27/10/2026
ET MAINTENANT, VOUS FAITES QUOI ?
Depuis les élections, cette question revient souvent. Et notre réponse est simple : nous continuons à travailler pour Poussan.
Nous participons aux commissions, nous étudions tous les dossiers et nous faisons des propositions. Quand une décision nous paraît bonne pour la commune, nous la votons. Quand nous sommes en désaccord, nous le disons et nous l’expliquons.
Être dans l’opposition ne signifie pas s’opposer à tout. Porter un regard critique, ce n’est pas polémiquer à tout bout de champ : c’est questionner les décisions et faire vivre le débat, un rôle indispensable à la bonne santé démocratique de notre commune.
Mais encore faut-il avoir les moyens d’exercer ce rôle.
La majorité affirme vouloir associer l’opposition au travail municipal. Pourtant, nous ne disposons ni des mêmes moyens ni du même accès à l’information.
Certaines dates de commissions ou de conseils sont connues des élus de la majorité plusieurs semaines à l’avance. Nous en avons plusieurs exemples écrits. Pour notre groupe, elles ne sont communiquées qu’avec les convocations, dans les stricts délais légaux. Nous avons pourtant, nous aussi, des obligations professionnelles et personnelles. Quelques jours de préavis ne permettent pas de s’organiser comme plusieurs semaines. D'autant plus que le nombre d'élus dont nous disposons pour siéger est beaucoup plus faible que la majorité.
Les documents ne nous sont pas non plus systématiquement transmis avant les commissions. Comment préparer les échanges dans ces conditions ? Il est ensuite difficile voire paradoxal d’entendre que nos questions en conseil auraient dû être traitées en commission.
À cela s’ajoutent l’absence de commissions dédiées sur des sujets importants comme la SÉCURITÉ et les RESSOURCES HUMAINES, et l’absence de représentant de notre groupe au Comité social territorial (CST), malgré une ouverture initialement évoquée par Mme le Maire.
Pris séparément, chacun de ces faits pourrait sembler anecdotique. Leur répétition depuis plusieurs mois commence à dessiner une pratique. Une pratique qui ne correspond pas à la volonté de travailler ensemble affichée par la majorité.
Nous nous interrogeons donc : souhaite-t-on réellement associer les élus d’opposition au travail municipal ou juste respecter les obligations minimales qui encadrent leur participation ?
Nous ne demandons ni traitement de faveur ni privilège. Nous demandons des choses très simples : connaître suffisamment tôt les dates des réunions, recevoir en amont les documents nécessaires et pouvoir exercer pleinement notre mandat.
Nous continuerons aussi à agir lorsque nous l’estimons nécessaire, comme avec le recours engagé auprès de la préfecture concernant le champ captant d’Issanka. Et à rester accessibles : nous avons demandé à utiliser le local réservé aux élus d’opposition pour y tenir des permanences.
Nous ne prétendons pas avoir toujours raison. Mais nous continuerons à travailler les dossiers, à défendre nos propositions et à tenir nos engagements.
Travailler pour tous les Poussanais, c’est aussi donner à tous leurs élus les moyens d’exercer leur mandat.