02/12/2019
[ATELIER]
Le lundi 27 janvier 2020
Le numérique face à la transition écologique
Atelier « Habiter la transition. Des pratiques existantes aux politiques de transition : circulations et ambiguïtés »
Atelier thématique commun aux réseaux ACDD et ReHaL
En partenariat avec le Master « Habitat et ville durable – Pour une approche critique de la fabrique urbaine » (École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris – La Villette)
Matinée (10h - 12h30) :
Introduction de Clément Marquet
Françoise Berthoud : « Conséquences environnementales du numérique : état des lieux des connaissances et enjeux de mesure ».
Cécile Diguet : « Dirty data : les impacts spatiaux et énergétiques des data centers »
Après-midi (14h00 - 17h) :
Soraya Boudia : « Déchets électroniques et transition écologique. La quadrature du cercle de l’économie circulaire »
Francesca Musiani : « Les « nains » ; de l’Internet sont-ils écologiques ? Réflexions historico-environnementales sur les architectures de réseau distribuées »
Coordinateur et coordinatrice de la séance : Clément Marquet et Élisabeth Peyroux
Depuis une quinzaine d’années, de nombreux acteurs (industriels, groupes d’intérêts, pouvoirs publics) promeuvent la prolifération des technologies numériques en vantant le rôle qu’elles pourraient jouer dans la transition écologique. De nombreux groupes d’intérêt avancent qu’elles permettraient de réduire de 15 à 20% les effets de serre émis par les autres secteurs d’activité (Flipo et al., 2013). Pour obtenir de tels bénéfices, les promoteurs du numérique associent deux caractéristiques à ces technologies : d’abord, elles favorisent la « dématérialisation » des actions quotidiennes. En donnant la possibilité de réaliser de nombreuses opérations à distance (possibilité qui devient d’ailleurs une contrainte), les nouvelles technologies permettraient de réduire les déplacements, de se passer du papier etc. Ensuite, elles contribueraient à l’optimisation du fonctionnement et de la gestion de l’ensemble des réseaux : on parle ainsi de bâtiments, de quartiers et de villes intelligents. En truffant les espaces physiques de capteurs de toutes sortes, on se donnerait les moyens de réduire la consommation des citadins, d’améliorer le fonctionnement des transports, de mieux distribuer l’électricité, de réorganiser la collecte des déchets, de revoir les modes d’éclairage public, etc. Dans ce projet, les données générées par les smartphones des citadins et les différents capteurs urbains jouent un rôle central puisque c’est par leur accumulation (souvent désignée par le terme de big data) et leur traitement que l’on se donnerait les moyens de réduire la consommation énergétique des différents systèmes urbains. Alors que les effets réels de la mise en place de telles initiatives sont rarement mesurés, les promesses, elles, perdurent. Ainsi, c’est maintenant l’Intelligence Artificielle qui doit venir au secours de la transition énergétique : par la prolifération des données et les nouvelles capacités de traitement que nous donneront les serveurs, nous serons, selon le rapport Villani, enfin en mesure comprendre et d’agir pour préserver notre environnement (Villani, 2018). Ainsi, dans le discours des promoteurs du numérique, transition écologique et transition numérique iraient de pair. Face à ces promesses, cet atelier propose de mettre en lumière les défis que posent ces développements technologiques aux projets de transition écologique en esquissant les contours de ce que pourraient devenir des études environnementales du développement informatique (Ensmenger, 2018). Comment mesurer les conséquences environnementales du numérique ? Comment le cycle de vie des technologies numériques (extraction des matériaux, production des objets, usages et devenir des déchets) est-il intégré dans ces mesures ? En quoi la multiplication des data centers et la prolifération des déchets électroniques perturbent-elles localement les politiques et pratiques de transition écologique, telles que l’économie circulaire ou la sobriété énergétique ? Dans quelle mesure un autre Internet, plus sobre en ressources, peut-il être envisagé ?
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris – Amphi 5
Horaire : 10h-17h
Le numérique face à la transition écologique
Voir l’article pour en savoir plus.
02/12/2019
[SOUTENANCE DE THÈSE]
Le lundi 9 décembre
Soutenance de la thèse de doctorat de Guillaume Duranel
Cette thèse est dirigée par Mme Jodelle Zetlaoui Leger.
