24/10/2026
LES PRODUCTEURS DE NOTRE TERROIR SONT EN DANGER...
En avons-nous conscience?
Les marchés de producteurs et de plein vent traversent une période de forte fragilité en France, pris en étau entre l'inflation, l'évolution des modes de vie et la disparition progressive d'exploitations agricoles.
Un constat alarmant sur le terrain :
• Baisse de fréquentation et de rentabilité : de nombreux petits marchés locaux constatent une érosion de leur clientèle (« l'habitude se perd »), entraînant une chute du chiffre d'affaires pour les commerçants et producteurs présents.
• Disparition des petites exploitations : le tissu agricole français se contracte, les petites fermes disparaissent à un rythme rapide (des dizaines d'exploitations par jour à l'échelle nationale), réduisant le nombre de producteurs directs.
• Crises climatiques et économiques : Les épisodes de canicules répétées, la sécheresse et la hausse des coûts de production pèsent lourdement sur les récoltes et les marges des maraîchers.
Les principales causes identifiées
• Concurrence accrue : La grande distribution, le développement des enseignes de produits frais en périphérie, les services de drive et l'ouverture dominicale des magasins modifient les habitudes d'achat.
• Pression sur le pouvoir d'achat : avec l'inflation, certains consommateurs privilégient les circuits de grande surface jugés parfois plus prévisibles en termes de prix, même si la question des marges reste complexe.
• Coûts logistiques et frais de place : les droits de place, le carburant et le temps passé sur les routes pour enchaîner les marchés rendent l'activité de moins en moins rentable pour certains étals.
Les appels à la mobilisation
Face à ce risque de désertification commerciale et sociale dans les centres-villes et les villages, certaines instances comme la Fédération nationale des syndicats de commerçants des marchés (FNSCMF) alertent les municipalités. Des initiatives locales émergent (exonération temporaire des droits de place, campagnes de valorisation du commerce de proximité) pour tenter d'enrayer le déclin.