13/09/2025
Résistance Citoyenne Comorienne
NOUS RECLAMONS UN ETAT DE DROIT AUX COMORES
13/09/2025
13/09/2025
AHMED ABDOU allias FANOU, C’ÉTAIT IL Y A UN AN
Il y a un an, jour pour jour, concentrant en lui toute la colère, le ressentiment et la révolte de la jeunesse Comorienne et de tout le peuple Comorien opprimé, le jeune Ahmed Abdou alias Fanou attentait, à l’arme blanche, à la vie du dictateur Azali Assoumani. L’acte égratigna le front du dictateur, l’obligeant à porter un pansement sparadrap pendant environ un mois.
Le soir même de la commission de cet acte les nervis de la gendarmerie et de l’armée ont lâchement assassiné le jeune Fanou.
Les bourreaux de Fanou ont tout fait mais en vain, pour cacher deux choses, leur cruauté animale et l’héroïsme de ce jeune gendarme.
Refusant de céder sous les menaces, ses parents et proches ont révélé les atrocités qu’il a endurées avant d’être achevé par balles : jambes et cuisses lacérées à la lame, dents et ongles arrachées, nez et oreilles pour achever cette œuvre affreuse digne des temps sombres de l’humanité, ils lui ont tiré trois balles, deux à la poitrine et une à la tête.
Une exécution sommaire et extrajudiciaire comme savent seuls le faire les barbares et les bandes hors-la-loi.
Quoique les bourreaux de Fanou se soient juré le silence sur ce qui s’est passé dans leur salle de l’horreur et de la barbarie, certains n’ont pas pu tenir tout le secret.
Et c’est pourquoi on sait maintenant qu’Ahmed Abdou alias Fanou, est mort héroïquement : c’est qu’au milieu des tortures inhumaines qu’il subissait, il a eu un courage extraordinaire et surhumain car il a levé le point et crié ; Vive les Comores ! Cela a redoublé la fureur des tortionnaires inhumains qui lui faisaient subir le martyr.
Ainsi, si son acte pouvait être répréhensible, le contexte général de la dictature qui s’abat sur le pays en atténue la culpabilité, et les circonstances de sa mort lui ouvrent une place dans les pages de l’histoire des Comores.
Ahmed Abdou vivra à jamais dans la mémoire collective des Comoriens.
Paris, le 13 septembre 2025
Mohamed Abdou Soimadou
25/05/2020
Signez la pétition LA TOURNANTE D'ANJOUAN EN 2021 EN UNION DES COMORES
12/01/2020
CONGRÈS de l’UPDC.
Message de la branche extérieure--Fédération France.
Le congrès qui s'ouvre aujourd’hui est l'occasion, pour nous branche extérieure--Fédération France de L'UPDC, d'adresser nos chaleureuses félicitations à la direction du parti et à son président, Chef de l'Union de l'Opposition Monsieur Mohamed Ali Soilihi.
Nous sommes heureux de savoir que le lieu choisi pour abriter les travaux du quatrième congrès de L'UPDC est cette belle cité de Mbeni, capitale de la région de Hamahamet. Une ville qui a donné au pays deux de ses illustres enfants : Cheikh Kamardine et le président Mohamed Taki Abdoulkarim. Qu'Allah, le Seigneur de l'univers, leur accorde Son pardon et leur ouvre grandement les portes du paradis, Amine.
Sans aucun doute, les membres des différentes délégations présentes à Mbeni sont entourés des plus prévenantes marques d'attention depuis leur arrivée dans cette terre d'accueil et goûtent à cette traditionnelle hospitalité qui fait la réputation de toute la région.
Le congrès qui nous rassemble aujourd'hui est un signe tangible d'une réelle volonté de reconquête de l'électorat. Il est en soi, une grande victoire pour la démocratie.
En effet, dans un pays où les libertés d'opinion et d'expression sont bâillonnées, où les arrestations arbitraires, les détentions illégales et sans jugement, les traitements cruels et inhumains sont devenus monnaie courante, organiser un tel événement relève de l'exploit.
