers mois, a enregistrĂ© 12 dĂ©missions consĂ©cutives des membres du groupe RN, dont la tĂȘte de liste, si elle est toujours en poste, a quant Ă  elle rappelons-le dĂ©mĂ©nagĂ© en avril dernier Ă  l’autre bout de la mĂ©tropole. Chacun dans son parcours de vie peut ĂȘtre confrontĂ© Ă  des difficultĂ©s, des changements d’orientations, des erreurs de choix. Personne n’est Ă  l’abri de ça et il n’est pas question ici de se poser en donneurs de leçon. Cela Ă©tant, si les Ă©lus du groupe d’opposition ont lĂ©gitimitĂ© pour siĂ©ger, la hauteur de leur investissement pour la commune est pour le moins questionnant. Lire en conseil des dĂ©clarations prĂ© Ă©crites, dont le contenu retranscrit d’ailleurs parfaitement l’esprit et les valeurs qui animent leur parti, est une chose. Mais il est un temps, lorsque l’on est un Ă©lu local impliquĂ© dans la vie de sa commune, oĂč les mots et les postures partisanes dĂ©connectĂ©s des rĂ©alitĂ©s de terrain ne suffisent plus. S’investir, ĂȘtre prĂ©sent, dialoguer, ĂȘtre attentif, Ă  sa ville et Ă  ses habitants (Ă  tous ses habitants) est clairement une autre approche. Au sein du groupe majoritaire c’est notre approche : l’échange, l’écoute, la proximitĂ©. Parce que lorsque la situation gĂ©nĂ©rale est morose, lorsque les repĂšres se brouillent, vous savez pouvoir compter sur des Ă©lus et des services Ă  vos cĂŽtĂ©s.

Nicolas Perré
Pour le groupe L'Esprit Bassens

23/10/2026

⚫ 𝗟𝗼 đ—™đ—żđ—źđ—»đ—°đ—Č đ—șđ—ČÌđ—żđ—¶đ˜đ—Č đ˜‚đ—» 𝗼𝘂𝘁𝗿đ—Č đ—”đ—Œđ—żđ—¶đ˜‡đ—Œđ—» đ—Ÿđ˜‚đ—Č 𝗰đ—Čđ—čđ˜‚đ—¶ đ—Ÿđ˜‚đ—Č đ—»đ—Œđ˜‚đ˜€ đ˜ƒđ—Œđ˜†đ—Œđ—»đ˜€ 𝘀đ—Č đ—±đ—Čđ˜€đ˜€đ—¶đ—»đ—Č𝗿.

L’attentat raciste commis aujourd’hui Ă  Trappes et Ă  La VerriĂšre nous bouleverse et nous rĂ©volte. Nos pensĂ©es vont aux victimes, Ă  leurs familles et Ă  leurs proches. Nous exprimons toute notre solidaritĂ© aux habitants, aux Ă©lus des deux communes, ainsi qu’aux forces de l’ordre et aux secours mobilisĂ©s.

Personne ne devrait craindre pour sa vie en raison de sa couleur de peau, de son origine ou de sa religion rĂ©elle ou supposĂ©e. Cette promesse d’égalitĂ© et de protection oblige la RĂ©publique tout entiĂšre.

Nous devons mesurer la gravitĂ© de ce qui se joue lorsque la dĂ©signation de boucs Ă©missaires devient une habitude, que le racisme se banalise et que la haine s’installe dans le dĂ©bat public. Chacun porte la responsabilitĂ© de ses paroles et de ses actes.

Cet horizon de peur et de division n’est pas une fatalitĂ©. À nous de construire une autre voie, fondĂ©e sur la justice, la fraternitĂ© et la possibilitĂ©, pour chacun, de trouver sa place dans un avenir commun. C’est une responsabilitĂ© politique autant qu’une exigence humaine.

22/10/2026

📰 đ—šđ—»đ—Č đ—„đ—ČÌđ—œđ˜‚đ—Żđ—čđ—¶đ—Ÿđ˜‚đ—Č đ—Ÿđ˜‚đ—¶ đ—łđ—źđ—¶đ˜ đ—°đ—Œđ—»đ—łđ—¶đ—źđ—»đ—°đ—Č đ—źÌ€ 𝘀đ—Č𝘀 𝘁đ—Čđ—żđ—żđ—¶đ˜đ—Œđ—¶đ—żđ—Č𝘀

L’attachement des Français aux services publics exprime une exigence fondamentale : pouvoir se soigner, apprendre, ĂȘtre protĂ©gĂ© et accompagnĂ©, quels que soient ses revenus ou son lieu de rĂ©sidence. Lorsque les rĂ©ponses s’éloignent et que les dĂ©marches deviennent un obstacle, c’est la confiance dans la capacitĂ© de la RĂ©publique Ă  tenir ses promesses qui se fragilise.

