MCU Métropole de Lille

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Groupe politique d'élus métropolitains

01/01/2020
06/05/2019

[Conseil du 5 avril] Le groupe MCU est intervenu sur différentes thématiques durant le dernier conseil de la MEL. Nous vous proposons aujourd’hui de retrouver des extraits de l’intervention de Thierry Pauchet concernant la demande d’expérimentation de l’encadrement des loyers sur le territoire de Lille-Lomme-Hellemmes.

« J’imagine que mes collègues d’autres ville de la MEL doivent se dire « Encore une intervention sur un débat lillo-lillois qui ne nous concerne pas », eh bien si, chers collègues ! Je vous propose de prêter une oreille attentive à ce qui va être dit, car l’adoption de cette délibération pourrait avoir, pour ne pas dire aurait inéluctablement, des conséquences sur le marché immobilier de l’ensemble des communes de la MEL.

Vous vous souvenez peut-être que cette expérimentation a été mise en place en janvier 2017 par la Ville de Lille, avant d’être annulé en octobre 2017 au motif que l’arrêté aurait dû couvrir une partie bien plus importante du territoire de la MEL.
La loi ELAN actuelle stipule que la demande de mise en place de l’encadrement des loyers doit être motivée au regard de critère de tension du marché locatif. Dans la délibération, il est ainsi indiqué que Lille présente des indicateurs manifestes de tension du marché locatif, la ville se situant parmi celles où le niveau de loyer est le plus élevé. Madame le Maire vient de le rappeler, principalement pour les petites typologies T1 et T2 soumises à une pression importante par la demande étudiante.

Si ce constat est vrai, la réalité est aussi que les loyers sont quasiment stables depuis 2010 à Lille, comme le montrent toutes les études réalisées, je dis bien toutes les études réalisées. Les loyers augmentent même mois vite que l’inflation depuis 2013, soit 0,1 % par an contre 0,8 % par an pour l’inflation. En 2018, malgré une activité soutenue, normalement propice aux pressions pour le loyer, ces derniers ont reculé de 0,3 %.
Cela s’explique notamment par la politique volontariste que la Ville de Lille et la MEL mènent en faveur de la construction de logement depuis 10 ans. Des milliers de logement sont sortis de terre, ils ont agi positivement sur l’offre et donc sur la stabilité des loyers. J’ajoute que certains de ces logement, achetés par le propriétaire dans le cadre de dispositifs type Duflot, Pinel, etc les obligent à appliquer des loyers modérés pour bénéficier d’avantages fiscaux, ce qui pousse aussi à la baisse les loyers des autres logements.

Donc, contrairement à ce que l’on pense, l’instauration de l’encadrement des loyers n’aura pas d’effets sur le montant des loyers lillois, qui bénéficient déjà d’une stabilité ancienne. Au contraire, ce dispositif risque d’avoir des effets pervers.

Tout d’abord au niveau de l’entretien du parc locatif : en effet, les bailleurs ont perdu près de 4 % de revenu locatif par rapport à l’évolution de l’inflation, alors même que les prélèvements fiscaux ont particulièrement augmenté (comme à Lille avec l’explosion de la taxe foncière). Ces bailleurs, dont beaucoup sont de petits propriétaires, ont parfois des difficultés pour entretenir convenablement un parc locatif souvent vétuste. En quoi la perspective d’un encadrement des loyers va-t-il les pousser à effectuer l’entretien nécessaire de leur parc ?

Enfin, la production de logements neufs risque d’être impactée. Si les chiffres concernant la construction neuve sont bons sur la métropole, comme Madame Aubry vient de le dire, il faut préciser que ces résultats sont essentiellement dus aux investisseurs privés qui représentent deux ventes de logements neufs sur trois. L’encadrement des loyers enverra incontestablement un mauvais signe à destination des investisseurs. Ce qui pourrait avoir des conséquences négatives pour le marché de la construction à Lille, bien sûr, mais plus largement sur l’ensemble des communes de la MEL... Vos communes, chers collègues !

