06/06/2026
🏆 46e Salon de la Marine : l’art au service du rayonnement maritime
Jeudi dernier, 4 juin, le Musée national de la Marine accueillait la cérémonie de remise des prix du 46e Salon de la Marine, l'un des temps forts de cette édition anniversaire organisée dans le cadre des 400 ans de la Marine nationale.
Au-delà de la reconnaissance artistique, ces distinctions saluent des œuvres qui contribuent à faire vivre l'imaginaire maritime, à transmettre l'histoire navale et à porter un regard contemporain sur les enjeux de la mer.
👉 Plusieurs prix ont été discernés :
🔹 Prix de la Ministre des Armées : Juliette Jude, pour son œuvre "400 ans d'art et de combat"
🔹 Prix de l’Académie de marine : Florence Rérolle, pour son œuvre "La salle des machines"
🔹 Grand Prix du Jury : Alexandre de Broca, pour son œuvre "400 ans d'histoire navale"
🔹 Prix spécial du Jury : second-maître Pierre Demeulenaere, pour son œuvre "Chamaillerie sur le roof zodiac"
Quatre artistes ont également reçu une lettre de félicitations au nom du chef d’état-major de la Marine.
Le prix du CESM, doté de 5 000 € et assorti de l’acquisition de l’œuvre récompensée, a été attribué à Régis de Martrin-Donos pour son œuvre "Le retour du Dixmude. Baie de Toulon". À travers cette distinction, le CESM entend soutenir les jeunes artistes tout en valorisant des œuvres qui raisonnent avec les enjeux navals contemporains.
La cérémonie était présidée par Thierry Gausseron, directeur du Musée national de la Marine, et par l’amiral Laurent Bechler, directeur du CESM et délégué au rayonnement de la Marine. À ce titre, il contribue au développement des liens entre la Marine nationale et la société civile, en soutenant les initiatives qui participent à la diffusion de la culture maritime, à la valorisation du patrimoine naval et à la sensibilisation du public aux enjeux maritimes.
À travers le Salon de la Marine, cette ambition prend une forme concrète, ce rendez-vous fait dialoguer création artistique, histoire navale et monde maritime.
📅 Prochaine étape du Salon : le 2 juillet, avec l'intronisation des nouveaux Peintres officiels de la Marine.
03/06/2026
🎯 "Ce qui fera la supériorité en mer, c'est l'imprévisibilité."
C'est avec cette conviction que le Dr Nicolas Mazzucchi, directeur de recherche au CESM, ouvre le 100e épisode du ECHO.
Trois idées retiennent l'attention :
➡️ La géographie reprend ses droits. Les technologies qui font la différence en mer Rouge ne produisent pas les mêmes effets dans le Pacifique. Le milieu maritime n'est pas uniforme, et ça change tout.
➡️ La diffusion technologique rebat les cartes. Des acteurs de plus en plus nombreux peuvent produire des effets militaires significatifs. Mais certaines capacités — grands fonds, systèmes complexes — restent hors de portée du plus grand nombre.
➡️ Tradition et innovation ne s'opposent pas. L'enjeu est de les faire coexister, par l'expérimentation et les retours d'expérience : pas par des ruptures systématiques.
🎙️ L'intégralité de l'échange est dans le 100e épisode d'ECHO. Lien en commentaire.
22/04/2026
🎯 Détroits sous tension, marines sous pression : les nouvelles lignes de front du XXIe siècle
Au PDSF 2026, organisé par l’Académie de défense de l'École militaire, le Centre d'études stratégiques de la Marine - CESM a une nouvelle fois contribué au succès de l'évènement, avec notamment 2 tables rondes sur :
🌏 L'Indo-Pacifique : au cœur des rivalités mondiales
Dans cette région, tout converge :
➡️ Cœur de la croissance mondiale
➡️ Près de 40 % du commerce mondial
➡️ Des flux énergétiques vitaux
➡️ Une densité unique d’infrastructures critiques
Mais surtout : une réalité stratégique souvent sous-estimée.
👉 La puissance ne se joue pas seulement sur les océans… mais dans des points de passage contraints. Entre rivalité sino-américaine, stratégies de non-alignement, bouleversement de l’architecture de sécurité et désinhibition de l’usage de la force, l’Indo-Pacifique s’impose comme un laboratoire du monde multipolaire.
📽️ Replay : https://youtu.be/KHkiixIJ1zQ?si=Tlg7kghuMi1vF2lZ
En complément de cette table ronde l'Institut FMES a animé un wargame dédié à l'Asie du Sud-Est dans l'espace wargaming du PDSF.
🌍 L'Europe navale : coopérer ou décrocher
Autre constat, tout aussi structurant : la guerre navale change de nature.
➡️ Retour des conflits de haute intensité
➡️ Explosion des drones et menaces hybrides
➡️ Vulnérabilité des infrastructures critiques
👉 Face à cela, une évidence : aucune marine européenne ne peut agir seule. La coopération entre la France, l’Italie et le Royaume-Uni n’est plus symbolique. Elle devient opérationnelle, indispensable… et urgente.
📽️ Replay : https://youtu.be/yvCpS79VlGY?si=3k07F_Ag0fMySeyx
🎲 Le CESM a également animé 2 wargames joués en direct, devant un public particulièrement engagé sur les thématiques stratégiques ou tactiques abordées.
Ces mises en situation ont permis d’illustrer concrètement les dynamiques évoquées :
➡️ Prise de décision en environnement incertain
➡️ Interactions entre acteurs étatiques
➡️ Effets immédiats sur les équilibres opérationnels
📽️ Replay : https://youtu.be/nzcnHu_Une8?si=OBOqTrFNhdUAsNky
Toutes ces interventions traduisent une approche du CESM fondée sur :
📍 L’analyse stratégique,
📍 La pédagogie opérationnelle,
📍 Et le dialogue avec un public varié, curieux et exigeant.
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