Cfdt-Mae - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères

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Page Facebook du syndicat CFDT du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.

10/08/2022

CAP et CCP du 2ème semestre 2022 : vos élus et calendriers
Les élus aux CAP/CCP sont à votre disposition pour les questions d’ordre individuel, n’hésitez pas à les contacter :

ADJOINTS ADMINISTRATIFS DE CHANCELLERIE
ADJADM-P1 :

Titulaire : Brigitte AVRIL – Suppléant : Rodolphe PAULIN

ADJADM-P2 :

Titulaire : Benoît MORCHAIS – Suppléante : Caroline GRELIER

Prochaine CAP le jeudi 6 octobre

SECRÉTAIRES DE CHANCELLERIE

référent : Arnaud Le Masson

SCH-Ex :

Titulaire : Arnaud LE MASSON – Suppléant : Benoît BIGAND

SCH-Sup :

Titulaire : Chrystelle BOISSIERE – Suppléante : Frédérique
CHEUSEL

SCH :

Titulaire : Thibaut PENDUFF – Suppléant : Virginie LIANG

Prochaine CAP le jeudi 20 octobre

SECRÉTAIRES DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

référente : Raphaëlle LIJOUR

SAE-P :

Titulaire : David KIBLER – Suppléant : Thibault SAMSON

SAE :

Titulaire : Raphaëlle LIJOUR – Suppléante : Léo LAPORTE

Prochaine CAP le jeudi 29 septembre

SESIC

SESIC 1ère classe :

Titulaire : Philippe VALENZA – Suppléant : Rémi DOYEN

Prochaine CAP le jeudi 22 septembre

ASIC

ASIC-P

Titulaire : Philippe ZANATTA – Suppléant : Arnaud SAMPIC

Prochaine CAP le mercredi 21 septembre

CONSEILLERS DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET MINISTRES PLÉNIPOTENTIAIRES

CAE :

Titulaire : Fabrice DESPLECHIN – Suppléant : Julien BOUCHARD

MP :

Titulaire : Jean-Michel CASA – Suppléant : Pierre LEVY

Prochaine CAP le mardi 11 octobre

CONTRACTUELS CDD et CDI (CCP)

Titulaires : Patrick DEVAUTOUR, Nadine MONCHAU, Luc LEVY –

Suppléant : Frédéric PIRES

Prochaine CCP : date à définir

23/06/2022

Intervention générale des élus CFDT
Comité technique ministériel (CTM) - mercredi 22 juin 2022

