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14/10/2026

Solidarité avec les revendications des lycéens et lycéennes du lycée de l'Elorn - Landerneau

14/10/2026

Manifestation samedi 17 octobre dans les rues de Landerneau

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-7231
06/10/2026

https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-7231

Professeur et parent d'un lycéen, je suis alarmé par les techniques de "maintien de l'ordre" déployées face au mouvement lycéen. Les revendications des lycéennes et lycéens pour avoir le droit d'étudier dans des conditions dignes sont parfaitement légitimes, après tant d'années de casse d...

04/10/2026
Pas de fachos à la radio !!! ✊
13/09/2026

Pas de fachos à la radio !!! ✊

Retirer Charles Sapin de l'antenne de France Inter

12/09/2026

À Gomené, le combat d'une crêpière contre le racisme et l'indifférence se poursuit ce dimanche

Trois mois après avoir remporté un concours culinaire national, Joëlle Dambo reste la cible d'un déferlement de haine raciste, une haine qu'elle dit vouloir combattre jusqu'au bout, quitte à voir les attaques s'intensifier. Alors qu'un nouveau rassemblement de soutien est prévu ce dimanche 13 septembre, cette affaire dit surtout, une fois de plus, ce que ce pays fait subir aux femmes racisées qui osent réussir et le refuser en silence.

Tout part d'une reconversion. D'abord clerc d'huissier, Joëlle Dambo se tourne vers l'artisanat de la crêpe en 2023, avant d'ouvrir son propre établissement, La Crêperie des Légendes, à Gomené, petit village des Côtes-d'Armor de 500 habitants, au début de l'année 2025. Très vite, son savoir-faire est salué localement, au point de redonner un peu de vie à cette commune vieillissante, où près d'un quart de la population a plus de 65 ans. Le 28 septembre 2025, elle décroche le titre de championne de France de la meilleure galette de blé noir, avant d'être sélectionnée pour l'émission « Le Meilleur de la Crêpe », diffusée sur France 3. Le 13 juin 2026, devant 3,5 millions de téléspectateurs, elle remporte le concours, vêtue d'une marinière. Une réussite qui, pour n'importe qui d'autre, aurait été célébrée sans arrière-pensée. Pour elle, elle devient un motif de traque.

Dès la diffusion du teaser de l'émission, quelques jours plus tôt, des commentaires mettent en cause sa légitimité à représenter la Bretagne. Née dans l'Hexagone mais d'origine antillaise, Joëlle Dambo vit pourtant en Bretagne depuis plus de trente ans, et son fils, âgé de 29 ans, y est né. Peu importe, aux yeux de ceux qui la harcèlent : sa peau suffit à faire d'elle une étrangère sur une terre où elle a construit toute sa vie d'adulte. Après la diffusion, le ton se durcit encore. Les messages, publiés en nombre sur Facebook, mêlent comparaisons animalières, injures raciales explicites et remises en cause de son droit même à exercer un métier que certains voudraient réserver aux personnes blanches. D'autres, révélateurs de la façon dont le racisme s'articule toujours à une violence spécifiquement genrée contre les femmes noires, glissent vers la menace se****le à peine voilée. Une partie de ces messages, signés par des profils identifiés venus de toute la France, proviendrait également de militants identitaires bretons et de résidents de Gomené. Autrement dit : la haine ne vient pas seulement d'ailleurs, elle loge aussi dans le voisinage.

Le 19 juillet, environ 300 personnes se rassemblent devant son établissement pour la soutenir. Mais depuis, l'ambiance dans le village s'est refermée sur elle-même, comme souvent lorsqu'une victime dérange davantage que ses agresseurs. Beaucoup d'habitants disent ne plus vouloir en entendre parler, lassés par une affaire dont ils voudraient qu'elle s'efface plutôt que d'affronter ce qu'elle révèle. Joëlle Dambo, elle, continue de nommer les choses : le manque de soutien des uns, l'hostilité des autres. On lui a conseillé de se taire. Elle refuse, et elle a raison de refuser : le silence n'a jamais protégé personne, il n'a fait que protéger ceux qui font le mal.