En tenant son quatrième congrès alors que son leader naturel Mohamed Ali Soilihi se trouve toujours assigné à résidence, L'UPDC fait preuve d'une grande maturité et adresse en même temps un message clair au gouvernement comorien : Le peuple comorien n'est pas prêt à renoncer à ses droits inaliénables aux premiers desquels la liberté, l'égalité et la justice. Il est fermement résolu à poursuivre sa marche irréversible dans la voie du renouveau démocratique et de l'Etat de droit.
Certes, la voie est étroite et semée d'embûches sur le chemin de la liberté mais ce n'est pas pour cela qu'il faut renoncer à l'emprunter.
C'est donc avec une grande fierté, doublée d'une joie profonde que nous vous adressons les plus fraternelles et chaleureuses félicitations pour la réussite de ce quatrième congrès car il est porteur d'un avenir chargé de promesses. Puisse l'Union des Comores concilier un jour prochain démocratie et progrès social. Pour que demeure cet espoir, alors oui, il faut croire au miracle de la démocratie.
Vive L'UPDC,
Vive la République,
Vive les Comores.
UPDC FEDERATION DE FRANCE
12/06/2019
Résistance Citoyenne Comorienne
E-mail: [email protected]
COMMUNIQUÉ
La Résistance Citoyenne Comorienne se joint à l'appel lancé le dimanche 9 juin 2019 lors de la manifestation de la Place de la République pour une marche pacifique dans Paris.
Cette initiative citoyenne se situe dans le droit fil de la mobilisation des comoriens de l'extérieur pour exprimer leur colère suite au coup d'État du 24 Mars dernier du colonel Azali en vue de s'investir du pouvoir par la force.
Le colonel Azali veut imposer un modèle qui porte en germe toutes les violences et qui risque de compromettre à jamais l'unité nationale, la paix et la stabilité des Comores.
Les patriotes de la Résistance Comorienne ne l'accepteront jamais.
Rien ne serait plus désastreux pour l'avenir du pays et de tous ses habitants que de baisser les bras et de laisser faire.
C'est pourquoi, nous appelons toutes les forces démocratiques à un sursaut républicain pour exiger le départ du colonel Azali et l'organisation des élections libres et transparentes.
Paris le 11 juin 2019
09/06/2019
DEMOCRATIE ET VOTE
A la fois symbole et expression du pluralisme retrouvé, les consultations électorales se sont multipliées au cours des dernières décennies dans le continent africain. Elles sont devenues un enjeu politique majeur puisque c'est à travers elles que s'acquiert, se conserve ou se perd le pouvoir.
Il est parfaitement inutile d'insister sur les liens entre l'élection et la démocratie. L'élection constitue le procédé privilégié de légitimation du pouvoir. Il ne peut y avoir en démocratie d'autorité légitime qu'issue de l'élection. C'est elle qui fournit aux gouvernants un titre pour agir et commander.
En effet, l'élection explique et justifie l'obéissance. Elle résout ce que Saint Thomas d'Aquin appelait le mystère de l'obéissance civile. Obéir à un pouvoir illégitime avilit la personne et la transforme en sujet. Obéir à un pouvoir légitime fait de l'homme un citoyen et encourage sa participation à l'effort collectif. En ce sens, il est un des facteurs du développement économique et social.
Il n'est pas non plus nécessaire de rappeler que l'élection peut être un moyen de la dictature, que le vote populaire peut n'être qu'un simulacre, que le processus électoral peut être dévié de son sens par des dirigeants sans scrupule, surtout lorsqu'ils maîtrisent les instruments de propagande et abusent des moyens de pression que le pouvoir confère. Pour être démocratique, l'élection implique donc un contrôle et un contentieux. Ce contrôle doit conserver un caractère objectif qui le mette à l'abri de tout soupçon de parti pris. Il ne doit pas apparaître comme intéressé au résultat de l'élection, mais uniquement à la régularité de celle-ci. C'est seulement à cette condition qu'il est le serviteur fidèle de la démocratie.
