01/11/2026
📖 LES CHRONIQUES DE LALOU
Pourquoi la salle de spectacle de la commune porte-t-elle le nom de Victor HUGO?
Lalou de son vrai nom Jean-Louis FREDDUCCI, ancien directeur de l'école des Oliviers et bien connu dans le monde Pugétois, se confie à nous et nous raconte une histoire passionnante sur la Ville de Puget-sur-Argens. Vous adorez cette chronique, tant mieux ! Aujourd'hui il nous raconte pourquoi la salle de spectacle de la commune porte-t-elle le nom de Victor HUGO :
« À cette question, les 250 élèves de l’école des Oliviers en 2001 pourront, j’en suis certain, répondre… Mais la mémoire nous jouant des tours, il m’a semblé opportun de raconter l’incroyable histoire des « Misérables » à Puget…
En décembre 2000, je reçois dans mon bureau un couple de parents d’élèves, intermittents du spectacle, Bénédicte et Noël Lereboulet (ABC Production), qui vont me faire une incroyable proposition :
« Monter la comédie musicale des Misérables avec les 250 élèves de l’école et la présenter fin juin 2001… Où ? On verra par la suite… »
Après concertation avec mon équipe pédagogique, enthousiaste, le feu vert est donné à ce projet, qui deviendra, comme je l’ai écrit dans le « livre d’or », l’aventure pédagogique, magique, sentimentale… la plus extraordinaire de ma carrière de directeur d’école.
Pour l’école publique et laïque de la République… pour les enfants…
En effet, le choix d’une œuvre de Victor Hugo, monument de la littérature française, homme politique visionnaire, nous a tous séduits.
« Les Misérables » est une œuvre qui fait partie de notre patrimoine, dans laquelle Cosette symbolise ce que l’auteur dénonce : l’exploitation des enfants… hélas toujours d’actualité dans notre monde.
Victor Hugo, l’homme politique visionnaire… Élu à l’Assemblée en 1849, il s’engage contre la peine de mort, milite contre l’injustice sociale et défend le droit à l’instruction gratuite pour tous, convaincu que l’éducation est la meilleure a**e pour lutter contre la misère et le crime…
(À méditer pour nos dirigeants d’aujourd’hui !)
▪️Janvier 2001 : les répétitions commencent…
Nous voilà en janvier 2001, et les répétitions démarrent à raison d’une heure par jour dans chaque classe.
Ensuite, des groupes se formeront en mélangeant les classes pour réaliser ensemble un travail chorégraphique, de mémoire, d’apprentissage de textes, de chansons…
Je dois préciser que les Lereboulet ont pris un congé sabbatique de six mois pour mener à bien ce projet.
Une équipe se forme autour d’eux : des parents d’élèves, les services techniques, le précieux Yves Monnier et le regretté Patrick Garcia… Mon équipe, à fond, aujourd’hui pour la plupart à la retraite : Mme Gaymard, Mme Pennacino, Mme Chaudeur, Mme Catala, Mme Bartz, Mme Prezioso, Mme Haye, Mme Turla, M. Chamboredon, M. Jaume… et la regrettée Nadine Guillaume, qui nous apportait régulièrement son aide.
Je rajouterai, à la technique son et lumière, Ness Prado, et Philippe Guirado pour l’enregistrement vidéo.
250 costumes… avec l’aide précieuse des parents d’élèves !
▪️Mais où jouer cette comédie musicale ?
Dès lors que le projet était lancé, où allions-nous jouer cette comédie musicale ? Dans la cour de l’école ? Sous un chapiteau ? La salle de cinéma ? Trop petite !
Alors, l’idée m’est venue de prendre rendez-vous avec le maire de l’époque, Jean-Marie Del Gallo, pour lui présenter le projet… Dans ma tête, la salle de spectacle était en fin de construction.
Son enthousiasme fut incroyable :
« Vous le ferez dans la nouvelle salle, on va accélérer les travaux ! »
Il fut constamment à mes côtés, lors des répétitions, lors des trois spectacles…
À l’issue de la troisième représentation, il proposa, lors d’un conseil d’adjoints, de dénommer ce nouveau lieu de culture « Salle Victor Hugo », à la mémoire des 250 élèves et enseignants de l’école des Oliviers… Juin 2001…
La salle sera inaugurée en septembre 2001.
Grand merci, Jean-Marie, pour la confiance que tu m’as accordée… Et petite confidence : à l’époque, j’étais son opposant politique ! Mais là encore, nous avons mis de côté la politique politicienne pour garantir ensemble l’intérêt général…
À méditer !
Le 30 juin 2001, nous étions réunis en présence du maire, de l’adjointe aux Écoles, Annick Espinosa, et de l’adjointe à la Culture, Véronique Poggionovo.
▪️Une aventure collective jusqu’au bout…
Par contre, la salle n’était pas équipée en son et lumières, en décors, en rideaux…
On se tourna alors vers le Conseil général et l’ami Jean-Pierre Serra, qui nous mit à disposition tout le matériel son et lumières, en prêt, gratuitement.
Une expédition à Flassans pour récupérer tout ce matériel…
Et les décors ? Vieilles charrettes, tonneaux, barricades, auberge des Thénardier… Grand merci aux vieilles familles pugétoises : Aillaud, Mellano, Audemar, Rinaudo et le Bercail, pour le prêt de matériel.
Les trois représentations furent un succès total : le samedi, le vendredi et le mardi, fin juin 2001…
Notre Cosette à nous, Ombeline, remarquable dans son rôle…
▪️Les Misérables, une histoire qui continue…
Pour rappel, « Les Misérables », comédie musicale adaptée du roman éponyme de Victor Hugo, écrite par Claude-Michel Schönberg pour la musique, Alain Boublil et Jean-Marc Natel pour les paroles, dans une mise en scène de Robert Hossein, fut présentée pour la première fois le 17 septembre 1980 au Palais des Sports à Paris.
Cette œuvre connaîtra un succès immense à travers le monde… Elle est, à ce jour, la comédie musicale qui a enregistré le plus grand nombre de spectateurs dans le monde : 130 millions.
On n’oubliera jamais Jean Valjean, Javert, Cosette, Fantine, Gavroche… les Thénardier… et tous les autres…
Un grand retour à Paris, au Châtelet, du 11 novembre 2026 au 10 janvier 2027, dans une mise en scène de Ladislas Chollat… Et bien sûr, nous y serons avec mon épouse Héléna !
De plus, un événement au cinéma : le 14 octobre 2026, le film de Fred Cavayé, « Les Misérables », avec Vincent Lindon, Tahar Rahim et Camille Cottin, est sorti sur grand écran !
💡 Pour terminer, « mon idée pour… Puget » (dixit Valérie Heurtel), c’est de réunir tous les anciens élèves en 2031, pour fêter les 30 ans de la salle Victor Hugo… tous ensemble…
Quelques anciens élèves m’ont déjà assuré qu’ils s’occuperaient de diffuser l’info sur les réseaux sociaux :)
Juste une précision : j’ai écrit avec ma mémoire, mon cœur et ma main, sans l’aide de l’I.A. ! »