30/10/2026
1300 Milliards de dettes Ă lui tout seul !
Le saccage de la santé, de l'éducation, de l'energie, des transports, de la justice, de la sécurité civile, de la culture, ....
ON CONTINUE ?
Le racisme systĂšmique, les interdictions de manifester depuis 2018, les violences policiĂšres, les mutilations, la marche vers la guerre, les privatisations, la ruine des retraites, de la sĂ©cu, l'avenir des jeunes gĂ©nĂ©rations, le droit des minoritĂ©s, la santĂ© dans les ehpads, dans les crĂȘches, les handicapĂ©s, le chĂŽmage des jeunes et moins jeunes, les allocations chĂŽmage, la surveillance des citoyens, la police en roue libre, les hordes fascistes en libertĂ©, le droit des femmes, la lutte contre les violences faites aux femmes,
IL FAUT STOPPER ĂA !
Lors des contestations Ă©tudiantes de lâautomne 2026, lâessentiel des mĂ©dias de masse a largement pointĂ© du doigt les pillages qui ont pu ponctuer certaines manifestations. Toutefois, si lâon peut regretter ces dĂ©bordements, il faut garder Ă lâesprit quâils dĂ©coulent dâun systĂšme capitaliste lui-mĂȘme carnassier et qui dĂ©truit en profondeur nos ressources communes.
Quâil soit organisĂ© par lâĂtat, par les plus fortunĂ©s ou les multinationales, quâil concerne les services publics ou la nature, le pillage de trĂ©sors collectifs est bien moins mis en lumiĂšre que le saccage de grandes enseignes parisiennes. Mr Mondialisation vous prĂ©sente cinq exemples dâattaques bien palpables contre ce qui devrait pourtant appartenir Ă tous.
âĄïž 1) Le pillage de notre modĂšle social
Les services publics nâont pas besoin dâĂȘtre cambriolĂ©s ou incendiĂ©s pour ĂȘtre mĂ©thodiquement dĂ©mantelĂ©s. Et pourtant, leur dĂ©gradation au cours des derniĂšres dĂ©cennies est incontestable. Le bilan est par ailleurs similaire en ce qui concerne la protection sociale.
Depuis quarante ans, pas moins de 17 000 Ă©coles ont ainsi Ă©tĂ© fermĂ©es dans le pays, avec Ă la clef des classes surchargĂ©es et des enseignants dĂ©bordĂ©s. Eux-mĂȘmes ont dâailleurs vu leurs effectifs amputĂ©s de pas moins de 10 000 professionnels depuis 2017.
Dans le secteur de la santĂ©, la situation est tout aussi dĂ©sastreuse, comme lâa rĂ©vĂ©lĂ© la crise du Covid-19. Selon le syndicat Force ouvriĂšre, la France aurait mĂȘme supprimĂ© prĂšs de 100 000 lits dans les hĂŽpitaux depuis lâan 2000. Les urgences saturĂ©es et le manque de personnel sont bien les premiers symptĂŽmes de cette destruction mĂ©thodique.
En parallĂšle, le gouvernement a repoussĂ© lâĂąge du dĂ©part Ă la retraite de deux ans, tout en baissant les allocations chĂŽmage, en attendant un gel des aides au logement prĂ©vu pour 2027. Ă cela, il faut enfin ajouter la fermeture de nombreux services publics de proximitĂ©, comme les postes ou les guichets de gare.
âĄïž 2) Le pillage des richesses par les milliardaires
Sâil y a bien un pillage massif organisĂ© par lâĂtat ces derniĂšres annĂ©es, câest sans aucun doute celui des richesses produites par les travailleurs au profit des grandes fortunes. Ainsi, 53 milliardaires possĂšdent aujourdâhui autant que les 32 millions de Français les plus pauvres. Depuis 2017, le patrimoine de ces mĂȘmes milliardaires a doublĂ©.
Et pourtant, ces richesses, en grande partie construites sur la spĂ©culation, reposent intĂ©gralement sur le labeur des salariĂ©s qui voient le fruit de leur travail accaparĂ© par une minoritĂ© dâindividus. De surcroĂźt, ces fortunes se sont largement bĂąties avec la complaisance dâEmmanuel Macron et sa politique de cadeaux aux plus aisĂ©s. Rien de concret nâa dâailleurs Ă©tĂ© mis en place face Ă lâĂ©vasion fiscale, qui ferait perdre aux Français prĂšs de 100 milliards dâeuros tous les ans, ni contre lâoptimisation, toujours lĂ©gale.
Mais la mainmise des milliardaires sur la sociĂ©tĂ© ne sâarrĂȘte pas lĂ , puisque leur latitude financiĂšre leur confĂšre aussi dâimmenses pouvoirs. Parmi eux, la question mĂ©diatique pose clairement problĂšme, puisque plus de 90 % des mĂ©dias leur appartiennent. Plus quâun pillage, il sâagit mĂȘme dâune confiscation de la dĂ©mocratie.