Ce dispositif, si notre assemblée l’adopte, ne pourra qu’affaiblir l’attractivité de la Métropole. Le groupe MCU votera donc contre cette délibération, et je vous propose d’en faire de même. »

02/05/2019

[Conseil du 5 avril] Le groupe MCU est intervenu sur différentes thématiques durant le dernier conseil de la MEL.

Nous vous proposons aujourd’hui de retrouver l’intervention de Milouda Ala concernant les moyens et les résultats du plan de prévention des déchets.

« La loi de transition énergétique pour la croissance verte, dans sa lutte contre les gaspillages et la promotion de l’économie circulaire, réaffirme que les programmes de prévention et de gestion des déchets sont des leviers essentiels de la transition écologique. Certains territoires ont bien compris l’intérêt de promouvoir la prévention, grâce aux multiples impacts positifs sur les politiques publiques.

Ce bilan 2018 témoigne de l’action des nombreux acteurs impliqués. Leur mobilisation, ainsi que celle de l’État, doivent se poursuivre et s’amplifier pour s’engager pleinement dans la transition écologique. Nous savons que c’est un travail de fond que la Métropole mène depuis des années. Cependant, nous restons un peu sur notre faim.

Le groupe MCU est en phase avec les enjeux environnementaux présentés, et nous souhaitons que les habitants puissent devenir de réels acteurs en matière de traitement de déchets. Cette implication existe notamment dans le cadre du dispositif Zéro Déchet développé par plusieurs villes de notre groupe, notamment Roubaix. Cependant, ce second bilan est aussi révélateur du manque d’ambition de ce programme en termes d’objectifs, d’une passivité dans les actions mises en œuvre et de moyens financiers insuffisants pour un enjeu si important.

D’abord en matière d’objectifs, on évoque une MEL « ambitieuse » avec la volonté d’atteindre une réduction de 10 % de déchets soit 60 kg par habitant et par an. La réalité est qu’il ne s’agit pas là d’un véritable engagement ambitieux de la MEL, mais juste du respect du programme national, qui s’appuie lui-même sur les principes posés par la loi.

Ce manque d’ambition se révèle également au travers des moyens mis en œuvre. La MEL regroupe plus de 1 100 000 habitants, et pour atteindre cet objectif de 10 % de réduction des déchets le rapport évoque :
- pour les bio-déchets, l’installation de 30 sites de compostage, soit l’équivalent en apport de 1.500 foyers. Est-ce suffisant ?
- pour le compostage individuel, un objectif d’équiper 2.000 foyers. Est-ce suffisant ?
- pour la réduction des déchets papier, uniquement la mise à disposition d’autocollants Stop Pub, sans action de sensibilisation prévue à destination des donneurs d’ordre afin de limiter ces distributions et accompagner les entreprises vers d’autres supports dématérialisés. Est-ce suffisant ?
Il est évident que nous devons apporter tout notre soutien aux actions menées sur les territoires. Permettre à des initiatives d'être accompagné financièrement et matériellement. Mais soyons également innovants et acteurs ! Nous avons un budget pour agir, pas seulement pour communiquer.

Dans le bilan, il est précisé que l’enveloppe pour le PLP atteint 2,3 millions d’euros sur 2017-2021. Or, le bilan 2017 a chiffré son action à 116 000 euros et le bilan 2018 à 112 000 euros. Soit un peu moins de 230 000 euros engagés en deux ans dans la prévention au traitement des déchets. A l’heure actuelle, nous avons distribué 20 centimes par habitant pour la prévention. Certaines villes donnent 10 fois plus et n’en n’ont même pas la compétence !
Quelle métropole souhaitons-nous montrer ? Souhaitons-nous une métropole pionnière et consciente des enjeux futurs en matière d’environnement ? Pensez-vous réellement que le PLP tel qu’il se décline permettra d’atteindre l’objectif minimal des 10 % de réduction des déchets ?

