20/09/2024
Nous pouvons constater, au travers de leurs différentes déclarations, depuis de très nombreuses années, que l'ensemble des personnes qui militent pour l'institutionnalisation (officielle) d'un NOUVEL ORDRE MONDIAL ou d'un SEUL ORDRE MONDIAL, semblent très sûres d'elles.
C'est d'ailleurs, à n'en pas douter, cette certitude arrogante d'être dans le camp des vainqueurs qui leur confère ce sentiment d'impunité, ce sentiment d'être intouchable. Après tout, selon cette célèbre formule associé à la rhétorique nazie, peut-être se disent-elles que "l'on ne demandera pas de justification aux vainqueurs".
Je rappelle que, dans un sens, je n'ai rien, à priori, contre l'idée d'un seul ordre mondial si ce dernier repose DE JURE mais surtout DE FACTO sur les valeurs de respect de l'être humain et des peuples.
Un monde idéal repose en fait sur la réconciliation entre la vision universaliste et romantique, au sens politique, de l'être humain.
La vision universaliste - que l'on retrouve dans la philosophie chrétienne et les droits de l'homme - même si elles ne reposent pas sur le même fondement - implique qu'une transcendance s'impose à tous les êtres humains. Elle pose et défend l'idée qu'UNE morale nous "commande", via une "petite voix intérieure" écrivait Kant, de respecter autrui, de ne pas lui faire du mal...que ce dernier, d'ailleurs, appartienne ou non à ma communauté.
La vision romantique, de manière générale, pose le principe du primat des particularismes culturels et nationaux, sur l'idée d'homme et considère que la diversité des cultures et des peuples est indépassable.
Or, un monde idéal est une réalité ou le droit à la diversité s'arrête où commencent les droits de l'homme et où les droits de l'homme s'arrêtent ou commence le droit légitime à la diversité. Ainsi, la notion de "village-monde", selon l'expression de McLuhan, n'est pas une consécration de la diversité mais implique, au contraire, un appauvrissement culturel, un appauvrissement de L’HUMANITÉ.
Cette vision est elle-même liée à celle d'un homme réduit à l'état d'Homo œconomicus, un homme uniformisé, déspiritualisé, déculpabilisé, tel un zombie, un animal ou une machine dont la vie, dans la hiérarchie des valeurs, s'apprécie via une mesure purement quantitative, celle de l'argent, nouvelle idole "moderne" s'érigeant en passe droit à tous ses désirs, fussent-ils immoraux.
En définitive, la certitude mégalomaniaque exprimée par Nicolas Sarkozy dans cette vieille déclaration - "personne ne pourra s'y opposer" - va se heurter à UN MUR car l'Histoire est une suite d'évènements qui a une logique et un sens. L'ESPRIT ABSOLU, selon la formule d'Hegel, est le seul acteur de l'Histoire, il est en moi, en vous, dans ce que l'on appelle de manière simpliste "la matière".
Et à son plan, nécessairement bienveillant pour l'être humain, là, en effet, "personne ne pourra s'y opposer".
Agape, que la paix soit avec vous, vive la France et l'Humanité libre !