Madame la ministre,
Première organisation syndicale de France, la CFDT est un syndicat réformiste, qui sait démontrer son sens du dialogue mais qui n’hésite pas, lorsqu’il l’estime nécessaire, à faire jouer le rapport de forces.
Comme nous avons eu l’occasion de vous le dire lorsque vous avez reçu les organisations représentatives le 7 juin dernier, la CFDT au Ministère de l’Europe et des affaires étrangères attend toujours l’amorce d’un authentique dialogue au sein de notre ministère ; un dialogue qui sera, si vous acceptez de le mettre pleinement en œuvre, synonyme de progrès social pour tous. Lorsqu’il s’inscrit dans une véritable logique de négociation, et non plus de simple consultation ou information, le dialogue social est le meilleur moyen de faire progresser notre ministère et ses agents, qui constituent sa véritable richesse. A cet égard, la CFDT-MAE ne pourra pas se satisfaire de simples « moments d’écoute ».
La CFDT-MAE est certes, par la force de ses propositions et par le sérieux de son travail, une organisation syndicale qui recherche en permanence le dialogue, mais elle n’hésitera pas, comme elle l’a déjà fait pour la réforme de la haute fonction publique, à affirmer avec la plus grande détermination son opposition, chaque fois que la situation lui semblera contraire à l’intérêt des agents et de leurs métiers.
Principale enceinte du dialogue social, le comité technique ministériel donne l’occasion aux représentants du personnel que nous sommes de faire remonter jusqu’à vous les préoccupations des agents pour permettre un véritable échange avec vous-même, avec aussi bien sûr la Directrice générale de l’administration et de la modernisation et les différents services du Département. J'insiste tout particulièrement sur ce point : ce sont bien les remontées et les questionnements de nos collègues qui motivent et alimentent nos interventions.
Année après année, force est de constater que les préoccupations des collègues ne changent guère et l’on pourrait désespérer : des effectifs en baisse avec des suppressions d’emplois de titulaires, des fins de contrat de recrutés locaux ou de contractuels particulièrement douloureuses, un temps de travail qui explose, une déconnection de plus en plus rare et difficile, une souffrance au travail toujours plus grande en raison notamment d’un management lui-même sous tension, souvent défaillant, parfois fautif, mais aussi de nombreuses difficultés liées à l’expatriation peu ou mal prises en compte par notre ministère.
La question du pouvoir d’achat reste au cœur de nos préoccupations : l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du point d’indice va dans le bon sens. Pourtant, nous ne pouvons nous empêcher de noter que nous l’attendons depuis 2017 et, surtout, qu’elle reste, à ce stade, une promesse de campagne. Nous resterons mobilisés, ici et au niveau national, pour que cette promesse se traduise concrètement, à plus forte raison dans l’actuel contexte d’inflation galopante et de hausse des prix, notamment de l’énergie. Les coûts des déplacements et du fret explosent et pénalisent les collègues expatriés. L’inflation a un impact sur pratiquement tous les agents, au rang desquels notamment nombre de recrutés locaux dont les salaires doivent être revus à la hausse très rapidement, comme vous l’avez souligné.
D’autres sujets graves de préoccupation se sont faits jour plus récemment : la guerre à nos portes s’est ainsi ajoutée à la crise sanitaire et ses conséquences, dont il faut se garder de croire qu’elle est totalement derrière nous. Le monde est désormais traversé par une grave crise économique dont le premier effet est l’inflation galopante que les agents de ce ministère subissent de plein fouet comme toute la société française. A ces drames, que nous subissons collectivement puisque les causes nous sont totalement extérieures, le gouvernement a cru bon d’ajouter une réforme de la haute fonction publique désastreuse, à laquelle la CFDT-MAE reste totalement opposée. Fidèles à nos valeurs, nous nous sommes mobilisés pour peser dans les négociations pour l'obtention des garanties et avancées que vous nous avez exposées.

Madame la ministre,
On oublie trop souvent que la diplomatie, y compris en chancellerie diplomatique, ce sont aussi des agents recrutés locaux, des agents de catégorie C multitâches, ou des agents de catégorie B double ou triple casquettes, sur lesquels nos diplomates savent pouvoir compter et sans lesquels tout pourrait s’arrêter.
Accablés par les difficultés et une charge de travail qui vont croissant, les agents de votre ministère continuent, comme vous le savez, d’accomplir leurs missions avec force et ténacité ; ils restent dignes et loyaux -vous avez utilisé le terme de dévouement- malgré les obstacles et surtout les souffrances parfois subies, toutes catégories confondues.
La souffrance au travail, comme vous le savez certainement est au cœur de nos préoccupations et de notre action au quotidien puisque les agents en difficulté se tournent régulièrement vers nos permanences syndicales. Cette souffrance peut être générée par un management violent voire toxique, mais elle nait aussi de la mauvaise répartition des tâches et/ou d’une trop grande surcharge de travail. C’est une situation que l’on retrouve souvent dans les secrétariats généraux d’ambassade (SGA) et les services consulaires, mais aussi en administration centrale. Dans certains services, des collègues sont tentés de jeter l’éponge, pour parler trivialement.
C’est en effet une tendance particulièrement préoccupante que nous relevons : une grande lassitude pousse nos collègues de tous horizons à quitter le Département, souvent après un « burn-out » ou une très mauvaise expérience. Vous avez vous-même, Mme la ministre, utiliser les termes de malaise et de perte de sens, ce qui montre que vous partagez notre constat. Il est donc plus que temps de s’accorder pour essayer de restaurer les moyens de travailler dans des conditions décentes et profitables pour tous, dans l’intérêt du service lui-même. Nous vous demandons de faire le nécessaire pour privilégier la bienveillance à la politique de la carotte et du bâton, qui reste trop largement pratiquée.