Les services publics doivent retrouver leur place au cƓur des choix budgĂ©taires. Leur qualitĂ© exige des moyens durables, une organisation efficace et une capacitĂ© Ă  rĂ©pondre aux rĂ©alitĂ©s vĂ©cues par les habitants. Ils engagent notre cohĂ©sion et notre avenir ; leur financement mĂ©rite mieux que de devenir une variable d’ajustement d’arbitrages qui privilĂ©gient d’autres prioritĂ©s.

Une nouvelle étape de décentralisation doit répondre à cette ambition : prendre appui sur la commune comme communauté de vie, confier aux territoires de véritables pouvoirs de décision, garantir leurs ressources et renforcer la solidarité nationale.

La commune, une communautĂ© de vie au cƓur de la RĂ©publique :

La commune est un lieu de vie, un territoire d’attachement et de repĂšres. C’est lĂ  que se nouent les relations du quotidien, que les enfants grandissent, que les gĂ©nĂ©rations se croisent et que se construit une histoire partagĂ©e. Les Ă©coles, les associations, les commerces, les Ă©quipements et les espaces publics font vivre cette communautĂ©, dans laquelle chacun doit pouvoir trouver sa place.

Cet ancrage permet de se sentir appartenir Ă  un collectif, d’éprouver la solidaritĂ© et de prendre part Ă  la vie dĂ©mocratique. Dans une sociĂ©tĂ© traversĂ©e par l’isolement et la perte de confiance, la commune offre un cadre pour se rencontrer, dĂ©battre et agir ensemble. Cet attachement se nourrit aussi de l’accueil de nouveaux habitants, qui contribuent Ă  leur tour Ă  son histoire.

C’est Ă  partir de cette communautĂ© de vie que la commune doit ĂȘtre reconnue comme un pilier central de l’action publique. Le maire et le conseil municipal doivent disposer des moyens d’agir et d’une capacitĂ© rĂ©elle Ă  peser sur les choix qui engagent son avenir.

L’intercommunalitĂ© doit prolonger cette capacitĂ© d’action en permettant aux communes de construire ensemble des services, des solidaritĂ©s et des investissements qui nĂ©cessitent une Ă©chelle plus large. Sa force repose sur un projet partagĂ© et une gouvernance qui associe effectivement les communes aux dĂ©cisions, respecte leur diversitĂ© et rend les arbitrages comprĂ©hensibles pour les citoyens.

ReconnaĂźtre le rĂŽle des Ă©lus et permettre l’engagement :

Les Ă©lus locaux donnent un visage et une responsabilitĂ© Ă  l’action publique. Ils Ă©coutent, confrontent les attentes, expliquent les contraintes et prennent des dĂ©cisions dont ils rĂ©pondent devant les habitants. Leur rĂŽle consiste Ă  porter une vision de l’avenir, Ă  arbitrer entre des besoins parfois contradictoires et Ă  construire un intĂ©rĂȘt commun.

Cette lĂ©gitimitĂ© dĂ©mocratique doit se traduire par une capacitĂ© effective Ă  dĂ©cider. Les engagements soumis au suffrage doivent pouvoir ĂȘtre mis en Ɠuvre avec des compĂ©tences claires, des ressources prĂ©visibles et une libertĂ© d’action rĂ©elle. La responsabilitĂ© politique perd de son sens lorsque les Ă©lus doivent rĂ©pondre de choix sur lesquels ils n’ont plus suffisamment de prise.

Encore faut-il que chacun puisse s’engager. Le mandat demande du temps, de la disponibilitĂ© et implique des responsabilitĂ©s importantes. Son exercice doit pouvoir se concilier avec une activitĂ© professionnelle et une vie familiale, sans ĂȘtre rĂ©servĂ© Ă  ceux qui disposent dĂ©jĂ  des moyens matĂ©riels de l’assumer.

Le statut des Ă©lus locaux doit garantir des indemnitĂ©s adaptĂ©es aux responsabilitĂ©s, des droits effectifs Ă  la formation, une protection sociale et juridique solide, ainsi que des conditions permettant l’interruption et la reprise d’une activitĂ© professionnelle. Les frais de garde et les besoins liĂ©s au handicap doivent ĂȘtre pris en compte. La protection face aux menaces, au harcĂšlement et aux violences doit ĂȘtre effective.

