« Ce n’est pas de la délinquance organisée. C’est un mal-être collectif qui s’exprime par le territoire, faute de trouver ailleurs à s’exprimer. »
Les rixes entre jeunes ne sont pas un phénomène nouveau. Elles évoluent avec le temps, mais traduisent avant tout des fractures sociales, territoriales et un sentiment de relégation qui ne peuvent être réduits à une simple question d’ordre public.
L’éducation populaire joue un rôle essentiel pour prévenir ces violences. Les associations de terrain permettent aux jeunes de devenir des acteurs de leur quartier, de construire des projets collectifs et de retisser un lien avec leur environnement.
Le fonctionnement actuel des services publics montre aussi ses limites. Lorsqu’un équipement est implanté dans un quartier identifié comme « rival », certains jeunes n’y vont plus. Ce sont alors les professionnels qui se déplacent directement sur le terrain, souvent de leur propre initiative, pour maintenir le lien.
La demande est donc de renforcer durablement les associations d’éducation populaire et d’adapter les politiques publiques aux réalités des territoires afin que les services aillent réellement vers les jeunes qui en ont le plus besoin.
La logique politique est claire : la prévention ne passe pas uniquement par la répression. Elle suppose de lutter contre la relégation, de soutenir les acteurs de terrain et de redonner aux jeunes une place dans la vie de leur quartier.
Nouveau Paris Populaire
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Compte officiel du groupe Nouveau Paris Populaire au Conseil de Paris · La France insoumise & Verts Populaires
Présidé par Sophia Chikirou et Emile Meunier
https://drive.google.com/file/d/1IWb4IXLSPzWCeW91ofs1CDHcc9vjYNAd/view?usp=drive_link
« Plus de 50 jours après les engagements publics que vous avez pris, Patrice vit toujours dans l’insalubrité. »
Vieillir dignement à Paris ne devrait jamais être un privilège.
Après les révélations d’Envoyé spécial sur les conditions de vie à la résidence Beloeil Miller, la majorité parisienne avait reconnu une situation « insupportable » et pris des engagements. Pourtant, plus de cinquante jours plus t**d, les habitants concernés attendent toujours des changements concrets. Pire encore, à présent, Emmanuel Grégoire affirme que les résidents sont responsables de leur situation !
Le budget supplémentaire doit aussi servir à protéger les personnes les plus fragiles : renforcer le suivi social, lutter contre l’habitat indigne et garantir des conditions de vie dignes dans les résidences pour seniors.
La Ville de Paris a la responsabilité d’agir. Parce qu’une capitale solidaire est une ville où chacune et chacun peut vieillir dans un logement sûr, entretenu et accompagné.
« Nous ne voulons pas que le groupe Bolloré soit associé à un festival dont l’objet est précisément de lutter contre les discriminations. »
Le Festival Paris Ciné Contre les Discris, est un festival engagé contre le racisme, l’antisémitisme, les LGBT-phobies, le sexisme et toutes les formes de haine. Il doit pouvoir compter sur des partenaires cohérents avec les valeurs qu’il défend.
Depuis l’entrée de Canal+, contrôlé par le groupe Bolloré, au capital d’UGC, les inquiétudes grandissent sur le pluralisme culturel et l’indépendance de la création.
Nous apportons également notre soutien aux salariés de l’UGC Ciné Cité Les Halles mobilisés pour leurs conditions de travail. Défendre une culture émancipatrice, c’est aussi défendre celles et ceux qui la font vivre.
Les prochaines éditions du festival doivent s’appuyer sur des partenaires engagés pour l’égalité, la justice sociale et le pluralisme.
Nous ne voulons pas de Bolloré dans ce festival.
Hier nous étions devant l’hôtel de ville de Paris, pour nous mobiliser aux côtés des associations et des habitants de Vitry contre le projet d’incinérateur de Vitry, Thermo-Seine.
Ce projet est un non-sens : il enferme Paris dans un modèle dépassé, fondé sur l’incinération des déchets, alors même que la réduction, le réemploi et le recyclage devraient être les priorités.
Ce projet illustre également une profonde injustice territoriale : on brule des déchets en banlieue pour chauffer Paris.
Le Nouveau Paris Populaire demande l’abandon du projet actuel et l’ouverture d’un débat métropolitain sur le réseau de chaleur parisien.
« La sécurité et la tranquillité publique ne se résument pas à la verbalisation. Elles reposent d’abord sur la désescalade »
La sécurité ne se construit pas uniquement avec des sanctions. Elle repose aussi sur la prévention, la médiation et la présence de professionnels capables d’intervenir au plus près des habitants.
Nous proposons de créer des antennes de proximité réunissant la police municipale, des médiateurs, des éducateurs spécialisés et des assistants sociaux, afin d’apporter des réponses adaptées aux réalités de chaque quartier.
La Ville de Paris doit également renforcer son soutien aux associations, aux clubs de prévention et aux médiateurs, tout en développant des brigades spécialisées sur les violences sexistes et sexuelles, la santé mentale, les addictions et les situations de grande vulnérabilité.
