11/01/2026
Noko Tongo Etani (25/01/2026) dans la DERIVE VERS LA COUR DU ROI PETAUD et ARRESTATIONS SOMMAIRES EN DEPIT DU DROIT DE L’ HOMME EN RDC a lu RDC : Une ancienne ministre de Kabila accuse un des responsable de l’ANR d’avoir fait torturer ses enfants et RDC : Jean-Jacques Wondo : « j’ai vécu un cauchemar éveillé dans les cachots de Kinshasa »
• Hubert Leclercq
L'expression cour du roi Pétaud désigne un groupe, une communauté ou une assemblée où chacun veut commander, où l'ordre est absent et où, par conséquent, l'entente est impossible.
Noko Tongo Etani
Marie-Ange Mushobekwa, ancienne ministre des droits humains, ne décolère pas.
Depuis plus de trois semaines, la dame, qui n’a pas renié son engagement au PPRD de Joseph Kabila, tente de faire entendre sa voix pour expliquer le calvaire qu’ont vécu ses deux garçons âgés de 17 et 18 ans.
« Le 21 décembre au soir, ils se sont rendus, sur invitation, dans la propriété d’un haut responsable de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
La seule chose qu’on pourrait leur reprocher, c’est qu’ils soient restés un peu plus longtemps que prévu initialement », explique Madame Mushobekwa. « Ce qui s’est passé par après dépasse l’ententement.
Le responsable de l’ANR, de nationalité belge, a ordonné l’enlèvement et la torture de mes deux fils », nous explique-t-elle par téléphone en nous faisant parvenir les vidéos qu’elle a enregistrées de ses deux garçons.
On y voit les nombreuses blessures sur le corps des deux jeunes hommes.
Ce jeudi 8 janvier, Mme Mushobekwa a tenu une conférence de presse à Kinshasa pour dénoncer publiquement ces faits. Elle affirme que ses enfants, ainsi qu’un de leurs amis âgé de 17 ans, ont été « séquestrés, ligotés, tabassés et torturés. Ils ont été frappés avec des câbles électrique torsadés par sept policiers et militaires agissant sur ordre de ce responsable des services de renseignement ».
« Une décision arbitraire, brutale et disproportionnée, prise hors de tout cadre légal contre des jeunes qui n’avaient pas d’arme, qui n’ont rien à se reprocher et qui se trouvaient dans cette maison sur invitation de proches de la famille de ce responsable de l’ANR. »
Elle explique encore que ses enfants ont été frappés jusqu’à l’évanouissement. « Aujourd’hui encore, ils ont encore des séquelles. Ils dorment mal. L’un a perdu l’usage de sa main droite alors qu’il doit passer prochainement son bac. Ils ont encore des difficultés pour s’asseoir »
Lors de sa conférence de presse à Kinshasa, Mme Mushobekwa a encore dénoncé un «abus de pouvoir évident», évoquant une «affaire d’État», avant de pointer, trois semaines après les faits, l’impunité qui entoure ce dossier, l’absence de toute sanctions administratives ou judiciaires.
«Une impunité qui, trois semaines après les faits, engage la responsabilité des autorités compétentes, notamment le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Justice ».
L’ancienne ministre des droits humains a expliqué qu’un dossier judiciaire existe, mais que l’instruction «piétine».
Elle en a profité pour rappeler que la Constitution congolaise et les conventions internationales interdisent toutes formes de torture en toutes circonstances, y compris en période de conflit.
Marie-Ange Mushobekwa a appelé à un procès équitable et à l’intervention du procureur militaire, tout en disant maintenir sa confiance dans la justice congolaise.
« Ce n’est pas une affaire politique, c’est un test moral pour l’État », a-t-elle déclaré, appelant les autorités à assumer leurs responsabilités.
RDC : Jean-Jacques Wondo : « j’ai vécu un cauchemar éveillé dans les cachots de Kinshasa »
• Hubert Leclercq
L’expert militaire a vécu un véritable enfer pendant près de 9 mois.
Expert dans les questions de défense, formé à l’École royale militaire (ERM), multidiplômé, Jean-Jacques Wondo, Belge d’origine congolaise, a vécu l’enfer en République démocratique du Congo (RDC).
Il a évoqué son calvaire dans une de ses rares sorties, cette semaine, à Bruxelles, au Cercle des Nations, présidé par M. René Caron.
Lors de cette rencontre, Jean-Jacques Wondo est revenu sur les raisons pour lesquelles il a accepté une mission de conseiller principal à la réforme de l’Agence nationale de renseignement (ANR).
“En juillet 2023, j’ai été contacté par Daniel Lusadusu, le nouveau patron de cette agence”, explique-t-il à La Libre. Les deux hommes se connaissent depuis plusieurs années. Ils ont tous les deux étudié à l’ERM.
“Avant d’accepter, j’ai demandé l’accord préalable du président Félix Tshisekedi. Celui-ci a répondu que c’était une bonne chose. Il a expliqué à M. Lusadusu qu’il était content que je revienne pour l’aider à mettre de l’ordre à ce bazar.”
Jean-Jacques Wondo évoque sa relation avec Félix Tshisekedi, “un ami de longue date”. Il ajoute qu’il a posé un regard “analytique et critique sur sa politique sécuritaire dès son accession au pouvoir en 2019”.