Pour terminer, je souhaite vous alerter sur un point de délai en matière du tri des plastiques. La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte prévoit le tri de tous les plastiques à horizon 2022. L’Etat a souhaité un geste simplifié afin d’améliorer le recyclage de cette matière. Depuis la promulgation de cette obligation, de nombreuses collectivités ont anticipé l’échéance et ont d’ores et déjà mise en œuvre l’extension des consignes de tri sur leurs territoires. Ainsi, l’éco organisme Citéo (en charge du déploiement de la collecte sélective en France) a désormais l’assurance que plus de 34 millions de Français, soit plus d’un Français sur deux, trieront leurs emballages plastiques d’ici la fin 2019.

L’agglomération parisienne a déjà sauté le pas, Lyon est en déploiement, Nantes sera en extension en fin d’année… Cette anticipation de l’échéance légale a permis d’obtenir des soutiens financiers très importants pour les collectivités volontaires. Ainsi, le Syndicat Mixte du Département de l’Oise (760.000 habitants) aura obtenu pour son nouveau centre en extension des consignes 4,8 millions d’euros de Citéo, 5,3 millions d’euros de l’Ademe, 300.000 euros de l’Etat et 1,5 millions d’euros du FEDER, soit au global 11,9 millions d’euros de subventions pour un équipement qui lui aura couté moins de 40 millions d’euros.

La Communauté Urbaine de Lille a en 1992, concomitamment à la loi sur les déchets, décidé d’un programme ambitieux visant à jeter moins, trier plus et traiter mieux. Elle s’est positionnée en exemple national, pionnière en politique de traitement des résidus urbains. Des délégations de toutes parts sont venues visiter ces équipements, s’inspirer de son modèle. Pourtant, en 2022 dans le meilleur des cas, la MEL sera parmi les dernières collectivités à passer en extension, sans possibilité d’obtenir de subvention et en risquant de perdre ses soutiens Citéo si l’extension des consignes n’est pas généralisée à l’ensemble de son territoire fin 2022.

Voilà Monsieur le Vice-président, Monsieur le Président, chers collègues, nos alertes.
Je vous remercie pour votre attention. »

29/04/2019

[Conseil du 5 avril] Le groupe MCU est intervenu sur différentes thématiques durant le dernier conseil de la MEL.

Nous vous proposons de retrouver ci-dessous des extraits de l’intervention de Isabelle Mariage-Desreux concernant le versement en urgence d’une avance de subvention à l’association SOLIHA.

« Monsieur le Vice-Président, nous avons besoin de clarté sur plusieurs éléments quant à l’association SOLIHA.

Premièrement, au sujet de la subvention métropolitaine attribuée : la subvention annuelle de SOLIHA est de plus d’un million d’euros, au titre de subvention d’exploitation et de soutien aux actions menées par l’association. Comme en 2015, vous indiquez une situation d’urgence à résoudre au plus vite. Dans la convention, il est précisé que la subvention totale peut être attribuée dès le 1er juin de chaque année. Pourquoi cet avenant ? Pour obtenir 90 % au mois d’avril, alors qu’il est prévu que SOLIHA puisse demander la totalité de la subvention en juin. Qu’est ce qui justifie l’urgence à deux mois près ?

Deuxièmement, nous voulons des informations sur la situation patrimoniale de SOLIHA. Le 10 février 2017, Bernard Haesebroeck précisait que tous les acteurs contributeurs de Soliha s’étaient mis autour de la table et qu’avec leurs apports respectifs, cela donnait les garanties de bonne continuité de la tenue financière et des capacités d’intervention de Soliha. Cependant, aujourd’hui SOLIHA a vendu son siège de Roubaix et son siège de Tourcoing. Et récemment, des habitants de Roubaix et de Tourcoing nous ont informés de la vente programmée des habitations dans lesquels ils résident. Tout cela amène de la trésorerie. Je vous repose donc la question : qu’est-ce qui justifie l’urgence à deux mois près ?

Enfin, nous aimerions rappeler les obligations conventionnelles de SOLIHA. La convention d’objectif oblige l’association à travailler régulièrement sur la production et l’entretien d’un habitat digne et durable, l’accompagnement social de proximité, la lutte contre la précarité énergétique. Nous sommes en droit de demander des comptes sur ces aspects-là, en dehors de la situation d’urgence qui nous est présentée aujourd’hui.

