08/10/2026
[Dans le regard d’Aya] Aya, lycéenne en terminale Bac Pro Accueil au lycée Darius Milhaud , s’est intéressée à la photographie de Clemenceau et de Monet à Giverny :
« Clemenceau & Monet, une amitié exceptionnelle :
Clemenceau rencontre Monet, tous deux étudiants, vers 1862-1863, au Quartier Latin, avant de se perdre de vue. Puis ils se retrouvent, vers 1890, par l’entremise de Gustave Geffroy, critique d’art dans le journal "La Justice" dirigé par Clemenceau. Rapprochés par leur passion commune pour l'art et leurs convictions politiques, ils nouent une amitié profonde qui ne prendra fin qu'à la mort du peintre.
Le 12 novembre 1918, au lendemain de la Victoire, Monet écrit à Clemenceau, alors Président du Conseil, Ministre de la Guerre : « Cher et grand ami, Je suis à la veille de terminer deux panneaux décoratifs, que je veux signer du jour de la Victoire, et je viens vous demander de les offrir à l’État, par votre intermédiaire. C’est peu de chose, mais c’est la seule manière que j’aie de prendre part à la victoire. »
La donation se révèlera beaucoup plus importante grâce à Clemenceau et l’artiste se lance dans son dernier chef d’œuvre malgré ses problèmes de santé. Encouragé par le Tigre, Monet achève ses Nymphéas quelques mois avant sa mort, le 5 décembre 1926. Ses obsèques ont lieu trois jours plus à t**d à Giverny. Ce jour-là, Clemenceau aurait crié « pas de noir pour Monet !» en remplaçant le drap mortuaire par une étoffe fleurie. Le 17 mai 1927, il inaugure les grandes décorations des « Nymphéas » au musée de l’Orangerie dont nous fêterons le centenaire l’année prochaine.
Cette photographie montre les deux illustres amis en compagnie d’Alice Butler (belle-petite-fille de Monet), flânant dans « l’atelier à ciel ouvert » de Giverny. Nous sommes en juin 1921 : le peintre, qui vient de traverser une période difficile à cause de ses problèmes de vue, est serein. Il s’est remis au travail, plein d’espoir et de confiance ! »
(📸 H. Martinie, coll. Paris Clemenceau)