20/10/2026
🇫🇷 COLÈRE FACE AUX VIOLENCES ET AUX DESTRUCTIONS DU 17 OCTOBRE
Aujourd’hui, une large majorité de la population ressent une profonde colère et une véritable indignation face aux violences, aux dégradations et aux destructions commises le 17 octobre.
En tant que Maire, je refuse que l’on puisse tout casser, détruire et saccager sans mesurer les conséquences de ses actes. Derrière ces dégradations, il y a des biens publics financés par nos impôts, des commerces, des lieux de vie et des équipements publics qui appartiennent à tous. Il y a surtout des femmes et des hommes qui travaillent, qui s’investissent et qui voient parfois des années d’efforts réduites à néant en quelques instants.
Ce qui me révolte, c’est cette violence gratuite, ce manque de respect envers les autres et cette impression que certains pensent pouvoir imposer leur colère en détruisant ce que la collectivité a construit.
Non, la violence n’est pas une opinion. Non, détruire n’est pas revendiquer. Et non, la colère ne donne pas tous les droits.
On peut être en désaccord, exprimer ses revendications, manifester et demander à être entendu. C’est un droit fondamental dans notre République. Mais rien ne justifie les pillages, les dégradations, les agressions ou la destruction des biens d’autrui.
J’ai une pensée sincère pour toutes les victimes de ces événements : les habitants, les commerçants, les agents publics et toutes celles et ceux qui se retrouvent confrontés aux conséquences de ces actes. Ils ne doivent jamais être les oubliés de ces violences.
En tant qu’élu, je ne peux ni me résigner ni banaliser de tels agissements. Être au service des habitants, c’est aussi défendre le bien commun, protéger ce qui nous rassemble et rappeler que le respect des règles est indispensable à la vie en société.
Ma colère est à la hauteur de mon attachement au respect, à la justice et aux valeurs républicaines. Nous ne pouvons pas accepter que ceux qui construisent, travaillent et s’engagent pour l’intérêt général paient le prix de ceux qui détruisent.
Et comme si cela ne suffisait pas, la vie est déjà suffisamment chère, les fins de mois sont difficiles pour beaucoup de familles et l’argent public est une ressource rare qu’il faut préserver. Alors, une question s’impose : qui va payer pour toutes ces destructions ?
Ce seront, une fois encore, les contribuables, les habitants et la collectivité. Cet argent devra être consacré aux réparations plutôt qu’à l’amélioration de notre quotidien, à nos services publics ou aux projets utiles à tous. Chaque euro dépensé pour réparer ce qui a été volontairement détruit est un euro qui ne pourra pas être investi ailleurs.
Quand tant de Français comptent chaque euro, gaspiller ainsi l’argent public est tout simplement révoltant. Le respect du bien commun n’est pas une option : c’est une responsabilité collective.
Je tiens également à exprimer tout mon soutien aux forces de l’ordre, aux policiers, aux gendarmes ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, mobilisés dans des conditions particulièrement difficiles pour protéger la population, maintenir l’ordre et porter secours à celles et ceux qui en ont besoin. Ils accomplissent leurs missions au péril de leur sécurité, parfois au prix de leur intégrité physique. Aucun de ces femmes et de ces hommes ne devrait avoir à risquer sa vie pour empêcher des destructions ou porter secours dans un contexte de violences. Ils méritent notre respect, notre reconnaissance et notre soutien sans ambiguïté. Je condamne fermement toute violence à leur encontre.
Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons rester unis, solidaires et fermes face à toutes les formes de violence. Notre République mérite mieux que la haine et la destruction.
« Soutenir celles et ceux qui nous protègent, préserver l’argent de nos concitoyens et défendre le bien commun : c’est aussi cela, faire vivre les valeurs de notre République. »
La liberté est un droit. Le respect est un devoir. Le bien commun est notre responsabilité à tous.
🇫🇷Liberté, 🇫🇷Égalité, 🇫🇷Fraternité.
Pascal Simonnot
Maire