Il ne s’agit pas de mettre en difficulté un opérateur important du logement social, mais de mettre cartes sur table, d’arrêter de mettre la poussière sous le tapis comme on le fait depuis quelques temps, et de trouver des solutions une bonne fois pour toutes. Il ne s’agirait pas de se retrouver dans quelques mois avec une délibération d’urgence qui demandera à tous les Métropolitains de financer le sauvetage de cette association à coups de millions d’euros, faute d’avoir trouvé une solution claire.

Nous demandons qu’un groupe de travail se relance au plus vite pour discuter de l’avenir de cette association, en toute clarté et connaissance de cause. »

26/04/2019

[Conseil MEL 5 avril – Lille 3000]

Nous vous proposons de retrouver ci-dessous des extraits de l’intervention de concernant le rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur l’association Lille 3000.

« La communication de ce rapport était attendue par de nombreux Métropolitains. Puisqu’il est coutume d’évaluer les politique publiques, il est tout à fait normal de contrôler la bonne gestion des subventions publiques attribuées aux acteurs privés, y compris sous forme associative. Cette responsabilité incombe à la Chambre Régionale des comptes (CRC) et à ses magistrats.

La MEL est un partenaire régulier de l’association Lille 3000 et un partenaire fidèle. D’ailleurs, en 2016 la MEL conventionnait pour 4 ans avec Lille 3000, via un soutien financier de 2,4 millions d’euros dans l’optique de la bien nommée saison Eldorado.
Le 24 juin 2016, je vous interpellais au nom du groupe MCU, proposant de faire une pause dans cette reconduction systématique de subvention conséquente. Sacrilège, qu’avais-je fait ? Quel pavé dans la marre avais-je lancé ?
Notre volonté dans cette intervention était de questionner le modèle et la gouvernance de Lille 3000 et aussi d’observer les risques, juridiques, politiques et économiques qui en découlaient. Par nos propos précédents, nous avons souhaité alerter cette assemblée sur ce qui nous est démontré aujourd’hui avec ce rapport.

Le rapport de la CRC ne souligne pas d’irrégularité majeure, voire même conclut à une situation financière satisfaisante. Et d’ailleurs la MEL y est saluée, avec un satisfecit sur le comité de suivi et d’évaluation, et l’étude de market audit pour la saison Renaissance.
Mais, car il y’a un mais, la CRC émet des recommandations avec rappels aux droits sur les performances, et leurs remarques posent une grave question de morale quant aux méthodes de cette association majoritairement financée par des subventions publiques (MEL, Etat, Région, Ville de Lille).
Est-il moral de voir un tel volume de trésorerie ?
Est-il moral de voir cette trésorerie placée à 90 % sous forme de fond mobilier, avec le risque financier que comporte le placement sous forme d’obligation privée ?
Est-il moral de ne pas mettre en concurrence ?
Est-il moral de présenter des budgets prévisionnels insincères à certaines collectivités, à Lille par exemple ?
Est-il moral de voir une telle opacité dans les informations présentées au conseil d’administration ?
Et enfin, est-il moral de voir certains toucher une telle rémunération, contraire à la charte des missions de service public pour le spectacle vivant ?
Vous comprenez désormais notre demande de pause en 2016, pour clarifier tout cela et retrouver l’éthique que nécessite la tenue d’une structure associative brillante, exceptionnelle, aussi mobilisatrice et formidable fut-elle.. Mais tant dépendante de financements publics.