Ces garanties vont de pair avec une exigence d’intĂ©gritĂ©, de transparence et de prĂ©sence auprĂšs des habitants. Elles doivent favoriser la diversitĂ© des parcours et le renouvellement dĂ©mocratique. Les Ă©lus ont aussi pour responsabilitĂ© de soutenir l’engagement associatif et citoyen, de donner des dĂ©bouchĂ©s concrets Ă  la participation et d’expliquer les dĂ©cisions prises au nom de tous.

Donner aux territoires une véritable liberté de décision :

La proximitĂ© produit pleinement ses effets lorsque ceux qui doivent rĂ©pondre aux besoins disposent du pouvoir d’agir. Les collectivitĂ©s doivent pouvoir adapter leurs interventions et construire des solutions avec les professionnels et les habitants, dans un cadre national qui garantit les droits.

En matiĂšre de logement, une prochaine Ă©tape pourrait confier aux intercommunalitĂ©s volontaires, en associant Ă©troitement les communes, une responsabilitĂ© plus complĂšte : rĂ©unir les aides publiques aujourd’hui dispersĂ©es et leur donner davantage de libertĂ© pour rĂ©partir les moyens entre rĂ©novation, adaptation au vieillissement, mobilisation des logements vacants et production de logements accessibles. Ces choix seraient ainsi mieux articulĂ©s avec l’urbanisme, les transports et les Ă©quipements publics.

Pour les services de l’État et de ses opĂ©rateurs, les Ă©lus locaux doivent ĂȘtre pleinement associĂ©s aux dĂ©cisions concernant les implantations, les permanences et les modalitĂ©s d’accueil. Toute rĂ©organisation doit faire l’objet d’une concertation prĂ©alable et d’une Ă©valuation publique de ses consĂ©quences pour les habitants, notamment les plus fragiles.

Aucune fermeture ou rĂ©duction importante de l’accueil ne devrait pouvoir intervenir sans qu’une solution garantissant l’accĂšs effectif au service soit prĂ©sentĂ©e, financĂ©e et opĂ©rationnelle. Cette garantie doit prendre en compte les distances, les possibilitĂ©s de dĂ©placement et le besoin d’un accompagnement humain. En cas de dĂ©saccord avec les Ă©lus locaux, l’autoritĂ© compĂ©tente doit motiver publiquement sa dĂ©cision et rĂ©pondre des conditions de continuitĂ© du service.

Chaque Ă©volution doit prĂ©ciser les dĂ©cisions confiĂ©es, les moyens correspondants et les rĂ©sultats attendus. Cette libertĂ© exige des compĂ©tences professionnelles, une Ă©valuation publique et un accĂšs Ă  l’ingĂ©nierie pour les collectivitĂ©s les moins dotĂ©es.

Refonder la fiscalité locale et garantir la visibilité :

Une dĂ©centralisation ambitieuse exige une rĂ©forme profonde de la fiscalitĂ© locale. Il faut sortir de cette forme de mise sous tutelle institutionnelle qui se dĂ©veloppe lorsque des recettes fiscales sur lesquelles les collectivitĂ©s disposent d’un pouvoir de dĂ©cision sont remplacĂ©es par des compensations nationales dont elles ne maĂźtrisent ni les rĂšgles ni l’évolution.

Le problĂšme tient au dĂ©calage entre des responsabilitĂ©s durables et des ressources dĂ©pendantes d’arbitrages successifs. Les Ă©lus restent comptables du fonctionnement des services et de leurs engagements, alors qu’une partie des conditions nĂ©cessaires pour les tenir leur Ă©chappe. Lorsque les compensations deviennent des variables d’ajustement du budget national, la libertĂ© locale se rĂ©duit et la responsabilitĂ© dĂ©mocratique se brouille.

Les collectivitĂ©s doivent retrouver un pouvoir fiscal effectif sur une part significative de leurs recettes. Cette rĂ©forme doit tenir compte des capacitĂ©s contributives et Ă©viter de concentrer toujours davantage l’effort sur les seuls propriĂ©taires. Elle doit Ă©galement rĂ©tablir un lien Ă©quitable entre l’activitĂ© Ă©conomique et les ressources des territoires qui accueillent les entreprises, amĂ©nagent les infrastructures et assument des contraintes industrielles ou environnementales.

