27/10/2026
Au Plessis-Robinson, pas de tribune pour la haine et l’extrême droite
Le samedi 31 octobre, un rassemblement de figures de l’extrême droite européenne est annoncé à la Maison des Arts du Plessis-Robinson.
Au programme : Éric Zemmour, Renaud Camus, Alice Cordier, Jean-Eudes Gannat, des représentants de l’AfD, de Vlaams Belang et de Restore Britain.
Leur objectif commun : promouvoir la « rémigration » des étrangers et des Français d’origine étrangère.
En toutes circonstances, donner une tribune à ces discours est un danger pour notre République.
Permettre à des figures de l’extrême droite de promouvoir leurs idées dans un équipement culturel public, c’est contribuer à banaliser le racisme, à légitimer la haine et à donner une caution institutionnelle à des discours qui désignent une partie de la population comme indésirable.
Le contexte rend cette perspective d’autant plus insupportable.
Il y a quatre jours, à Trappes et à La Verrière, un homme a tiré en rafales sur des passants. Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué et cinq autres personnes ont été blessées, dont une enfant de douze ans. Le chef de l’État lui-même a qualifié ces faits d’attentat terroriste raciste.
Organiser ce rassemblement qui incite à la haine quelques jours seulement après le drame, dans un équipement culturel public, serait une indignité envers les victimes et leurs proches, et un camouflet à l’idéal d’égalité qui fonde notre République.
Ce racisme meurtrier ne surgit pas de nulle part : il prospère sur les discours racistes et xénophobes omniprésents dans les médias et au sein de la classe politique française.
Laisser s’installer au Plessis-Robinson, quelques jours après ce drame, ceux qui font commerce de cette division serait un affront fait aux victimes et à leurs proches, et un renoncement à lutter contre les idées de l’extrême droite.
Je demande solennellement aux autorités l’interdiction de cette initiative.