La consultation « L’avenir du Paris métropolitain, le grand pari de l’agglomération parisienne », organisée en 2008 par le Bureau de la Recherche Architecturale, Urbaine et Paysagère (BRAUP) à la demande du Président de la République, réunit dix équipes dirigées par des architectes et regroupe des chercheurs et des professionnels de l’aménagement. Elle se poursuit en 2010 avec la création de l’Atelier International du Grand Paris (AIGP) puis avec cinq équipes supplémentaires en 2012. L’expérience dure jusqu’en 2016. Au moment où l’État engage un certain nombre d’actions pour transformer l’espace francilien, – la création d’un Secrétariat d’État, la mise en place d’une société d’aménagement métropolitaine et la promulgation de trois lois –, des professionnels et des chercheurs sont réunis pendant huit ans pour contribuer à la production d’un « diagnostic prospectif » pour l’agglomération parisienne. Comment ces professionnels ont-ils été sollicités ? Comment se sont-ils mobilisés et autour de quelles compétences ? Dans ce contexte et face à une demande politique portée au sommet de l’État, comment ont travaillé ces équipes et quelle est la nature de leurs productions ?
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette (ENSAPLV)
Adresse : 144, avenue de Flandre, 75019 Paris - Salle 206
Horaire : 14h30-19h30
02/12/2019
[CONFÉRENCE INAUGURALE]
Le vendredi 06 décembre
Colloque international de l'UMR 7218 LAVUE
CONTRADICTIONS URBAINES #2
Le pérenne et le temporaire dans la fabrique urbaine. La place des grands événements sportifs et culturels contemporains
Conférence inaugurale :
18h00 Introduction / Ioana Iosa , MCF, ENSA Paris-La Villette, Présidente du conseil scientifique du LAVUE
18h15 Les ruines des grands événements sportifs et culturels dans les métropoles chinoises, des spectacles urbains alternatifs
Judith Audin, sociologue et politiste, chercheuse au Centre d’Études Français sur la Chine (CEFC)
18h45 Le Festival sur le Niger et la ville Ségou : la fabrique d’une « capitale culturelle »
Laure Carbonel, Docteure en Anthropologie (université Paris Nanterre), chercheuse postdoctorale IHA/CREPOS
19h15 Favelas Olympiques
Caroline Chabot, Architecte DE à l’agence d’architecture EDGAR, Docteure en Sociologie Urbaine de l’Université de Bordeaux et en Environnement et Développement Urbain de l’Université Fédérale du Parana au Brésil.
MODÉRATION Caroline Rozenholc, MCF, ENSA Paris Val-de-Seine / Stéphane Tonnelat, CR CNRS, co-directeur du Lavue
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine (ENSAPVS)
Adresse : 3-15, quai Panhard-et-Levassor, 75013 Paris
Horaire : 18h-20h
29/11/2019
[SOUTENANCE DE THESE] 04 décembre 2019 de Camille Robert-Boeuf sous la direction de Monique Poulot et intitulée:
Les jardins collectifs : entre urbanisation de la campagne et agrarisation de la ville. Mise en regard de l'Île-de-France et de Kazan
Resumé : Les jardins collectifs de l’Île-de-France et de la région de Kazan offrent l’exemple d’une des plus anciennes formes de jardinage urbain en Europe qui se positionne à l’interface entre le monde de la ville et celui de la campagne. À l’échelle locale, si les jardins sont d’abord des espaces domestiques, de l’ordre de l’intime, ils renvoient aussi à la construction d’une communauté qui se fonde sur le travail agricole et des relations de voisinage fortes, faisant écho à une communauté paysanne idéalisée. Ces communautés se structurent autour de jeux de normalisations complexes non sans tensions entre différentes générations de jardiniers. À l’échelle métropolitaine, les jardins collectifs affirment une agrarisation de la ville tout d’abord à travers la construction de modes d’habiter agri-urbains qui promeuvent un desserrement du tissu urbain et de nouveaux modes d’alimentation. Ensuite, ils servent de passerelles entre acteurs urbains et acteurs des périphéries rurales. Enfin, la mise en tension entre agrarisation et urbanisation souligne le rôle des jardins dans la fabrique de la ville, notamment leur participation dans le maintien d’un foncier agricole dans la ville en dépit de l’étalement et de la densification. Dans cette approche, la mise en regard franco-russe soutient tout particulièrement une réflexion sur l’hybridation entre urbanisation et agrarisation avec l’affirmation d’un droit à la terre en regard du droit à la ville.