Ce lien doit s’accompagner d’une pĂ©rĂ©quation renforcĂ©e, afin que les territoires disposant de peu d’activitĂ© Ă©conomique puissent eux aussi financer les services nĂ©cessaires Ă  leur population. L’autonomie fiscale et la solidaritĂ© nationale doivent ĂȘtre pensĂ©es ensemble.

La stabilitĂ© et la visibilitĂ© sont essentielles. Recruter, entretenir une Ă©cole ou dĂ©velopper une offre de mobilitĂ© engage une collectivitĂ© sur plusieurs annĂ©es. Les relations financiĂšres avec l’État doivent reposer sur des engagements pluriannuels fiables, des rĂšgles d’évolution transparentes et une Ă©valuation partagĂ©e des charges. Toute responsabilitĂ© nouvelle doit ĂȘtre accompagnĂ©e de ressources adaptĂ©es Ă  son coĂ»t et Ă  son Ă©volution. Toute rĂ©vision des engagements financiers doit ĂȘtre discutĂ©e en amont et laisser le temps d’adapter les projets et les budgets.

Sortir de la logique des appels Ă  projets :

Cette libertĂ© suppose de sortir des appels Ă  projets comme mode ordinaire de financement de l’action locale. Leur multiplication conduit les collectivitĂ©s Ă  adapter leurs initiatives aux prioritĂ©s, aux critĂšres et aux calendriers des financeurs. Elle mobilise du temps pour constituer des dossiers sans garantie de financement et avantage les territoires qui disposent des Ă©quipes nĂ©cessaires pour y rĂ©pondre.

Les collectivités doivent pouvoir partir des besoins de leur population, définir leurs priorités et programmer leurs investissements. Cela exige des ressources stables et, pour les financements nationaux dédiés, des enveloppes pluriannuelles réparties selon des critÚres transparents de besoins, de charges et de ressources.

L’adaptation au changement climatique illustre cette nĂ©cessitĂ©. RĂ©nover les Ă©coles, vĂ©gĂ©taliser les espaces publics, gĂ©rer l’eau et prĂ©venir les risques demandent une programmation cohĂ©rente. Dans le cadre d’objectifs nationaux, les Ă©lus locaux doivent pouvoir choisir les opĂ©rations Ă  conduire et leur calendrier, avec une libertĂ© d’arbitrage au sein des financements accordĂ©s.

Les dispositifs ponctuels peuvent soutenir une expĂ©rimentation particuliĂšre. Les besoins essentiels et les transformations de long terme exigent de la continuitĂ©. L’évaluation doit porter sur l’utilisation des fonds et les rĂ©sultats obtenus, selon des modalitĂ©s proportionnĂ©es aux enjeux.

Un État qui assume ses responsabilitĂ©s et garantit l’égalitĂ© :

Cette nouvelle Ă©tape exige un État pleinement engagĂ© dans ses propres responsabilitĂ©s : rendre la justice, assurer la sĂ©curitĂ©, protĂ©ger les libertĂ©s, garantir l’accĂšs Ă  la santĂ©, l’égalitĂ© des droits et la solidaritĂ© nationale. Ces missions demandent des moyens Ă  la hauteur des besoins et une prĂ©sence effective sur l’ensemble du territoire.

En matiĂšre de santĂ©, cette responsabilitĂ© doit se traduire par un accĂšs effectif aux soins, un soutien durable Ă  l’hĂŽpital public et une politique de prĂ©vention ambitieuse. Les collectivitĂ©s y contribuent par leurs actions de proximitĂ© et leur soutien aux professionnels, mais leur mobilisation ne peut compenser durablement les insuffisances de la rĂ©ponse nationale.

Il en va de mĂȘme pour la justice et la sĂ©curitĂ©. Les coopĂ©rations avec les Ă©lus locaux sont essentielles, notamment pour la prĂ©vention et la tranquillitĂ© publique. Elles doivent reposer sur des responsabilitĂ©s claires et permettre aux maires d’obtenir des rĂ©ponses aux difficultĂ©s qu’ils constatent.

L’État doit aussi dĂ©finir des exigences communes d’accĂšs, de continuitĂ© et de qualitĂ© pour les services essentiels, puis garantir les moyens de les respecter. Lorsqu’un territoire rencontre des difficultĂ©s, un soutien doit pouvoir ĂȘtre dĂ©clenchĂ©, associant financement, assistance technique et engagements de rĂ©tablissement du service.