Parce qu’une ville plus sûre est aussi une ville qui investit dans la prévention, la solidarité et la confiance entre les habitantes, les habitants et les services publics.
« Envoyer sept cars de CRS pour déloger des joueurs de pétanque. […] Et depuis trois ans, l’hôtel ne paye aucun loyer ! »
L’affaire du terrain Junot résume une politique à deux vitesses.
D’un côté, des habitants et des boulistes expulsés d’un terrain de pétanque à Montmartre avec sept cars de CRS. De l’autre, un hôtel de luxe qui bénéficie directement de cet espace public, sans avoir réalisé les 600 000 euros de travaux promis et sans même payer le loyer prévu depuis trois ans.
La Ville s’est donc montrée extrêmement ferme avec les habitants, mais incapable de faire respecter ses engagements à un acteur privé.
Notre demande est claire : rompre cette convention, reprendre le terrain Junot en régie publique et le rendre aux habitantes et aux habitants.
La logique politique est simple : on ne chasse pas les boulistes avec des CRS pour offrir ensuite un bien public à un hôtel de luxe qui ne respecte même pas son contrat.
« Si vous refusez l’audit et le gel des charges, c’est bien que vous voulez cacher au public la mauvaise gestion de certains bailleurs. »
Site en bio.
Ascenseurs en panne, fenêtres dangereuses, charges injustifiées, logements mal entretenus : trop de locataires vivent encore dans des conditions indignes. Refuser un audit indépendant, c’est refuser de regarder cette réalité en face. La Ville de Paris doit utiliser ses leviers pour contrôler les bailleurs, évaluer leurs pratiques et engager enfin les investissements nécessaires.
« Ce règlement intérieur est un règlement anti-LFI. […] Vous êtes en train de préparer le tableau d’un maire autocrate. »
Réduction du temps de parole, limitation du droit d’amendement, diminution du nombre de vœux : la réforme du règlement intérieur est une réforme anti-LFI.
L’arrivée d’une opposition de gauche plus combative semble déranger. Au lieu d’accepter le débat démocratique, la majorité choisit de modifier les règles du jeu.
Concentrer toujours plus de pouvoir autour de l’exécutif et affaiblir les contre-pouvoirs n’améliore pas le fonctionnement des institutions. Cela fragilise la démocratie parisienne.
Parce que la démocratie doit garantir le pluralisme, nous continuerons à défendre les droits de l’opposition, et les droits des Parisiennes et des Parisiens à être pleinement représentés.
« Ce budget supplémentaire est un budget d’inaction. »
Le budget supplémentaire devait être le premier grand rendez-vous budgétaire de la nouvelle mandature. Pourtant, le budget présenté aujourd’hui est un budget sans vision, qui se limite à des ajustements techniques, des transferts de crédits et des annulations, sans répondre aux urgences des Parisiennes et des Parisiens.
Alors que le périscolaire, la rénovation des écoles, l’adaptation climatique, les logements sociaux ou encore les résidences seniors étaient annoncés comme des sujets majeurs, le budget ne prévoit aucun des investissements nécessaires pour changer réellement la situation.
Le Nouveau Paris Populaire refuse de financer ces politiques par la vente du patrimoine public ou la marchandisation de l’espace public. D’autres solutions existent pour financer nos politiques publiques, et notamment l’augmentation de la taxe foncière.
Le budget supplémentaire doit fixer une direction politique. Sans investissements à la hauteur des urgences, il reste un budget d’inaction.
« Le problème de ce budget, c’est qu’on est à zéro euro pour le périscolaire. »
Le budget supplémentaire devait être le moment où les promesses faites après le scandale du périscolaire se traduiraient enfin par des moyens concrets. Pour le Nouveau Paris Populaire, ce n’est pas le cas : les annonces ne sont pas accompagnées d’un budget à la hauteur.
Cent jours après l’arrivée d’Emmanuel Grégoire à la tête de la Ville, l’exécutif est accusé de laisser traîner la situation au lieu d’engager les réformes nécessaires pour protéger les enfants et transformer durablement le périscolaire.
La priorité est pourtant connue : mettre fin à la précarité massive des équipes. Aujourd’hui, près de 10 000 animateurs sont vacataires, dont environ 4 000 travaillent toute l’année avec un statut précaire. Le groupe propose de commencer par titulariser ces vacataires permanents afin de stabiliser les équipes, renforcer la formation et améliorer la qualité de l’encadrement.
Plus largement, le débat budgétaire doit être l’occasion de financer des mesures concrètes plutôt que d’accumuler les promesses. Le Nouveau Paris Populaire défend plusieurs amendements pour donner enfin au périscolaire les moyens humains et financiers dont il a besoin.
La logique générale est la suivante : après le scandale du périscolaire, le temps des annonces est terminé. Ce sont désormais les choix budgétaires qui permettront de juger de la volonté réelle de la majorité d’agir.
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