Nous demandons que la MEL suspende et gèle le reste de la subvention à verser sur la totalité des 2,4 millions d’euros, soit 300 000 euros restant à verser, après remise par Lille 3000 du rapport d’activité complet et du compte rendu financier. Nous faisons également cette demande aux autres collectivités. Ce gel durerait tant que l’association ne s’est pas mise en conformité avec les recommandations de la CRC. Enfin, de façon plus immédiate, nous vous demandons de lancer une étude indépendant et fiable, rendant compte du ruissèlement culturel et des retombées économiques de Lille 3000 pour les partenaires publics et privés du territoire, en comparant avec les autres villes ayant reçu le label de capitale culturelle. »

12/04/2019

[Conseil MEL - 5 avril / Usagers et maires mécontents du réseau de bus ILEVIA]

Bonjour à tous, comme après chaque conseil métropolitain le groupe MCU vous informe de ses interventions.

#1 Emmanuel Oyez est intervenu pour poser une question d'actualité au Président de la MEL Damien Castelain.

Voici son intervention :

" Monsieur le Président,

Le 6 mars dernier, vous étiez l’invité de France Bleu Nord. Concernant le lancement du nouveau réseau de transports Ilévia le 28 janvier, vous avez indiqué à l’antenne, je cite : « Il y a deux, trois, quatre maires qui s'impliquent à un an des Municipales mais j'écoute aussi les 85 maires qui sont contents ».

Lors de la conférence métropolitaine des maires du 19 mars, les remarques et témoignages de maires ont été nombreux, au-delà de deux, trois ou quatre nous semble-t-il, et ce parmi tous les groupes de cette assemblée.

Votre vice-président Daniel Janssens a par ailleurs indiqué lors de cette conférence des maires que, sur les 90 maires auquel il avait écrit pour obtenir des remontées, environ 45 y avaient répondu soit pour souligner des dysfonctionnements de la qualité de service, soit pour demander des évolutions ou rectifications sur le nouveau réseau.

Aujourd’hui, grâce à votre mobilisation, celle de Daniel Janssens, celle des maires, celle des services métropolitains et des services d’Ilévia, un grand nombre de ces difficultés semblent en voie de s’aplanir, même si certaines restent encore en cours d’étude ou de négociation.

Nous nous réjouissons de cette réaction rapide aux remarques des maires et des usagers qui, à défaut d’avoir été prises en compte avant la mise en place du réseau, le sont désormais en grande partie. Sans d’ailleurs que cela semble nécessiter un avenant au contrat, ce qui nous laisse penser que ces corrections auraient pu être intégrées dès le 28 janvier.

L’un de vos vice-présidents, M. Colin, a indiqué dans la Voix du Nord il y a quelques jours, que les maires demandant des améliorations du service faisaient preuve « d’impatience » et auraient dû « se renseigner » avant de voter la concession de service public en décembre 2017.

Pouvez-vous nous préciser quelle est votre position exacte vis-à-vis des 45 maires qui ont exprimé des demandes de modifications sur le réseau Ilévia depuis le 28 janvier ? Pensez-vous effectivement qu’ils l’ont tous fait pour des raisons exclusivement liées aux élections municipales de l’année prochaine ?"

Transports MEL - Donnez nous votre avis 28/03/2019

Participation – ILEVIA, donnez-nous votre avis.

Cela fait deux mois que le réseau ILEVIA a été lancé : beaucoup de retours, de critiques et d’incompréhension nous sont transmis chaque jour par les usagers.
En tant qu’élus à la MEL nous avons l’opportunité de faire entendre le message des métropolitains.

Transmettez-nous vos avis sur cette plateforme.

Transports MEL - Donnez nous votre avis

Participation 28/02/2019

Transports - Donnez-nous votre avis !

Depuis un mois, la modification du réseau de Transpole à Ilevia a été accompagnée de nombreuses difficultés ressenties par les usagers, notamment par la modification du réseau bus.

Les usagers sont pleinement conscients qu’une métropole qui fonctionne c’est une métropole qui se mobilise sur les transports d’avenir.

Alors le groupe MCU a mis en place un mini-site : www.mcu-mel.fr

Sur ce site, vous êtes invités à :
- Expliquer vos expériences avec la modification du réseau Ilevia.
- Nous donner vos priorités et vos propositions pour élaborer le futur Schéma Directeur des infrastructures de transports de la MEL.