Les organisations peuvent diffĂ©rer selon les rĂ©alitĂ©s locales. L’égalitĂ© se mesure Ă  la possibilitĂ© effective d’accĂ©der Ă  un service de qualitĂ©, ce qui peut nĂ©cessiter des moyens et des modalitĂ©s d’intervention diffĂ©rents. Pour chaque politique, les citoyens doivent pouvoir comprendre qui agit, qui finance et qui rĂ©pond des rĂ©sultats.

Une RĂ©publique qui fait confiance Ă  ses territoires donne aux Ă©lus les moyens d’exercer les responsabilitĂ©s que les citoyens leur confient. Elle prend appui sur la commune, communautĂ© de vie et premier lieu de la dĂ©mocratie quotidienne, organise les coopĂ©rations nĂ©cessaires et garantit la solidaritĂ© entre tous. Cette confiance doit se traduire dans les pouvoirs accordĂ©s, les ressources assurĂ©es et les engagements tenus, afin que chacun retrouve une prise sur les dĂ©cisions qui le concernent et puisse compter sur une RĂ©publique prĂ©sente dans sa vie.

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21/10/2026

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Cette consultation rappelle l’attachement des Français Ă  leurs services publics et leur attente d’une amĂ©lioration concrĂšte de leur fonctionnement. Cette exigence mĂ©rite d’ĂȘtre entendue au moment oĂč leurs moyens sont trop souvent traitĂ©s comme une variable d’ajustement de choix budgĂ©taires qui privilĂ©gient d’autres prioritĂ©s.

Un budget traduit des choix politiques. Les moyens consacrĂ©s Ă  l’école, Ă  la santĂ©, Ă  la justice ou aux services de proximitĂ© dĂ©terminent notre capacitĂ© Ă  garantir l’égalitĂ©, Ă  accompagner les parcours de vie et Ă  prĂ©parer l’avenir.

Cela exige des financements à la hauteur des besoins, mais aussi une organisation plus efficace, une présence humaine accessible et davantage de liberté pour adapter les réponses aux réalités des territoires.

L’attente exprimĂ©e en faveur d’un rĂŽle accru des collectivitĂ©s doit ouvrir un vĂ©ritable dĂ©bat : celui d’une nouvelle Ă©tape de dĂ©centralisation, qui leur donne les pouvoirs et les ressources nĂ©cessaires pour agir, dans le cadre d’une solidaritĂ© nationale renforcĂ©e.

Le deuxiÚme volet de la consultation "Dites-le ICI", qui recueille vos attentes à six mois de l'élection présidentielle, révÚle ce mercredi que 72% des Français attendent du prochain président qu'il améliore les services publics, notamment la justice, l'éducation et la santé.

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20/10/2026

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En 2025, la France mĂ©tropolitaine a enregistrĂ© environ 610 000 naissances, son niveau le plus bas depuis 1942. En quinze ans, leur nombre a diminuĂ© de prĂšs d’un quart. Sans confondre des Ă©poques profondĂ©ment diffĂ©rentes, ce repĂšre historique donne la mesure d’une transformation qui engage les grands Ă©quilibres de notre sociĂ©tĂ© et appelle une rĂ©flexion dĂ©passant largement le temps d’un mandat.

Cette baisse ne relĂšve pas d’une cause unique. Les enfants arrivent plus t**d dans les parcours de vie, les aspirations familiales Ă©voluent et le nombre d’enfants souhaitĂ©s diminue. Certains choisissent de ne pas devenir parents ou d’avoir une famille moins nombreuse ; cette libertĂ© doit ĂȘtre pleinement respectĂ©e. D’autres reportent ou abandonnent un projet auquel ils tiennent, faute de logement accessible, de stabilitĂ© professionnelle ou de solution de garde. Distinguer ces situations est indispensable pour apporter des rĂ©ponses justes.

La confiance dans l’avenir entre Ă©galement en jeu. Devenir parent suppose de pouvoir se projeter, d’imaginer une vie pour son enfant et de croire aux possibilitĂ©s que la sociĂ©tĂ© lui offrira. Les inquiĂ©tudes Ă©conomiques, climatiques et internationales peuvent peser sur cette dĂ©cision, sans que leur influence puisse ĂȘtre prĂ©cisĂ©ment isolĂ©e. Cette courbe ne suffit donc pas Ă  dĂ©montrer un pessimisme gĂ©nĂ©ralisĂ©, mais elle nous oblige Ă  interroger les perspectives offertes aux nouvelles gĂ©nĂ©rations.