La réalité politique locale illustre ce mécanisme mieux qu'un long discours. Le député des Côtes-d'Armor, Corentin Le Fur, affirme avoir saisi le procureur de la République dès le mois de juin, tout en se disant aujourd'hui partagé face à ce qu'il perçoit comme une mise en cause excessive à son égard, jugeant au passage la population locale globalement tolérante. Une pirouette bien commode, qui permet d'afficher la condamnation de principe tout en reprochant à la victime d'insister trop lourdement. Ni le président de la communauté de communes ni la conseillère départementale en charge du commerce, eux, n'ont même pris cette peine : aucune position publique et ferme, un silence que Joëlle Dambo continue de vivre, légitimement, comme un abandon pur et simple par ceux censés représenter l'ensemble de leurs administrés, et pas seulement ceux qui ne dérangent personne.

Le climat, lui, n'a rien d'un simple emballement passager sur internet. Quelques mois avant l'affaire, une voisine elle aussi noire de peau avait déjà reçu une pierre dans sa fenêtre, en plein mois de décembre, tandis que des chants ouvertement racistes étaient entendus près du bourg. Plus récemment, des affiches de soutien placardées sur la devanture de la crêperie ont été arrachées de nuit. Autant de faits qui montrent qu'il ne s'agit pas d'un accident isolé mais d'un terreau installé, que la parole publique locale a laissé prospérer par omission. Pendant ce temps, c'est la victime que la justice interroge en priorité : le maire de Gomené, qui a porté plainte pour diffamation le 17 juillet, a maintenu sa procédure, et Joëlle Dambo a été entendue par les genda***s le 10 août à ce titre. Une inversion des rôles qui n'est malheureusement jamais surprenante quand une femme, racisée de surcroît, ose mettre des noms sur les responsabilités. De son côté, elle a saisi le 9 juillet le Pôle national de lutte contre la haine en ligne, un organisme qui a enregistré un nombre record de signalements en 2025, en forte hausse par rapport aux années précédentes. Elle constate d'ailleurs que, loin de calmer ses détracteurs, ce dépôt de plainte a plutôt nourri un sentiment d'impunité chez certains, les attaques devenant encore plus virulentes après ses démarches judiciaires. C'est là tout le problème d'une justice qui tarde à se saisir vraiment de la haine en ligne : elle laisse le temps à l'impunité de s'installer, pendant que les victimes, elles, doivent se justifier deux fois.

Joëlle Dambo n'est pas seule dans cette épreuve, et c'est bien tout le sujet : il ne s'agit jamais d'un cas isolé. À Brest, Armel Millet, connu sous le nom d'Armel Le Malabar, 26 ans, arrivé mineur de Côte d'Ivoire, subit un traitement comparable depuis qu'il a rendu hommage en musique à sa ville d'adoption. Lui aussi visé par des insultes animalières, il dit se sentir souvent démuni face à une hostilité qui ne cible, selon lui, que la couleur de peau. Il sera présent à Gomené ce dimanche. Deux parcours, deux visages, une même mécanique : on tolère les personnes racisées tant qu'elles restent discrètes, on les célèbre parfois du bout des lèvres, mais on les rappelle brutalement à leur place dès qu'elles occupent trop d'espace, remportent trop de titres, ou trop d'amour public. Ces deux affaires, ainsi que les tensions observées récemment autour des mobilisations anti-migrants à Callac, à une centaine de kilomètres de là, doivent alerter sur l'évolution du climat en Bretagne, région trop longtemps considérée, un peu paresseusement, comme préservée par nature de ces dynamiques.

Face à cette situation, Joëlle Dambo appelle à un nouveau rassemblement pacifique ce dimanche 13 septembre, à 14 heures, devant la Crêperie des Légendes. Un rendez-vous sans étiquette politique ni syndicale, sous les couleurs du Gwenn ha Du, pour rappeler une évidence que trop d'élus locaux semblent avoir oubliée : le racisme n'est jamais une opinion comme une autre, et le silence face à lui n'est jamais neutre. Se taire, c'est déjà choisir un camp.

Sources : Libération, RCI, France 3 Bretagne, Ouest-France, Outre-mer La 1ère, ICI Bretagne

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12/09/2026

Il y a un an, nous avions gagné.En août 2025, le Conseil constitutionnel censurait la réintroduction de l'acétamipride, ce pesticide interdit en France depuis 2018 pour sa toxicité sur les pollinisate

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