Madame la Ministre,
Puisque nous parlons de souffrance, je fais à présent le lien avec nos collègues qui sont revenus d’Ukraine au cours des dernières semaines. Les langues se sont déliées sur les conditions chaotiques de leur retour, sur le manque de lien avec le Département et leur hiérarchie et de suivi après le retour mais aussi le manque de véritable reconnaissance. Comme lors de la crise libyenne il y a une dizaine d’années notamment, le processus n’est toujours pas rôdé. Nous souhaiterions que soient enfin mis en place un véritable protocole de gestion de crise pour les agents de nos réseaux et une cellule identifiée et performante pour ces rapatriements traumatisants.
Nous avons également attiré l’attention du Département sur la situation tendue et anxiogène vécue depuis plusieurs mois par les agents servant en Russie. Après que la France a été classée parmi les « pays inamicaux » par le pouvoir russe, il leur a fallu vivre dans l’attente de l’expulsion de 34 collègues déclarés personae non gratae (PNG) puis dans la mise en œuvre concrète et sous contraintes de leur rapatriement. Cette situation était terriblement difficile pour les agents concernés, sanctionnés alors qu’ils n’étaient coupables d’aucune faute, mais aussi, pour les collègues qui devaient rester et trouver les moyens de continuer à faire fonctionner les services alors que les effectifs ont été sévèrement amputés sans garantie de relèves à brève échéance.
Madame la ministre,
Nous avons écrit à votre prédécesseur pour dénoncer les conditions dans lesquelles nos collègues PNG ne se sont pas vus accorder leurs véritables droits à congés lors du retour en France. Il est important de préciser que les 15 jours accordés n’étaient que des droits durement acquis par nos collègues, pas un cadeau de l’administration. Je rappelle que ces collègues avaient été contraints depuis de très nombreux mois de rester sur place du fait de la crise sanitaire, puis de la visite présidentielle, suivie le 24 février de l’attaque massive de l’Ukraine par la Russie, sans parler des élections présidentielle et législatives qui ont été organisées à Moscou et Saint-Pétersbourg malgré tout cela. Ne faut-il pas aussi rappeler que depuis des mois, ces agents étaient au poste sans leurs familles qui, pour la plupart, avaient reçu instruction formelle de la DRH de rentrer en France dès le mois de mars ? Aujourd’hui, nos collègues rentrés prématurément en France, puisqu’ils se voient refuser le bénéfice de leurs droits à congés légitimement acquis, sont doublement pénalisés : après avoir été expulsés de façon arbitraire, ils vont être pénalisés financièrement en étant basculés autoritairement en appel spécial dès le 16ème jour.
La CFDT-MAE vous demande de faire preuve de davantage de bienveillance à l’égard de nos collègues qui servent loyalement le Département et leur pays. Alors que des collègues rapatriés d’Ukraine ne sont toujours pas réaffectés pour septembre prochain, nous vous faisons également part de notre légitime inquiétude s’agissant des postes qui pourront être proposés aux agents de retour de Russie. Affirmer une volonté de bienveillance, c’est bien, mais la mettre en œuvre, ce sera tellement mieux.