Notre responsabilitĂ© est double : permettre Ă  chacun de rĂ©aliser ses aspirations et prĂ©parer le pays Ă  une natalitĂ© durablement plus faible. Nous ne pouvons conditionner l’avenir de nos solidaritĂ©s Ă  un rebond des naissances dont personne ne peut garantir l’ampleur ni le calendrier. Les enfants qui naissent aujourd’hui n’entreront dans la vie active que dans une vingtaine d’annĂ©es ; les dĂ©fis du vieillissement exigent, eux, des dĂ©cisions dĂšs maintenant.

La premiĂšre prioritĂ© est de donner aux jeunes adultes les moyens de construire leur vie. L’accĂšs au logement, la sĂ©curitĂ© des parcours professionnels, l’accueil de la petite enfance et la possibilitĂ© de concilier travail et vie familiale doivent former une politique cohĂ©rente. Cela implique des solutions de garde accessibles, des congĂ©s parentaux adaptĂ©s et un partage plus Ă©quitable des responsabilitĂ©s entre les femmes et les hommes. Ces engagements doivent ĂȘtre suffisamment stables pour que les familles puissent compter sur eux dans la durĂ©e.

L’efficacitĂ© de cette politique ne saurait se rĂ©sumer au nombre de naissances supplĂ©mentaires. Elle doit aussi se mesurer Ă  la libertĂ© rendue aux personnes de rĂ©aliser leurs projets. Le coĂ»t d’un logement supplĂ©mentaire, l’absence de mode de garde ou des horaires professionnels incompatibles avec la vie familiale sont des difficultĂ©s concrĂštes sur lesquelles l’action publique peut agir. Une aide ponctuelle ne remplacera jamais la sĂ©curitĂ© que procure un environnement durablement favorable.

Nous devons, dans le mĂȘme temps, organiser une sociĂ©tĂ© plus ĂągĂ©e. Vivre plus longtemps est un progrĂšs qui doit s’accompagner de la possibilitĂ© de vivre dignement, de conserver son autonomie et de participer Ă  la vie collective. Adapter les logements et les transports, renforcer la prĂ©vention, soutenir les aidants et lutter contre l’isolement constituent des prioritĂ©s. Elles supposent aussi de mieux reconnaĂźtre les mĂ©tiers du soin et de l’accompagnement, par la formation, les rĂ©munĂ©rations et les conditions de travail.

Toutes les politiques publiques sont concernĂ©es. Les besoins en Ă©coles, en services de santĂ©, en Ă©quipements et en mobilitĂ©s Ă©volueront diffĂ©remment selon les territoires. Une baisse des effectifs scolaires peut permettre d’amĂ©liorer les conditions d’apprentissage ; elle ne doit pas conduire mĂ©caniquement Ă  rĂ©duire les moyens. Ailleurs, l’arrivĂ©e de nouvelles familles continuera d’exiger des investissements. Les collectivitĂ©s ont besoin de projections fiables, d’une capacitĂ© de dĂ©cision et de ressources durables pour anticiper ces transformations au plus prĂšs des habitants.

Le financement des retraites, de la protection sociale et des services publics devra Ă©galement ĂȘtre repensĂ© dans ce contexte. La dĂ©mographie pĂšse sur ces Ă©quilibres, mais elle n’en dĂ©termine pas seule l’avenir. L’accĂšs Ă  l’emploi, la qualitĂ© du travail, les salaires, la productivitĂ© et la rĂ©partition des richesses sont autant de leviers. Mieux former, permettre aux personnes Ă©loignĂ©es de l’emploi d’y accĂ©der et prĂ©venir l’usure professionnelle doivent prendre toute leur place dans cette rĂ©flexion. Les efforts nĂ©cessaires devront ĂȘtre justement rĂ©partis entre les gĂ©nĂ©rations et selon les capacitĂ©s de chacun.

Ces dĂ©fis appellent aussi une politique d’accueil dĂ©passionnĂ©e, fondĂ©e sur les rĂ©alitĂ©s dĂ©mographiques, les besoins du pays et le respect de la dignitĂ© humaine. L’immigration ne constitue pas une rĂ©ponse suffisante au vieillissement, mais son exclusion par principe ne prĂ©pare pas davantage l’avenir. Ceux qui prĂŽnent une « immigration zĂ©ro » doivent expliquer comment ils entendent rĂ©pondre aux besoins humains et Ă©conomiques d’une sociĂ©tĂ© vieillissante.