Lieu : Université Paris Nanterre, en salle de soutenance B015 au rdc du bâtiment Grappin
Horaire : à partir de 14h
06/11/2019
[JOURNÉE AXE 1]
Le vendredi 8 novembre 2019
Journée d’Axe 1
10h00 -12h30
- Vie de l’axe, affaires courantes : point sur les activités individuelles et collectives de l’axe qui ont mobilisé un financement du Lavue ; point sur la participation des doctorant-es à la coordination de l’axe ; information sur les Journées de doctorants du Lavue les 21 et 22 novembre ; présentation du colloque Contradictions Urbaines II ; information sur les instances de l’UMR (arrivée de la nouvelle direction collégiale, élection d’un nouveau conseil de laboratoire, AG du 22 novembre).
- « Temps et chronotopies » : exposés croisés chercheur-doctorant :
« Les contours d’une approche chronotopique : quels enjeux et perspectives ? », Alain GUEZ, chercheur au LAA-Lavue. L’articulation entre espace et temps est une question qui traverse les theìories et pratiques de la description et de la conception urbaine, paysageÌre et architecturale. La notion de chronotope, qui syntheìtise cette articulation, meìrite d’être preìciseìe et semble opeìratoire pour approfondir cette question toujours contemporaine. A travers différentes explorations que j’ai pu mener ces dernières années, il apparaît qu’une approche chronotopique est utile pour observer le monde habité et en faire la critique d’un point de vue anthropologique, mais aussi afin de mettre en reìcit des mondes possibles en trouvant de nouveaux agencements aÌ la fois spatiaux et temporels.
« L’enjeu du temps dans le processus d’aménagement des Jeux Olympiques et Paralympiques Paris 2024 en Seine-Saint-Denis », Marianne KONTOS, doctorante au CRH-Lavue. Saint-Denis contribue à la mise en œuvre d’un urbanisme accéléré et dérogatoire. Le village olympique est notamment présenté par la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques comme un prototype pour une fabrication urbaine plus rapide. Les habitants qui se mobilisent, face à ces aménagements sur leur territoire, au sein de différents collectifs, se heurtent à cet impératif temporel et développent diverses tactiques pour gagner du temps tout en élaborant une stratégie de construction d’un projet de territoire pérenne et démocratique.
14h00-17h30
- Premier bilan du travail en sous-groupes issus de « mercatos » : comment partager l’avancement du travail ? Comment intégrer de nouveaux collègues de l’axe ? Comment se donner une finalité, aboutir à une production diffusable ?
- « Urban studies, recherche partenariale, piliers méthodologiques : controverses et perspectives pour l’axe 1 ». Jeu de rôle pour travailler collectivement le programme de l’axe Fabrications de l’urbain, en s’appuyant sur le projet quinquennal du Lavue (2020-2025) et sur les recommandations du comité de visite HCERES.
Lieu : École nationale supérieure d’architecture de Paris-Val de Seine (ENSAPVS)
Adresse : 3-15, quai Panhard-et-Levassor, 75013 Paris
Horaire : 10h-17h30
24/10/2019
[COLLOQUE INTERNATIONAL]
Du 14 au 16 novembre 2019
« Localiser l’épreuve démocratique. Assemblages, circulations, imaginaires »
Colloque international du Gis Démocratie et participation dont le Lavue est partenaire.
Occupation des ronds-points par les Gilets jaunes après les places publiques par Nuit debout, assemblée des assemblées et aspirations communalistes, Zones de gratuité, listes citoyennes, révolte populaire en Algérie, gestion partagée des communs, plainte contre l’État face à son inaction sur le changement climatique, mobilisations contre les violences policières … les expérimentations citoyennes qui se multiplient ces dernières années témoignent d’une aspiration radicale à un autre fonctionnement démocratique que les dispositifs participatifs ne sont pas parvenus à capter. En explorant et analysant une série « d’expérimentations démocratiques », le congrès 2017 du Gis Démocratie et Participation avait souhaité acter une nouvelle orientation dans un contexte d’urgence démocratique plus forte que jamais. Le mouvement des Gilets Jaunes est venu confirmer le constat que nous faisions alors d’une crise aiguë du politique et d’une aspiration radicale à la démocratie. Il révèle également une insatisfaction face à un pouvoir toujours plus vertical et autoritaire, et un sentiment de perte de souveraineté. Plus profondément, les signes d’un rétrécissement démocratique se font chaque jour sentir un peu plus : de la victoire électorale de Trump à celle de Bolsonaro, de la criminalisation des militants solidaires des réfugiés à la restriction du droit de manifester, des procès baillons à la mise à mal de l’autonomie de la presse… les libertés publiques semblent menacées.
