18/08/2026
🏥 Hôpital de Langres : pourquoi une position commune des groupes municipaux ?
Le sujet de l'avenir de notre offre hospitalière reste au cœur de vos préoccupations, plusieurs mois après les élections municipales. Vous avez été nombreux à réagir à l'annonce d'une position commune des groupes municipaux sur ce dossier.
Nous vous devons donc quelques explications.
Si les positions exprimées pendant la campagne étaient différentes, de nouveaux éléments sont intervenus depuis. Ils nous conduisent aujourd'hui à rechercher ce qui peut encore être sauvé pour Langres, ses habitants et les personnels hospitaliers.
📌 Quelles étaient nos positions avant les élections ?
Pendant la campagne municipale, les trois listes avaient des approches différentes :
• « Langres, un avenir à bâtir ensemble », conduite par Théo Caviezel, soutenait le projet d'un nouvel hôpital à Rolampont.
• « Langres par cœur », que nous conduisions, défendait le maintien de l'hôpital sur son site actuel, avec notamment la création d'un parking en contrebas des remparts et une complémentarité avec le CH de Chaumont.
• « Langres, terre d'avenir », conduite par Benjamin Lambert, soutenait le projet de restructuration actuel porté par l'ARS.
Ces différences étaient réelles. Elles le restent sur certains aspects.
Mais la situation a évolué :
Depuis les élections, plusieurs faits nouveaux ont profondément changé la donne :
• La nouvelle majorité municipale considère qu'elle ne dispose pas, à elle seule, du pouvoir d'arrêter le projet porté par l'ARS et qu'une décision de justice serait nécessaire pour le remettre en cause.
• La construction du nouvel hôpital sur le site de la BSMAT a commencé.
• Le 23 juin, ELSAN a indiqué que notre "projet médical" : le maintien de deux plateaux techniques spécialisés, l'un en chirurgie orthopédique à Langres et l'autre en chirurgie viscérale à Chaumont, ne serait pas viable économiquement.
• Le plateau technique de Langres est aujourd'hui fragilisé par le départ de personnels et les hésitations des praticiens à rester alors que les perceptives pour leur exercice sur notre territoire fondent comme neige au soleil.
• Dans un communiqué publié dans le JHM le 16 juillet, les anesthésistes du CH de Langres ont proposé une ultime solution pour sauver le maximum : une gradation de l'offre chirurgicale, avec les interventions lourdes à Chaumont et le maintien à Langres d'une activité de chirurgie ambulatoire, (c'est-à-dire des interventions ne nécessitant pas d'hospitalisation de nuit et qui devrait réduire les coûts pour ELSAN).
• Notre groupe a adressé le 22 juillet une lettre au Maire désormais président du conseil de surveillance de l'hôpital, pour lui demander de convoquer cette instance sans attendre afin qu'elle puisse disposer des études ayant conduit au choix actuel et examiner sérieusement les alternatives possibles.
• Fin juillet, la Communauté de communes des Savoir-Faire a adopté une motion soutenant ce principe de gradation de l'offre chirurgicale.
🤝 Une nouvelle voie est donc apparue.
Face à cette situation, les trois groupes d'opposition municipale ont décidé de dépasser leurs divergences initiales pour travailler sur une proposition commune et réaliste.
Nous ne prétendons pas revenir au projet d'hier.
Nous voulons regarder lucidement ce qui est encore possible aujourd'hui.
Notre proposition est claire :
👉 un hôpital de référence à Chaumont pour les interventions lourdes et les hospitalisations complètes ;
👉 le maintien à Langres d'une activité de chirurgie ambulatoire dans le bâtiment de chirurgie "récent" et tout à fait adapté, ainsi que des consultations et des parcours de soins associés.
Cette organisation permettrait de préserver une activité chirurgicale de proximité, de maintenir des compétences et des emplois hospitaliers et d'éviter que l'activité chirurgicale du sud de la Haute-Marne soit basculée sur le seul site excentré de Chaumont qui ne sera pas plus attractif qu'aujourd'hui.
Ce qui conduira à n'en pas douter à une augmentation du taux de fuite vers les départements voisins.
❗ Nous ne baissons pas les bras.
Notre position commune ne signifie pas que nous avons renoncé à nos convictions respectives.
Elle signifie que, dans la situation nouvelle qui est la nôtre, nous voulons nous rassembler sur ce qui peut encore être obtenu pour Langres et les habitants du Sud haute-Marne.
L'avenir n'est pas écrit.
Tant qu'une solution permettant de conserver une activité chirurgicale à Langres est envisageable, nous devons l'étudier, la défendre et mobiliser tous les leviers institutionnels disponibles.
C'est le sens de notre démarche commune : ne pas regarder disparaître la chirurgie à Langres en considérant que tout serait joué d'avance, mais nous battre pour conserver le maximum pour les habitants et les personnels.
Parce qu'au-delà de nos différences politiques, la santé des habitants et l'avenir de notre territoire doivent rester notre priorité.