Nous devons pouvoir dĂ©battre des conditions d’accueil, des capacitĂ©s d’hĂ©bergement, de l’apprentissage du français et de l’accĂšs Ă  l’emploi sans cĂ©der aux caricatures. Cela suppose des rĂšgles claires, des moyens d’intĂ©gration et une coopĂ©ration avec les territoires, les associations et les employeurs. Les personnes accueillies doivent pouvoir trouver leur place, exercer leurs droits, assumer leurs devoirs et contribuer Ă  la vie collective. Cette politique exige de l’anticipation et de la constance, loin des surenchĂšres qui empĂȘchent de construire des rĂ©ponses durables.

Enfin, la transformation dĂ©mographique doit ĂȘtre pensĂ©e avec la transition Ă©cologique. Les logements que nous construisons ou adaptons, les infrastructures que nous finançons et les services que nous organisons devront rĂ©pondre Ă  la fois au vieillissement, aux contraintes climatiques et aux attentes des gĂ©nĂ©rations futures. L’État doit fixer un cap, garantir les solidaritĂ©s et donner aux territoires les moyens d’agir, dans une coopĂ©ration durable avec les acteurs Ă©conomiques, sociaux et associatifs.

Ce graphique nous parle finalement de notre capacité à transmettre. Transmettre des finances soutenables, mais aussi des institutions solides, des services publics accessibles, un environnement habitable et la confiance nécessaire pour construire sa vie. La jeunesse ne peut avoir pour seul horizon de financer les engagements du passé : elle doit recevoir les moyens de choisir son avenir et de prendre part à celui du pays.

19/10/2026

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La colĂšre qui traverse la France et trouve des Ă©chos ailleurs en Europe doit ĂȘtre entendue. Les mobilisations ont leurs causes propres, leurs revendications et leurs diffĂ©rences, mais elles nous interrogent sur un malaise profond : la difficultĂ© Ă  se projeter dans l’avenir, le sentiment d’injustice et la conviction, de plus en plus rĂ©pandue, de ne plus avoir prise sur les dĂ©cisions qui engagent nos vies.

Les violences, les pillages, les dĂ©gradations de commerces et les attaques contre les forces de l’ordre ou les institutions doivent ĂȘtre condamnĂ©s sans ambiguĂŻtĂ©. Aucune revendication ne les justifie, et leurs auteurs doivent rĂ©pondre de leurs actes devant la justice. Notre soutien va aux personnes blessĂ©es, aux commerçants touchĂ©s, aux forces de sĂ©curitĂ© et aux secours mobilisĂ©s. Mais cette fermetĂ© nĂ©cessaire ne peut tenir lieu de rĂ©ponse Ă  l’ensemble des difficultĂ©s du pays, ni servir Ă  disqualifier celles et ceux qui manifestent pacifiquement.

Il ne peut y avoir d’ordre durable sans justice. Lorsque les inĂ©galitĂ©s se creusent, que les efforts semblent toujours exigĂ©s des mĂȘmes et que les services publics peinent Ă  remplir leurs missions, la confiance dans les institutions s’érode. Le dĂ©sordre se nourrit aussi de ces injustices grandissantes, de l’humiliation de ne pas ĂȘtre entendu et du sentiment que les rĂšgles communes ne s’appliquent pas Ă  tous avec la mĂȘme exigence. Comprendre ces mĂ©canismes n’excuse aucune violence ; cela oblige Ă  agir sur ce qui fragilise notre vie collective.

Depuis une dizaine d’annĂ©es, une pratique toujours plus verticale du pouvoir a accentuĂ© cette fracture. Les corps intermĂ©diaires ont trop souvent Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme des obstacles, les syndicats contournĂ©s et les collectivitĂ©s territoriales contraintes d’assumer des responsabilitĂ©s croissantes sans disposer de moyens Ă  la hauteur. Les partis politiques eux-mĂȘmes peinent Ă  remplir leur rĂŽle de reprĂ©sentation et de construction d’un avenir commun. Ces fragilitĂ©s sont anciennes, et chacun doit examiner sa propre responsabilitĂ©, mais la concentration du pouvoir a affaibli les espaces oĂč les dĂ©saccords peuvent ĂȘtre entendus et les compromis Ă©laborĂ©s.