Participation

18/02/2019

Projet Biotope : la confiance a été rompue

Retrouvez l'expression du groupe MCU dans la r***e MEL du mois de février.

Lien pour la contribution des 32 élus métropolitains sur la MIE Biotope : https://pdf.lu/vCy1

15/12/2018

[ Conseil Métropolitain du 14 décembre 2018 ]

Présentation du rapport de la Mission d’Information et d’évaluation sur le nouveau siège de la MEL « Biotope »

Voici l’intervention de Max André Pick, président du groupe MCU

« La confiance….
Cette mission information et évaluation pose en final une seule question sur la confiance
Qu’est-ce que la confiance ? Plusieurs définitions s’offrent à nous :

1-L’Espérance ferme, assurance d'une personne qui se fie entièrement à qqn d’autre

2- un état psychologique se caractérisant par l'intention d'accepter une proposition sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d'autrui. La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose.

Le fond de notre affaire est là….
Nous vous avons fait confiance lorsque vous nous avez indiqué que le cout serait de zéro, au bureau du 2 février, puis de 50M€ au conseil du 22 février…mais que penser quand ce projet est évalué à 84M€ d’après le rapport de la MIE…. Et 114M€ pour notre groupe…chaque conseiller a reçu hier soir notre contribution, et le mode de calcul amenant à cette somme….

Nous vous avons fait confiance lorsque vous nous avez indiqué qu’il y avait une confidentialité à respecter ne vous permettant pas de nous donner tous les éléments chiffrés, et urgence à se décider le 22 février….mais que penser de cela alors que vous aviez déjà pris la décision administrative par un arrêté du 17 janvier affiché, le jour même donnant toutes les informations sur ce dossier…et, finalement une signature du bail seulement le 3 avril ? Quelle confidentialité ? Quelle urgence ? Même le constructeur nous a clairement indiqué, en MIE, n’avoir eu aucune autre négociation avec un client potentiel ?

Nous vous avons fait confiance lorsque vous nous avez indiqué avoir obtenu un bail très favorable, grâce à une franchise de 18 mois, pour notre collectivité…. Mais que penser d’un loyer que vous avez affiché à 205€/an/m² (dans la moyenne de ce qui est pratiqué) et qui est en fait de 246€, incluant le remboursement de TVA. Ou encore des taxes foncières que nous n’avons pas à payer en tant que collectivité mais que nous rembourserons à notre bailleur ? et des dépenses d’énergie qui seraient le double de celle que nous avons ici rue du ballon ! Cherchez l’erreur !
Et que penser d’un bail où la MEL assume tous les devoirs non seulement du locataire mais aussi du propriétaire, nous obligeant, entre autre, à rendre le bâtiment « état neuf « au bout des 18 ans ?

Nous vous avons fait confiance lorsque vous nous avez indiqué qu’il n’était pas possible d’acheter le bâtiment en VEFA….Mais que penser d’autres analyses juridiques que les vôtres, contradictoires avec cette affirmation ? Ni propriétaire du terrain, ni à l’origine de la construction de ce bâtiment (et pour preuve les 7M€ de travaux que nous allons y faire pour l’adapter à nos besoins), la MEL pouvait acheter ce bâtiment 153M€, en en devenant propriétaire, au lieu de 162M€ de dépenses (loyers et charges) sur la même période sans être propriétaire ?

Nous vous avons fait confiance le 23 février sur la base d’informations, incomplètes et erronées…et peu m’importe les raisons qui ont amené à ce que nous ayons eu de mauvaises informations. Le fait est là, indiscutable….
Avec ces informations, nous n’aurions pas voté la délibération du 23 février
La confiance renvoie à l’idée que l’on peut se fier à quelqu’un ou à quelque chose.