Lieu : Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord (MSH Paris Nord)
Adresse : 20, Avenue George Sand, 93210 Saint-Denis
Horaire : 9h-18h30
16/10/2019
[SOUTENANCE DE HDR]
Le lundi 4 novembre 2019
Soutenance de HDR de Alain Guez
« Des chronotopes et de la chronotopie. Une approche critique et poétique des spatialités contemporaines »
Des chronotopes et de la chronotopie. Une approche critique et poétique des spatialités contemporaines, est une réflexion menées à travers un ensemble de cas étudiés dans la perspective de consolider une approche capable d’interpréter les spatialités contemporaines en lien avec leurs temporalités. Cette réflexion s’appuie sur des recherches fondamentales, empiriques et appliquées, menées par l’auteur au cours des 25 dernières années, dont la relecture transversale a pour ambition de constituer une trame pour une approche chronotopique de la ville et des territoires. En mobilisant des réflexions provenant de différentes disciplines, il s’agit d’une part de comprendre comment la question des temps se pose aujourd’hui d’un point de vue philosophique, social, anthropologique et environnementale, mais aussi d’étudier des projets d’urbanisme, de paysage et d’architecture, qui proposent des réponses intéressantes à ces questions contemporaines. L’hypothèse qui sous-tend la sélection des cas mobilisés pour cette réflexion, est que l’intérêt de certaines des réponses étudiées tient dans la capacité de ces dernières, et de leurs auteurs, à mettre en question les régimes temporels conventionnels des projets d’aménagement et d’urbanisme. Ce travail s’inscrit dans un corpus de recherches et de démarches, encore fragmentaire aujourd’hui, qui explorent les gammes possibles d’articulation de l’espace et du temps, dans des formes et des processus, concrets et symboliques. La réflexion aboutit à la proposition d’un ensemble de pistes de recherches théoriques et pratiques, dont l’objectif est de participer à éclairer des processus de changement s’appuyant sur des inter-temporalités, praticables et significatives d’un point de vue anthropologique.
Lieu : Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Adresse : 200, avenue de la République, 92001 Nanterre
Horaire : 14h-18h
10/10/2019
[SÉMINAIRE]
Le jeudi 4 juin 2020
Séance « On est chez Félix »
Séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel »
Modération : Manola Antonioli
Michèle Didier, galerie-michèle didier
Laurent Marissal, artiste-plasticien
Lieu : Maison de l’architecture Ile-de-France
Adresse : 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Horaire : 19h-21h
10/10/2019
[SÉMINAIRE]
Le jeudi 14 mai 2020
Séance « Fictions architecturales »
Séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel »
Modération : Clémentin Rachet, architecte, doctorant en architecture à l’ENSA Nantes, AAU CRENAU Esteban Restrepo Restrepo, architecte, maître de conférences associé, ENSA Paris-La VilletteThomas Clerc, écrivain, maître de conférences, Université Paris-Nanterre
Lieu : Maison de l’architecture Ile-de-France
Adresse : 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Horaire : 19h-21h
10/10/2019
[SÉMINAIRE]
Le jeudi 23 avril 2020
Séance « Des pages pour penser : pédagogies des écritures »
Séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel »
Modération : Patrick Leitner, maître de conférences en architecture, ENSA Paris-La Villette
Stéphanie Nava, artiste-plasticienne, maître de conférences, ENSA Paris-La Villette
Marc Bedarida, maître de conférences, ENSA Paris-La Villette
Lieu : Maison de l’architecture Ile-de-France
Adresse : 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Horaire : 19h-21h
10/10/2019
[SÉMINAIRE]
Le jeudi 26 mars 2020
Séance « Texte, design et édition : graphiste et architecte »
Séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel »
Modération : Caroline Bouige, rédactrice en chef de la r***e de graphisme étapes :
Guillemette Morel Journel, chercheuse en histoire de l’architecture, ENSA Paris-Malaquais
Catherine de Smet, historienne du graphisme, maître de conférences à l’Université Paris 8
Baldinger.Vu-Huu, graphiste
Building Paris, graphiste
Lieu : Maison de l’architecture Ile-de-France
Adresse : 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Horaire : 19h-21h
10/10/2019
[SÉMINAIRE]
Le jeudi 12 mars 2020
Séance « Éloge de la dialectique »
Séminaire « Entre les lignes : variations sur l’espace textuel »
Modération : Maxime Geny, doctorant en architecture, ENSA Paris-La Villette / U. Paris-Nanterre
Pierre Chabard, maître de conférences en histoire et théorie de l’architecture, ENSA Paris-La Villette
Philippe Vander Maren, architecte
Richard Venlet, architecte
Lieu : Maison de l’architecture Ile-de-France
Adresse : 148, rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris
Horaire : 19h-21h