Madame la ministre,
Comme nous vous l’avons déjà indiqué, nous souhaitons relancer la négociation d’un accord cadre qui définirait un socle minimal de droits pour nos collègues recrutés locaux, notamment en ce qui concerne la rémunération, la protection sociale (qui englobe santé, retraite, chômage) ainsi que le droit de grève. Le texte présenté par notre administration, lors d’un précédent comité technique ministériel, marquait par certains points une régression sociale inacceptable et nous avions dû voter contre. Dans un grand nombre de pays, notamment dans les pays les moins avancés, trop souvent, nos collègues recrutés locaux ne sont pas traités à la hauteur de leur contribution à la défense des intérêts français. En tant qu’employeur, l’Etat français se doit d’être tout à la fois irréprochable et exemplaire.
A toutes fins utiles, je rappelle qu’un groupe de travail avait été créé après le comité technique ministériel de novembre mais que ce groupe n’a pas été réuni depuis janvier, la réunion de mars ayant été annulée.
Pour poursuivre en ce qui concerne nos collègues dont la situation reste précaire, j’en viens à la situation des agents contractuels, notamment les formateurs linguistiques, qui font l’objet d’une politique indigne du Département. Après avoir été formés, et après avoir exercé leurs fonctions souvent avec talent, ils sont licenciés quelques mois avant la date fatidique des 6 ans d’exercice qui leur permettraient d’être « CDisés ». Nous ne comprenons pas la poursuite de cette politique alors même que les besoins sont pérennes, que ces agents sont immédiatement remplacés par de nouveaux contractuels qui doivent être à leur tour formés par leurs collègues. Nous vous demandons de revoir sans attendre ce choix peu pertinent et peu profitable au Département.
Comme cela va toujours mieux en le disant, je vous rappelle, Madame la ministre, deux autres revendications prioritaires de notre organisation syndicale, que vous partagez, à savoir :
l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
et le télétravail de droit commun : il est acquis en administration centrale et nous demandons qu’il soit étendu à l’étranger pour toutes les catégories de personnel, sans distinction.
Dans un contexte marqué par une crise sanitaire mondiale qui a épuisé nos collègues, et par une guerre en Europe de la Russie contre l’Ukraine qui impacte fortement nos personnels et pour lesquels notre organisation revendique un accompagnement renforcé, enfin, par une série de réformes et de mesures inopportunes et néfastes issues de la loi de transformation de la fonction publique et de l’ordonnance réformant l’encadrement supérieur de la fonction publique de l’Etat, nous espérons que vous voudrez bien privilégier un dialogue social de qualité sur la durée.
La CFDT-MAE a su démontrer maintes fois son sens du dialogue, nous attendons l’amorce d’un véritable échange constructif au sein de notre ministère, synonyme de progrès social pour tous. Le Département ne peut qu’en sortir grandi.
Au nom de la CFDT-MAE, je vous remercie./.