âĄïž 3) Le pillage des connaissances
Les connaissances de lâhumanitĂ© reprĂ©sentent sans doute lâun de ses plus grands trĂ©sors. Certaines recherches sont mises Ă disposition de tous dans lâintĂ©rĂȘt du bien commun. Mais dans une sociĂ©tĂ© capitaliste oĂč lâargent est roi, des acteurs privĂ©s ont pourtant dĂ©cidĂ© de monĂ©tiser et privatiser une partie de ce savoir.
Ainsi, de nombreux chercheurs formĂ©s dans lâenseignement public mĂšnent dâabord des recherches financĂ©es par les impĂŽts de tous. Par la suite, le fruit de ce travail va souvent dĂ©boucher sur des brevets et des produits distribuĂ©s par des entreprises privĂ©es.
Si la situation peut dĂ©jĂ ĂȘtre regrettable lorsque de simples publications scientifiques sont verrouillĂ©es par le marchĂ© de lâĂ©dition commerciale, elle peut tourner au drame quand elle concerne des champs aussi cruciaux que la mĂ©decine. Le profit organisĂ© par certains laboratoires grĂące Ă lâexploitation commerciale de connaissances qui devraient pourtant bĂ©nĂ©ficier Ă toute lâhumanitĂ© a en effet largement de quoi susciter lâindignation.
Mais ce pillage ne sâarrĂȘte pas lĂ , puisquâil peut aller jusquâĂ la privatisation du vivant. Il nâest ainsi pas rare, dans le monde, dâobserver des demandes de brevets dĂ©posĂ©es sur des semences pour en limiter lâutilisation ou la reproduction. Une dĂ©monstration du fait que, lorsquâon laisse lâinnovation et la recherche aux mains des grands groupes, sans aucune rĂ©glementation, ils nâauront jamais de scrupules Ă sâemparer de ce bien commun de toutes et tous.
âĄïž 4) Le pillage des ressources naturelles
LâhumanitĂ© a toujours eu besoin dâexploiter les ressources fournies par la planĂšte pour subsister et se dĂ©velopper. NĂ©anmoins, le systĂšme capitaliste nĂ©olibĂ©ral a dĂ©finitivement dĂ©truit toute idĂ©e de limites. Et pourtant, ces ressources sont loin dâĂȘtre infinies.
Lâaccaparement de lâeau, un bien indispensable Ă la vie, illustre dâailleurs Ă merveille cet aveuglement. Ă lâheure du rĂ©chauffement climatique et des sĂ©cheresses, son accĂšs constitue dĂ©jĂ enjeu crucial Ă trĂšs court terme. Cela nâempĂȘche toutefois pas certaines compagnies ou grandes sociĂ©tĂ©s agricoles se sâaccaparer cette ressource vitale.
La mĂȘme mentalitĂ© sâapplique aux forĂȘts saccagĂ©es pour le profit, aux espaces naturels artificialisĂ©s, Ă la production polluante qui touche pas moins de 1700 riviĂšres en France, aux exploitations miniĂšres qui dĂ©truisent tout sur leur passage, et, bien sĂ»r, Ă la biodiversitĂ© et aux Ă©cosystĂšmes complĂštement ravagĂ©s par la soif de dividendes des plus fortunĂ©s.
âĄïž 5) Le pillage de lâargent public par les grandes entreprises
Si les milliardaires parviennent Ă accaparer une aussi grande part des richesses produites, câest bien entendu avec le concours de lâĂtat, mais en particulier grĂące aux cadeaux aux multinationales. Selon certaines estimations, pas moins de 211 milliards dâaides iraient aux sociĂ©tĂ©s de France, sans aucune contrepartie.
Ce poste reprĂ©sente dâailleurs la plus grosse enveloppe du budget français, tous secteurs confondus. Et on parle bien ici dâentreprises privĂ©es, et non publiques. Si certaines dâentre elles ont sans doute besoin de subventions, il est, cependant, difficile de voir autre chose quâune soumission absolue aux plus aisĂ©s lorsque lâon Ă©voque des compagnies atteignant plusieurs milliards de chiffre dâaffaires.
Le processus est dâautant plus choquant lorsque lâon sait que ces sociĂ©tĂ©s ne doivent rendre aucun compte pour obtenir ces fonds. DĂšs lors, une entreprise qui licencie, pollue ou Ćuvre contre le bien commun peut malgrĂ© tout bĂ©nĂ©ficier dâun soutien financier public.
âĄïž Une mise en perspective
Ă la lumiĂšre de ces exemples, il apparaĂźt plus clair que le pillage des commerces, mis en avant par les mĂ©dias mainstream lors de certains mouvements populaires, reste certes dramatique, mais sert Ă©galement de diversion pour dĂ©tourner lâattention de saccages lĂ©gaux de grande envergure.
Pourtant, ces destructions des biens communs ont largement de quoi susciter une indignation gĂ©nĂ©rale quand au comportement dâune minoritĂ© possĂ©dante vis-Ă -vis de la masse de la sociĂ©tĂ©. Plus loin, on peut mĂȘme espĂ©rer que si lâĂtat sâoccupait de ces injustices sociales, les manifestations et les pillages qui sây greffent parfois prendraient sans doute fin.
âđŒ Simon VerdiĂšre
đž Emmanuel Macron / Rawpixel
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