Une dĂ©mocratie a besoin de ces mĂ©diations. Les syndicats donnent une expression collective aux difficultĂ©s du travail, les associations entretiennent les solidaritĂ©s, les Ă©lus locaux relient la dĂ©cision publique aux rĂ©alitĂ©s vĂ©cues et les partis doivent transformer les aspirations en projets. Lorsque ces relais s’affaiblissent, les tensions trouvent moins de dĂ©bouchĂ©s dĂ©mocratiques et se concentrent sur un pouvoir central qui prĂ©tend tout dĂ©cider, tout en rĂ©vĂ©lant son impuissance Ă  rĂ©pondre Ă  toutes les attentes.

Ceux qui ont contribuĂ© Ă  brutaliser le dĂ©bat public et Ă  affaiblir le dialogue ne peuvent aujourd’hui s’ériger en seuls arbitres de la responsabilitĂ©. L’exigence de respect engage aussi ceux qui gouvernent, dans leur maniĂšre de dĂ©cider, de parler aux citoyens et de considĂ©rer les dĂ©saccords. On ne peut durablement rĂ©clamer la confiance sans accepter la contradiction, ni appeler Ă  la cohĂ©sion sans rĂ©pondre aux injustices qui divisent le pays.

La jeunesse qui manifeste pacifiquement mĂ©rite particuliĂšrement d’ĂȘtre Ă©coutĂ©e. Elle ne peut avoir pour seul horizon la rĂ©duction de la dette publique ou le financement des retraites. Ces responsabilitĂ©s collectives doivent ĂȘtre assumĂ©es, mais elles ne constituent pas Ă  elles seules un projet de sociĂ©tĂ©. Une gĂ©nĂ©ration a besoin de savoir ce qu’elle pourra construire, et pas seulement ce qu’elle devra payer.

Elle est en droit d’attendre une Ă©cole qui lui donne les moyens de s’émanciper, un travail qui lui permette de vivre dignement, un logement accessible et une transition Ă©cologique qui protĂšge son avenir. Elle doit pouvoir participer aux dĂ©cisions qui l’engagent. Notre responsabilitĂ© est de lui transmettre des finances soutenables, mais aussi des services publics solides, une sociĂ©tĂ© plus juste et une planĂšte habitable.

La baisse des naissances nous invite Ă©galement Ă  interroger les conditions dans lesquelles les nouvelles gĂ©nĂ©rations peuvent construire leur vie. Ses causes sont multiples ; elle ne peut ĂȘtre prĂ©sentĂ©e comme la seule consĂ©quence d’une perte de confiance. Mais permettre Ă  celles et ceux qui souhaitent devenir parents de se loger, de trouver un mode de garde et de concilier leur vie familiale avec leur travail relĂšve pleinement de la responsabilitĂ© publique. Chacun doit pouvoir choisir son avenir sans que la prĂ©caritĂ© ne l’oblige Ă  renoncer Ă  ses aspirations.

Face Ă  ces difficultĂ©s, les facilitĂ©s des extrĂȘmes constituent une impasse. DĂ©signer des boucs Ă©missaires, transformer chaque dĂ©saccord en affrontement et promettre des solutions immĂ©diates Ă  des problĂšmes profonds entretient la polarisation sans construire de rĂ©ponse durable. Pour autant, dĂ©noncer ces discours ne dispense jamais ceux qui exercent le pouvoir de rendre compte de leurs rĂ©sultats. Les appels Ă  la modĂ©ration restent sans portĂ©e s’ils ne s’accompagnent d’aucune perspective de changement.

Renouer avec la promesse d’un pacte rĂ©publicain exige donc des actes : reconnaĂźtre les partenaires sociaux, respecter la libertĂ© associative, rendre au Parlement toute sa place et garantir aux collectivitĂ©s des responsabilitĂ©s claires accompagnĂ©es de ressources durables. Ces institutions doivent aussi se renouveler, rendre compte de leur action et mieux reprĂ©senter celles et ceux qui restent Ă©loignĂ©s de la vie dĂ©mocratique.

La France a besoin d’un État capable de protĂ©ger, de garantir la solidaritĂ© nationale et de prĂ©parer l’avenir, en s’appuyant sur les forces de l’ensemble du pays. L’autoritĂ© publique se consolide lorsque les dĂ©cisions sont justes, les responsabilitĂ©s assumĂ©es et la parole des citoyens prise au sĂ©rieux. C’est ainsi que nous pourrons retrouver un ordre rĂ©publicain durable et donner Ă  la jeunesse un horizon Ă  la hauteur de ses aspirations.

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