Il cite aussi pour la première fois le nom “du frère cadet du président, Jacques Tshisekedi” bombardé Coordonnateur de la sécurité intérieure des services de la présidence de la République par lien familial.
Un nom et un prénom qui sont apparus ces derniers mois dans plusieurs plaintes instruites en Belgique, dans des dossiers d’arrestations arbitraires ou de violence.
M. Wondo explique que ce frère cadet et d’autres zélotes de la présidence “percevaient mes analyses et publications scientifiques comme des attaques et des insultes personnelles à l’encontre du chef de l’État”.
La rencontre qui change tout
Notre interlocuteur revient aussi sur la date du 16 décembre 2016. C’est ce jour-là qu’il rencontre Christian Malanga, à sa demande, “dans un hall d’hôtel de Bruxelles. La rencontre n’a pas duré plus de 30 minutes.
Je ne trouvais pas cet entretien très intéressant.
Il était fréquent que des Congolais de passage à Bruxelles me sollicitent pour un entretien, une ébauche d’analyse.
À la fin de ce court entretien, Malanga a demandé pour qu’on prenne une photo ensemble. J’ai accepté. Le piège se refermait sur moi.”
Le 18 mai 2024, le général autoproclamé Jacques Malanga se lance dans une aventure rocambolesque, qualifiée de tentative de coup d’État par les autorités congolaises.
Sa bande bigarrée s’emparera pendant quelques heures, de nuit et sans rencontrer d’opposition, le palais de la nation, siège déserté de la présidence congolaise.
Malanga sera abattu et deviendra une des rares victimes de cette aventure.
Quelques heures plus t**d, Jean-Jacques Wondo est rattrapé par cette photo prise huit ans plus tôt à Bruxelles et posté par sur Facebook par le chef de ce putsch rapidement avorté.
Le début d’une incroyable descente aux enfers pour l’expert militaire belge qui sera interpellé et auditionné une première fois le 21 mai alors qu’il se rendait “tout à fait naturellement au bureau.
Une audition particulièrement éprouvante, empreinte de railleries et d’humiliation”, se souvient Jean-Jacques Wondo qui n’est pourtant qu’au début de son calvaire.
Le lendemain, alors qu’il se prépare à prendre son avion pour rentrer en Belgique où il est attendu pour dispenser un séminaire, il est arrêté.
“J’étais loin d’imaginer que c’était le début de près de neuf mois de détention, de privation, de supplice et de cauchemar éveillé”. Il est présenté comme le “cerveau” de ce coup d’État.
Il sera jugé et condamné à mort en première instance et en appel malgré un dossier totalement vide et les preuves de son innocence apportées par son avocat Me Ngwapitshi.
Il sera libéré au début du mois de février 2025 suites aux pressions de la diplomatie belge et au bon vouloir de son “ami” Félix Tshisekedi.
Mais pendant près de neuf mois, il a enduré les pires vexations, il a côtoyé quotidiennement l’inhumanité.
“J’ai été amené, en boxer et petit gilet de corps, dans un cachot absolument vide.
Pas de lit. Pas de matelas. Pas de savon, pas de dentifrice.
Même pas un seau pour mes besoins. Je dormais sur le béton, dévoré par des moustiques qui pullulaient dans un marécage entretenu près du bâtiment et avec une chaleur qui avoisinait les 50° ».
Il évoque encore ses séances de do**he collective dans des endroits d’une crasse déshumanisante et « les cachots du rez-de-chaussée » où s’entassent des dizaines de détenus obligés de vivre dans une promiscuité insoutenable, de dormir à tour de rôle faute de place.
“Ils étaient près de 150 dans trois cellules dont la plus grande faisait 40 m2.
Des conditions qui rappellent les pires goulags soviétiques.
Des corps épuisés, des regards vides, une promiscuité étouffante.
Tout semblait fait pour broyer l’humain.”
La voix nouée, le regard embrumé, il revient à demi-mot sur “cette épreuve impensable qui a brisé ce qu’il me restait de dignité lorsque j’ai dû me nettoyer tout le corps avec moins de 5 litres d’eau, sans savon, sans gant.
Avec la main qui sert à tout faire”. L’horreur absolue pour un homme que tout le monde savait innocent.
« La RDC n’est pas une plantation qu’un président a reçu de son père pour autant décider ce qu’il veut en faire.
Un chef de l’état n’est pas indéboulonnable.
Le peuple renâcle. On n’a plus besoin d’une dictature.
On est dans une république où la corruption n’a plus de limites. Tout est conclu secrètement en avance.
On ne peut pas fermer les yeux sur l’enrichissement peu orthodoxe et despotique des gouvernants.
On est résigné de voir des politiques qui travaillent mal mais qui veulent durer pour de nombreuses années au pouvoir.
On veut la fin de la tyrannie.
Le peuple ne demande que du pain, de la liberté et de la justice. »
Tango ekoki : « SOULEVEMENT POPULAIRE SIKOYO », Miyibis na ntango ya MOBUTU bazuaka chance, kasi ya mbala oyo Ba traîtres corrompus ya ba Rwandais, bakozala PENDUS HAUT ET COURT avec leurs MENTORS RWANDAIS na Pont GABU »
Noko Prof. Tongo Etani
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