02/10/2026
La justice française reconnaît que la Rafle du Vieux-Port et la destruction du Quartier Saint-Jean à Marseille en 1943 sont des crimes contre l'humanité.
En 2019, Pascal Luongo déposait plainte au nom de quatre survivants et de quatre descendants. Sept ans d'enquête plus t**d, le procureur national antiterroriste est venu à Marseille le dire : ce qui s'est passé le 24 janvier 1943 n'était pas une « évacuation ». C'était une rafle. 20 000 personnes arrachées à leurs existence. 2000 déportés. 1 500 immeubles dynamités. Un quartier rayé de la carte.
Les mots du droit ordonnent le réel. Ils nomment enfin ce que l'Histoire avait relégué aux marges.
Aucun procès n'aura lieu : les responsables sont morts. Mais la justice a parlé. Et Saint-Jean n'est plus un quartier absent, il est le lieu tangible de notre conscience commune.
À celles et ceux qui ont attendu si longtemps : votre parole a été entendue.
Notre responsabilité ne s'arrête pas là. Ces faits doivent entrer dans le récit national et dans les programmes scolaires. Non pour enfermer Marseille dans ses ruines, mais pour armer les consciences face aux périls d'aujourd'hui.