10/06/2022

La CFDT-MAE s’adresse à la nouvelle Ministre – Rencontre informelle du 7 juin
Madame la Ministre,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Directrices et Directeurs,
Chers collègues,
Vous le savez, votre nomination à la tête de ce ministère intervient dans un contexte particulièrement difficile et anxiogène pour tous les agents du MEAE.
Un contexte marqué par une crise sanitaire mondiale qui a épuisé nos collègues, celui d’une guerre en Europe entre la Russie et l’Ukraine qui impacte fortement nos personnels et pour lesquels notre organisation revendique un accompagnement renforcé, enfin, celui d’une série de réformes et de mesures non voulues et combattues dans les instances et sur le terrain par la CFDT-MAE, issues de la loi de transformation de la Fonction Publique et de l’ordonnance réformant l’encadrement supérieur de la FPE.
Outre le travail d’accompagnement quotidien de ses militants et adhérents affectés en France et à l’étranger, la CFDT-MAE est actuellement mobilisée et engagée sur plusieurs grands chantiers et en particulier les suivants :
Le télétravail de droit commun en administration centrale et à l’étranger pour toutes les catégories de personnel, sans distinction ;
La situation de nos collègues en Ukraine et en Russie, tous statuts confondus, de retour en France ou continuant d’exercer leurs fonctions sur le terrain ;
L’égalité professionnelle entre les Femmes et les Hommes. N’hésitons-pas à prendre exemple sur d’autres ministères, comme celui de la Justice, qui a un temps d’avance sur la question : un accord a été négocié avec les OS représentatives et l’administration ;
La négociation d’un accord cadre qui définirait un socle de droits pour nos collègues ADL, notamment en ce qui concerne la rémunération, la protection sociale (santé, retraite, chômage) et le droit de grève. Le texte présenté par notre administration, lors d’un précédent CTM, marquait par certains points une régression sociale pour nos collègues ADL, ce qui n’était pas acceptable pour notre organisation syndicale qui a voté contre. Dans un grand nombre de pays, trop souvent, nos collègues ADL ne sont pas traités à la hauteur de leur contribution à la défense des intérêts français ;
La question du pouvoir d’achat, qui est au cœur de nos préoccupations : l’annonce par le gouvernement de l’augmentation du point d’indice, va dans le bon sens, nous l’attendions depuis 2017, mais cette question reste une promesse de campagne, nous serons mobilisés, ici et au niveau national pour que cette promesse se traduise concrètement, à plus forte raison dans ce contexte d’inflation galopante et de la hausse des prix de l’énergie ;
Les EP2022 et la solution du vote électronique qui n’est à ce jour pas aboutie, et la nouvelle parue/publiée il y a quelques jours dans un article du Monde de dysfonctionnements techniques et informatiques ayant empêché de nombreux citoyens de voter en ligne aux élections législatives 2022 n’est pas de nature à rassurer. A l’étranger, pendant plusieurs jours, les électeurs titulaires d’une adresse personnelle de messagerie « yahoo » n’ont pu recevoir leur code de confirmation pour valider leur vote du 1er tour des élections législatives. Tout ceci est bien inquiétant.
Enfin, pour conclure, nous vous remercions de ce temps démocratique et de cette rencontre et nous espérons qu’ils seront prolongés par un dialogue social de qualité sur la durée.
La CFDT-MAE est un syndicat réformiste, elle a su démontrer maintes fois son sens du dialogue, elle n’a pas pour habitude de jouer la politique de la chaise vide, et nous attendons l’amorce d’un authentique dialogue au sein de notre ministère, synonyme de progrès social pour tous. Le dialogue social est le meilleur moyen de faire avancer les sujets lorsqu’il s’inscrit dans une véritable logique de négociation et non plus de simple consultation ou d’information.
La CFDT-MAE est certes, par la force de ses propositions, une organisation syndicale qui recherche le dialogue mais elle n’hésitera pas, comme elle l’a déjà fait pour la réforme de la haute fonction publique, à affirmer avec la plus grande détermination son opposition, chaque fois que la situation lui semble contraire à l’intérêt des agents et de leurs métiers.
Madame la Ministre, au nom de la CFDT-MAE, je vous remercie./.

09/06/2022

Dialogue social : des assises mal assises

Le 7 juin, la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a invité l’ensemble des organisations syndicales et associations de ce ministère à une réunion d’écoute pour échanger à bâton rompu sur les inquiétudes des uns et des autres sur l’avenir de ce ministère. Elle a tenu à associer à cette première rencontre ministérielle de dialogue social les collectifs récemment formés pour que chacune et chacun puisse s’exprimer librement.

Alors que cette réunion visait à réunir de façon la plus inclusive possible les représentants de chaque organisation représentative et non représentative du Département, ce temps d’échange a pris les allures d’un quasi-tête-à-tête entre la CFDT-MAE et la Ministre, puisque les collectifs soutenus par les organisations syndicales de l’intersyndicale, ont refusé de s’asseoir autour de la table, en raison du rejet de l’administration de bouleverser l’ordre des prises de parole donnant la priorité aux organisations les plus représentatives.

La CFDT-MAE étant le premier syndicat de ce ministère (tout comme elle est le premier syndicat de France) devait selon ce principe prendre la parole en premier. Nous avons par conséquent eu tout le loisir d’exposer à la Ministre et à sa délégation (SG, DGA, DRH, Directeur de cabinet) notre vision du dialogue social.

Nous avons pu énumérer les principales revendications que nous portons depuis des années. Nous avons aussi expliqué pourquoi la CFDT ne s’était pas jointe à la journée de grève du 2 juin, pour des considérations de cohérence de l’action syndicale, et nous avons rappelé que nous avions mené un combat de longue haleine contre cette réforme non voulue.

Nous avons également souligné que nous soutenions le principe de la tenue d’assises de la diplomatie pour redonner du sens à un métier malmené encore récemment par la loi de réforme de la haute fonction publique.

Cet incident « diplomatique » pourrait prêter à sourire mais il jette une ombre sur le projet d’assises, que la CFDT-MAE continue à soutenir.