Le lien de confiance est cette fois rompu.
Ce lien peut être renoué si vous nous proposiez une nouvelle délibération avec les vrais chiffres ou si vous réussissiez à renégocier ce bail.
Mais je sais que vous refuserez ces propositions
En tout état de cause, une chose est sure : nous n’accepterons plus, M. le Président, de prendre des décisions sur des projets dont nous n’aurons pas eu tous les éléments (délibération complète et annexes) en commission. Nous appellerons cette attitude : la jurisprudence Biotope »

13/11/2018

Bonjour à tous,

Le conseil Métropolitain a eu lieu le 19 octobre. Nous résumons ci-après différentes interventions du groupe, des sujets locaux aux sujets les plus stratégiques pour la MEL:

#6 Intervention de Nabella Mezouane sur la gestion des déchets ménagers

En premier lieu, le groupe MCU tenait à saluer le travail de l’ensemble des agents qui sont chargés de cette mission de service public essentielle pour la qualité de vie des Métropolitains, qu’ils soient agents de la MEL ou des différents prestataires et délégataires.

Nabella Mezouane a rappelé ensuite que la MEL menait une action résolue en matière de gestion des déchets. Il fallait saluer les orientations qui ont été données à cette politique publique depuis plusieurs années, dans l’objectif d’accompagner cette gestion par une action de prévention. Cette démarche est d’ailleurs renforcée par l’implication enthousiaste des communes, à l’image par exemple de la politique Zéro Déchets volontariste de la Ville de Roubaix

Le constat pour le groupe MCU est cependant mitigé. La MEL est malheureusement, encore loin des objectifs. Ceux-ci visaient à réduire de 10 % la production de déchets des Métropolitains d’ici 2020. Si l’on reprend les chiffres de 2008, il y a 10 ans, la baisse globale de déchets n’atteint pas les 5 %. Les efforts sont réels, mais pas suffisants, et c’est une responsabilité collective.
Nabella Mezouane a souligné d’autant plus cette responsabilité collective car les administrations ne réalisent pas l’objectif fixé, avec une baisse de 9 % sur les 10 années écoulées. Nous ne sommes pas si loin mais nous n’y sommes pas. Les entreprises commerciales font bien mieux avec une baisse de près de 30 % !

Notre groupe souhaitait également revenir sur un point spécifique : celui de la collecte des encombrants.

Le constat pour le groupe MCU est que nous sommes loin de la satisfaction espérée.

Le service de collecte à la demande n’assure pas la flexibilité et la réactivité que les Métropolitains sont en droit de réclamer.

L’apport volontaire en déchetteries était censé compenser cette modification du service, notamment dans le cadre du développement du réseau de déchetteries, la quantité de déchets apportés en déchetterie a augmenté de 20 tonnes depuis 2012. Mais l’apport volontaire reste très astreignant, étant soumis à une limitation de volume qui nous semble trop faible et à la nécessité de disposer d’un véhicule adapté.

Alors que nous demandons aux citoyens de se passer de plus en plus de leurs véhicules individuels pour leurs déplacements, ceux qui n’en disposent pas sont largement exclus du service public des déchetteries.

Il est évident pour nous tous qu’une bonne partie de ces 12 tonnes se retrouve au quotidien sur nos trottoirs, déposés discrètement par des particuliers ou des entreprises qui ne savent pas quoi en faire et ne cherchent pas une solution à ce problème plus loin qu’au bout de leur trottoir, ou du trottoir d’en face pour mieux effacer leurs traces.
Et cet état de fait est incontestable pour tous les maires : leurs services municipaux se retrouvent au quotidien avec de plus en plus de points de dépôts sauvages à gérer, qui pèsent sur la qualité de vie des habitants… et sur les finances communales.

Evidemment le groupe MCU ne prétend pas avoir de solution tout faite pour solutionner miraculeusement cette question.

Cependant, La simplification des inscriptions et la levée de la limitation du volume accepté en déchetterie est une piste. La multiplication des points de collecte en est une également. La mise en place d’un service interactif et réactif pour la collecte à la demande, sur le modèle de ce qui est fait dans d’autres agglomérations (et notamment à Paris où l’on peut déposer sa demande à peine quelques heures avant le ramassage) est également à étudier, tout comme d’autres solutions.

Le groupe MCU a donc demandé au Président de la MEL, la mise en place d’un groupe de travail spécifique sur cette question.

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