09/10/2026
" 13 octobre : en grève pour l'école et la jeunesse !"
Impossible de passer à côté de la grande diversité des pancartes qui émaillent les mobilisations lycéennes et étudiant·es ces derniers jours. Au-delà de leur caractère revendicatif, joyeux, engagé, ironique et parfois insolent, leurs slogans mettent en avant des revendications construites et qui convergent vers ce que les personnels des écoles portent depuis longtemps. Les personnels comme les lycéen·nes et étudiant·es réclament des moyens pour travailler dans de bonnes conditions.
EFFECTIFS
La recherche l'a démontré : les élèves apprennent mieux dans des classes avec des effectifs réduits. La baisse de la démographie scolaire que la France connaît actuellement doit être un levier pour baisser les effectifs dans toutes les classes, de la maternelle à la terminale. Une revendication qui peut se généraliser à tout notre système éducatif.
BÂTI SCOLAIRE
Les épisodes caniculaires précoces de cette année ont mis en lumière la grande vétusté du bâti scolaire dans notre pays, dans les écoles jusqu'aux lycées et universités. C'est particulièrement criant dans les établissements les plus défavorisés. Un plan d'urgence doit être engagé pour rénover et adapter au changement climatique les écoles et établissements scolaires.
REMPLACEMENT
Les absences non remplacées mettent en lumière un manque criant de moyens humains dans l'Éducation nationale. De la maternelle à l'université, le système éducatif a besoin de personnels pour fonctionner. L'annonce de la suppression de 1 588 postes enseignants au budget 2027 est une provocation supplémentaire qui doit nous pousser à exiger des moyens à la hauteur, partout.
“PILOTAGE”
Dans les écoles, le “pilotage” se traduit entre autres par la généralisation des évaluations nationales et la remise en cause de la liberté pédagogique, mais aussi par la mise en place des évaluations d'école. Ce système basé sur l'évaluation permanente des élèves et de l'institution qui les accueille fait entrer l'École dans une logique de compétitivité bien loin de ce qu'elle devrait être. Une logique qui aboutit à Parcoursup, dispositif opaque, générateur de stress pour les élèves et leurs familles, dont l'abrogation est revendiquée.
TRI SOCIAL
La mobilisation lycéenne est partie des établissements de quartiers populaires dans lesquels les lycéens et lycéennes témoignent du sentiment d'être délaissé·es. Ruralité, éducation prioritaire, école inclusive… l'école primaire souffre depuis des années du manque de moyens criant qui conduit à une reproduction des inégalités sociales. Les résultats de la France aux évaluations PISA en sont d'ailleurs l'illustration.
Parce que nos revendications convergent avec celles portées par le mouvement lycéen et étudiant ces dernières semaines !
Parce que nous ne pouvons accepter la répression violente dont le gouvernement fait preuve depuis le tout début de ce mouvement légitime !
Parce qu'ensemble, nous sommes plus fort·es pour gagner un autre budget pour améliorer les conditions de travail des personnels et d'étude des élèves, quel que soit leur niveau de scolarisation.
Toutes et tous en grève et dans la rue le 13 octobre
RDV à FOIX devant la DSDEN à 13H
Les outils
le tract FSU-SNU-ipp
le communiqué intersyndical
la lettre aux parents
les conseils du Syndicat des Avocats de France quand on est témoin de violences policières
les conseils du Syndicat des Avocats de France quand on est lycéen·ne en garde à vue
https://09.snuipp.fr:443/IMG/pdf/tract_13_octobre.pdf
Les revendications lycéennes font écho à ce que la FSU-SNUipp porte depuis longtemps. Mobilisons-nous massivement pour augmenter le rapport de force et imposer des mesures immédiates pour l’Éducation nationale. RDV à FOIX devant la DSDEN à 13h !