La CFDT-MAE maintiendra son engagement en faveur d’un dialogue social constructif et exigeant, bâti dans la durée et au bénéfice de l’ensemble des agents du ministère.

08/06/2022
31/05/2022

CFDT-MAE : Qui sommes-nous ?

La CFDT-MAE est la 1ère organisation syndicale du ministère avec 37% des voix obtenues aux dernières élections professionnelles de 2018 et 7 représentants du personnel élus sur 15 au comité technique ministériel (CTM). Elle est également présente dans la plupart des instances de dialogue social en France et à l’étranger (CTAC, CHSCT, CAP et CCP, CTPE et CCL).

La CFDT-MAE défend l’ensemble des personnels, quels que soient leur statut et la catégorie à laquelle ils appartiennent : recrutés locaux, agents sous contrat CDD/CDI et titulaires A+, A, B et C, tout corps et toute filière confondue, sans exception.

La CFDT-MAE, forte de ses 1 000 adhérents, promeut une expression inter-catégorielle du syndicalisme, au bénéfice de toutes et de tous, sans distinction hiérarchique. Cette légitimité à relayer les inquiétudes et les revendications de tous les agents du ministère se reflète d’ailleurs dans la composition de son conseil syndical, dont les 24 membres actuels, exerçant en France ou à l’étranger, sont pleinement représentatifs de la communauté de travail : fonctionnaires de tous grades, contractuels de droit public et agents de droit local.

La CFDT-MAE est certes, par la force de ses propositions, une organisation syndicale qui recherche le dialogue mais elle n’hésite pas à affirmer son opposition quand la situation locale ou à l’échelle du ministère lui semble contraire à l’intérêt des agents.

C’est ainsi qu’elle a déposé et soutenu avec succès la grève du 7 octobre dernier des collègues recrutés locaux de Tunisie dans leur combat pour protester contre la compensation insuffisante de la baisse des salaires suite à la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt.

De même, la CFDT-MAE a dénoncé devant le Ministre, à plusieurs reprises, lors des CTM du 22 novembre 2021 et du 25 février 2022 la réforme actuelle de la haute fonction publique et ses conséquences néfastes sur nos métiers et nos choix professionnels.

La CFDT-MAE porte un syndicalisme ambitieux, exigeant et engagé, solidaire et démocratique, soucieux de l’intérêt général et porteur de progrès social pour tous.

Si vous vous retrouvez dans ces valeurs et que vous souhaitez en savoir un peu plus sur la CFDT-MAE, n’hésitez surtout pas à nous contacter à l’adresse suivante [email protected] ou à prendre rendez-vous avec l’un de nos permanents à Nantes ou à Paris. Nous serons ravis de pouvoir échanger avec vous !

Nos valeurs

La CFDT est attachée à la liberté de conscience, d’opinion et d’expression, au respect des convictions personnelles, philosophiques, morales ou religieuses. Le respect des droits de l’homme est l’une des priorités, de même que la lutte contre toute forme de discrimination. C’est une organisation laïque depuis 1964.

La CFDT accorde une importance primordiale à la démocratie :

Dans son fonctionnement interne par une large participation des adhérents aux décisions à tous les niveaux : section, syndicat, fédération, confédération,
Dans le domaine professionnel par la possibilité de s’exprimer et de participer à l’élaboration des revendications,

La CFDT est soucieuse d’une plus grande solidarité, que ce soit à l’échelle mondiale (solidarité entre les peuples), au niveau national (solidarité entre les catégories sociales) ou dans la sphère professionnelle (solidarité entre les salariés).

La CFDT pratique un syndicalisme d’émancipation individuelle et collective. Elle considère tout individu comme libre et responsable et entend développer les capacités de choix de chacun. Le rôle du syndicat n’est pas de se substituer aux salariés et de « faire à leur place » mais de « faire avec eux ».

La CFDT pratique un syndicalisme de proposition pour peser sur les choix qui façonnent l’avenir des salariés. C’est pourquoi elle met au centre de son action et de ses pratiques, le dialogue social et la négociation.