Le rôle du pouvoir judiciaire est alors essentiel. L'autorité du juge et la crédibilité du contrôle suppose non seulement la reconnaissance constitutionnelle du pouvoir judiciaire mais aussi son respect par les pouvoirs en place et tous les acteurs de l'élection. Le juge électoral doit être solidement établi et reconnu pour que l'opinion publique adhère pleinement à ses décisions.
Ainsi apparaît l'importance du contentieux électoral qui a pour mission, au-delà du contrôle de la régularité et de la sincérité du scrutin, de vider les conflits et d'apaiser le corps social, et partant d'asseoir la légitimité des gouvernants.
02/06/2019
RESISTANCE
Résistance Citoyenne Comorienne
Les Comores se trouvent, une fois de plus, précipités un nouveau purgatoire politique.
Avec une rapidité inouïe, la situation s’est nettement dégradée plongeant tout le pays dans la tourmente.
Libertés individuelles et collectives piétinés, libertés d’opinion et d’expression bâillonnées, multiples violations de la constitution, saccage des institutions dont la cour constitutionnelle, asservissement de la justice, et, aujourd’hui plus que jamais, unité national mise en péril.
A cela, s’ajoute une répression aveugle et brutale qui atteint des proportions inacceptables : intimidations, menace de mort, agressions physiques, notamment d’élus et de journalistes, arrestations arbitraires, complots imaginaires destinés à justifier des détentions illégales et sans jugement suivies de tortures, de traitements cruels et inhumains et d’assassinats, etc.,
Le pays assiste depuis plusieurs mois à une litanie de violations graves de toutes les règles de droit.
La constitution est constamment foulée au pied.
La justice est totalement asservie et les institutions paralysées ou tout simplement supprimés.
Ainsi, la décision N-18-020/PR du président Azali en date du 12 avril 2018 portant transfert pour non fonctionnement des compétences de la cour constitutionnelle à la cour suprême marque un tournant dans les dérives d’un pouvoir personnel.
Dissoudre par simple décision la plus haute juridiction du pays pour en faire une chambre de la cour suprême est anticonstitutionnelle.
Aucune décision, ni décret n’est supérieur à la constitution.
Aucun administratif ne peut modifier la constitution ou suspendre son application même à titre temporaire.
Cette décision est, en effet, l’acte fondateur de l’Etat de non-droit dans lequel se trouve précipitée l’Union des Comores.
L’organisation en dehors du cadre légal du référendum constitutionnel du 30 juillet 2018 n’a eu d’objet que de codifier la personnalisation du pouvoir.
C’est un régime autocratique aux relents fascisants qui s’instaure dans le pays.
La répression sanglante de l’insurrection à Anjouan (octobre 2018), les événements dramatiques à Iconi (Décembre 2018), les procès du tribunal de sûreté de l’Etat (Décembre 2018) et le simulacre d’élection du 24 mars 2019 confirment les funestes desseins du président Azali.
C’est un militaire moyenâgeux qui rêve de transformer l’Union des Comores en une monarchie où il serait roi.
Considérant la persistance du régime du président Azali dans son action répressive et de violation des droit de l’homme ;
Compte-tenu de suppression pure et simple des libertés démocratiques et de la confiscation de la souveraineté nationale par le président Azali.
Réaffirmant l’attachement du peuple comorien aux principes de liberté, d’égalité et de fraternité tels que définis par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 1789, la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, la charte Africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 et la chartes africaine de la bonne gouvernance.
Nous, associations de la société civile, responsables et personnalités politiques Comoriens de l’intérieur comme ceux de l’extérieur du pays, lançons un appel pressent à tous ceux qui sont attachés au respect des valeurs de liberté, d’égalité, de justice, de progrès social, à tous ceux qui aspirent à l’unité national, à tous ceux qui veulent combattre la dictature, à se joindre à nous pour constituer et organiser la résistance.
Une résistance citoyenne pour libérer le pays de la tyrannie du président Azali.
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