25/05/2022

Le 19 mai dernier, les autorités russes ont décidé d’expulser 34 de nos collègues. Ceux-ci, déclarés "persona non grata", sont contraints de quitter la Russie dans la précipitation.

La CFDT-MAE avait anticipé cette mesure de réciprocité, et avait interpellé le ministre sur la situation anxiogène de nos collègue en Russie. La réponse du ministre est arrivée le jour même de l’annonce des expulsions. Notre syndicat considère qu’elle est trop tardive et n’apporte aucun élément nouveau.

Bien plus, notre administration, censée prodiguer soutien humain et accompagnement aux agents, leur a intimé de prendre un congé de 15 jours maximum pour solde tout compte avant de se voir placé en position d’appel spécial, ce qui implique un dégrèvement dès le deuxième mois.

La CFDT-MAE attend de l’administration qu’elle remplisse son rôle en offrant les solutions les plus favorables à nos collègues de retour en France, notamment, celle bien légitime de pouvoir prendre leurs jours de congés légaux au-delà de cette limite fixée unilatéralement à 15 jours. Il ne semble pas anormal de leur laisser le temps de s’installer en France et d’emménager avec leur famille, après cette expulsion brutale.

La CFDT-MAE continuera de suivre le sort des autres agents de notre poste à Moscou, et notamment celui des recrutés locaux.

25/05/2022

La CFDT-MAE se réjouit des avancées du ministère des Affaires étrangères en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Notre ministère a pour la première fois en 2021 réussi à atteindre les objectifs fixés par la loi du 12 mars 2012, dite loi Sauvadet, qui impose un taux minimum de personne de chaque sexe parmi les personnes nommées pour la première fois aux principaux emplois de l'encadrement supérieur de l'État.

Les effets de cette politique volontariste, qui a le plein soutien de la CFDT, syndicat engagé depuis 40 ans dans la lutte en faveur de l’égalité professionnelle et contre toutes les formes de discrimination et de harcèlement, commence à porter ses fruits, dans tous les corps et grades confondus, en matière de rééquilibrage des rémunérations entre les femmes et les hommes.

Le travail qui reste à accomplir reste néanmoins colossal pour arriver à l’objectif d’un juste équilibre dans les progressions de carrière entre les femmes et les hommes.

Photos from Cfdt-Mae - Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères's post 09/05/2022

Guerre Ukraine-Russie : situation de nos collègues

La roulette russe
Agents expatriés en Russie

La situation vécue par nos collègues en Russie est particulièrement anxiogène. Dès le 6 mars dernier, par une décision hâtive et peu justifiée, la DRH donnait instruction aux agents de faire rentrer leurs familles en France sans aucune mesure d’accompagnement concrète. Ainsi, nos collègues ont vécu un bouleversement de leur équilibre professionnel et familial et pour beaucoup se sont retrouvés confrontés à de sérieuses difficultés, notamment à la question des doubles loyers (comme en Ukraine) et de la re-scolarisation de leurs enfants en cours d’année.

Après que la France a été classée dans la liste des pays « inamicaux » il y a quelques semaines et alors que la concrétisation des mesures de rétorsion russes n’est toujours pas connue, les agents expatriés ont au-dessus d’eux une nouvelle épée de Damoclès : l’application de la mesure attendue de déclaration de 41 « Personae Non Gratae » (PNG) parmi les agents sous statut diplomatique ou de service en poste en Russie et de l’expulsion qui en découlera (entre 48h et 14 jours de préavis) par réciprocité à l’expulsion de 41 agents russes dont les activités en France étaient contraires à leur statut officiel (35 titulaires de passeports diplomatiques et 6 de passeports de service.

Une telle mesure entraînera un redimensionnement de notre dispositif et une nouvelle organisation de nos services sur place. Les conditions d’exercice des agents qui resteront se dégraderont immanquablement. Les relèves seront difficiles à organiser, et ce, d’autant que l’obtention de visas diplomatiques ou de service est devenue incertaine.

Cette mesure d’expulsion est une décision politique des autorités russes qui va frapper nos collègues sur le plan personnel et professionnel sans qu’une quelconque faute puisse leur être reprochée ; pour autant, elle ne doit pas se traduire par une sanction supplémentaire infligée par le département. Aussi, les agents exigent d’être rassurés sur les conditions de leur éventuel retour, notamment par la mise en place d’un avion spécial (affrété ou gouvernemental) et par la garantie qu’ils pourront normalement prendre leurs congés, congés dont ils ont déjà acquis les droits au cours de ces derniers mois déjà éprouvants. Ils demandent enfin des assurances que la DRH saura leur trouver une nouvelle affectation conforme à leurs vœux et leurs intérêts.

Lire le courrier que nous avons adressé au ministre et au Secrétaire général.

Les recrutés locaux en Russie sont également très inquiets puisque le classement de la France comme pays « inamical » pourrait avoir des impacts très néfastes sur leur situation professionnelle.

99 de nos collègues sont employés dans les services de la chancellerie et de ses services annexes, de la résidence, des consulats généraux et de l’Institut : 10 d’entre eux sont français.

Comme lors du CHSCT ministériel du 10 mars, la CFDT a demandé l’indexation des salaires en € et la prise en compte de l’inflation (déjà à deux chiffres en Russie). Les agents veulent être mieux tenus informés et associés aux décisions difficiles qui devraient être prises et ils veulent des garanties sur les conditions d’indemnisation appliquées dans l’hypothèse où la représentation française devrait mettre un terme à leurs contrats sous la contrainte des autorités russes. Ils veulent également avoir la possibilité d’être accueillis en France si leur situation se dégradait dangereusement.

2. Repartir en Ukraine… ou pas

Nos collègues servant en Ukraine avaient été rapatriés en deux temps, les derniers ayant quitté Kiev alors que la ville était en passe d’être encerclée, en convoi, dans des conditions dangereuses, sur un trajet parfois proche des zones de combat, en transitant par les pays voisins. Alors que l’ambassadeur était resté seul avec le COCAC et quelques agents à Lviv, le Département a décidé de rouvrir notre emprise à Kiev alors qu’un certain nombre de voix indiquaient que c’était prématuré.

Lors d’une réunion de dialogue social, la CFDT a insisté sur la responsabilité de l’Etat qui était engagée dans une telle entreprise et que le risque semblait élevé compte tenu des déclarations du maire de Kiev lui-même qui affirmait qu’il était trop tôt pour revenir. La DRH a admis qu’en effet, la responsabilité de l’Etat était engagée mais a rappelé que les agents étaient « volontaires » pour retourner sur place.

Nous avions demandé dans quelles conditions les agents effectueraient leur séjour sur place et à quelle échéance ils pourraient rentrer en France : l’aération des agents n’est pas garantie à intervalles réguliers dans la mesure où l’évolution de la situation est incertaine et l’organisation des convois très compliquée.

Pour la CFDT-MAE, compte tenu des conditions de vie et de travail hors-normes des collègues sur place, des aérations fréquentes sont indispensables.

Situation des agents expatriés … rapatriés

Le régime financier actuel est le même que celui appliqué au retour d’Afghanistan. Par ailleurs, ceux qui le souhaiteront pourront rompre leur établissement et se verront proposer une nouvelle affectation. D’autres sont repartis.

Selon l’administration, il n’est pas envisageable à ce stade d’organiser les déménagements, et il est trop tôt pour parler d’une indemnisation car Bercy indique qu’il faut une preuve que les biens ont été perdus et la destruction effective.

Situation des recrutés locaux

Certains sont restés sur place par obligation car ils sont mobilisables (les hommes ne peuvent pas quitter le pays), d’autres par choix mais un certain nombre (nous n’avons pas eu les chiffres exacts) sont en France et en Pologne et pourraient y rester selon la DRH. Nous comprenons que des « solutions » sont envisagées dans les prochaines semaines. Ce n’est pas très clair mais nous espérons comprendre que les postes des collègues seront maintenus et que la seule base de départ sera le volontariat.

La CFDT sera très vigilante sur la situation des recrutés locaux : ils ne doivent ni être mis en danger ni perdre leur emploi dans le contexte actuel.

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